Photos :
http://www.washingtonpost.com/business/ ... ml#photo=1
http://www.guardian.co.uk/world/gallery ... 84&index=1
article :
http://www.lexpress.fr/actualites/1/mon ... tml?actu=1
arrestations nombreuses.
"C'est notre printemps américain!", assène un militant depuis une scène installée à Washington à deux pas de la Maison Blanche: face à lui, des centaines de sympathisants entament une occupation contre la guerre en Afghanistan et la "machine capitaliste" de Wall Street.
Bannières, sacs de couchage, tam-tam: près de trois semaines après le début des manifestations de New York, ils sont plusieurs centaines, écologistes, anciens combattants ou simples "déçus d'Obama", bien décidés à camper "jusqu'à ce que le changement arrive" sur la Freedom plaza, une place située entre le Capitole, siège du Congrès, et la Maison Blanche.
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"Cela fait un an que nous travaillons à ce rassemblement, bien avant le mouvement +Occupons Wall Street+", raconte Lisa Simeone, une des organisatrices de la manifestation hautement symbolique au coeur de la puissance américaine.
"Mais leur mobilisation a amplifié la nôtre: nous nous inspirons mutuellement les uns des autres", explique cette animatrice d'une radio à Baltimore, dans le Maryland (Est).
A l'origine du mouvement "Stop the Machine, Create a New World" ("Arrêtez la machine, créez un nouveau monde"), des pacifistes venus manifester contre le 10e anniversaire du début de la guerre en Afghanistan, mais près de 150 associations à travers le pays se sont jointes à l'initiative.
"Les gens sont déçus", explique le révérend Bruce Wright, un des organisateurs du mouvement venant de Floride (Sud-Est). "Nous sommes là au nom des petites gens, pour réclamer nos droits économiques universels: le droit d'avoir un toit, un métier, un accès gratuit à la santé".
"Nous aussi nous avons notre printemps américain", lance-t-il, revendiquant l'héritage du printemps arabe. "Comme en Afrique du Nord, en Espagne ou encore en Grèce, nous sommes ici pour réclamer un monde juste et durable!"
Ken Mayers est un ancien combattant du Vietnam: "Nous voulons en finir avec la mainmise des grosses entreprises". "Si le mouvement se transforme en tsunami, ça peut marcher!" affirme-t-il en rajustant sa casquette militaire. "La Freedom Plaza, c'est comme la place Tahrir en Egypte ou la place Syntagma à Athènes!"
Derrière lui, des hommes, cagoulés de noir et portant la combinaison orange des détenus de Guantanamo, appellent à la traduction de George W. Bush et de Barack Obama devant la Cour pénale internationale.
En fond sonore, un concert des "Raging grannies" (les "mémés déchaînées"), une trentaine de grands-mères, certaines le short coupé court sous la fesse, entonnent une chanson faite-maison: "Nous avons dépensé des milliards pour envoyer nos fils à la guerre, remboursez-nous!"
Les manifestants qui ont suivi la veille des ateliers de désobéissance civile, ont reçu l'autorisation de rester quatre jours sur cette place mais certains, comme cette ancienne hippie, affirment "vouloir rester jusqu'à ce que le changement arrive!"
"Nous sommes des déçus d'Obama: cet homme-là nous a trahis", confie Connie Joe, secrétaire dans une école du Wisconsin (Nord). "J'ai pris une semaine et demie de vacances, ça fait trente ans que j'attendais un mouvement comme ça!".
Carrie Stone, elle, n'a pas eu à prendre de congés. Son affaire a périclité en 2008, elle n'a plus de couverture maladie ni indemnité chômage. Elle a décidé de venir à pied depuis la Virginie occidentale (Est). Neuf jours sur les routes "pour attirer l'attention des politiques, sur nous, les pauvres".
