Le 1er mai

Re: 1er mai : grand bal masqué dans tout le pays

Messagede conan » 02 Mai 2009, 20:37

Pour ma part, j'étais masqué en Zorro-blochon (en gros béret+loup noir) - j'ai même changé de masque en efilant un V pour vendetta fait maison... toujours avec le béret. :mrgreen:
Et la grande majorité des libertaires étaient cagoulés/masqués (souvent de façon marrante d'ailleurs). Les pauvres baceux nous scrutaient en permanence, en plissant les yeux pour essayer de nous reconnaître (mouarf).
Grosse surprise, à la fin de la manif les MJS se sont masqués/cagoulés eux aussi, en scandant des phrases anti-sarko.
On a alors assisté à un re-cagoulage des libertaires pour leur gueuler P comme pourri, S comme salaud...
Qu'est-ce qu'on s'amuse en manif ! :lol:
Si seulement ça pouvait être carnaval tous les jours... :roll:
conan
 

Re: La suite est le 1er mai

Messagede Olé » 04 Mai 2009, 11:17

kuhing a écrit:
Au début de la manif un couple qui venait de Perpignan , de passage, membre de la CGA était super content de voir nos drapeaux noirs. Bien sympa.
J'ai fait la connaissance de Léo du forum, il nous a raconté ses exploits de Strasbourg :D

:lol:
J'ai jamais parlé de moi à strasbourg, mais de strasbourg, nuance. :)

Sinon j'suis en phase avec ce CR. Je rajouterais quelques éléments suivants :mrgreen: :
- la chaleur :mexi:
- le fait de défiler le long de la plage, c'est sympa... dommage qu'à Nice ce soit assez gentillet car une belle plage comme ça remplie de galets... :fume:
Olé
 

Re: La suite est le 1er mai

Messagede kuhing » 04 Mai 2009, 13:52

Léo a écrit:
kuhing a écrit:- le fait de défiler le long de la plage, c'est sympa... dommage qu'à Nice ce soit assez gentillet car une belle plage comme ça remplie de galets... :fume:


la prochaine fois que tu vas à Strasbourg on t'en envoie une caisse :D
kuhing
 

Re: La suite est le 1er mai

Messagede Nico37 » 07 Mai 2009, 09:58

Petit compte rendu de la réunion intersyndicale du 4 mai :

La séance a commencé sur un tour de table où chacun a donné son appréciation du 1er mai et exposé ses propositions pour les suites. Accord très large sur une appréciation positive de la mobilisation du premier mai en dépit des commentaires mitigés des médias: cette journée montre un enracinement de la mobilisation que confirment les enquêtes d'opinion. Accord également sur la nécessité de poursuivre dans l'unité, FO démentant avec vigueur toute intention de quitter l'intersyndicale.

Sur les modalités, la CFTC se dit d'accord avec une journée de manifestations en juin et propose en mai une « journée de la gratuité et de la solidarité » marquée notamment par des opérations « tarifs heures creuses » et la gratuité des transports ainsi que par des délégations en direction des élus( dans la suite de la discussion cette proposition ne recueillera l'accord de personne). La FSU a rappelé ses propositions en articulant une journée en semaine en mai avec recours à la grève et une manifestation à caractère national (Paris) en juin. Solidaires a développé une position analogue affirmant qu'une mobilisation en juin ne pouvait réussir que s'il y avait un action en mai du même type que le 29 janvier ou le 19 mai. Pour la CFDT il faut préciser notre plate-forme et porter un « grand coup » avant l'été par des manifestations un we (réserves sur une manifestation nationale mais ouverture sur des manifestations régionales ou inter-régionales)et pour réussir juin il faut une action en mai, avec des modalités tenant compte de la situation des entreprises. La CFE-CGC affirme être d'accord sur la perspective de deux journées (mai et juin) et propose pour mai d'impliquer plus fortement « nos fédérations » (plus tard dans la discussion elle proposera des actions dans les bassins d'emploi). L'UNSA est d'accord sur une journée de manifestations en juin; pour mai il faut s'adresser aux salariés des départements et régions en donnant un cadrage syndical et en laissant la maîtrise aux régions. La CGT est favorable à des manifestations le 13 ou 14 juin mais récuse la faisabilité d'une manifestation nationale; elle accepte de discuter du niveau de décentralisation; elle considère indispensable une journée en mai, de préférence le 19 avec un panel de modalités, incluant des arrêts de travail mais pas seulement. Elle propose enfin de faire une pétition massive à partir de la plate forme qu'elle est d'accord pour préciser en mettant en vant les points sur lesquels nous demandons des réponses avant l'été. FO n'est pas favorable à refaire en mai les journées de janvier et mars mais se dit ouverte à des actions à discuter; réserves sur une journée nationale de manifestation en juin car préfère une grève interprofessionnelle à cette date (en revanche ne propose pas la grève en mai).

