fu hsang a écrit:tant que la culture restera dans les mains des specialistes alors alors on nous prendra pour des cons car ns on a pas compris , ns on est inculte , on sait pas ecrire , ni se servir d un ordi
bref des vrais couillons
perso moi j ecris , je filme , bientot je vais monter mon premier film
ha wé et je taffe , j suis prol
alors scuse moi ton excuse , de y a des gens qui travaillent ...ces gens la , ils font travailler les autres a leur place , voila ce que j en dis , et apres ils donnent des leçon de morales ^^ car ecrire un bouquin , c est pas trop dur , c est le reste qui est trop dur ^^
Pas d'accord avec ce que tu dis fu hsang mais peut-être est-ce parce que tu ne connais pas trop le Québec.
J'y ai vécu 2 ans et y ai étudié les sciences politiques à l'UQAM aprés avoir finalisé un premier cursus dans un tout autre domaine en France.
Désolé

D'abord je pense que les intellectuel-les sont également des travailleur-ses parcqu' ils-elles interviennent dans la production des idées.
On peut considérer qu'eux-elles aussi se font exploiter par le grand capital parce qu'is-elles ne sont pas forcément tous-tes payé-e-s à la juste valeur du travail produit même si c'est plus difficile à quantifier.
Ensuite la situation et l'histoire du Québec n'est pas celle de France. Louis Gill y fait allusion dans la vidéo présentée sur le premier post. Le Québec n'a pour ainsi dire aucune tradition d'organisation ouvrière. Le seul mouvement "d'ampleur", et encore, qui s'est placé sur le terrain de la contestation du pouvoir a été représenté par le FLQ qui a vu le jour dans les années 60 et dont la principale revendication se situait sur la question de la souveraineté du Québec par rapport à l'état fédéraliste Canadien hégémonique .
Il s'agissait de défendre sa langue face à un océan anglophone et rappelons que les québécois français étaient la plupart du temps les prolétaires et les "anglos", les boss.
les Francophones étaient selon l'expression et l'ouvrage connus "les nègres blancs d' Amérique"
Le FLQ a surtout mené des actions terroristes et a fini par se faire réprimer par le pouvoir.
Le mouvement contestataire qui s'en est suivi a pris la forme du Parti Québécois qui est devenu comme tout le monde sait un parti pro libéral.
Les quelques individualités qui sont sorties du FLQ et qui ont eu une réflexion plus poussée ont monté des groupes trotskistes ou staliniens qui n'existent que de façon groupusculaire au Québec.
Quant aux syndicats, comme la CSN, ils fonctionnent en partenariat avec le patronat.
Il y a eu aussi dans les années 50 une toute petite influence issue du mouvement stalinien international et qui intervenait dans quelques usines.
Donc la bataille politique est totalement différente là-bas.
Elle se situe beaucoup sur le terrain des luttes idéologiques et je me souviens bien de mon étonnement quand Louis Gill, me racontait qu'un livre venait de sortir d'un de ses collègues uniquement dans le but de contredire ce qu'il avait défendu dans celui qu'il avait juste écrit. Et les livres de Louis Gill à l'époque où je le voyais assez souvent, comptaient entre 300 et 600 pages.
Donc je crois qu'il faut être beaucoup plus indulgent avec ces intellectuel-les progressistes québécois-es qui se battent "seul-es en plein océan" sur le terrain des idées pour les faire avancer.
Baillargeon se réclame de l'anarchisme social,il n'y a pas beaucoup d'universitaires qui le font .
Il essaye de faire passer le message dans les médias et il y parvient tout de même en tous cas au Québec. Il fait sans doute des erreurs mais qui n'en fait pas ?
Au moins a-t-il le mérite d'être là et ils-elles sont peu nombreux-ses au Québec , encore moins qu'ici.
Je n'ai lu qu'un bouquin de Baillargeon , je me souviens même plus du titre , je crois "dictionnaire de l'anarchisme "
J'avais trouvé ça bien.
( infos concernant l'histoire du FLQ et PQ ou CSN à rectifier ou compléter au besoin par les camarades québécois-es -
un autre universitaire proche de l'anarchisme )