Occupations à Wall Street


Re: Occupations à Wall Street

Messagede hocus » 21 Sep 2011, 16:53

la police travaille à Wall Street :



(la vidéo date d'hier 20 septembre )

hocus
 
Messages: 167
Enregistré le: 17 Fév 2010, 16:03

Re: Occupations à Wall Street

Messagede kuhing » 06 Oct 2011, 08:04

reportage sur l'occupation de wall street

ICI
kuhing
 

Re: Occupations à Wall Street -s'étend à washington

Messagede kuhing » 07 Oct 2011, 09:03

Contre Wall Street et la guerre: la contestation débarque à Washington

"C'est notre printemps américain!", assène un militant depuis une scène installée à Washington à deux pas de la Maison Blanche: face à lui, des centaines de sympathisants entament une occupation contre la guerre en Afghanistan et la "machine capitaliste" de Wall Street.
Bannières, sacs de couchage, tam-tam: près de trois semaines après le début des manifestations de New York, ils sont plusieurs centaines, écologistes, anciens combattants ou simples "déçus d'Obama", bien décidés à camper "jusqu'à ce que le changement arrive" sur la Freedom plaza, une place située entre le Capitole, siège du Congrès, et la Maison Blanche.
SUR LE MÊME SUJET
EN DIRECT - Libye: le régime s'effondre
"Cela fait un an que nous travaillons à ce rassemblement, bien avant le mouvement +Occupons Wall Street+", raconte Lisa Simeone, une des organisatrices de la manifestation hautement symbolique au coeur de la puissance américaine.
"Mais leur mobilisation a amplifié la nôtre: nous nous inspirons mutuellement les uns des autres", explique cette animatrice d'une radio à Baltimore, dans le Maryland (Est).
A l'origine du mouvement "Stop the Machine, Create a New World" ("Arrêtez la machine, créez un nouveau monde"), des pacifistes venus manifester contre le 10e anniversaire du début de la guerre en Afghanistan, mais près de 150 associations à travers le pays se sont jointes à l'initiative.
"Les gens sont déçus", explique le révérend Bruce Wright, un des organisateurs du mouvement venant de Floride (Sud-Est). "Nous sommes là au nom des petites gens, pour réclamer nos droits économiques universels: le droit d'avoir un toit, un métier, un accès gratuit à la santé".
"Nous aussi nous avons notre printemps américain", lance-t-il, revendiquant l'héritage du printemps arabe. "Comme en Afrique du Nord, en Espagne ou encore en Grèce, nous sommes ici pour réclamer un monde juste et durable!"
Ken Mayers est un ancien combattant du Vietnam: "Nous voulons en finir avec la mainmise des grosses entreprises". "Si le mouvement se transforme en tsunami, ça peut marcher!" affirme-t-il en rajustant sa casquette militaire. "La Freedom Plaza, c'est comme la place Tahrir en Egypte ou la place Syntagma à Athènes!"
Derrière lui, des hommes, cagoulés de noir et portant la combinaison orange des détenus de Guantanamo, appellent à la traduction de George W. Bush et de Barack Obama devant la Cour pénale internationale.
En fond sonore, un concert des "Raging grannies" (les "mémés déchaînées"), une trentaine de grands-mères, certaines le short coupé court sous la fesse, entonnent une chanson faite-maison: "Nous avons dépensé des milliards pour envoyer nos fils à la guerre, remboursez-nous!"
Les manifestants qui ont suivi la veille des ateliers de désobéissance civile, ont reçu l'autorisation de rester quatre jours sur cette place mais certains, comme cette ancienne hippie, affirment "vouloir rester jusqu'à ce que le changement arrive!"
"Nous sommes des déçus d'Obama: cet homme-là nous a trahis", confie Connie Joe, secrétaire dans une école du Wisconsin (Nord). "J'ai pris une semaine et demie de vacances, ça fait trente ans que j'attendais un mouvement comme ça!".
Carrie Stone, elle, n'a pas eu à prendre de congés. Son affaire a périclité en 2008, elle n'a plus de couverture maladie ni indemnité chômage. Elle a décidé de venir à pied depuis la Virginie occidentale (Est). Neuf jours sur les routes "pour attirer l'attention des politiques, sur nous, les pauvres".