"N’oubliez jamais : le problème n’est pas la corruption ou l’avidité. Le problème, c’est le système qui vous pousse à baisser les bras. Ne vous méfiez pas seulement de vos ennemis. Méfiez-vous aussi de vos faux amis qui travaillent déjà à diluer ce mouvement. De la même façon que vous avez déjà du café sans caféine, de la bière sans alcool et des glaces à la crème sans matière grasse, ils essaieront de transformer cela en protestation morale inoffensive"
Construire le potentiel anarchiste et révolutionnaire du mouvement Occupy Wall Street
De l'occupation à l'expropriation !
1. Les manifestations d'Occupy Wall Street, le campement continu et les actions en cours qui y sont rattachées partout au pays sont un développement significatif. Ces événements pourraient bien être le début d'un mouvement similaire à celui des années '60 avec un potentiel énorme. Parce qu'il se concentre sur la crise économique, sur les magouilles financières et du monde des affaires, et surtout, sur l'emploi, le mouvement a le potentiel de toucher une corde sensible dans le coeur de millions de personnes qui ont été frappés par les événements des dernières années et qui ne demandent qu'à y faire quelque chose. Ceci est particulièrement vrai pour ceux et celles qui ont perdu leur logement et/ou leur travail et qui n'ont que peu d'espoir de trouver un emploi.
2. Le mouvement Occupy Wall Street, tout comme le mouvement des années '60 à ses débuts, est anarchique, c'est-à-dire qu'il est inconsciemment anarchiste dans sa structure et ses objectifs sous-jacents malgré le populisme libéral de sa rhétorique et de ses revendications explicites. La question clé est ceci : Le mouvement sera-t-il capturé par des forces libérales, réformistes ou autoritaire, ou se développera-t-il dans une direction consciemment révolutionnaire et anarchiste? L'exemple des années '60, lorsque la franche radicale du mouvement abandonna ses principes libertaires d'origine et adopta une variété de tendances Marxistes-Léninistes, est instructif. Nous devons faire de notre mieux pour éviter qu'un tel scénario ne se reproduise.
3. C'est pourquoi nous pensons qu'il est crucial que tous les anarchistes participent et travaillent au développement de ce mouvement. Nous croyons également qu'il est essentiel de faire de la propagande et d'organiser en faveur des tactiques de lutte anarchistes et d'un programme et une vision anti-autoritaires. Nous incitons fortement tous nous regroupements formels et informels à reconnaître la nécessité d'un certain degré de coordination continuelle et, aux moment critiques, la concentration effective de nos forces, tout en demeurant libres d'expérimenter sur ces questions. À cet égard, la faiblesse et la désorganisation nous feront rater des événements et des opportunités importantes et laisseront la voie libre aux attaques contre l'autonomie du mouvement.
4. Nous devrions endosser la volonté du mouvement de s'étendre aussi largement et aussi profondément que possible, à tendre la main aux individus de toutes les classes, alors que nous nous empressons d'inclure des travailleurs, des travailleuses et des personnes pauvres. Nous voulons éduquer tout le monde à propos de l'importance stratégique de construire un mouvement concentré sur la classe ouvrière. À cette fin, nous saluons la participation de plusieurs syndicats majeurs aux manifestations. Leur présence aident à légitimer l'occupation parmi des couches plus larges de la population et amène des syndiqué-e-s à prendre contact avec d'autres qui luttent pour la justice et pour une société alternative. Nous appuyons l'inclusion dans la lutte de ces syndicats dont nous sommes membres car c'est une manière d'amener nos collègues de travail à s'impliquer. Mais nous devons aussi souligner le danger posé par l'appareil bureaucratique et réformiste de ces même syndicats qui ne manqueront pas d'essayer d'asservir le mouvement à leur propres buts politiques, contraires à l'esprit et aux objectifs du mouvement Occupy Wall Street. Nous devons être à la fois créatifs et énergiques dans nos efforts pour faire naître une conscience subversive chez les participants et participantes au mouvement, et pour générer de l'organisation indépendante et de l'action radicale parmi les travailleurs eux-mêmes et les travailleuses elles-mêmes, autant à l'intérieur qu'à l'extérieur des structures syndicales.
