Quelle insertion sociale pour les anarchistes?

Re: Quelle insertion sociale pour les anarchistes?

Messagede joe dalton » 06 Nov 2008, 20:46

phebus a écrit:Il faut faire le pari de l'ouverture et... de la gentillesse!(et systématiser la gestion des "contacts" serait peut-être une bonne idée...).


je trouve ta phrase un peu obscure, qu'entend tu par gestion des contact ! Sinon plutot dac, avec toi sur la gentillesse ! la hargne de l'anarchiste ne devrait s'exprimer que contre ses cibles et ses ennemis ! La traque "au collabos" du systeme brouille notre message, et donne à croire, que la société que nous proposons, sera une jungle de prédateurs où la loi du plus fort dominera !

Et ce que j'ai découvert c'est que le secret et l'anonymat n'aidaient rien. Un bon enracinement et une activité ouverte sont nos meilleures armes contre la répression. Et s'ils cognent pareil, il ne faut pas hésiter à aller au front et à jeter une lumière crue sur ce qui se passe. Il ne faut pas les laisser nous définir dans les médias.

Et d'ailleurs, parlons en des médias. La haine des médias et la crainte d'être récupéré, qui s'est traduite par une non-collaboration totale, a grandement nuit au développement de notre mouvement et à sa marginalité. Je pense plutôt qu'il ne faut pas hésiter à les utiliser (en étant conscient des limites).


Sans du tout prôner le secret et l'anonymat(ailleurs que sur un forum), je serais bien plus reserver que toi, et on a vue comment à finis josé bové qui croyait si bien les manipuler ! d'ailleurs quand tu parle de medias, j'ai compris que tu parlais de ces chaine detenue soit par de grand groupe, soit par des états ! Je crois qu'il ne te laisserons parler que s'il ont la certitude de pouvoir t'humilier, le moment opportun ! a l'heure d'internet, des anarchistes devrait plutôt créer leurs propres medias(autre que sous la forme forum).

L'internet offre bien des facilités, à condition de ne pas en devenir prisonnier

Je pense qu'effectivement le plus dangereux, c'est quand un site anarchiste commence a devenir une fin en soi !
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Re: Quelle insertion sociale pour les anarchistes?

Messagede Phébus » 07 Nov 2008, 05:27

Dans le mouvement social ou je milite, il y a une camarade qui dit souvent que «la mobilisation, c'est comme la vaisselle, il faut toujours recommencer». Je pense qu'au plan social, au plan de l'enracinement et de l'insertion, il ne faut jamais rien prendre pour acquis. L'audience d'aujourd'hui ne garanti rien pour demain. C'est un jardin qui doit se cultiver. L'une des erreurs fréquentes des jeunes radicaux --pas juste les libertaires-- est de croire que la lutte est linéaire. Or, elle ne l'est pas. La lutte sociale est cyclique. Ça va, ça vient. Il y a des hauts et des bas. Et c'est entre autre pour ça qu'il faut tout à la fois tenir le fort et continuer d'innover. Alors je ne doute pas que ma petite réflexion puisse être également utile en France. Et pourtant, vous avez quand même une longueur d'avance côté mouvement et organisation! :aime:

Il y a la question des contenus et des formes de lutte qui émerge et que je n'avais pas abordée. Fondamentalement, je crois à la nécessité de l'organisation spécifique ou, si vous voulez, de l'organisation politique. Règle générale, je ne suis pas trop à l'aise avec l'idée de mélanger des pommes et des oranges. C'est-à-dire que je ne crois pas qu'il appartienne à l'organisation spécifique d'organiser les luttes (par contre, on s'entend, on y participe!). Ça, l'organisation, ça devrait appartenir aux organisations de masse. Évidemment, en tant que militantEs, nous avons une responsabilité vis-à-vis des luttes mais bon, c'est un autre sujet. Ça ne veut pas dire que l'organisation spécifique ne doit pas ou ne peut pas jouer un rôle dans les luttes sociales. Je pense qu'elle a un rôle d'analyse, de diffusion de l'information et de proposition. Ce rôle, d'ailleurs, est global et ne devrait pas se limiter aux luttes. La stratégie, je crois, doit viser à créer un pôle communiste libertaire dans les luttes et sur la cité. Pour faire ça, je suis d'accord qu'il faut partir des préoccupations des gens (à commencer par les nôtres!) et offrir des éléments de réponse ou au moins des tentatives d'explications et d'éclaircissements.