source
kuhing
 

Re: Occupations à Wall Street

Messagede digger » 15 Oct 2011, 07:37

Sans que rien ne l’annonce, un mouvement essaie de naitre aux Etats-Unis, dans le désert qui a suivi l’extinction du précédent à la fin des années 70 et les 30 années du règne sans partage du néo-libéralisme le plus sauvage.
Hier encore, dominait le sentiment d’impuissance devant la mollesse (prévisible) de l’administration Obama, l’incapacité à mettre fin aux guerres d’Irak et d’Afghanistan, l’occupation du terrain politique par le populisme réactionnaire du Tea Party, la dégradation de la situation de l’emploi et des conditions de vie des classes populaires. Avec pour seul horizon politique des élections présidentielles débouchant au mieux sur le statu quo Obama, au pire, le retour d’une droite dure.
Le 13 juillet dernier the group Adbusters publiait l’appel : Occupy Wall Street! http://www.adbusters.org/ sur le modèle de la place Tahrir au Caire. Un mois après, le mouvement a essaimé dans plus d’une centaine de villes américaines.
Même si le mouvement s’inspire ouvertement du mouvement des "indignés", en particulier espagnol, sa ressemblance s’arrête à l’action symbolique de l’occupation d’un lieu, comme stratégie de départ vers la structuration d’un mouvement ouvert à d’autres formes d’actions directes non-violentes.

La cible est précise : La collusion entre finance et système politique et le verrouillage, sous contrôle de cette finance, d’un système électoral bipartisan interdisant toute alternative. Celui qui possède l’argent possède le pouvoir. L’argent venant du milieu de la finance y retournera sous forme de contrats juteux passés avec le gouvernement fédéral et sous forme de lois favorables aux grandes sociétés, au détriment de l’emploi, des salaires, de la protection sociale ou encore de l’environnement.

Le milieu de la finance contrôle également les orientations de la politique étrangère américaine, via le lobby militaro-industriel, en montrant du doigt les régimes hostiles à leurs intérêts particuliers, en vendant les armes nécessaires à leur renversement et en décrochant le marché de la "reconstruction".

Le mouvement des occupations ne repose pas sur rien. Il existe aux Etats-Unis un réseau très dense et bien organisé d’organisations et de groupes "de terrain" - grassroots - autour de thèmes sectoriels. De nombreux militants (syndicalistes, étudiants,...) rejoignent le mouvement des occupations et mettent à disposition des personnes moins expérimentées leur savoir-faire. Ils sont parfois à l’origine de l’initiative locale, comme à Gainesville, en Floride, par exemple, où les Students for a Democratic Society, SDS, ont participé activement à la naissance de "Occupy Gainesville".

Si le mouvement est "apolitique", il l’est seulement dans la mesure où est refusée l’irruption d’un groupe organisé avec mégaphone, estrade et mots-d’ordre-prêts- à- l’emploi, comme quelques groupes marxistes ont pu en faire l’expérience à New York notamment. De la même manière, des militants du Tea Party et d’autres mouvances d’extrême-droite se sont fait entendre dire que leur place n’était pas ici. Populaire mais pas populiste. Par contre, les messages de soutien de sections syndicales, comme celle de la Fédération Américaine des Enseignants Local 1839 http://occupywallst.org/article/aft-ful ... all-street sont relayées et bienvenues, tout comme l’a été la prise de parole de Slavoj Zizek à New-York : http://occupywallst.org/article/today-liberty-plaza-had-visit-slavoj-zizek/

"N’oubliez jamais : le problème n’est pas la corruption ou l’avidité. Le problème, c’est le système qui vous pousse à baisser les bras. Ne vous méfiez pas seulement de vos ennemis. Méfiez-vous aussi de vos faux amis qui travaillent déjà à diluer ce mouvement. De la même façon que vous avez déjà du café sans caféine, de la bière sans alcool et des glaces à la crème sans matière grasse, ils essaieront de transformer cela en protestation morale inoffensive"


L’avenir du mouvement américain est tout aussi imprévisible que ne l’a été son apparition. Peut-il s’inscrire dans la durée ? Peut-il devenir un lieu de convergence des luttes et un acteur d’une transformation radicale de la vie politique et de la société américaine ?

