Le mali sur une poudrière

Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede niouze » 13 Jan 2013, 14:29

Je sais bien que l'exemple malien n'est peut être pas le bon mais si on extrapole : un état demande de l'aide face à une attaque fasciste, quelle est notre position ?
pour moi il reste le même pour tous , même en imaginant que nos politicien le fassent vraiment sans arriere pensé politique ou économique de toute les guerres de libérations vu ses 10 dernieres années; un constat s'impose c'est toujours le peuple qui trinque
En se basant notamment sur les documents rendus publics par Wikileaks, le Guardian avait estimé, en octobre 2010, à 109 032 le nombre de civils et militaires tués en Irak entre 2004 et 2009, dont 66 081 civils
http://owni.fr/2011/05/02/les-300-000-morts-de-la-guerre-contre-le-terrorisme/
afghanistan : Les chiffres varient de 8 000 à 20 000 victimes selon les sources, et selon les calculs en pertes directes ou indirectes. Le plus inquiétant concerne le nombre de victimes civiles infligé par les forces de la coalition, dont les "bavures" ne cessent d'augmenter...
2006 : 929 victimes civiles
2007 : 1 633 victimes civiles
2008 : 2 118 victimes civiles
http://zekronik.free.fr/Articles_Int_Afghanistan-les-chiffres-qui-derangent.html
ou encore http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%2 ... es_civiles
et encore les chiffres sont surement minimisé des civils se retrouvant forcement taliban apres coup
[quote]
libye on a pas vraiment de chiffres mais a mon avis sa doit etre plus que ceux indiqué ici http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20 ... -voir.html
sans parler des déplacés, des gens fuyant la guerre et/ou la pauvreté engendré par celle ci etc etc .....
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede digger » 13 Jan 2013, 15:18

Rare voix discordante à droite, Dominique de Villepin estime qu'«aucune des conditions de la réussite n’est réunie» au Mali. Dans une tribune au JDD intitulée «Non, la guerre ce n’est pas la France», où jamais il ne cite le nom de François Hollande, l’ex-Premier ministre s’interroge: «Comment le virus néoconservateur a-t-il pu gagner ainsi tous les esprits?» «L’unanimisme des va-t-en-guerre, la précipitation apparente, le déjà-vu des arguments de la "guerre contre le terrorisme" m’inquiètent. Nous nous battrons à l’aveuglette, faute de but de guerre.»

http://www.liberation.fr/monde/2013/01/13/mali-des-raids-aeriens-francais-en-cours-contre-les-jihadistes_873607
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede ivo » 13 Jan 2013, 20:56

Au Mali, l'armée française affronte des hommes "bien équipés, bien armés et bien entraînés" (Elysée)
Elles pensaient tomber sur "quelques soudards à bords de Toyota avec quelques armes", les forces françaises affrontent des groupes islamistes "bien équipés, bien armés et bien entraînés", confie l'Elysée. Les opérations françaises pour empêcher la progression des islamistes vers le sud du Mali se poursuivent ce dimanche, pour la troisième journée consécutive.

>>>
http://www.franceinfo.fr/politique/au-m ... 2013-01-13
commentaire
la guerre moderne nécessite de bons renseignements pour la gagner Si nos informations sur l'ennemi sont à ce point mauvaises qu'on n'arrive même pas à connaitre à l'avance leurs armements ( pas difficile à voir depuis le ciel pourtant... ) cela nous promet bien de mauvaises surprises pour le futur... Par ailleurs, je comprends l'intervention française mais je reconnais que Villepin n'a pas tort de souligner le "flou" dans les buts poursuivis par cette opération ... stabiliser une ligne ? reconquérir ? L'Algérie est d'accord pour voir des soldats français à ses frontières ?? Normal pour le gouvernement de ne pas montrer ses cartes, mais je m'inquiète un peu quand je vois les commentaires de l'Elysée sur la résistance des combattants adverses, et l'échec en Somalie...



