Parti de Gauche - Front de gauche (2013)

Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 26 Mar 2013, 02:48

Les propos de Mélenchon corrigés, la polémique ne retombe pas V.V. (avec AFP)

Non, Jean-Luc Mélenchon n'a pas dit samedi que Pierre Moscovici ne "pensait pas français, mais pense finance internationale". Mais ses propos, taxés de "vocabulaire des années trente" par le Parti socialiste, même corrigés par les journalistes présents au congrès du Parti de gauche, n'ont pas éteint la polémique aux yeux de Harlem Désir.

Jean-Luc Mélenchon s'est trouvé dimanche, à l'issue du 3e congrès du Parti de gauche à Bordeaux, au coeur d'une polémique, non sur la radicalisation de son discours contre le gouvernement et l'Union européenne, mais à propos des accusations d'antisémitisme envers Pierre Moscovici, ce dont il s'est défendu énergiquement. Samedi, un de ses proches, François Delapierre, avait lancé à la tribune que le ministre de l'Economie faisait partie des "17 salopards de l'Eurogroupe" qui font pression sur Chypre. Interrogé par la presse sur ces propos, Jean-Luc Mélenchon avait répondu samedi que le ministre de l'Economie avait "un comportement de quelqu'un qui ne pense plus en français, qui pense dans la langue de la finance internationale", selon la bande son de ses propos diffusée dimanche soir sur le site de l'hebdomadaire Politis.

Enregistrement d'importance, puisque la dépêche initiale de l'Agence France-Presse - "un comportement de quelqu'un qui ne pense pas français, qui pense finance internationale" - prêtait plus le flanc à l'accusation d'antisémitisme. Une citation erronée reprise dans les médias, dont le JDD. Le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a demandé samedi, sur la foi de cette version, au coprésident du Parti de gauche de "retirer" ses propos "inacceptables", et ce "vocabulaire des années 30". Dimanche, sur France 5, il lui a reproché "d'hystériser" le débat politique. Pierre Moscovici lui-même, qui est d'origine juive, a déclaré dimanche que Jean-Luc Mélenchon "est en train, par détestation de la social-démocratie, par détestation du Parti socialiste, de franchir certaines bornes". "Il y a des choses auxquelles on ne touche pas", a dit le ministre lors de l'émission Dimanche+ sur Canal+.

Harlem Désir n'en démord pas

"J'ignorais quelle était la religion de Pierre Moscovici et je n'ai pas l'intention d'en tenir compte dans l'avenir, pas davantage que dans le passé", a dit dimanche Jean-Luc Mélenchon lors du meeting de clôture du congrès. "Mais si un jour parce qu'il est juif", Pierre Moscovici était menacé, "il nous trouverait tous, comme un seul corps, pour le défendre", a-t-il ajouté sous les applaudissements de la salle. "Harlem Désir instrumentalise l'antisémitisme et de façon insupportable", a-t-il déclaré quelques minutes plus tard aux journalistes. "Un coup, une blessure", a admis au sujet de cette polémique Jean-Luc Mélenchon qui trouve les propos du premier secrétaire du PS "très offensants et humainement spécialement blessants de la part de quelqu'un qui a milité avec moi pendant des années". "Diversion", assure le leader du Front de gauche. "Les socialistes ont décidé de franchir à mon sujet des étapes inouïes de diabolisation", a-t-il déclaré devant les caméras. Sans jamais corriger de lui-même ses propos prêtés samedi. Il a fallu attendre dimanche soir et la publication de la bande-son par Politis pour les rectifier.

Mais Harlem Désir n'en démord pas : "Je n'ai aucune excuse à faire" à Jean-Luc Mélenchon, a-t-il dit sur BFMTV lundi matin, interrogé sur les rebondissements de la déclaration du coprésident du Parti de gauche. "Ce genre de vocabulaire pourrit le débat politique", a-t-il ajouté. Un "parler cru et dru", qu'a revendiqué sur scène dimanche Jean-Luc Mélenchon, "fier d'être tribun". "Je ne leur reconnais aucune suprématie intellectuelle parce que ma manière de parler les dérange, parce que j'appelle un chat, un chat et mon camarade, un salopard, un salopard", a-t-il lancé sous les applaudissements d'une salle pleine. "Dans la Bible, il est écrit que Dieu vomit les tièdes", a-t-il rappelé.
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Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 27 Mar 2013, 02:58

Le PS veut une rupture entre le PCF et Mélenchon François-Xavier Bourmaud 26/03

Les socialistes condamnent les invectives de l'ex-candidat à l'Élysée et souhaitent que les communistes s'en détachent.