A partir de là s'est ouverte une discussion assez longue et complexe sur les modalités : l'accord s'est fait dans un premier temps sur le 13 juin : FO a fini par accepter mais en se disant hostile à des manifestations régionale et préférant le niveau départemental, ce que nous avons accepté. La discussion a été plus difficile sur mai : la quasi totalité des organisations s'était d'abord ralliées à l'idée d'une journée avec des modalités décentralisées mais FO refusait l'idée d'une journée; certains ont alors proposé une période d'une semaine ou de trois jours mais il est apparu que cette proposition ne faisait pas l'accord de FO (qui en fait a émis des doutes sur l'opportunité d'une action en mai) et rencontrait des réserves fortes de la CGT, de Solidaires , de la CGC et de la FSU. FO a fini par accepter une journée après avoir longuement bataillé pour que le texte mentionne expressément des AG d'entreprise pour décider des modalités et finalement accepté une formulation de compromis.

Gérard Aschieri
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Re: La suite est le 1er mai

Messagede Dorhinel » 07 Mai 2009, 11:06

Ouf, on va maintenir une pression constante, grâce à la manif du 13 juin. Ensuite, certainement (vu la cadence) une autre manifestation le 30 juillet, montrons la force du peuple !

...

C'est une blague, hein ? Je veux dire, une manif tous les mois et demi, moi j'appelle ça une promenade. C'est pas comme ça qu'on va arriver à quelque chose...
Dorhinel
 

Re: La suite est le 1er mai

Messagede RickRoll » 07 Mai 2009, 11:39

A mon avis c'était vu comme un baroud d'honneur par les centrales syndicales, et on n'aura rien d'autre que ce qu'on les forcera à faire.
RickRoll
 

Re: La suite est le 1er mai

Messagede Pïérô » 07 Mai 2009, 11:49

ou que l'on fera nous mêmes. Mais l'auto-organisation c'est facile à dire et pas facile à faire...il y a du boulôt, car un mouvement tel que nous en rêvons, celà ne tombe pas du ciel.
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Re: La suite est le 1er mai

Messagede Roro » 07 Mai 2009, 14:25

Version traduite du texte de WSA :

ATS salutations de premier mai,

Chers/chères ami.e.s, frères et sœurs travailleurs/travailleuses et camarades:

L'Alliance des Travailleurs Solidaires (ATS) étend nos Salutations de Premier Mai à tous les travailleurs/travailleuses à travers le monde.

Comme la lutte internationale contre le capitalisme et l'état continue et s'intensifie, c'est notre espoir que l'esprit socialiste-libertaire de ces luttes continue à se développer et à s'approfondir et que notre mouvement, le mouvement anarchiste international de lutte des classes, se cultivera aussi et se développera et deviendra une part visible et organisée des luttes en cours et à venir.

En cette année du 123ème Anniversaire des Martyrs du Haymarket de Chicago la lutte courageuse pour la liberté des travailleurs/travailleuses, laissez-nous faire en sorte que leur esprit et leurs efforts de créer un nouveau monde ne soit pas oublié. En cette occasion, laissez-nous aussi ne pas oublier la duplicité des patrons, ni l'inhumanité de l'état, chaque fois que l'hégémonie et la tyrannie de ces derniers sur la société sont sérieusement défiées, comme elles ont été défié par nos frères assassinés, les Martyrs du Haymarket.