Maintenant, si nous restons entre-nous, entre purs, toute l'insertion sociale du monde ne donnera rien. Il y a un problème majeur grave et sérieux avec l'anarchisme c'est qu'on ne peut pas être anarchiste sans être également un super militant. Il y a de cela de nombreuses années, la FA avait publié un bouquin intéressant intitulé «Le hasard et la nécessité» dans lequel il y avait une réflexion intelligente à ce sujet. Un des auteurs disait que pour atteindre une masse critique, il faudrait un jour arriver à une situation ou on peut être anarchiste comme on est communiste. C'est-à-dire qu'il est possible d'être communiste sans être militant actif du PCF. Il suffit d'être globalement d'accord, de lire l'Humanité, de donner un coup de main et de filer des tunes de temps en temps. C'est impossible d'être anarchiste de cette façon aujourd'hui. Nous avons un énorme problème à animer un réseau de sympathisantEs à qui on donne et demande plus que «les gens» en général mais qui ne sont pas pour autant des «militantEs». De plus, pour devenir «militantE», ça prend énormément de persévérance, de suite dans les idées et d'insistance. En fait, il faut s'imposer. On en gradue pas facilement chez-nous! Nous passons à côté de plein de gens qui se rapproche de nous et qui finissent par s'éloigner avant même que nous ayons remarqué qu'ils étaient peut-être intéressé à faire un bout de chemin avec nous. Il n'y a pas de risque que ça arrive chez les marxistes! Je pense que nous aurions tout intérêt à faire plus attention aux gens avec qui nous sommes en contact et être plus systématique dans nos suivis, quitte à tendre des perches de temps en temps. C'est ce que je voulais dire quand je disais que «systématiser la gestion des "contacts" serait peut-être une bonne idée».

Sur la question des médias, je ne crois pas qu'il soit très utile d'avoir des portes-paroles qui ont une opinion sur tout et qui tournent sur les plateaux à Bové ou Besancenot. Pas besoin de vedette anarchiste. Mais de là à refuser complètement d'utiliser les mass-médias, il y a un pas. Je ne pensais pas à la télé (quoi que, pourquoi pas) mais plus à la radio et aux journaux. Au Québec, on se pose encore la question si on doit envoyer un communiqué quand on organise une action et si on doit répondre à une demande d'entrevue lorsqu'on fait un évènement public. C'est ridicule! Depuis un certain temps, nous avons mis ces réticences de côté à la NEFAC et nous avons commencé à y aller un peu plus comme on y va dans les luttes. Résultat, on est modérément couvert, dans le même ordre de grandeur que les mouvements sociaux de taille similaire. C'est pas la fin du monde mais c'est déjà ça. Et je suis loin de croire que ça nous nuit. Au contraire, ça aide à nous crédibiliser. Mais c'est une arme à double tranchant. Le risque est grand de n'exister que dans les médias et de finir par être intégré dans l'imaginaire des gens à la société spectaculaire marchande au même titre que le monde politique.

Maintenant, sur la nécessité de développer nos propres médias, je suis vendu à la cause et c'est même là une de mes principales formes de militantisme. Ça participe de notre insertion sociale. C'est un outil.
P.S.: Sur la féminisation, il est trop tard pour me faire changer! Et, par ici, c'est très, mais alors là très, répandu. Si vous voulez, on pourrait en débattre mais c'est un sujet en soit... Et pas celui-là!
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Re: Quelle insertion sociale pour les anarchistes?

Messagede Pïérô » 07 Nov 2008, 23:02

Phébus a écrit:Alors je ne doute pas que ma petite réflexion puisse être également utile en France. Et pourtant, vous avez quand même une longueur d'avance côté mouvement et organisation! :aime:

Peut-être dans la vie réelle du mouvement libertaire organisé (encore que...), mais ici tu fais partie des "avancés".
Il y a d'ailleurs beaucoup de richesse et de lucidité dans ce topic et dans les échanges, et tu y as contribué.