Mali : l'armée française frappe au nord et se déploie au sol
fr info
Au troisième jour de l'intervention militaire française au Mali, les frappes aériennes se poursuivent sur des cibles islamistes dans le nord du pays. Plus au sud, des troupes au sol ont été déployées à Bamako et Mopti, tant pour assurer la sécurité des ressortissants français que pour affirmer la détermination de la France, selon le ministre de la Défense.

Image
Ravitaillement en vol d'un Mirage 2000 D au-dessus du Tchad © AP/SIPA ECPAD

"Il y a des raids en permanence. Il y en a en ce moment, il y en aura dans l'après-midi, il y en aura demain", explique le ministre de la Défense, au troisième jour des opérations militaires françaises au Mali. "La détermination du président de la République est totale : il faut éradiquer ce terrorisme", poursuit Jean-Yves Le Drian.

L'aviation française a frappé dans la matinée des positions islamistes dans le nord du Mali, notamment à Gao. Des jihadistes seraient en fuite, selon des habitants. Une dizaine de frappes au total, menées par quatre Rafale partis de France et qui viennent renforcer le dispositif aérien français sur place, précise le ministère de la Défense. "Des camps d'entraînement, des infrastructures et des dépôts logistiques constituant les bases arrière des groupes terroristes" ont été détruits, ajoute le communiqué.
D'autres frappes aériennes ont été menées à Kidal, à plus de 1.500 km au nord de Bamako. Elles visaient, là aussi, une importante base islamiste.

Le maire de Gao, Diallo Sadou "n'a pas de mots pour remercier la France"

Les hélicoptères français ont également pilonné des stocks d'armes et de munitions à Léré, une localité du nord-ouest proche de la frontière avec la Mauritanie, ainsi qu'à Douentza. Trois localités situées au nord de la ligne de démarcation entre les forces rebelles et les forces maliennes appuyées par l'armée française.

Alors qu'au cours des deux premiers jours de l'intervention française les opérations étaient seulement aériennes, des troupes au sol ont été déployées ces dernières heures dans les faubourgs de Bamako, "mais également à Mopti un peu plus au nord (...) Un peu plus de 400" hommes, selon le ministre de la Défense. Il s'agit non seulement d'assurer la sécurité des quelque 6.000 ressortissants français, mais aussi de "signifier notre volonté d'action", poursuit Jean-Yves Le Drian. "Si c'est nécessaire, nous conforterons ce dispositif. Notre détermination est très nette et très claire", conclut le ministre.

Le ministre de la Défense confirme la poursuite des raids aériens et le déploiement de troupes au sol (document iTélé)

commentaires
Bravo aux soldats francais bravo au president Hollande

nous remercions la



Les forces françaises déployées au Mali
fr info
Des dizaines d'avion de chasse mobilisés au Mali pour l'opération de soutien aux forces maliennes. Le dispositif aérien a été renforcé ce dimanche par le déploiement de troupes au sol. État des lieux de la présence militaire française au Mali.

Image
Deux hélicoptères de combat du RHC de Pau prêt à décoller pour le Mali © AP/SIPA - Guillaume Collet

Moyens terrestres

Des dizaines de soldats français ont été mobilisés pour sécuriser l'aéroport de Sévaré, dans le centre du Mali.
Environ 500 militaires, des marsouins du 21e régiment d'infanterie de marine de Fréjus (21e RIMa) et des légionnaires du 1er Régiment étranger de cavalerie d'Orange (1er REC) ont été déployés à Bamako, et environ 150 hommes du 2e Régiment d'infanterie de marine (2e RIMa) ont été envoyés de France. Les Forces spéciales, en première ligne dans ce genre d'opération, sont également engagées.


Dispositif aérien

Deux mirages F1CR et six Mirage 2000D ont été mobilisés dans le cadre du détachement Epervier, ainsi que trois avions ravitailleurs C135 et des appareils de transports. Quatre Rafale, partis de France, ont conduit des frappes aériennes près de Gao dimanche.
Dans la région de Konna, ce sont des hélicoptères de combat, des Gazelle équipés de missile Hot et de canon de 20 mm qui ont été mobilisés.


Pléiades 1B, le satellite européen d'observation de la Terre, permet de surveiller les zones de crise et de conflit et de fournir des renseignements plus précis.