Dans l'esprit des Martyrs du Haymarket donc, laissez-nous ne pas être dupé par les promesses vides de patrons, des bureaucrates et des politiciens, laissez-nous plutôt apprendre à dépendre de la solidarité d'un prolétariat uni, éveillé à la conscience de classe et consacré à la création d'un avenir sans patrons et dirigeants. Un prolétariat qui s'unit à travers la race, le genre, l'orientation sexuelle et le statut d'immigration.

Nous ne sommes pas dupes de la rhétorique d'Obama sur une société meilleure et plus juste. Nous reconnaissons clairement la signification historique de son élection. Son cabinet est encore rempli de ceux qui continuent à favoriser le patronat. Dans certains cas ils mèneront leur combat contre le prolétariat de façon subtile. Dans d'autres, l'attaque sera plus frontale et brutale.

Nous devons être vigilants. Nous ne devons pas oublier que nous vivons dans une société de classe, malgré la personne qui siège à la Maison Blanche. Nous devons continuer de marcher, nous devons continuer de manifester, nous devons continuer à nous organiser et construire un nouveau mouvement face à beaucoup d'individu.e.s.

Ainsi, laissez-nous travailler et lutter ensemble pour apporter la démocratie directe et l'auto-gestion sur nos lieux de travail, sans perdre de vue la lutte pour obtenir de meilleurs condition de travail ici et maintenant. Laissez-nous nous battre pour de meilleur logement et le contrôle de locataire. Laissez-nous lutter pour la communauté, ainsi que pour le contrôle des travailleurs/travailleuses. Laissez-nous aussi être solidaires avec nos collègues dans le monde entier qui subissent la persécution en raison de l'organisation de leur lieu de travail, la couleur de leur peau, leur orientation sexuelle, ou à cause de leur statut comme d'immigrés.

Finalement, laissez-nous nous efforcer ensemble d'atteindre notre plein développement en tant que force productive véritable de la société et assumer la maitrise de nos propres vies. Motivés par le fait qu'à la différence de nos patrons, de nos propriétaires, des banquiers, des politiciens ou des bureaucrates, nous, les membres du prolétariat, ne vivons pas aux dépens de l'exploitation et de l'oppression d'autrui.

Comme les jours froids de l''hiver vont vers les jours chauds du printemps, puisse les jours froids de l'oppression capitaliste et étatique arrivaient prochainement à leur fin.

WORKERS SOLIDARITY ALLIANCE
General Offices
339 Lafayette Street - Room 202
New York, NY 10012 usa

wsany@hotmail.com
www.workersolidarity.org,


Version originale :

WSA May Day greetings

Dear friends, fellow and sister workers and comrades:

The Workers Solidarity Alliance (WSA) extends our May Day Greetings to all workers across the world.

As the international struggle against capitalism and the state continue, and intensifies, it is our hope that the libertarian-socialist spirit of these struggles continue to develop and deepen and that our movement, the international class struggle anarchist movement, will also grow and develop and become an organized and visible part of the growing struggles.

On this year of the 123rd Anniversary of the Chicago Haymarket Martyrs valiant struggle for workers freedom, let us not let their spirit and their efforts to create a new world be forgotten. On this occasion, let us also not forget the duplicity of the bosses, nor the inhumanity of the state, whenever the hegemony and tyranny of these over society is seriously challenged, as it was challenged by our murdered brothers, the Haymarket Martyrs.

In the spirit of the Haymarket Martyrs then, let us not be fooled by the empty promises of bosses, bureaucrats, and politicians, let us instead learn to depend upon the solidarity of a united working-class, awakened to class consciousness, and dedicated to creating a future without bosses and rulers. A working class that unites across race, gender, sexual orientation and immigration status.

We are not fooled by Obama's rhetoric of a better and more just society. Clearly we recognize the historic significance of his election. Yet his cabinet is filled with those who continue to favor the corporate world. In some instances they will wage their fight against the working class in subtle ways. In other, the attack will be more frontal and in your face.

We must be vigilant. We must not forget that we live in a class society, regardless of who sits in the White House. We need to continue to march, we must continue to protest, we must continue to organize from below and we must build a new movement in the face of many odds.