Cette fois, il a vraiment réussi à les énerver. Jusqu'alors, les socialistes réagissaient plutôt mollement aux invectives de Jean-Luc Mélenchon à leur encontre. Le leader du Front de gauche avait même pu traiter François Hollande de «capitaine de pédalo», le surnommer «Hollandreou» ou jurer qu'il était «aussi aveugle que Louis XVI», sans s'attirer guère plus que de vagues commentaires indignés, les socialistes s'efforçant de ne pas insulter l'avenir en prononçant des paroles indépassables. Cette fois, c'est fini.

«Il faut que cela cesse», a tranché le patron des députés PS, mardi à l'Assemblée nationale, après la dernière polémique en date, celle portant sur les attaques de Jean-Luc Mélenchon à l'encontre de Pierre Moscovici, accusé par le tribun de ne plus penser «en français» mais «dans la langue de la finance internationale».

Pour Bruno Le Roux, Jean-Luc Mélenchon «n'est pas un allié, il est dans l'opposition depuis plusieurs mois, dans l'opposition la plus dure, la plus caricaturale, qui emploie des termes qui n'ont jamais été employés dans le débat politique à gauche».

Mélenchon et les socialistes, c'est vraiment fini? À en juger par les réactions d'autres responsables PS, la ligne semble claire et les «éléments de langage» bien calés. Dans la foulée des déclarations de Bruno Le Roux, les deux porte-parole du groupe PS enchaînaient sur le même ton, Annick Lepetit assurant que Jean-Luc Mélenchon avait «insulté toute la gauche» et Thierry Mandon le renvoyant à ses échecs électoraux: «Quand Jean-Luc Mélenchon aura fait ses preuves au suffrage universel direct dans une circonscription ouvrière, il pourra donner des leçons de gauche à ceux qu'il critique.»

Mais disant cela, les socialistes ne s'adressent pas qu'à Jean-Luc Mélenchon. Au-delà de leur principal contempteur, ils parlent aussi à leurs alliés communistes qui, à l'Assemblée nationale, ne chipotent pas leur soutien à la politique du gouvernement. Sauf justement en ce moment, alors que les députés s'apprêtent à examiner l'accord national sur l'emploi. Le gouvernement souhaite voir ce texte, retranscription de l'accord signé entre le patronat et les syndicats, adopté en l'état. Or les communistes se préparent à livrer une bataille d'amendements.

Bataille des municipales

En s'en prenant désormais frontalement à Jean-Luc Mélenchon, le PS met les communistes à l'épreuve. Et leur rappelle de façon de moins en moins subliminale que l'année prochaine, ils auront besoin du soutien du PS pour conserver ou gagner des villes aux municipales. Bref, qu'à continuer à soutenir Jean-Luc Mélenchon, ils ne peuvent pas espérer de soutien de leur part en 2014. En revanche, qu'ils se détachent de lui et les vieilles alliances resteront d'actualité. Le PS a «toujours été au rendez-vous du rassemblement de la gauche», a d'ailleurs opportunément rappelé le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée, mardi.

Ces réactions très vives des socialistes aux dernières provocations de Jean-Luc Mélenchon s'inscrivent dans la continuité du travail de sape visant à décoller les communistes du Parti de gauche. Ce week-end, le secrétaire national du PS aux relations extérieures, Luc Carvounas, assurait avoir «toujours fait la différence entre les éructations de Jean-Luc Mélenchon et la position des responsables du Parti communiste». Et au PCF, le porte-parole, Olivier Dartigolles, expliquait récemment «préférer la discussion à la menace». Le message est en train de passer.
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Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 27 Mar 2013, 15:38

Mélenchon : « Le gouvernement n'a pas sa place » à l'intronisation du pape 18/03

«Décidément aucune humiliation ne nous aura été épargnée par la gauche sociale-libérale.» Dans un communiqué au vitriol diffusé ce lundi après-midi, le co-président du Parti de Gauche (PG) Jean-Luc Mélenchon s'indigne de la présence du Premier ministre Jean-Marc Ayrault et de son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, à Rome mardi, pour la cérémonie d'intronisation du Pape François.

Rappelant qu'«en 2010, François Hollande avait dénoncé la visite de Nicolas Sarkozy au Vatican comme un manquement à la laïcité», Jean-Luc Mélenchon dénonce le fait qu'«en 2013 il y envoie ses deux plus hauts représentants, Jean-Marc Ayrault et Laurent Fabius pour l’intronisation du nouveau pape».