Quelques éléments de réponses seront donnés dans les mois à venir, une fois la phase d’expansion et d’enthousiasme passée. La réponse ne sera pas unanime, tant le mouvement est hétérogène selon les villes dans lesquelles il se développe. Le seul point commun – la dénonciation d’un système - devra laisser place à des questions autrement plus difficiles à résoudre. Il devra faire face à toutes les récupérations, intimidations, et autres manoeuvres imaginables à la veille des élections présidentielles de l’année prochaine.

C’est d’ores et déjà un terrain d’expérimentation et d’enseignement pour celles et ceux qui prétendent possible le renversement du système néolibéral et la création d’une société nouvelle. En cela, déjà, le mouvement américain des occupations mérite notre attention.
digger
 
Messages: 2149
Enregistré le: 03 Juil 2011, 07:02

Re: Occupations à Wall Street

Messagede Pïérô » 25 Oct 2011, 11:55

un texte sur le Mouvement Occupy Wall Street (Indignés version US) par un militant du groupe membre d'Anarkismo First Of May Anarchist Alliance (http://m1aa.org/)

Construire le potentiel anarchiste et révolutionnaire du mouvement Occupy Wall Street

De l'occupation à l'expropriation !

1. Les manifestations d'Occupy Wall Street, le campement continu et les actions en cours qui y sont rattachées partout au pays sont un développement significatif. Ces événements pourraient bien être le début d'un mouvement similaire à celui des années '60 avec un potentiel énorme. Parce qu'il se concentre sur la crise économique, sur les magouilles financières et du monde des affaires, et surtout, sur l'emploi, le mouvement a le potentiel de toucher une corde sensible dans le coeur de millions de personnes qui ont été frappés par les événements des dernières années et qui ne demandent qu'à y faire quelque chose. Ceci est particulièrement vrai pour ceux et celles qui ont perdu leur logement et/ou leur travail et qui n'ont que peu d'espoir de trouver un emploi.

2. Le mouvement Occupy Wall Street, tout comme le mouvement des années '60 à ses débuts, est anarchique, c'est-à-dire qu'il est inconsciemment anarchiste dans sa structure et ses objectifs sous-jacents malgré le populisme libéral de sa rhétorique et de ses revendications explicites. La question clé est ceci : Le mouvement sera-t-il capturé par des forces libérales, réformistes ou autoritaire, ou se développera-t-il dans une direction consciemment révolutionnaire et anarchiste? L'exemple des années '60, lorsque la franche radicale du mouvement abandonna ses principes libertaires d'origine et adopta une variété de tendances Marxistes-Léninistes, est instructif. Nous devons faire de notre mieux pour éviter qu'un tel scénario ne se reproduise.

3. C'est pourquoi nous pensons qu'il est crucial que tous les anarchistes participent et travaillent au développement de ce mouvement. Nous croyons également qu'il est essentiel de faire de la propagande et d'organiser en faveur des tactiques de lutte anarchistes et d'un programme et une vision anti-autoritaires. Nous incitons fortement tous nous regroupements formels et informels à reconnaître la nécessité d'un certain degré de coordination continuelle et, aux moment critiques, la concentration effective de nos forces, tout en demeurant libres d'expérimenter sur ces questions. À cet égard, la faiblesse et la désorganisation nous feront rater des événements et des opportunités importantes et laisseront la voie libre aux attaques contre l'autonomie du mouvement.