Thus, let us work and struggle together to bring direct democracy and worker self-management to the workplace, while not overlooking the fight to attain better working conditions in the here and now. Let us fight for better housing and tenant control. Lets us struggle for community, as well as, workers control. Let us also stand in solidarity with our fellow workers around the world who are undergoing persecution due to their workplace organizing, the color of their skin, their sexual orientation, or because of their status as immigrants.

Finally, let us strive together to reach our full development as the genuine productive forces of society and to assume our rightful status in the world as the masters of our own destiny. Motivated by the fact that unlike our bosses, our landlords, bankers, politicians or bureaucrats, that we, the members of the working class, do not live off the exploitation and oppression of others.

As the cold days of winter turn into the warm days of spring, may the cold days of capitalist and state oppression also soon come to an end.

Yours in solidarity and struggle,

WORKERS SOLIDARITY ALLIANCE
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Pour un 1er Mai d'espoir et de combat 2010

Messagede barcelone 36 » 28 Avr 2010, 19:19

*CNT - communiqué de presse confédéral - avril 2010 :*

*Pour un 1er Mai d'espoir et de combat*

Seuls nous ne pouvons rien, unis nous pouvons tout !

La crise est le prétexte utilisé par le patronat et l'État pour
accentuer son offensive contre les droits sociaux. Branche par branche
(éducation, SNCF, métallurgie, etc.), entreprise par entreprise
(Continental, Sodimatex, etc.), les salariés se sont mobilisés, chacun
de leur côté, parfois avec des méthodes d'action que l'on ne « devait
plus voir » (dixit les gouvernements...). Certes la « paix sociale » est
une chimère et les grèves et mouvements locaux se multiplient, mais pour
quel résultat ? Des primes de licenciement supplémentaires, des cellules
de reclassement floues, quelques postes d'enseignants arrachés... Des
pansements sur une jambe de bois. La solidarité interprofessionnelle
doit être au coeur de la stratégie syndicale.

Un coup contre nous est un coup contre tous !

Loin des directions syndicales bureaucratisées, les salariés et leurs
syndicats doivent s'unir. L'exemple de Continental est édifiant :
appuyés par un front syndical large, les salariés ont fait infléchir un
verdict inique à leur encontre, malgré l'absence remarquée des « grands
chefs ». La force d'une centrale syndicale doit être de pouvoir apporter
un soutien sans faille à ses sections en lutte. À l'image de la
mobilisation, depuis deux mois, de notre confédération aux côtés de la
section CNT People and Baby (
http://peopleandbaby-enlutte.over-blog.com/ ), où les salariées
syndiquées qui ont fait grève ont été purement et simplement licenciées.
Décloisonner les luttes, pour mieux soutenir les camarades victimes
d'atteintes aux libertés syndicales, développer un syndicalisme offensif
et déterminé, pour reconstruire pas à pas l'espoir d'un autre futur.

Travaillons tous, moins et autrement

À la veille de la grande bataille pour la défense des retraites, la
passivité des instances des centrales syndicales laisse présager le
pire. Il faudra se souvenir des journées d'action qui ne mènent à rien,
des grèves d'un jour non reconduites sans autre effet que la perte de
salaire, des manifestations en ordre dispersé qui nous divisent. Cette
stratégie n'a conduit, année après année, qu'à la capitulation. Face à
la propagande actuelle sur « l'indispensable réforme » du système par
répartition et les terribles déficits publics, le constat est simple :
des profits colossaux sont faits par les entreprises, et cet argent,
fruit du travail des salariés, se concentre dans les mains de
quelques-uns... Imposons qu'il soit redistribué égalitairement et
faisons en sorte que les progrès technologiques et la hausse de la
productivité nous permettent à tous de travailler moins et autrement.

L'augmentation significative des salaires devient une urgence sociale et
politique. Alors que les profits s'accumulent toujours pour les plus
riches, que les loyers augmentent, que les soins sont de moins en moins
remboursés et que les conditions de l'inflation des prix sont réunies,
les salaires stagnent. Le but principal est que les bas salaires restent
au plus bas et pour longtemps : environ 1 salarié sur 5 est payé au Smic
et n'a aucune chance de voir évoluer son salaire, les patrons pratiquant
ce niveau de salaire étant exonérés de cotisations sociales par l'État.
Ce qui représente environ 24 milliards d'euros d'exonérations. Au regard
de ce qui manque dans les caisses de retraite, cela fait rêver. Pour
améliorer les salaires, il faut revendiquer auprès des employeurs et
faire pression sur l'État pour que ce palace fiscal soit restitué.
L'augmentation des salaires permet de mieux vivre tout de suite, de
réalimenter les caisses sociales et de commencer à récupérer ce qui a
été volé aux salariés depuis trente ans.