Troupes africaines

La France devrait être aidée par l'envoi de troupes africaines qui seront dirigées par le général nigérian, Shehu Abdulkadir.

Le Niger, le Burkina Faso, le Togo et le Sénégal ont chacun annoncé l'envoi d'environ 500 hommes. De leur côté, le Nigéria doit envoyer 600 soldats et le Bénin 300. Le Tchad a déclaré qu'il n'excluait pas l'envoi de troupes, mais attend que la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) propose une feuille de route.

Soutiens occidentaux

Les Etats-Unis pourraient aider la France en donnant des renseignements, du ravitaillement en vol et d'autres appuis. Elle envisage une batterie d'option, dont un appui logistique et l'intensification du partage des renseignements, qui inclurait des drones américains de surveillance.

La Grande-Bretagne fournira une aide logistique pour permettre un transport rapide des troupes étrangères et des équipements vers le Mali. Par contre, elle n'enverra aucun personnel en situation de combat.

satellites, drones, chasseurs, helicopteres, blindés et commandos divers ....
il rigole pas flamby pour essayer de faire oublier sa profonde nullité ...
.^o GRAVOS MC ° SC1 ° SC2
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede digger » 13 Jan 2013, 22:14

Je pense que nous sommes ici en face d'un gros mensonge.
Les troupes ne sont pas là "pour arrêter" l'avancée rebelle mais bien pour reconquérir le Mali. Arrêter les rebelles, ce n'était pas difficile. La 2ème partie sera une autre paire de manches et nous allons bien vers une opération militaire de grande envergure. Et pas avec quelques centaines d'hommes, mais des milliers.
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede Nyark nyark » 14 Jan 2013, 00:42

Reçu par mail aujourd'hui :

Mali : ne pas s’y fier !

Comme suite à l’attaque surprise de commandos en 4x4 d’Aqmi sur Konna (bourg du Nord Mali), le jeudi 10 janvier 2013, le président Dioncounda Traoré proclame l’état d’urgence, car seraient menacés non seulement les 100 000 habitants de Mopti (ville historique des Dogons), mais aussi la route de la capitale Bamako. Il lance un appel au secours à son collègue François Hollande. Le chef suprême des armées françaises chausse ses godillots et répond présent, officiellement le vendredi 11 janvier, dans l’espoir d’arrêter une chute vertigineuse dans les sondages d’opinion.

L’Assemblée Nationale sera consultée le 14 janvier sur cette déclaration de guerre et pour couvrir les premières interventions aériennes. Le sort des sept ou huit otages détenus par les djihadistes sera-t-il évoqué ? Il s’agit de Pierre Legrand, Thierry Dol, Marc Ferret, Daniel Larribe (et sa femme Françoise), quatre salariés d’Areva, enlevés au Niger, depuis le 16 septembre 2010 ; de Serge Lazarevic et Philippe Verdon, « hommes d’affaires » kidnappés au mont Hombiri (dans la région de Mopti, mais vers le Niger), en novembre 2011 ; et de Gilberto Rodrigues Leal, né au Portugal mais de nationalité française, arrêté par un groupe islamiste dans sa voiture à Nioro (près la frontière mauritanienne). Les risques d’attentats dans l’hexagone seront-ils abordés par les autoproclamés représentants du peuple ?

Le 20 décembre 2012, l’ONU avait adopté la résolution 2085, autorisant pour un an l’envoi d’une force de 3 000 hommes au Mali, en demandant au chef d’État malien d’ouvrir le dialogue avec les rebelles islamistes du Nord.

Le CEDEAO (Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest), regroupant quinze pays, a commencé à entraîner des soldats au meurtre, préalable à toute intervention militaire. Majoritairement originaires du Nigeria, du Niger et du Burkina Faso, ils seront formés par des gendarmes coopérants d’Europe, afin d’être opérationnels quand le climat sera favorable au Sahara, en août 2013.