Et la figure du Front de gauche de faire un parallèle avec les funérailles du défunt président vénézuélien, où la France était représentée par le ministre des Outre-mer, Victorin Lurel... «Ceux qui ne pouvaient pas perturber leur calendrier pour se rendre aux obsèques d’Hugo Chavez aux cotés de 35 autres chefs d’Etat se donnent le loisir de se rendre à une messe où ils n’ont pas leur place.»

Matignon invoque la « tradition »

«Il est de tradition dans la Ve République que le Premier ministre représente la France à l'intronisation du nouveau Pape», s'est-on justifié à Matignon, où l'on rappelle que Raymond Barre avait ainsi assisté en 1978 à la cérémonie d'intronisation de Jean Paul II et Jean-Pierre Raffarin - accompagné de Bernadette Chirac - à celle de Benoît XVI en 2005.

Jean-Luc Mélenchon, qui avait déploré l'élection du pape François comme n'étant «pas une bonne nouvelle pour les progressistes du monde chrétien ni pour la révolution citoyenne en Amérique du sud», a estimé dans son communiqué de ce jour que «la loi de 1905 impose une attitude plus décente que l’enthousiasme pro papal de la nouvelle équipe gouvernementale».

«J'adresse au Pape François 1er mes félicitations les plus chaleureuses et mes voeux très sincères pour la haute mission qui vient de lui être confiée à la tête de l'Eglise catholique pour faire face aux défis du monde contemporain», avait déclaré le président de la République François Hollande, à l'annonce de l'élection du souverain pontife. Le chef de l'Etat avait par ailleurs suscité l'ire de l'opposition en faisant ce trait d'humour à l'annonce de la démission de Benoît XVI : «Nous ne présentons pas de candidat.»
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Re: Parti de Gauche

Messagede Nyark nyark » 28 Mar 2013, 19:22

A mes camarades du Front de gauche : cachez cet islam que je ne saurais voir…

En tant que citoyen, élu Front De Gauche, musulman d’apparence et athée, je vous devais, camarades, la sincérité. Je pensais que des responsables du Front de Gauche se seraient manifestés pour saluer la décision de la Cour de Cassation concernant la crèche Baby Loup. Beaucoup se sont manifestés, mais pour tenir le même discours que Marine Le Pen, Manuel Valls, ou Jean-François Copé. Tout ceci a de quoi interroger…

Nous avons un problème camarades. Je me demande encore comment lors de la campagne des présidentielles, il a été possible de célébrer la main sur le coeur la France métissée et le multiculturalisme et dans le même temps, s’aligner sur la droite et l’extrême droite pour bannir les musulmans des sphères publique et privée. Pour beaucoup, un musulman est forcément intégriste. Jamais un raccourci aussi insultant n’a été fait pour les catholiques ou les juifs.

Nous avons un problème, camarades. Vous n’êtes pas sans savoir que l’on parle de l’islam comme de la seconde religion de France. Vous n’êtes pas fan des religions ? Moi non plus. Est-ce à dire qu’il faut les combattre jusqu’à convertir tous les croyants en de parfaits agnostiques ou athées ? Ces personnes de confession musulmane ne vivent pas toutes en vase clos, enfin pas encore. A force de signifier aux musulmans que l’islam est incompatible avec la République, vous allez réussir à les exclure de la société. Comme si l’islam n’était pas déjà la cause de trop nombreuses discriminations, la gauche dite progressiste à décidé de bannir toute visibilité musulmane de notre vue. A rebours des évolutions de notre Nation.

Nous avons un problème camarades. Car de quoi parlons-nous ? Du port du voile dans les services publics ? Loupé. On parle du port du voile par certaines femmes qui travaillent dans le secteur privé, dans lequel jusque-là la loi de séparation des églises et de l’Etat ne s’applique pas. Logique. On parle donc de femmes, qui souvent travaillent avec des enfants en vue de les éduquer et les épanouir. Que vient donc faire l’islam dans cette histoire ? Ces femmes dispensent-elles en cachette aux enfants des cours d’arabe ou de prière ? Ces femmes appelleraient-elles ces enfants avec des prénoms musulmans ? Pire, les obligeraient-elles à manger halal ? C’est ridicule n’est-ce pas ? Vous êtes en effet ridicules.