Face à un patronat et un État de combat, avant de négocier et de
quémander, créons le rapport de force qui nous permettra de discuter sur
un pied d'égalité. Notre force est notre nombre et notre capacité à
bloquer la production : construisons la grève générale reconductible
public-privé, seule stratégie susceptible d'arrêter le rouleau
compresseur et de renverser la vapeur.

La liberté comme base, l'égalité comme moyen, la fraternité comme but !
Pour un syndicalisme de lutte de classe et d'émancipation sociale !
Partout en France, la CNT appelle à manifester le 1er Mai 2010.

CNT - bureau confédéral
cnt@cnt-f.org
htpp://www.cnt-f.org

*Rendez-vous des manifestations :*
*- Brest :* à 10h30, place de la Liberté
*- Le Mans :* à 10h, rue d'Arcole
*- Lille :* à 10h, porte des Postes
*- Limoges *: à 9h30, place Jourdan
*- Montpellier :* à 10h, au Peyrou
*- Morlaix :* à 10h30, place de la Mairie
*- Paris :* à 12h (place des fêtes), puis à 14h (place de la République)
*- Quimper :* à 10h30, place de la Résistance
*- Quimperlé :* à 10h30, place du Coat Ker
*- Autres villes :* les rendez-vous sont en cours de recensement ; ils
seront disponibles prochainement sur le site web confédéral de la CNT (
htpp://www.cnt-f.org )

*Autres initiatives :*
*- Avignon :* la CNT vous invite à venir faire la fête le 1er mai à
partir de 13h au parc des Libertés (île de la Barthelasse) ; apéro,
pique-nique tiré du sac et concert gratuit ("Au Fond à Gauche" et
"Wakkan Tribu").
*- Le Mans :* la CNT, la CNT-AIT et la FA proposent de vous retrouver le
1er mai au 80 rue Nationale pour fêter ensemble un 1er mai autogéré :
garden-party / concert à partir de 17h et projection du film "The Take"
à 21h30 (documentaire sur des ouvriers argentins qui reprennent leur
usine en autogestion après la crise financière de 2001) suivie d'une
discussion avec un coopérateur-ouvrier de la SCOP du bâtiment "Terabita"
qui propose de favoriser l'autoconstruction.
*- Lille :* la CNT vous invite à l'inauguration de ses nouveaux locaux
le 30 avril de 19h à 1h du matin, 32 rue d'Arras (il sera possible de
manger sur place).
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cortèges libertaires du 1er mai

Messagede Pïérô » 29 Avr 2010, 19:25

Cortèges libertaires en Province (appels unitaires à ce jour recensés, cette page sera réactualisée), pour les manifs du 1er mai

Tours :

1 Mai 2010 : UN CORTEGE LIBERTAIRE A TOURS

Patrons voyous, actionnaires charognards, salaires de misère, répression
anti-syndicale, licenciements massifs, retraites torpillées, précarité
généralisée, travailleurs sans-papiers, criminalisation des mouvements
sociaux, injustices sociales étouffantes… Les raisons de se révolter
vraiment grossissent de jour en jour.

Anarchistes, anarcho-syndicalistes, communistes libertaires, (« Les amis
de Demain Le Grand Soir », Alternative libertaire…) feront entendre leur
voix révolutionnaire, anticapitaliste et internationaliste lors de la
manifestation qui partira de la place de la liberté, à Tours, le samedi
1 mai, à 10h



Montpellier :