Alors, on voit bien qu'il est important et nécessaire de participer aux luttes, les porter quelquefois aussi, pour contribuer à un ancrage de notre mouvement et de nos idées, un enracinement comme le dit Berckman. Le syndicalisme (enfin, un certain type de syndicalisme...) le permet par exemple dans le monde du travail. Sur la question des quartiers par contre, en France, çà en cause, çà en cause, y a qu'à , y a qu'à...(avec la révolution espagnole, les athénées...comme modèle mythifié peut-être), celà semble important pour tout le monde libertaire, mais les expériences dans l'exagone sont rares...et il y a un investissement à développer (c'est encore du "faut que..." ! :lol: ). J'ai contribué à tenter une expérience dans mon quartier, de journal et de rencontres/discussions organisées dans des cafés du quartier et que l'on appelait "bar à palabres". Je suis toujours dans une association de quartier qui a du mal à sortir du côté "animations entres nous" (avec une prédominance de couches moyennes et de "bobos"), face à un comité de quartier 3ème age et plutôt réac dans un secteur encore "populaire". A ce titre, j'aimerais bien que Phébus, qui est investi depuis longtemps sur un comité de quartier, puisse un jour développer d'avantage sur cette expérience. Je pense aussi aux associations qui se développent comme le MQJS (Mouvement des Quartiers pour la Justice Sociale viewtopic.php?f=16&t=729) en France, où à ce qui se pratique depuis un moment et à plus grande échelle en Amérique du Sud, où les libertaires s'impliquent et portent même les dynamiques parfois. Il y a aussi, dans le dernier numéro d' "Alternative Libertaire", un article sur un groupe de communistes-libertaires écossais, le groupe "Praxis", qui s'investit beaucoup dans les associations de quartiers, avec une expérience des plus interessantes et enrichissante.

Parallèlement Phébus et Berckman parlent aussi et à juste titre de moyens organisationels et de la nécessité de développer l'organisation libertaire, de développer les organisations du mouvement libertaire rajouterais-je, car je partage le fait qu'il est nécessaire, dans ce large éventail que donne à voir ce mouvement, d'affirmer et de faire vivre un courant anarchiste révolutionnaire et communiste-libertaire, et de l'organiser spécifiquement, et que ce large éventail fait qu'il y a aussi d'autres expressions organisées dont on ne peut nier les fondements. Par contre, et cet espace forum en est un outil parmi d'autres, il est important de créer du lien, du réseau, de la dynamique commune, à défaut d'unité...(que je conçois d'ailleurs comme une fédération souple de groupements et d'individus). Et encore et toujours plus, et on en voit l'intérêt ici, il y a cette nécessité de créer et développer les liens internationaux...
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Re: Quelle insertion sociale pour les anarchistes?