4. Nous devrions endosser la volonté du mouvement de s'étendre aussi largement et aussi profondément que possible, à tendre la main aux individus de toutes les classes, alors que nous nous empressons d'inclure des travailleurs, des travailleuses et des personnes pauvres. Nous voulons éduquer tout le monde à propos de l'importance stratégique de construire un mouvement concentré sur la classe ouvrière. À cette fin, nous saluons la participation de plusieurs syndicats majeurs aux manifestations. Leur présence aident à légitimer l'occupation parmi des couches plus larges de la population et amène des syndiqué-e-s à prendre contact avec d'autres qui luttent pour la justice et pour une société alternative. Nous appuyons l'inclusion dans la lutte de ces syndicats dont nous sommes membres car c'est une manière d'amener nos collègues de travail à s'impliquer. Mais nous devons aussi souligner le danger posé par l'appareil bureaucratique et réformiste de ces même syndicats qui ne manqueront pas d'essayer d'asservir le mouvement à leur propres buts politiques, contraires à l'esprit et aux objectifs du mouvement Occupy Wall Street. Nous devons être à la fois créatifs et énergiques dans nos efforts pour faire naître une conscience subversive chez les participants et participantes au mouvement, et pour générer de l'organisation indépendante et de l'action radicale parmi les travailleurs eux-mêmes et les travailleuses elles-mêmes, autant à l'intérieur qu'à l'extérieur des structures syndicales.

5. Une des forces du mouvement actuel est sa concentration sur l'action directe. Nous devrions oeuvrer pour nous assurer que le mouvement conserve cette perspective: manifestations, occupations et grèves, allant jusqu'aux grèves générales à l'échelle des villes, des états et du pays. Celles-ci doivent demeurer les tactiques de choix du mouvement. Nous devons également lutter pour que le dégoût généralisé des politiques et des politiciens capitalistes se transforme en reconnaissance totale du fait que les partis Républicain et Démocrate tous deux sont contrôlés et à la solde d'intérêts privés et sont donc nos ennemis

6. Enfin, nous devrions viser à convaincre le mouvement que le problème actuel aux États-Unis ne concerne pas seulement Wall Street, les entreprises ou le fait que le système économique est actuellement « manipulé » ou « truqué » par des individus égoïstes et rusés. Nous devons expliquer que la source de la crise c'est le système capitaliste lui-même, un système où la production n'a lieu que lorsqu'elle génère des profits qui sont ensuite en grande partie accaparés par la minuscule élite qui dirige le pays. Ainsi, nous devrions chercher à démontrer au mouvement que son objectif utlime devrait être la démocratisation radicale de toute notre société, ou, en d'autres mots, une révolution, par laquelle la vaste majorité de la population saisit des riches le contrôle de l'économie et du pays dans son ensemble pour ensuite disperser le plus largement possible le pouvoir et le contrôle direct sur tous les aspects de la vie sociale. Conséquemment, nous devrions proposer et appuyer les revendications radicales qui à la fois soutiennent cette perspective et unissent les secteurs de la population aussi largement que possible.
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 22439
Enregistré le: 12 Juil 2008, 21:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

Re: Occupations à Wall Street

Messagede hocus » 26 Oct 2011, 15:14

OAKLAND :


Infoshop News (October 25, 2011) – The Oakland police tonight are attacking several thousand demonstrators with flash grenades, tear gas, and rubber bullets. The ongoing attacks by the police follow a day which saw the authorities attack the Occupy Oakland camp and arrest over 80 people.

OPD has called for a full scale multi county tactical alert for riot in progress.
Heavy tear gas again in downtown Oakland
Media being attacked by the police.
Stand off at 14th and Broadway
Reports that police are using illegal military technology such as sound cannons against protesters

http://earthfirstnews.wordpress.com/201 ... n-oakland/
(vu sur le forum rouge et noir)

Grosse attaque de la police sur le campement à Oakland, plus de 80 arrestations.