1er Mai : un cortège libertaire pour un partage des richesses

Pour la manifestation du premier mai, étape du mouvement social actuel, Alternative Libertaire (AL), la Confédération Nationale du Travail (CNT) et la Coordination des Groupes Anarchistes (CGA) ont choisi de se regrouper au sein d'un cortège commun. Depuis de nombreuses années, nos biens collectifs (système de santé, retraites par répartition, éducation, services publics en général) ont été démantelés par les gouvernements successifs au profit d'intérêts privés ; le patronat bénéficiant des largesses des États. Nous refusons le discours actuel généralisé qui tient pour inévitable un allongement du temps de travail ou une baisse des pensions concernant les retraites. Il y a suffisamment de richesses produites pour financer les retraites ! Le montant du bouclier fiscale et des exonérations au patronat dépassent le soi-disant « trou » des retraites ! Mais puisque l'argent provient de notre travail à tous-tes, c'est à nous de gérer collectivement ces salaires socialisés.
Nous pensons que la grève générale est le moyen incontournable pour faire plier collectivement la classe dirigeante et obtenir la répartition des richesses nécessaire à l'égalité économique et sociale.
Nous appelons celles et ceux qui partagent notre idée de lutte de classe à rejoindre notre cortège qui partira du Peyrou le 1er mai à 10h, derrière la
banderole commune « Partageons les richesses, généralisons la grève »



Bordeaux : cortège libertaire, 10h, Place Saint Michel.

Chambéry : cortège "rouge et noir", 10h, place du Palais de justice.

Toulon : 10h place de la liberté ,suivi d'un pic nic

Besançon :cortège libertaire, 10h, place de la révolution
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Re: cortèges libertaires du 1er mai

Messagede Pïérô » 30 Avr 2010, 00:07

Tracts d'AL et FA :

Dans les entreprises, les quartiers, les universités :
Construire la grève générale contre la casse des retraites !


Alors que le monde du travail est traversé par des vagues de licenciements, de privatisations et de délocalisations, le gouvernement nous incite à nous « serrer la ceinture », notamment en remettant en cause nos retraites. Il est grand temps d’inverser la vapeur en engageant le combat avec le patronat et la droite.

Une attaque frontale contre les retraites par répartition

Que ce soit l’UMP, le PS ou les Verts, tous s’accordent pour dire que l’allongement de la durée de vie doit être suivi d’un allongement de la durée de cotisation aux retraites. Ils ne discutent que de la forme que doit prendre cet allongement. Or, qu’on choisisse d’allonger la durée de cotisation ou de retarder l’âge du départ, les conséquences seront les mêmes. Beaucoup de salarié-e-s, en particulier les femmes, n’arrivent déjà pas à cotiser 40 ans et doivent partir tard ou avec une retraite incomplète. Ce système se généraliserait avec l’allongement de la durée de cotisation et à terme, seule une partie des salarié-e-s pourront compléter leur retraite avec des fonds de pension privés. L’allongement de la durée de cotisation constitue donc bel et bien une remise en cause du système par répartition.

Relevons la tête

Pourtant, d’autres solutions sont possibles. Il y a aujourd’hui bien plus de richesses qu’au moment de la création des retraites en 1947. Le vrai problème qu’aucun politicard n’aborde, c’est la répartition de ces richesses. On pourrait très bien aujourd’hui réduire le temps de travail, réduire la durée de cotisation et augmenter les salaires et les retraites.

Mais pour cela, il faut s’attaquer aux revenus du capital.

Le patronat et le gouvernement n’hésitent pas, eux, à s’attaquer aux revenus du travail. Alors qu’ils sont pleinement responsables de la crise, ils font le choix de la faire payer aux classes populaires. La situation est déjà très difficile pour les travailleuses et les travailleurs : les licenciements, les restructurations multiples dans le public comme dans le privé, l’augmentation de la précarité causent une souffrance au travail de plus en plus grande. Pourtant, ça n’empêche pas patronat et gouvernement d’exiger que nous bossions plus longtemps pour eux. La situation est la même partout dans le monde. En Grèce, ils n’hésitent plus à diminuer les retraites et les salaires et à virer des fonctionnaires. C’est ce qui nous attend si nous ne relevons pas la tête pour dire stop, pour faire cracher le capital, pour imposer une autre répartition des richesses et une autre organisation de la société.

