*CNT - communiqué de presse confédéral - avril 2010 :*
*Pour un 1er Mai d'espoir et de combat*
Seuls nous ne pouvons rien, unis nous pouvons tout !
La crise est le prétexte utilisé par le patronat et l'État pour
accentuer son offensive contre les droits sociaux. Branche par branche
(éducation, SNCF, métallurgie, etc.), entreprise par entreprise
(Continental, Sodimatex, etc.), les salariés se sont mobilisés, chacun
de leur côté, parfois avec des méthodes d'action que l'on ne « devait
plus voir » (dixit les gouvernements...). Certes la « paix sociale » est
une chimère et les grèves et mouvements locaux se multiplient, mais pour
quel résultat ? Des primes de licenciement supplémentaires, des cellules
de reclassement floues, quelques postes d'enseignants arrachés... Des
pansements sur une jambe de bois. La solidarité interprofessionnelle
doit être au coeur de la stratégie syndicale.
Un coup contre nous est un coup contre tous !
Loin des directions syndicales bureaucratisées, les salariés et leurs
syndicats doivent s'unir. L'exemple de Continental est édifiant :
appuyés par un front syndical large, les salariés ont fait infléchir un
verdict inique à leur encontre, malgré l'absence remarquée des « grands
chefs ». La force d'une centrale syndicale doit être de pouvoir apporter
un soutien sans faille à ses sections en lutte. À l'image de la
mobilisation, depuis deux mois, de notre confédération aux côtés de la
section CNT People and Baby (
http://peopleandbaby-enlutte.over-blog.com/ ), où les salariées
syndiquées qui ont fait grève ont été purement et simplement licenciées.
Décloisonner les luttes, pour mieux soutenir les camarades victimes
d'atteintes aux libertés syndicales, développer un syndicalisme offensif
et déterminé, pour reconstruire pas à pas l'espoir d'un autre futur.
Travaillons tous, moins et autrement
À la veille de la grande bataille pour la défense des retraites, la
passivité des instances des centrales syndicales laisse présager le
pire. Il faudra se souvenir des journées d'action qui ne mènent à rien,
des grèves d'un jour non reconduites sans autre effet que la perte de
salaire, des manifestations en ordre dispersé qui nous divisent. Cette
stratégie n'a conduit, année après année, qu'à la capitulation. Face à
la propagande actuelle sur « l'indispensable réforme » du système par
répartition et les terribles déficits publics, le constat est simple :
des profits colossaux sont faits par les entreprises, et cet argent,
fruit du travail des salariés, se concentre dans les mains de
quelques-uns... Imposons qu'il soit redistribué égalitairement et
faisons en sorte que les progrès technologiques et la hausse de la
productivité nous permettent à tous de travailler moins et autrement.
L'augmentation significative des salaires devient une urgence sociale et
politique. Alors que les profits s'accumulent toujours pour les plus
riches, que les loyers augmentent, que les soins sont de moins en moins
remboursés et que les conditions de l'inflation des prix sont réunies,
les salaires stagnent. Le but principal est que les bas salaires restent
au plus bas et pour longtemps : environ 1 salarié sur 5 est payé au Smic
et n'a aucune chance de voir évoluer son salaire, les patrons pratiquant
ce niveau de salaire étant exonérés de cotisations sociales par l'État.
Ce qui représente environ 24 milliards d'euros d'exonérations. Au regard
de ce qui manque dans les caisses de retraite, cela fait rêver. Pour
améliorer les salaires, il faut revendiquer auprès des employeurs et
faire pression sur l'État pour que ce palace fiscal soit restitué.
L'augmentation des salaires permet de mieux vivre tout de suite, de
réalimenter les caisses sociales et de commencer à récupérer ce qui a
été volé aux salariés depuis trente ans.
Face à un patronat et un État de combat, avant de négocier et de
quémander, créons le rapport de force qui nous permettra de discuter sur
un pied d'égalité. Notre force est notre nombre et notre capacité à
bloquer la production : construisons la grève générale reconductible
public-privé, seule stratégie susceptible d'arrêter le rouleau
compresseur et de renverser la vapeur.
La liberté comme base, l'égalité comme moyen, la fraternité comme but !
Pour un syndicalisme de lutte de classe et d'émancipation sociale !
Partout en France, la CNT appelle à manifester le 1er Mai 2010.
CNT - bureau confédéral
cnt@cnt-f.orghtpp://www.cnt-f.org*Rendez-vous des manifestations :*
*- Brest :* à 10h30, place de la Liberté
*- Le Mans :* à 10h, rue d'Arcole
*- Lille :* à 10h, porte des Postes
*- Limoges *: à 9h30, place Jourdan
*- Montpellier :* à 10h, au Peyrou
*- Morlaix :* à 10h30, place de la Mairie
*- Paris :* à 12h (place des fêtes), puis à 14h (place de la République)
*- Quimper :* à 10h30, place de la Résistance
*- Quimperlé :* à 10h30, place du Coat Ker
*- Autres villes :* les rendez-vous sont en cours de recensement ; ils
seront disponibles prochainement sur le site web confédéral de la CNT (
htpp://www.cnt-f.org )
*Autres initiatives :*
*- Avignon :* la CNT vous invite à venir faire la fête le 1er mai à
partir de 13h au parc des Libertés (île de la Barthelasse) ; apéro,
pique-nique tiré du sac et concert gratuit ("Au Fond à Gauche" et
"Wakkan Tribu").
*- Le Mans :* la CNT, la CNT-AIT et la FA proposent de vous retrouver le
1er mai au 80 rue Nationale pour fêter ensemble un 1er mai autogéré :
garden-party / concert à partir de 17h et projection du film "The Take"
à 21h30 (documentaire sur des ouvriers argentins qui reprennent leur
usine en autogestion après la crise financière de 2001) suivie d'une
discussion avec un coopérateur-ouvrier de la SCOP du bâtiment "Terabita"
qui propose de favoriser l'autoconstruction.
*- Lille :* la CNT vous invite à l'inauguration de ses nouveaux locaux
le 30 avril de 19h à 1h du matin, 32 rue d'Arras (il sera possible de
manger sur place).