Messagede joe dalton » 08 Nov 2008, 16:10

Tu soulève un grave problème Phebus, celui qu’être anarchiste est un vraie chemin de croix ! En plus de l’hostilité de l’idéologie dominante, celui qui veut devenir anarchiste doit faire ses preuves pendant une trop longue période, il doit fermer sa gueule sous peine d’être remis violemment à sa place ! Pourquoi ?
Il faudrait ce penché sur ce qui motive les anarchistes à être anarchiste ! Derrière la volonté de transformation sociale, et l’idéal de justice, il peut aussi y avoir d’autre raison plus personnelle. Ainsi, je pense que beaucoup d’entre nous sont mu par un désir de mener la vie romantique du révolutionnaire ! Au fil du temps, c’est se conforter à cette posture qui prime, par rapport aux réalisations effectives : être un vraie anarchiste en tout point inattaquable sur sa crédibilité anarchiste ! Ce qui entraine une sorte de l’élitisme dans l’engagement, avec une méfiance envers ceux qui, nouveaux, pourrait troubler la pureté de son combat libertaire ! Et a éprouvé du mépris envers ceux qui aurait une prise de conscience « moindre » !
Ainsi va la course absurde à la radicalité, qui entraine à fustiger tout écart de langage chez le visiteur ! La radicalité est souvent devenue une fin en soi, alors que je pense qu’elle n’est gage de rien ! Je suis pour l’abolition du travail, cette position est radicale ! Mais ce n’est pas parce que cette position est radicale, que je devrais choisir d’être pour l’abolition du travail !
Je ne juge pas les motivations des gens en disant cela ! Si je me suis écarté du mouvement depuis quelques années, c’est justement pour m’interroger sur mes propres motivations (entre autre) ! je pense que chacun devrait s’interroger sur ses motivation réel !
Sinon, je crois que l’on peut tout de même être anarchiste, de loin comme pour l’engagement communiste ! Promouvoir nos idée dans les discussions que l’on peut avoir, refuser de participer a toute forme d’exploitation, acheter (et filer des sous) a diverse forme de publication anarchiste. Le plus gros problème étant la frustration qu’engendre une telle position, pour l’intéressé, qui est le 1er à se demander dans quelle mesure il est anarchiste !
De son coté, je pense aussi, que le Militant anarchiste devrait être assez méfiant avec se qu’il y de logique professionnelle contenue dans le militantisme « officiel ». Etre militant ressemble bien trop à une carrière, avec ses visées propres, et importe un certain nombre de problématiques particulières qui amène souvent a considérer comme ennemis prioritaire le concurrent libertaire !
Pour autant, l’anarchisme au quotidien dans une société qui en est le contraire, ce n’est pas simple ! Et ne rien faire n’est pas la solution ! Mais l’impatience ne doit pas conduire a faire des compromission, qui se révélerons coupable dans le futur ! utilisé les medias meansteam(et les radio, et les grand journaux sont tenue par les même marchand d’armes) risque d’être un terrain très glissant . Croire qu’ils puissent être bienveillants à notre égard, et qu’ils ne réutiliseront pas contre nous une ouverture vis-à-vis d’eux…
Savoir les utiliser et les manipuler, pourquoi pas ? Encore faut-t’il ne pas surestimer nos forces en la matière, et le faire par dose homéopathique !
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Re: Quelle insertion sociale pour les anarchistes?

Messagede Berckman » 08 Nov 2008, 16:42

Tu soulève un grave problème Phebus, celui qu’être anarchiste est un vraie chemin de croix ! En plus de l’hostilité de l’idéologie dominante, celui qui veut devenir anarchiste doit faire ses preuves pendant une trop longue période, il doit fermer sa gueule sous peine d’être remis violemment à sa place ! Pourquoi ?
Il faudrait ce penché sur ce qui motive les anarchistes à être anarchiste ! Derrière la volonté de transformation sociale, et l’idéal de justice, il peut aussi y avoir d’autre raison plus personnelle. Ainsi, je pense que beaucoup d’entre nous sont mu par un désir de mener la vie romantique du révolutionnaire ! Au fil du temps, c’est se conforter à cette posture qui prime, par rapport aux réalisations effectives : être un vraie anarchiste en tout point inattaquable sur sa crédibilité anarchiste ! Ce qui entraine une sorte de l’élitisme dans l’engagement, avec une méfiance envers ceux qui, nouveaux, pourrait troubler la pureté de son combat libertaire ! Et a éprouvé du mépris envers ceux qui aurait une prise de conscience « moindre » !

Joe, je pense que tu mets le doigt sur une réalité qui a été décrit par Bookchin : celle de l'existence d'au moins deux grande tendances dans l'anarchisme :
Un anarchisme "lifestyle", mode de vie, fait de postures, et de rhétorique radicale, qui se place dans un "absolu" libertaire en niant toute la notion de processus dans l'émancipation individuelle et collective, comme s'il ne s'agissait que d'une question d'affimation verbale.
Un anarchisme "social", pour qui l'anarchisme est un projet de société associé à une pratique sociale, qui ne voit pas les anarchistes comme en dehors de la société et des rapport sociaux, au dessus des autres (ou plus "purs" que les autres)...
Dans la réalité la "séparation" entre les deux n'est pas toujours aussi nette, mais elle se retrouve de manière tendancielle.
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Re: Quelle insertion sociale pour les anarchistes?