Notre arme, c’est la grève

Partout dans le pays, des collectifs contre la réforme des retraites s’organisent, à l’image des collectifs contre la constitution européenne en 2005 ou des collectifs contre la privatisation de la Poste à l’automne dernier. Ces collectifs sont utiles pour mobiliser dans les quartiers et mener la bataille idéologique. Mais pour faire reculer le gouvernement, la construction d’une grève interprofessionnelle reconductible sera incontournable.

Cela peut sembler un peu illusoire. Ca ne l’est pas. Les seules véritables illusions, c’est de s’imaginer que les directions syndicales appelleront à la grève générale, que le PS va s’engager dans la bataille ou que le projet de loi qui sortira en juillet prochain sera allégé par rapport aux annonces actuelles. C’est bel et bien à nous de construire ce mouvement dans les entreprises, en regroupant dès maintenant les syndicalistes prêts à se battre contre la réforme et en mettant largement en débat la question de la grève générale, entre organisations syndicales et avec tous les salarié-e-s.

Une victoire d’ampleur changerait complètement la donne après la série de défaites que nous avons encaissées ces dernières années. Si nous gagnons, cela montrerait que l’action collective a un sens, que la redistribution des richesses est possible, qu’il ne faut pas se résigner.

Alternative Libertaire


. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Image


Retraites, licenciements, précarité… Défaites du travail

Erosion continue des retraites, multiplication des plans sociaux, hausse du chômage et de la précarité, vie chère et boulots stupides, démantèlement des services publics de la santé, de l’énergie, de l’éducation, des transports, chasse aux sans-papiers et répression des mouvements sociaux et on en passe… L’adage capitaliste selon lequel les pauvres doivent payer parce qu’ils sont les plus nombreux a bien été mis en pratique avec la crise. L’augmentation du nombre de chômeurs en est une preuve, de même que l’abandon progressif des services publics au profit du privé.

Après l’échec des mouvements avortés de 2003 contre la réforme pro-patronale des retraites et de 2007 contre la réforme des régimes spéciaux, de même qu’avec la poursuite des délocalisations, le patronat avec l’aide des gouvernants mène son offensive tout en ne rencontrant des résistances que localement.

Les organisations syndicales sont incapables de mettre eu oeuvre une riposte sérieuse. Qu’elles soient terrifiées à l’idée de déclencher des événements qu’elles ne contrôleraient pas, enfermées dans des logiques politiciennes ou engluées dans la collaboration avec les patrons, elles nous cantonnent dans des journées d’actions à répétition, sans lendemains, sans nous proposer de perspectives de combat. On peut d’ailleurs analyser ce rite réformiste de la « journée d’action » comme étant ni plus ni moins qu’un moyen de canaliser les mécontentements. Autant dire un enterrement de tout espoir, y compris pour l’obtention de miettes.

Seules les résistances locales parviennent parfois, de diverses manières, à des résultats : Philips, Continental, Sodimatex, Thales, Brodard, etc. Fédérer les revendications n’est donc pas l’objectif des principales confédérations syndicales.

Dans ce système, les travailleurs sans papiers sont des salariés un peu plus proches que les autres des conditions d’esclavage idéalement, mais plus ou moins secrètement, voulues par le patronat.

Ce qu’on nous présente sous le nom de démocratie n’est qu’une mascarade : le vrai pouvoir est entre les mains des hauts fonctionnaires, jamais élus, et d’une poignée de grands patrons. Les gouvernants, de droite comme de gauche, exécutent leurs désirs.

Les politiciens de toutes espèces qui nous disent le contraire sont de fieffés menteurs. Ils nous saoulent de leurs fumées électorales, alors que, face aux rapaces de l’État et du Medef, nous n’avons qu’une seule solution : la lutte sans merci.

Les patrons ne nous feront aucun cadeau. Ils sont avares, cyniques, brutaux. Ce sont des voyous. Ils s’entendent pour nous tondre la laine sur le dos. Ne soyons plus des moutons ! Résistance : grève générale !

Ça suffit comme ça ! Il est grand temps de mettre un frein à leur arrogance. Et nous pouvons le faire si nous nous en donnons les moyens.

Les partis politiques nous trahissent ? Laissons-les crever. Nos organisations syndicales ne nous défendent pas ? Investissons-les, portons-y la flamme de la révolte. Et, si c’est nécessaire, débordons-les, construisons mieux et plus fort, organisons-nous à la base, en assemblées générales, en comités de grève révocables, en groupes interprofessionnels, pour construire la grève générale expropriatrice et autogestionnaire.