Nous avons un problème camarades. Il est inconséquent de dénoncer la montée de l’islamophobie et vouloir dans le même temps l’entretenir en signifiant plus particulièrement aux femmes qu’elles doivent choisir l’assimilation ou l’exclusion. Il est inacceptable de faire le lit de la droite et du FN en emboîtant le pas à celles et ceux qui voudraient voir disparaitre l’islam du paysage sociétal. Vous incitez par ces positions, au repli communautaire et religieux que vous dites combattre. Est-il concevable de s’appeler Mohamed ou au hasard Madjid et être considéré comme étant pleinement français ? Vous développez, camarades, ce qu’on appelle communément le syndrome de l’exclu. Mais je vous l’annonce, les arabo-musulmans de ce pays n’ont plus vocation à être des victimes, il faudra compter avec. A leurs côtés. Ou pas.

Nous avons un problème camarades. La laïcité est trop souvent brandie comme un étendard pour mieux cacher une vraie détestation de l’islam. Or, le vivre ensemble c’est précisément accepter les religions tant qu’elles ne se font pas oppressantes et qu’elles ne demandent pas à régir la vie politique et publique. Quelles sont les revendications qui vous poussent à rejeter ainsi des millions de personnes de par leur foi ? Allez-vous nous parler du halal à la cantine ? Des piscines mixtes ? Ces arguments repris par les Guéant et autre Hortefeux ? Combien de cas ? Combien ? Oui, le dossier est vide.

Nous avons un problème camarades. En stigmatisant les musulmans dans leur ensemble, vous niez la réalité. Vous niez ces femmes et hommes musulmans qui tous les jours étudient sans combattre la mixité, et ce du lycée à l’université, sans faire montre de leur foi. En s’adaptant donc déjà à la société dans laquelle ils vivent et en y apportant leur contribution. Vous refusez d’admettre qu’on est plus intelligent quand on se mélange culturellement, y compris avec des musulmans. Il m’avait pourtant semblé que le Front de Gauche défendait plus que n’importe quelle autre famille politique, les quartiers populaires, dans toutes leurs diversités. A croire que beaucoup au Front de Gauche les ont désertés au point de les ignorer.

On ne lutte pas contre un prétendu obscurantisme en voulant imposer un autre obscurantisme bien réel celui-là : l’anticléricalisme primaire, sur lequel surfent les plus réactionnaires pour mieux exclure les musulmans de ce pays, étrangers ou français.

Parce-que tout l’arsenal répressif mis en place ne vise que les musulmans, je vous le dis : tout ça va laisser des traces, des traces indélébiles.

Vous avez un problème, camarades.


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Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 31 Mar 2013, 02:41

Anne Stoessel au bureau national du Parti de Gauche 29/03

La Mayennaise Anne Stoessel fait son entrée au bureau national du Parti de Gauche, une instance de 60 membres : 30 hommes, 30 femmes. Professeur-documentaliste à Laval, âgée de 39 ans, Anne Stoessel est, depuis l’automne 2012, la co-présidente du Parti de Gauche en Mayenne, aux côtés de Claude Piou. Sa nomination au bureau national du Parti de Gauche est, pour elle, « une belle marque de confiance et de reconnaissance pour le travail mené en Mayenne ». « Cela constituera aussi un appui fort dans le département car il est plus urgent que jamais de convaincre les Mayennaises et les Mayennais que lorsqu’ils votent pour une politique libérale ils agissent contre leurs propres intérêts », assure-t-elle.
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Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 31 Mar 2013, 14:44

Hollande : le social libéralisme simplifié 29/03

L’intervention télévisée du Président de la République, avait pour but de délivrer un message : le cap de la politique que je met en œuvre est fixé et je vais continuer dans le même sens. « Tous les outils sont sur la table » n’a-t-il cessé de répéter tout au long de l’émission : le traité européen et l’union bancaire pour juguler la crise européenne, le pacte de compétitivité qui donne 20 milliards d’euros aux entreprises pour soutenir la croissance, la réforme du marché du travail avec la transposition législative de l’Accord National Interprofessionnel… Une politique dominée par la logique du libéralisme, les dogmes de la compétitivité, de la réduction des déficits publics et de la flexibilité, qui ne répond en aucune manière aux attentes des classes populaire.

Il y eut peu d’annonces fracassantes mais suffisamment pour laisser entrevoir que les prochains mois n’allaient pas être un long fleuve tranquille : nouvel allongement de la durée de cotisation pour avoir une retraite à taux plein (en précisant qu’aucune réforme en la matière ne peut être la dernière…), piste envisagée de désindexer le montant des retraites du régime général par rapport à l’inflation, en s’appuyant sur l’accord qui vient d’être signée concernant l’AGIRC et l’ARRCO, diminution des allocations familiales pour les ménages les plus aisés. Et de nouveaux clins d’œil pour les patrons : facilité fiscale renforcée pour la cession des entreprises (quelques miettes supplémentaires pour les « pigeons »), la taxe à 75 % sera finalement mise en œuvre par les entreprises pendant deux ans (toutes impositions confondues, ce qui la réduit pour les salaires de 1 million d’euro par an, à 50%, en prenant en compte les cotisations sociales) et sans que la part de la rémunération à laquelle elle s’applique ne soit clairement établie.