Messagede chaperon rouge » 08 Nov 2008, 17:03

"En plus de l’hostilité de l’idéologie dominante, celui qui veut devenir anarchiste doit faire ses preuves pendant une trop longue période, il doit fermer sa gueule sous peine d’être remis violemment à sa place ! Pourquoi ?" Joe

Pour la partie du mouvement libertaire que je connais au Québec, ça ne s'applique pas vraiment(petits milieux militants aussi). On peut très bien (et je crois qu'on devrait presque) être un(e) militant(e) radicaleux/euse et être très sympathique et ouvert(e) aux autres (même non-libertaires) et crois que ça peut permettre d'être collectivement plus efficace dans les actions. Il doit y avoir une multitude d'occasions ouvertes pour les militant(e)s qui souhaitent s'impliquer.

Je crois qu'en même temps, certain(e)s libertaires considèrent les anars qui font de l'"animation sociale" comme des petits chefs qui veulent éclairer le mouvement. Anarchisme= organisé ou non-organisé, toujours difficile de sortir de ces questions!
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Re: Quelle insertion sociale pour les anarchistes?

Messagede joe dalton » 08 Nov 2008, 18:46

Heureusement, berckman que la séparation n’est pas nette !
Que la radicalité ne soit pas une caution de vérité, ne veut pas dire qu’il faille mettre de l’eau dans son vin dans un soucie de séduction ! La plupart de nos positions son radicale de fait, que ce soit sur la destruction complète de l’état, à celle sur la propriété privée ! Si j’adhère à ses thèses c’est par ce que je les considère juste, et non par ce qu’elle serait les plus radicales ! Que l’on puisse être sans concession et cependant être accueillant, je veux te croire chaperon, et peut être où tu es, la situation est différente ! Ici, je constate que ce n’est pas le cas (c’est vérifiable parfois sur le forum)
Sur le problème des rapports entre orgas et inorgas, c’est une question très vaste, et un topic sur le sujet, ne serait pas de trop ! Voici un point de vue !
J’ai depuis longtemps sentie les effets pervers de la carrière militante, et tant que j’ai été très présent, avec une bande de potes inorganisés comme moi, j’ai pus être fiers de n’avoir aucune affiliation ! Depuis que je suis anarchiste « à la maison », j’ai révisé mon jugement et m’en gausse nettement moins ! J’aurais été tenté de rejoindre une orgas, je ne suis plus a une compromission prés désormais, mais le fait qu’aucune ne semble tendre vers une fusion, m’en empêche ! Combien comme moi, aimerais s’impliquer plus pour l’anarchisme, mais pensent comme moi que servir les intérêts particulier de al, la fa, ou de la cnt est une voie sans issue !
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Re: Quelle insertion sociale pour les anarchistes?

Messagede sebiseb » 09 Nov 2008, 14:19

Joe, je suis d'accord avec toi sur la radicalité.
Sur les orga's je partage moins ton avis, parce que pour monter des actions, construire des trucs il faut des moyens, et seul des organisations permettant la mutualisation des énergies peuvent le permettre.. - Cependant, notons que ces organisations peuvent être installées, temporaires voir spontanées !
$apt-get install anarchy-in-the-world
$world restart
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Re: Quelle insertion sociale pour les anarchistes?

Messagede chaperon rouge » 09 Nov 2008, 16:09

Quand je parlais de "militant(e) radicaleux/euse": c'est ce qu'ici on se fait traiter dans les mouvements quand on est là beaucoup pour radicaliser les trucs. Personnellement Joe, je n'ai pas vraiment d'adhérence véritable à une orga. (à part contre la guerre), mais ça ne m'empêche d'avoir des liens avec de nombreuses. Le but de la FA d'AL ou de la CNT est probablement davantage de construire des mouvements sociaux que de construire une orga. Quoiqu'il en soit, c'est possible que ces orgas t'apparaissent dans le champs et que tu préfères les plus petits groupes (qui peuvent très bien travailler aussi, dynamique intérieure probablement différente aussi). C'est à chacun(e) de voir, mais je crois que pour se faire, on doit être davantage penché sur la question "c'es-tu avec elles et eux-autres que je pourrais le mieux travailler pour organiser pour des mouvements sociaux combattifs" plutôt que "c'es-tu les idées d'elles et eux-autres qui m'éclatent le plus".
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