les résistants étaient tous anarchistes et voulait non seulement vaincre l'occupant mais aussi changer la société. Auraient-ils pris les armes ? Oui car se sont des résistants. Leur action aurait-elle était vaine ? Oui et non. Non pour la victoire, parce que tout le monde ferait de même et oui pour l'idéal, car une telle révolution basée sur la haine de l'autre (ici l'Allemand) ne vaut pas tripette.
Mais arrêtons la parlotte.
C'est bien le problème !
Parce qu'ils étaient gangrénés par une espèce d'individualisme petit bourgeois et qu'il n'y avait aucune volonté ni forme d'organisation (je parle pas forcement d'une orga avec un grand O, mais d'une forme) qui permette de mobiliser les anarchistes contre l'occupation, la déportation, le régime de Vichy et tout ses collabos, et bien les anarchistes ont été quasiment absents dans la résistance.
C'est quand même assez pathétique d'un point de vue historique.
Je pense pas qu'on puisse spéculer ladessus de ce fait. C'était juste une réflexion sur la violence. Pas sur " l'orientation politique ".
Les arguments qui tendent à dire que " la violence c'est mal " me laissent les bras tombants puisque c'est du moralisme.
C'est un point central de l'idéologie dominante qu'on retrouve pour canaliser tout type de contestation à chaque ombre de mouvement social :
" ne pas violer la loi, ne pas occuper des bâtiments, ne pas insulter les gens, ne pas faire de remous, parce que tout ça c'est la violence et la violence c'est mal, et celui qui fait le mal va en prison ou en enfer, ou alors donne à l'ennemi la justification pour sa violence à lui ".
Tout ça c'est des foutaises.
Les nazis n'ont pas attendu que les résistants soient violents pour déporter, fusiller et gazer.
Les franquistes n'ont pas attendus que les milices révolutionnaires de travailleurs se montent pour vouloir briser la république.
Ils n'ont pas attendus que les anarchistes prennent les armes.
Et aujourd'hui et toute proportion gardée, disons dans une moindre mesure, le gouvernement français n'a pas attendu "l'insurrection" ou même l'expression d'un réel terrorisme pour barder l'Etat de tout un appareil répressif accompagné de ses 1001 "mesures d'exception" pour foutre des gens en taule en détention à "durée indéterminée", foutre la pression aux gens, tirer à tour de bras au flash ball en pleine tête sur des manifestants désarmés ou envoyer le RAID pour expulser des squats.
Donc maintenant faut arrêter de planer. On a le droit de ne pas partager la stratégie qui consiste à dire qu'il faut se défendre contre la violence d'Etat, mais de là à dire que "être violent donne les armes pour se faire battre" : nos échecs actuels devraient plutôt invalider cette thèse quand on voit à quel point les forces répressives nous mettent la pression et qu'aucune "résistance" solide ne s'y oppose pour l'instant.
Quand à parler de "révolution" avec des psychothérapeutes hypnotiseurs de merde et des gens qui confondent pacifisme et non-violence...
Pour l'instant ça ira pour moi.
Quand à ceux qui disent que les réflexions sur l'histoire et les échecs du passé ne "servent à rien" : qu'ils commencent par balayer devant leur porte ou ranger leurs doigts dans leurs poches avant de poster ici.
Vos leçons de moralisme et vos déclarations péremptoires : vous pouvez vous les garder.
"We can protest untill death, they won't listen, don't sit back and think It will happen. They won't give up what they've robbed, stand up and resist." Conflict