Ce n’est pas de l’austérité, seulement une politique rigoureuse, a voulu rassurer François Hollande… C’est plutôt inquiétant car, on peut se demander ce qu’il fera quand il s’agira de mettre en œuvre une véritable austérité… Dans le contexte de crise actuelle, qu’il reconnait avoir « sous estimé », une telle politique est une impasse mortelle. L’urgence d’une alternative à gauche qui ose affronter la finance et le patronat n’en est que plus pressante. Les responsabilités du Front de Gauche sont elles aussi simplifiées : proposer une politique de rupture avec le libéralisme et rassembler tous ceux à gauche qui sont prêts à la mettre en œuvre.
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Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 01 Avr 2013, 14:01

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Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 02 Avr 2013, 23:18

Il faut choisir Roseline Vachetta Hebdo Tout est à nous ! 188 (28/03/13)

Plus tribun que jamais lors du congrès du PG à Bordeaux, Mélenchon a multiplié les diatribes. Pense-t-il vraiment, comme il l’a dit dans un entretien à Mediapart il y a quelques jours au sujet de l’Italie, que la période est « prérévolutionnaire et qu’il faut, dans cette période, que quelqu’un assume une fonction tribunitienne » ?
Il veut « mettre du conflit partout ». Chiche, mais comment ? Il se veut « la mauvaise conscience » des socialistes et donc le premier opposant de Hollande, « leur surmoi » dit-il. Faire pression sur le gouvernement ? C’est en deçà du ras-le-bol exprimé par la population, et pas une réponse à la hauteur des attaques que subissent aujourd’hui des millions de personnes ni à la hauteur des exigences des salariéEs en lutte à PSA ou ailleurs, ou des résistants contre l’Ayraultport ! Eux parlent d’alternative politique et entrent en conflit pour des revendications incompatibles avec la politique de ce gouvernement.
Ce qui est franchement inquiétant dans ce discours de Bordeaux, c’est ce mélange continuel d’appels à la lutte sociale et de propos très républicains, quasiment nationalistes, tels « Moscovici, quelqu’un qui ne pense plus en français mais dans la langue de la finance internationale », ou bien ce refus de sortir de l’euro pour que « l’euro de Merkel ne triomphe pas ». Sans même parler de « l’internationalisme et la solidarité, cela c’est français »…
La lutte de classes, l’écosocialisme ne peuvent se limiter aux frontières de l’État et de la République. D’abord parce que cet État n’est pas neutre : ses institutions sont au service de la classe que nous combattons. C’est d’ailleurs pour cela que nous ne voulons pas les gérer. Ensuite parce que la gauche de combat est réellement internationaliste, pour défendre les intérêts communs des oppriméEs par delà d'inutiles frontières.
Dans un contexte de mondialisation de la crise économique, écologique, politique, comment tenir un tel discours républicain ? Quel est l’objectif : gouverner le pays, ou bien se mettre au service des mobilisations dans une perspective d’opposition de gauche résolue à ce gouvernement, de rupture avec cette République et de réelle alternative au système ? Il devient urgent de choisir.
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Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 04 Avr 2013, 01:58

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Re: Parti de Gauche

Messagede Ian » 04 Avr 2013, 07:49

La réponse de Mélenchon à Besancenot sur l'opposition au gouvernement...

Limpide non? :lol:
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Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 05 Avr 2013, 15:19

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Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 07 Avr 2013, 02:42

" L'eau n'a pas de prix " pour le Parti de gauche 01/04

Gabriel Amard, secrétaire national, animait samedi soir à la Cigale, une réunion publique sur le thème de la gestion publique de l'eau.Pour Gabriel Amard, secrétaire national du Parti de Gauche, "il est temps de sonner la fin de la récréation en matière de gestion de l'eau". Cofondateur du Parti de gauche, président de la communauté d'agglomération Les lacs de l'Essonne et auteur de l'ouvrage "L'eau n'a pas de prix. Vive la régie publique !", M. Amard milite depuis plusieurs années en faveur d'une gestion publique de l'eau. Invité dans le cadre d'une formation militante qui s'est tenue samedi à la Cigale, il animait dans la soirée une réunion publique plaidant pour la gestion publique de l'eau.