L’urgence du moment, c’est de relever le mouvement social, qu’il retrouve sa combativité nécessaire à tout progrès social. Pour cela, il n’y a pas de recette, seulement l’huile de coude, le temps donné, la solidarité et la ténacité. De toute façon, rien ne se fera que nous ne ferons nous-mêmes.

Les militants anarchistes réclament et prendront toute leur place dans la lutte à venir. Seul l’anarchisme, l’idée émancipatrice de l’individu, n’a jamais vendu les intérêts des travailleurs à l’État et aux patrons. Seul l’anarchisme peut tirer le mouvement des travailleurs de l’ornière et ouvrir la perspective d’une vraie transformation sociale. Ne plus faire confiance en ceux qui trahissent régulièrement les intérêts de ceux qu’ils prétendent défendre, cela signifie ne plus les élire. Ils ne pourront plus se réclamer d’aucune légitimité. Contre tous ces exploiteurs, petits et grands, l’idée et la pratique libertaires sont les meilleures armes !

CELUI QUI SE BAT PEUT PERDRE CELUI QUI NE SE BAT PAS A DÉJÀ PERDU !
L’ÉMANCIPATION DES TRAVAILLEURS SERA L’OEUVRE DES TRAVAILLEURS EUX-MÊMES !


Fédération Anarchiste
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Re: cortèges libertaires du 1er mai

Messagede Phébus » 30 Avr 2010, 04:46

CELUI QUI SE BAT PEUT PERDRE CELUI QUI NE SE BAT PAS A DÉJÀ PERDU !
L’ÉMANCIPATION DES TRAVAILLEURS SERA L’OEUVRE DES TRAVAILLEURS EUX-MÊMES !


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Et les travailleuses, elles s'émancipent pas les travailleuses?

(faudrait penser à s'émanciper du sexisme imposé par un cardinal à la langue française...)
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Re: cortèges libertaires du 1er mai

Messagede Pïérô » 01 Mai 2010, 18:58

Plus d'une cinquantaine, moins qu'il y a deux ans (une centaine), mais un cortège libertaire tout à fait honorable à Tours, le plus gros dans la sphère de fin de manif, et LO, NPA et PS avaient été relègués derrière nous, et il a fallu jouer des coudes... et à ce propos, il a été assez marrant de voir LO, là moins prompte à jouer des coudes, laisser le PS, boulé par nous, passer devant eux, parce qu'évidemment on ne peut que penser à certains accords électoraux. Pour moi le PS n'a rien à faire dans les manifestations et il faudrait les bouler et les renvoyer sur le trotoir à chaque fois. En tout cas cette manif du 1er mai se voulait être un "temps fort" décidé par nos bureaucraties syndicales. Une manif du 1er mai assez traditionnelle de fait. Et de fait, çà va relancer sur ce type de stratègie des "temps forts" sans se mouiller, parce que celà ne sert à rien, c'est de la fumisterie ! Alors évidemment il doit bien rester un week-end à caser avant les vacances pour nous refaire un "temps fort", mais il y en a un peu marre du calendrier qui se répète d'année en année...Et celà dit, bah évidemment on retombe sur notre réalité, nos échecs de créations d'espaces d'auto-organisation élargis, et des perspectives limitées à la capacité de construire de la convergence et de la coordination en dehors de ces bureaucraties syndicales. Et çà, si on peut le dire, et bien dans la réalité on voit le boulot qui nous attend...
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Re: cortèges libertaires du 1er mai

Messagede Kartoch » 02 Mai 2010, 00:50

Petite manif à Montpel (max 5000 personnes selon moi, mais j'ai pas compté ^^) , c'est à dire à peu 2x moins qu'à la dernière manif, en Mars...
Le 1er Mai ne mobilise plus autant, on dirait.

Par contre, les libertaires m'ont semblé plus nombreux. Je dirais une petite centaine.
Sinon, la manif a été plutôt calme, style balade printanière... (quelques péripéties, tout de même, mais ne suffisant pas à rendre la chose plus gaie).
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