Or, en violation du droit international, dès le jeudi 10 janvier au soir, des troupes françaises basées au Tchad et au Burkina, se posent avec huit avions gros porteurs (dont certains allemands) sur la piste Sévaré. Elles commencent aussitôt à mitrailler, à partir d’hélicoptères survolant Konna, des motards et des automobilistes supposées appartenir à la mouvance d’Aqmi. Les soldats rescapés d’Afghanistan reviendront-ils de cette nouvelle guerre à l’aveugle dans le vide d’une immensité désertique ? L’armée reste une entreprise terroriste qui ne connaît pas la crise économique.

L’Union pacifiste, section française de l’Internationale des résistants à la guerre, rappelle avec force que la guerre n’apporte que plus de cadavres, de mutilés et de viols ; la paix ne peut se concrétiser que par des actes de démilitarisation et par le désarmement unilatéral (qui est le seul à prouver la réelle volonté d’en finir avec toutes les guerres, toutes les injustices et barbaries qu’elles produisent).

Questions subsidiaires aux va-t-en guerre :

- qui a vendu des armes aux pays africains (notamment après en avoir fourni des stocks lors de la guerre en Libye) ?

- qui a accueilli les dictateurs au XXVe Sommet Afrique-France le 6 juin 2010 ?

- quels sont les profiteurs de guerre exploitant des richesses minières au Mali ou au Niger ?

Union pacifiste groupe du Limousin
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede digger » 14 Jan 2013, 09:09

Il faut remarquer que le premier sujet de ce topic, le Mouvement national de libération de l'Azawad, a totalement disparu de l'actualité. L'intervention militaire va permettre de faire d'une pierre deux coups même si le MNLA s'est toujours démarqué des groupes islamistes.

Le MNLA tente de reprendre la main

Une perspective dénoncée par le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg malienne), qui a demandé dimanche que les forces de Bamako ne pénètrent pas dans le nord du pays, région pour laquelle elle demande un droit à l'autodétermination. "Le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) attire l’attention de la communauté internationale que l’intervention armée étrangère contre les groupes terroristes ne doit pas permettre à l’armée malienne de franchir la ligne de démarcation entre l’Azawad et le Mali avant le règlement politique du conflit qui nous oppose" a expliqué le mouvement rebelle touareg, se déclarant prêt à s’impliquer dans les "opérations de lutte contre le terrorisme" afin de minimiser "les risques des victimes civiles innocentes".

Le MNLA avait lancé en janvier 2012 une offensive dans le nord du Mali, avant d'en être évincé peu après par les groupes islamistes armés Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) et Ansar Dine (Défenseurs de l'islam).

Jeuneafrique.com


http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130113161651/mauritanie-aqmi-armee-francaise-cedeaomali-frappes-aeriennes-au-centre-et-sur-gao-le-mnla-cherche-a-reprendre-la-main.html
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede Nyark nyark » 14 Jan 2013, 13:10

Vu "démédia"...

09h15 le neuf-quinze
Mali : propagande supersonique

Plus rapide encore que le déclenchement de la guerre, la propagande de guerre française a démarré à vitesse supersonique. Attendez-vous donc à apprendre chaque soir, chaque matin, que les raids français se sont intensifiés au Mali, que l'ennemi a subi de lourdes pertes, qu'on a frappé ses bases arrières, qu'un coup d'arrêt décisif a été marqué à sa progression. Attendez-vous à en bouffer, des marsouins qui débarquent à l'aéroport de Bamako, et des interviews de gradés enthousiastes. Pour les informations, en revanche, mieux vaudra varier les sources: dans les premières heures de la guerre, c'est le New York Times qui indiquait, une demi-journée avant que ce soit confirmé à Paris, qu'un hélicoptère Gazelle avait été abattu (c'était d'ailleurs une semi-erreur: l'hélicoptère est en fait rentré indemne, mais le pilote a succombé à ses blessures).