L'eau n'est pas une marchandise

Devant plusieurs dizaines de spectateurs, le secrétaire national du Parti de Gauche a défendu longuement l'importance de la gestion publique de l'eau. "L'eau, comme le vent ou le soleil, n'est pas une marchandise. Elle n'a pas pour vocation de générer un chiffre d'affaires. C'est un élément nécessaire à la vie", introduisait-il. M. Amard se lançait alors dans une vaste démonstration tendant à mettre en évidence les avantages financiers et écologiques d'une gestion publique de l'eau, défendue par son parti. "Elle est la seule à facturer l'eau au prix coûtant puisqu'elle n'est pas tenue de redistribuer des bénéfices à ses actionnaires. En moyenne, une gestion publique permet d'approvisionner l'eau pour 30 % moins cher, d'avoir un réseau plus performant et de pratiquer des tarifs progressifs de l'eau". Distinguant les différents usages de l'eau, celle nécessaire à la survie, à la vie, au confort, au luxe et à l'usage industriel, la régie de l'eau des lacs de l'Essonne a, par exemple, supprimé la part fixe des abonnements domestiques, estimant que "les habitants n'ont pas à payer pour que coule la première goutte". Des tarifs progressifs ont également été mis en place, partant du principe que "celui qui consomme le plus paye plus cher". Selon l'édile, "les bénéfices sont directement réinvestis dans le réseau. Quand une conduite a une durée de vie de 80 ou 100 ans, certaines entreprises privées attendent que les conduites lâchent. Cet investissement permet de réduire les fuites et d'économiser l'eau". L'intervenant a également dénoncé "les abus des sociétés privées pour conserver leurs marchés", concluant avec l'exemple de Quillan où "sous prétexte du remplacement des branchements plombs, qui est pourtant partiellement subventionné, la Lyonnaise des eaux prolonge son contrat d'affermage jusqu'en 2025 et justifie l'augmentation de ses tarifs". Gabriel Amard, secrétaire national du Parti de Gauche a défendu longuement la gestion publique de l'eau.


Formation militante du Parti de Gauche 01/04

La réunion publique sur la gestion de l'eau concluait une journée de formation des militants de l'Aude, de l'Ariège et des Pyrénées-Orientales du Parti de Gauche.

Au total, près d'une quarantaine d'élus et de militants du parti a suivi une formation à l'aune des prochaines échéances électorales.

"Cette journée s'est tenue à Quillan puisque la ville est un point central entre les trois départements. Nous avons formé plusieurs dizaines de militants sur les compétences d'élus, la réforme intercommunale et la gestion de budgets municipaux", explique Odile Carol, cosecrétaire du Parti de gauche de l'Aude.
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Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 07 Avr 2013, 16:44

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Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 08 Avr 2013, 18:43

Sortir du capitalisme par la République sociale commission Economie, Parti de Gauche

NDLR : ce texte collectif a été porté à la connaissance de ReSpublica avant le Congrès du Parti de gauche, auquel il était soumis. S’il n’y a pas été repris dans sa totalité - et donc n’engage pas le Parti de gauche - nous avons souhaité le diffuser parce qu’il coïncide avec nombre de thèses privilégiées par ce journal.

Le capital a plongé l’humanité dans la plus grave crise financière, économique, sociale et écologique de son histoire, et n’en poursuit pas moins ses prédations sur les peuples du monde entier. Ce mode de production, fondé sur la marchandisation et l’exploitation de la vie humaine et de l’écosystème, n’est pas une fatalité. Cette formation sociale et historique n’est ni tombée du ciel, ni consubstantielle à une prétendue « nature humaine », qui élirait toujours mystérieusement la pire des solutions. Façonné par la main de l’humanité, le capitalisme peut par conséquent être défait par elle. Au-delà des réformes d’urgence face à la crise, développées notamment dans le programme L’humain d’abord et dans le Contre-budget du PG, notre responsabilité en tant que parti est donc d’oeuvrer concrètement à la libération des travailleurs et de l’ensemble des citoyens en défendant des mesures de rupture avec le capitalisme. Pour ce faire, le Parti de Gauche ne connaît qu’une seule médecine : la République sociale.
Ce texte est issu des différents travaux de la Commission économie du Parti de Gauche. Nous le proposons comme contribution à notre congrès.