Et aussi, un texte intéressant, notamment sur la question de violence et nonviolence, de militants égyptiens, et adressé au mouvement "occupy wall street" , à lire là : http://libcom.org/library/occupy-moveme ... re-are-you

si les gens ici pensent qu"une traduction aurait sa place dans le bulletin, j'essaierais de me sortir les doigt du cul pour la faire.
hocus
 
Messages: 167
Enregistré le: 17 Fév 2010, 16:03

Re: Occupations à Wall Street

Messagede digger » 26 Oct 2011, 19:37

C’est étonnant de voir la brutalité policière aux ordres d’un pouvoir, qui pourrait éviter toute confrontation directe. Le mouvement des occupations ne représente pas un grand danger aujourd’hui. Et demain, le meilleur allié du pouvoir est l’hiver qui approche
Alors qu’est-ce qui les empêche de laisser s’enliser le mouvement qui n’offre pas beaucoup de perspectives pour s’inscrire dans la durée et passer au stade supérieur ?
Ou attendre que ce mouvement devienne une réelle menace, si il parvient à se structurer et à se développer sur une autre échelle.
Qui cela gêne ? Pourquoi ?
Ma seule explication est la bêtise.
digger
 
Messages: 2149
Enregistré le: 03 Juil 2011, 07:02

Re: Occupations à Wall Street

Messagede Yannix » 26 Oct 2011, 20:34

Pïérô a écrit:un texte sur le Mouvement Occupy Wall Street (Indignés version US) par un militant du groupe membre d'Anarkismo First Of May Anarchist Alliance (http://m1aa.org/)

Construire le potentiel anarchiste et révolutionnaire du mouvement Occupy Wall Street

De l'occupation à l'expropriation !

[...]
6. Enfin, nous devrions viser à convaincre le mouvement que le problème actuel aux États-Unis ne concerne pas seulement Wall Street, les entreprises ou le fait que le système économique est actuellement « manipulé » ou « truqué » par des individus égoïstes et rusés. Nous devons expliquer que la source de la crise c'est le système capitaliste lui-même, un système où la production n'a lieu que lorsqu'elle génère des profits qui sont ensuite en grande partie accaparés par la minuscule élite qui dirige le pays. Ainsi, nous devrions chercher à démontrer au mouvement que son objectif utlime devrait être la démocratisation radicale de toute notre société, ou, en d'autres mots, une révolution, par laquelle la vaste majorité de la population saisit des riches le contrôle de l'économie et du pays dans son ensemble pour ensuite disperser le plus largement possible le pouvoir et le contrôle direct sur tous les aspects de la vie sociale. Conséquemment, nous devrions proposer et appuyer les revendications radicales qui à la fois soutiennent cette perspective et unissent les secteurs de la population aussi largement que possible.


Il faut surtout comprendre que la bourse française (et le CAC40) qui s'appelle "EURONEXT" est à la City de Londres et plus du tout à Paris, et que si l'on veut *exproprier* ces gros pleins de frics, faut prendre l'EUROSTAR ;-) Quand à la bourse de New York, elle est bien à Wall Street et là faut faire confiance à nos camarades américains : USA!, USA!, USA!, USA!, USA!, USA WITH US !

Yann.

PS: "USA with us!", ça doit en décoiffer pas mal ici :-) Pourtant, contrairement à ce qu'ils racontent sur "BFM Business", c'est bien les USA qui sont dans la merde et pas nous....
Yannix
 

Re: Occupations à Wall Street

Messagede digger » 27 Oct 2011, 08:05

J’ai la réponse à ma question, via un copain américain qui m’envoie un lien d’un article éclairant
Ce sont les municipalités démocrates qui sont les plus répressives.
Jean Quan, maire démocrate de Oakland, a fait une déclaration pour soutenir la police (et ses brutalités) A Atlanta,Kasim Reed, démocrate, a lancé un raid sur le campement, avec une cinquantaine d’arrestations. A Chicago, nombreuses arrestations (Rahm Emanuel, démocrate et ancien chef de cabinet de Obama)....
Selon un site web qui a recoupé toutes les infos publiés par les groupes, il y aurait eu 2 511 arrestations depuis septembre.

Obama était à quelques kilomètres de Oakland, à San Fransisco, quand le campement a été brutalement attaqué . Il récoltait des fonds pour la campagne dans un hôtel luxueux (5 000 $ l’entrée) Puis à la TV, il a déclaré que les gens de OWS étaient "frustrés" et se compromettaient avec le Tea Party.Cette semaine il a nommé comme directeur de campagne Broderick Jonson, un lobbyiste de Wall Street. Lors de la dernière campagne, il avait récolté plus de fonds provenant du secteur financier que les républicains.
Cela créé forcément des liens. Et des obligations.