5. Une des forces du mouvement actuel est sa concentration sur l'action directe. Nous devrions oeuvrer pour nous assurer que le mouvement conserve cette perspective: manifestations, occupations et grèves, allant jusqu'aux grèves générales à l'échelle des villes, des états et du pays. Celles-ci doivent demeurer les tactiques de choix du mouvement. Nous devons également lutter pour que le dégoût généralisé des politiques et des politiciens capitalistes se transforme en reconnaissance totale du fait que les partis Républicain et Démocrate tous deux sont contrôlés et à la solde d'intérêts privés et sont donc nos ennemis
6. Enfin, nous devrions viser à convaincre le mouvement que le problème actuel aux États-Unis ne concerne pas seulement Wall Street, les entreprises ou le fait que le système économique est actuellement « manipulé » ou « truqué » par des individus égoïstes et rusés. Nous devons expliquer que la source de la crise c'est le système capitaliste lui-même, un système où la production n'a lieu que lorsqu'elle génère des profits qui sont ensuite en grande partie accaparés par la minuscule élite qui dirige le pays. Ainsi, nous devrions chercher à démontrer au mouvement que son objectif utlime devrait être la démocratisation radicale de toute notre société, ou, en d'autres mots, une révolution, par laquelle la vaste majorité de la population saisit des riches le contrôle de l'économie et du pays dans son ensemble pour ensuite disperser le plus largement possible le pouvoir et le contrôle direct sur tous les aspects de la vie sociale. Conséquemment, nous devrions proposer et appuyer les revendications radicales qui à la fois soutiennent cette perspective et unissent les secteurs de la population aussi largement que possible.
Infoshop News (October 25, 2011) – The Oakland police tonight are attacking several thousand demonstrators with flash grenades, tear gas, and rubber bullets. The ongoing attacks by the police follow a day which saw the authorities attack the Occupy Oakland camp and arrest over 80 people.
OPD has called for a full scale multi county tactical alert for riot in progress.
Heavy tear gas again in downtown Oakland
Media being attacked by the police.
Stand off at 14th and Broadway
Reports that police are using illegal military technology such as sound cannons against protesters
Pïérô a écrit:un texte sur le Mouvement Occupy Wall Street (Indignés version US) par un militant du groupe membre d'Anarkismo First Of May Anarchist Alliance (http://m1aa.org/)Construire le potentiel anarchiste et révolutionnaire du mouvement Occupy Wall Street
De l'occupation à l'expropriation !
[...]
6. Enfin, nous devrions viser à convaincre le mouvement que le problème actuel aux États-Unis ne concerne pas seulement Wall Street, les entreprises ou le fait que le système économique est actuellement « manipulé » ou « truqué » par des individus égoïstes et rusés. Nous devons expliquer que la source de la crise c'est le système capitaliste lui-même, un système où la production n'a lieu que lorsqu'elle génère des profits qui sont ensuite en grande partie accaparés par la minuscule élite qui dirige le pays. Ainsi, nous devrions chercher à démontrer au mouvement que son objectif utlime devrait être la démocratisation radicale de toute notre société, ou, en d'autres mots, une révolution, par laquelle la vaste majorité de la population saisit des riches le contrôle de l'économie et du pays dans son ensemble pour ensuite disperser le plus largement possible le pouvoir et le contrôle direct sur tous les aspects de la vie sociale. Conséquemment, nous devrions proposer et appuyer les revendications radicales qui à la fois soutiennent cette perspective et unissent les secteurs de la population aussi largement que possible.
digger a écrit:J’ai la réponse à ma question, via un copain américain qui m’envoie un lien d’un article éclairant
Ce sont les municipalités démocrates qui sont les plus répressives.

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