joe dalton a écrit:De toute Façons ce qui est chouette avec le capitalisme c'est que c'est tout le temps "la crise"..
Au moment où les spécialistes s’époumonent pour nous abrutir de discours savants destinés à rassurer sur l’avenir du système capitaliste, je pense que nous devrions garder à l’esprit que la société libertaire est la seule issue possible pour l’humanité.
La crise financière mondiale actuelle, majeure de l’avis même des économistes libéraux, aurait pu entraîner à très court terme l’effondrement du système si le gouvernement américain n’avait pas décidé en urgence l’injection de liquidités colossales dont leurs contribuables feront les frais.
Le prix Nobel d’économie qualifie lui-même le plan du trésor américain de « monstrueux ».
Les américains vivent en effet déjà pour leur quasi totalité à crédit et c’est justement parce qu’un grand nombre d’entre eux n’ont pas été en mesure de les rembourser que la crise des subprime s’est amplifiée pour produire celle d’aujourd’hui.
Comment payer cette formidable note à crédit ?
Il s’agit donc d’une nouvelle fuite en avant qui ne réglera en aucun cas le fond du problème qui est celui de la fin annoncée du système capitaliste.
Alors malgré des conditions de travail plus rudes, si les classes moyennes des pays « riches » n’ont plus les moyens d’acheter les productions encore accessibles des marchés émergents aux mains –d’œuvre sous payées que sont la Chine , l’Inde ou le Brésil ce sera l’effondrement général du système et seule une guerre mondiale généralisée pourra oxygéner les marchés au prix de destructions irréversibles et de centaines de millions de morts.
C’est le scénario qui a eu lieu après la crise de 1929 suivie du New Deal en 33 puis de la guerre de 39-45 .
Aujourd’hui les derniers positionnement agressifs entre la Russie et ceux qui se rangent derrière les Etats-Unis d’Amérique semblent préparer à un tel conflit armé et, une guerre mondiale amènerait probablement la fin de l’aventure humaine.
Alors nous sommes tous devant la situation suivante : aucune réforme du système capitaliste n’est plus possible et la planification bureaucratique soviétique de l’économie aboutit invariablement au rétablissement d’un libéralisme sauvage et mafieux.
Toute chose naît, vit et meurt . C’est aussi valable pour les systèmes économiques et le capitaliste .
L’avenir se trouve dans une remise à plat des rapports sociaux, dans l’auto-organisation d’une autogestion généralisée à la base de tous les pôles de production , dans une société sans état ni profit financier.
C’est le message que nous devons diffuser largement par la propagande et au travers des luttes que mènent ceux que le système exploite .
Nous sommes certes encore peu à défendre cette position et nous n’avons ni les tribunes ni les moyens des fripouilles qui dirigent gouvernements et partis mais faisons confiance à l’association des intelligences humaines et elle remplacera bientôt les rapports de force.