L'enregimentement inconscient des envoyés spéciaux français, le journal de France 2 en donnait un avant-goût dimanche soir. Dans cette guerre sans images (le front proprement dit étant interdit à la presse), comment illustrer les longues reprises des communiqués et des confidences de l'état-major ? Avec des images d'archives. Il en existe de plusieurs sources. Ainsi, une courte séquence de musulmans en prière était bien identifiée comme "images de propagande Internet", tandis que les nombreuses images fournies par l'armée française des exploits techniques des Jaguar et autres Mirage, n'étaient identifiées "images de l'armée française" qu'avec de longues secondes de retard. Ce bégaiement était comme un aveu: les images de l'ennemi sont, par définition, des images de propagande. Les nôtres ne sont que d'innocentes images d'illustration, transparentes comme de l'eau de source.

Attention: à gauche, image de propagande de l'ennemi.
A droite, pure image d'illustration.
[Mali images propagande] Image
[Mali images armée] Image

Déplorant ensuite d'être cantonné à Bamako et de ne pas pouvoir s'élancer vers le Nord ("impossible de faire notre métier") l'envoyé spécial de France 2 renforçait encore la distinction. Déplorant n'avoir aucune image à se mettre sous la dent, il évoquait d'autres guerres du passé, dans lesquelles abondaient les "vidéos de propagande" de l'ennemi et, côté français, les "clichés soigneusement choisis par l'Etat Major, mais qui avaient au moins le mérite d'exister". Comprendre: le cliché-soigneusement-choisi-par-l'état-major-mais-qui-a-le-mérite-d'exister représente un moindre mal, un compromis acceptable entre l'état-major et les médias nationaux. Tant que les images de propagande de l'Armée ne seront pas siglées "images de propagande de l'armée française", tant qu'elle n'appellera pas un chat un chat, comment croire à cette information-là ?

Daniel Schneidermann
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede altersocial » 14 Jan 2013, 13:38

Tutututuuuuuuuuut.

On sonne le rassemblement. Les bons vieux réflexes colonialistes de l'extrême droite frontiste, dont certains cadres, militaires, sont engagés dans le conflit, officiellement ou officieusement :

Marine Le Pen juge l'intervention française au Mali légitime

PARIS (Reuters) - La présidente du Front national, Marine Le Pen, a déclaré lundi que l'intervention française au Mali était "légitime" même si elle a estimé que Paris avait sa part de responsabilité dans les événements qui se déroulent dans ce pays.

"Je la crois légitime", a-t-elle dit sur RTL. "Mais je pense que le développement des islamistes au Nord Mali est la conséquence directe de l'action, des choix, des erreurs manifestes, stratégiques, qui ont été faits notamment en Libye et en Syrie".

Selon Marine Le Pen, l'intervention française n'est pas une ingérence mais répond à "une demande d'un gouvernement modéré avec lequel nous avons une coopération de défense et qui se trouve aux prises avec une avancée de fondamentalistes islamiques."

"Mais encore une fois, il ne faut pas dédouaner ni ce gouvernement, ni celui qui l'a précédé, de la responsabilité de cette situation. Car on se retrouve avec un paradoxe extrêmement cruel où les armes contres lesquelles nous nous battons aujourd'hui sont peut-être les nôtres, puisque ce sont celles que nous avons parachutées notamment en Libye, au soutien des islamistes qui s'étaient introduits et qui ont pris la rébellion ici et en Syrie", a-t-elle encore déclaré.


Ah la bonne vieille union sacrée pour la Françafrique ! Ca rappelle quand Mittérand et sa clique néocoloniale embauchaient à tour de bras les frontistes via les réseaux de sécurité pour faire les basses besognes évitant ainsi de salir les pattes des forces spéciales. Je crois qu'on va aller de surprise en surprise.
Répétons ensemble la litanie du colonial-socialisme : humanitaire, humanitaire, ... :religion:
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede ivo » 14 Jan 2013, 13:39

Mali : les islamistes se replient à l'est, entrée en scène des avions britanniques
fr info
Bilan des premières frappes aériennes françaises, dimanche, au nord de la ligne de démarcation : plus d'une soixantaine de djihadistes tués dans la région de Gao. Les rebelles se replient vers l'est. Ce lundi, des avions britanniques de transport de matériel décollent d'Evreux (Eure) pour le Mali.