Amidst police crackdown, widespread public support for Occupy movement
By Joseph Kishore
27 October 2011
http://www.wsws.org/articles/2011/oct2011/occu-o27.shtml
digger
 
Messages: 2149
Enregistré le: 03 Juil 2011, 07:02

Re: Occupations à Wall Street

Messagede kuhing » 27 Oct 2011, 08:43

digger a écrit:J’ai la réponse à ma question, via un copain américain qui m’envoie un lien d’un article éclairant
Ce sont les municipalités démocrates qui sont les plus répressives.


ça ne m'étonne pas.

j'ai eu d'autres échos dans mon entourage notamment concernant l'immigration et les contrôles aux frontières qui rapportent que les Etats-Unis n'ont jamais été aussi fliqués et répressifs que depuis qu'Obama est au pouvoir.

-Troy Davis a été exécuté sans preuves formelles il y a peu et Obama n'a pas utilisé son "droit" de grâce.

-Les victimes des subprime ont été jetées à la rue pendant qu'Obama se pavane dans ses limousines .

Je me souviens de ceux qui notamment au NPA saluaient son arrivée au gouvernement comme étant une grande victoire, une grande "avancée"...
kuhing
 

Re: Occupations à Wall Street

Messagede digger » 27 Oct 2011, 09:19

J’ai lu la lettre de soutien des occupants de la place Tahir, qui a été aussi publiée sur le site de OWS, et elle mérite d’être citée comme illustration d’un certain internationalisme qu’a créé le "Printemps Arabe", même si pour moi cela reste une figure de style médiatique plus qu’une réalité politique.
Le point commun est ce mouvement "du bas vers le haut" qui inspire des mouvements hétéroclites dans des contextes politiques et sociaux tout aussi hétéroclites à travers le monde.
C’est nouveau et cela suffit à son mérite, en ouvrant des perspectives nouvelles.
Pour le reste, j’ai des réserves mais ce sera tout l’intérêt de la publication. "Nous avons gagné nos villes" disent les auteurs de cette lettre. Dans le sens où Moubarak est tombé oui, mais à moyen terme ? Ceux qu’ils ont affronté sont toujours là .
J’ai toujours dans l’esprit l’année 68, où il semblait que quelque chose se passait à l’échelle internationale et qui n’a débouché que sur notre présent. Nous revivons cela, de manière différente et je n’aurais jamais pensé le revivre, cela suffit à mon contentement. Mais le "Printemps Arabe" ressemble pour moi au "Printemps de Prague".
digger
 
Messages: 2149
Enregistré le: 03 Juil 2011, 07:02

Re: Occupations à Wall Street

Messagede spleenlancien » 27 Oct 2011, 14:22

L'heure est si grave, qu'un révérend a pratiqué un exorcisme sur Bank of America. :hehe:
Voilà l'oiseau : moitié Dave, moitié clo-clo.

Image

http://www.rue89.com/2011/10/27/occupy- ... lly-225981
spleenlancien
 
Messages: 272
Enregistré le: 07 Oct 2011, 21:17

Re: Occupations à Wall Street

Messagede digger » 27 Oct 2011, 14:43

En 1967, c’était le Pentagone qui avait été exorcisé. Abbie Hoffman voulait le faire léviter. Le résultat n’a pas été convaincant même si certain(e)s qui avait fumé plus que d’autres prétendent le contraire.
Alors, c’est pas ce clown qui va faire mieux que Abbie.
digger
 
Messages: 2149
Enregistré le: 03 Juil 2011, 07:02

Re: Occupations à Wall Street

Messagede kuhing » 27 Oct 2011, 15:44

mardi soir dernier en Californie, autres images
Tout de même des scènes assez inédites aux Etats-unis.

kuhing
 

Suivante

Retourner vers International

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun-e utilisateur-trice enregistré-e et 1 invité