1. Récupérer la souveraineté du peuple face à l’Europe libérale : une nécessaire reprise en main de la politique monétaire

a. Refuser la privatisation de la monnaie

Pour rompre avec le capitalisme, il faut que le peuple reprenne la main sur la politique monétaire. Le traité de Maastricht a achevé la mise sous tutelle des nations européennes par les marchés financiers capitalistes. L’État, les collectivités territoriales, les caisses de protection sociale ne peuvent plus emprunter pour financer leurs investissements, directement ou indirectement, sans passer par les fourches caudines des banques privées et des marchés financiers. Ceux-ci ont le monopole de la monnaie ainsi privatisée. L’adoption du TSCG et ses règles absurdes de limitation de la dette et des déficits démontrent une fois de plus que l’union monétaire est un instrument de soumission des peuples à l’idéologie néolibérale. Dépossédés de l’instrument des taux d’intérêts et du taux de change et livrés à une libre concurrence exacerbée par l’élargissement de l’UE, les gouvernements instrumentalisent cet ensemble de contraintes pour justifier des politiques de compression du « coût du travail ». L’exonération des prélèvements fiscaux et sociaux pesant sur les entreprises et les revenus du capital en est une illustration. Pour sortir de cette situation catastrophique, il faut désobéir aux traités européens et, en même temps, engager des discussions pour de nouveaux traités au sein de l’Union européenne.

b. Proposer une autre voie pour l’euro

Nous mènerons ainsi un véritable coup de force qui nous permettra de subvertir les institutions européennes et de les pousser ainsi à se réformer radicalement. Le gouvernement fera voter tout de suite les dispositions constitutionnelles et légales nécessaires pour réformer le statut de la Banque de France. Son nouveau statut autorisera cette dernière à concourir directement au financement de l’État et à refinancer les banques publiques à taux réduit. Cette reprise en main de la politique monétaire, en violation du traité sur l’Union monétaire, alliée à un audit citoyen de la dette, à une réglementation drastique de la finance et à la nationalisation des grandes banques pour constituer un pôle public bancaire puissant, nous permettra de mettre en oeuvre une véritable politique de relance et d’être suivis en ce sens par les pays européens qui subissent de plein fouet les plans d’austérité. Nous réorienterons les intérêts de la dette actuellement versés aux capitalistes vers les budgets de l’Etat, des collectivités territoriales et les caisses de protection sociale ; nous embaucherons massivement dans les services publics ; nous financerons ainsi la nécessaire transition écologique. Et si nous sommes exclus de la zone euro par la BCE, nous serons en mesure d’assumer ce risque. Si la BCE refuse de se réformer avec la prétention de nous obliger à mener une politique néo-libérale pour rester dans la zone euro, nous entreprendrons de construire d’autres solidarités, fondées sur un nouveau rapport de forces((Cette stratégie est développée en détail dans la résolution du Conseil national du PG d’avril 2011 et dans l’ouvrage Nous on peut, de Jacques Généreux, paru aux éditions du Seuil.)). Nous pourrions, par exemple, négocier la création d’un « eurosud » dévalué et refondé sur des principes coopératifs ou, si cela s’avère impossible, créer un système monétaire européen stabilisant les taux de changes intra-européens et associé au contrôle des mouvements de capitaux.1

2. Réformer le droit de propriété des moyens de production contre le diktat du capital : une politique économique qui rende le pouvoir aux travailleurs

a. Renverser le rapport de forces entre capital et travail

La réforme radicale de la politique monétaire, la réglementation de la finance et la relocalisation de l’économie constituent les premiers pas décisifs pour aller au-delà et changer radicalement la société. En effet, nous devons sortir du capitalisme, comme système d’exploitation des travailleurs et de privilèges indus octroyés aux actionnaires, sans quoi les crises continueront et les peuples en feront continuellement les frais. Il faut donc avancer vers une réforme drastique de la propriété privée lucrative, tout à la fois des moyens de production, des moyens de subsistance et des moyens de circulation monétaire. L’ensemble des entreprises oeuvrant à l’intérêt général de la nation (énergie, banques, transports, etc.) doivent être nationalisées immédiatement. Les entreprises de l’économie sociale et solidaire doivent quant à elles être soutenues et privilégiées dans les marchés publics ; et les salariés doivent bénéficier d’un droit de préemption pour pouvoir reprendre leur entreprise en coopérative. De plus, nous ferons en sorte que les salariés voient immédiatement leurs droits renforcés au sein de l’entreprise. Une réforme de la direction des entreprises et l’établissement d’un droit de veto du CE sur l’ensemble des décisions stratégiques permettra enfin aux salariés de s’opposer aux plans de licenciements et de proposer de réelles alternatives.

