Pour ma part, je considère le pouvoir comme une corruption de l'homme (entendu au sens de l'humain). Comme dirait un ancien membre d'ici, qu'on soit SDF ou PDG de Bouygues, on est tous/toutes né(e)s pareil(le)s, le cul nu et chialant.
Le plus intéressant à chercher, il me semble, quand on parle de pouvoir, c'est pourquoi les gens aiment avoir des gens au-dessus d'eux. On peut y voir plusieurs raisons :
- Une personne (ou plusieurs) en situation de pouvoir sont plus facilement critiquables que soit-même. On comprend donc qu'il est plus agréable d'avoir un chef dans ces conditions, il empêche une auto-critique que tout le monde n'est pas prêt à assumer.
- Qu'on le veuille ou non, les personnes exerçant le pouvoir ont des responsabilités, des responsabilités que tout un chacun n'est pas prêt à assumer.
- Une autre raison, c'est que les gens sont attirés par les gens de pouvoir. C'est le phénomène de cour. Les gens se pressent autour des gens de pouvoir comme des vautours sur leur proie, le flattant, ou voulant être considéré par eux.
Les raisons sont multiples, et je ne vais pas toutes les énumérées, mais on a là les grandes lignes.
Dès lors, je pense que le pouvoir disparaitra au fur et à mesure que les gens seront enfin responsables d'eux-mêmes. Je ne fais pas là l'apologie du "les chômeurs le sont car c'est de leur faute". Non, les chômeurs sont chômeurs car des gens de pouvoir n'ont pas besoin d'eux, pour des raisons que l'on sait déjà...
Le pouvoir est pervers par bien des aspects, et perverti pour les mêmes aspects. L'envie de diriger les autres, le besoin de reconnaissance, l'envie d'avoir des privilèges... Dès qu'un(e) homme/femme prend du gallon, il vise le gallon du dessus pour "faire carrière" comprenez "avoir plus de pouvoir". Plus on a de pouvoir, plus on en veut.
