Sebiseb, le commentaire maintenant un peu habituel, et on ne peut plus court, du prof qui note...avec le
Berkman, je n'ai pas dis que Toulouse et Perpignan étaient à l'origine du mal..., ce serait leur donner trop d'importance...
L'autre facteur..., là, c'est le style d'échanges qui me plaisent...et si le facteur défend un peu sa baraque, j'y trouve pas de langue de bois et une certaine forme d'objectivité...
En tout cas celà me donne un peu plus d'éclairage sur le positionnement de Montpelier...peu être trop "réactif" , là ou des anarchistes- communistes comme vers Tours ou Lyon, on ne se seraient pas laissé emporté comme çà, et certainement pas par Toulouse, fief d'un anarchisme identitaire et sectaire, et très "basique", et Perpignan, avec cette autre tradition plutôt très anarcho-syndicaliste...
Mais il y avait à cette époque une ambiance très délétère dans la FA, et le moindre pêt prenait vite les dimensions d'un ouragan...Règlements de comptes et "dénonciations politiques", ont, je crois, comblé ou remplacé ce sentiment d'impuissance vis à vis du fonctionnement interne dont nous parlons. L'union régionale ouest, qui pourtant, et pour moi, je le pense encore (même si j'étais d'une tendance plus "dure"), portait cette dynamique de changement interne (même s'il fallait y aller par le côté, en biaisant quelques fois, ou frontalement...) et cette ouverture, cette forme de dépassement des "tendances historiques", avec cette formule "anarchisme social, révolutionnaire et organisateur", et ce travail de réflexion sur la conception d'un mouvement libertaire plus large et englobant (avec les alternatives en actes par exemple, jusqu'à la mise en oeuvre avec Bonaventure) c'est retrouvée bouffée de l'intérieur par ces conflits...
...et les deux groupes casses-coudes qui ont passé du temps en interne à un espèce d'acharnement insuportable où tout devenait pretexte (et je t'avoue, que "les histoires belges", j'avais fini par laisser tomber...car c'était à ne plus y retrouver ses petits...) ont fini par se retrouver sur la sellette, jusqu'à la porte de sortie... la scission en grandes pompes...Et après se crée, d'un espace plutôt "fantasmagorique", un espace d'accueil pour les départs succéssifs...et sans qu'il y ai de fond politique véritablement ( c'est pas la scission ORA/FA par exemple...).
Mais cet espace qui s'est créé d'un sentiment d'impuissance quand à un fonctionnement politiquement paralysant, et n'engendrant pas assez de sentiment "collectif" , semble prendre une certaine maturité...Mais entre "l'espace d'accueil" et "l'organisation"...solide, tant au niveau de l'implantation (en nombre et en qualité) que du "fond politique"...il y a de la route à faire...
En tout cas, la CGA se développant, prenant de l'espace, et de l'espace politique..., pour la FA, la question reste posée, si elle ne veut pas devenir bientôt qu'un espace d'organisation pour individualistes et autres militant-es cultivant essentiellement la marge...