b. Engager une socialisation progressive des entreprises

Le privilège fondateur du capitalisme est celui par lequel la totalité du capital accumulé par autofinancement, et donc généré par la combinaison productive du capital et du travail, appartient unilatéralement aux actionnaires. Il s’agit ni plus ni moins d’un vol légal, à l’instar des privilèges féodaux en leur temps. C’est pourquoi il est nécessaire de rompre avec ce privilège et de conférer la propriété d’une part croissante du capital aux salariés2 en tant que société des travailleurs, c’est-à-dire collectif de travail. Grâce à cette réforme de socialisation progressive, la part du bénéfice incorporée dans les fonds propres de l’entreprise chaque année sera partagée entre les actionnaires et la société des travailleurs, au prorata de la contribution du travail aux richesses produites, mesurée en proportion du travail et du capital consommés. Ce capital détenu collectivement par les salariés ne donnera pas droit à versement de dividendes. Il ne s’agit pas de droit de propriété individuelle lucrative, mais bien de propriété sociale collective. Si cette loi avaient été votée il y a dix ans, les salariés de PSA seraient majoritaires aujourd’hui dans le capital de leur entreprise, et donc au Conseil d’administration.

3. Sécuriser l’activité économique réelle face aux aléas du marché : une politique publique au service de l’intérêt général

a. Créer une Caisse de solidarité productive

En synergie avec cette socialisation progressive, nous instituerons une Caisse de solidarité productive, qui permettra d’assurer la sécurité de l’activité de production pour l’ensemble des acteurs (salariés, travailleurs non salariés, entreprises, entrepreneurs) par mutualisation du risque, selon le même principe que la Sécurité sociale et par un système de cotisations des entreprises, dont le barème sera sur le modèle de l’impôt progressif2 . Cette Caisse imposera donc par la loi une solidarité économique entre les entreprises, grandes et petites, face aux variations d’activité. Elle apportera aux entreprises des fonds propres, obtenus par mutualisation, sans le besoin de recourir à des fonds extérieurs privés. Elle fournira également des financements longs, par le crédit à taux bas ou nul pour les TPE/PME, sans que l’Etat n’ait à débourser un centime. La Caisse de solidarité productive pourra en outre se substituer aux employeurs pour financer la baisse du temps de travail, en cas de baisse de commandes, et assurer le maintien des salaires, ainsi que la continuité du contrat de travail, en cas de graves difficultés économiques ou de disparition de l’entreprise. En association avec la socialisation progressive, elle éliminera progressivement les capitaux privés des entreprises pour leur substituer des capitaux socialisés, ce qui assurera donc la sortie du capitalisme par la disparition des capitalistes en tant que classe.

b. Assurer un protectionnisme écosocialiste

Il est également indispensable de faire bifurquer le modèle libéral mondialisé qui entraîne partout, dans les pays développés comme dans les pays en voie de développement, le chômage, la misère et l’accroissement des inégalités, tout en détruisant systématiquement l’environnement. À cette fin, il est absolument nécessaire de mettre en oeuvre une planification écologique, qui permettra la relocalisation des échanges, la prise en compte du temps long dans la production sociale et la préservation responsable de l’écosystème humain. C’est pourquoi nous devons mettre en place une politique protectionniste de relèvements des droits de douanes sur des critères sociaux et écologiques. Ceci n’est en aucun cas contradictoire avec la solidarité internationale des travailleurs, puisque ces mesures protectionnistes permettront de compenser les effets du dumping social et écologique. En effet, en augmentant le coût des importations, les revenus dégagés par ces taxes permettront d’aider les producteurs locaux et d’alimenter des fonds à destination des pays visés pour les aider à progresser socialement et écologiquement. Enfin, la Caisse de solidarité productive constituera un outil essentiel pour la planification écologique, en tant qu’elle permettra à la puissance publique d’orienter la vie économique vers un mode de production écosocialiste par le conditionnement des fonds alloués en fonction de critères écologiques.

Une réforme allant dans ce sens est notamment proposée par François Morin, dans l’ouvrage Un Monde sans Wall Street, paru aux éditions du Seuil, collection économie humaine.
Cette proposition est notamment développée dans l’ouvrage Changer vraiment ! Quelles politiques de gauche ?, Fondation Copernic, Editions Syllepse.
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Re: Parti de Gauche

Messagede Blackwater » 08 Avr 2013, 22:22

Une fusion du programme du Front National avec celui des Verts, avec un poil du Parti Radical de Gauche!

J'exagère un peu, mais un protectionnisme digne du programme de Marine Le Pen aux Présidentielles 2012, avec un côté "écolo" qui tombe à pic vu que Eva Joly voulait se rapprocher du Front de Gauche récemment, faut bien faire quelques clins d'oeil...
La République Sociale et la stigmatisation d'une Europe libérale digne d'un Chevènement et de son PRG....
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