Après avoir stoppé l'avancée vers le sud des islamistes, l'aviation française a, pour la première fois dimanche, pilonné des positions tenues par les islamistes dans le nord du Mali.
À Gao, les islamistes ont été pris par les frappes en pleine réunion. "Il y a eu beaucoup de morts", selon un habitant de la ville. "Ils ont perdu énormément en logistique et des hommes. Le bilan est certainement plus élevé" que les 60 victimes annoncées, poursuit-il. Les islamistes sont sortis dans la nuit des maisons où ils se terraient pour récupérer les corps.

Conséquence de ces pilonnages : les islamistes se sont repliés vers l'est du Mali, selon le ministre de la Défense. À l'issue de la réunion interministérielle qui s'est tenue à l'Élysée, Jean-Yves Le Drian précise qu'un "point difficile" persiste dans la partie ouest, où les forces françaises font face à des hommes "extrêmement armés." Mais "la situation est conforme aux orientations" du président de la République, "elle évolue favorablement", précise le ministre.

Appuis européens et américain

Ce lundi, les forces françaises engagées au Mali reçoivent l'appui des premiers appareils britanniques, un appui promis samedi par David Cameron. Deux avions C17 de transport de matériel doivent participer à la mission. Ils décolleront de la base aérienne 105 d'Evreux (Eure), embarquant notamment des véhicules blindés type VAB.
Un premier appareil s'est posé dimanche sur la BA-105 pour des essais de compatibilité, notamment pour l'arrimage à bord du matériel, précise le Sirpa Air. L'ambassadeur de Grande-Bretagne était présent sur la base au moment de son arrivée.

Les Etats-Unis apportent également un soutien logistique, dans le domaine des transports et des communications, mais également dans le secteur du renseignement grâce à l'engagement de drones de surveillance non armés.

De son côté, après avoir décidé dans un premier temps de ne pas prendre part aux opérations, l'Allemagne affirme ce lundi étudier l'envoi d'une aide "logistique, médicale".


"Africanisation" de l'intervention

Paris presse la Cédéao (Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest) d'accélérer le déploiement de ses troupes au Mali. Les premiers soldats, en provenance notamment du Sénégal, du Niger et du Burkina Faso, devraient arriver dans la journée à Bamako.
Mais les experts militaires doutent de la capacité de ces forces africaines à reconquérir seules le nord du Mali. Le Nigeria, qui fournit le plus gros contingent (600 hommes) et prend le commandement opérationnel de cette force, a lui-même laissé entendre qu'il faudrait du temps pour équiper et former ce contingent.

Au quatrième jour de l'intervention armée au Mali, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian fait le point


Des djihadistes menacent une nouvelle fois la France de représailles
fr info
Des djihadistes basés dans le nord du Mali ont annoncé qu'ils allaient "frapper le cœur de la France" en représailles de l'intervention française au Mali. Ces menaces ont été proférées par Abou Dardar, l'un des responsables du Mujao, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest.

La France a attaqué l'islam. Nous allons frapper le cœur de la France. Au nom d'Allah, nous allons frapper le cœur de la France", a déclaré Abou Dardar, l'un des responsables du Mujao dans le nord du Mali. Selon lui, la France pourrait être frappée "partout. À Bamako, en Afrique et en Europe".

Le Mujao, Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest, est devenu l'un des maîtres du nord du Mali. L'organisation a notamment revendiqué des attentats contre des forces algériennes. Elle a également enlevé un Français dans l'ouest du Mali le 20 novembre dernier. Huit Français sont détenus en otages au Sahel. Abou Dardar a expliqué : "Nous allons faire aujourd'hui un communiqué sur les otages. À partir d'aujourd'hui, tous les moudjahidines sont ensemble."

Le plan Vigipirate renforcé

La menace terroriste est prise très au sérieux par la France. Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a expliqué dans une interview au Parisien de lundi que la situation au Mali "peut inciter des individus ou groupes à commettre des attentats aussi bien en France qu'à l'étranger". Le plan Vigipirate a ainsi été renforcé.

"Sur une période aussi longue l'attention peut s'émousser", a précisé le ministre expliquant que les patrouilles ont été renforcées dans les transports et les lieux publics, les contrôles et fouilles accrus à l'entrée des bâtiments publics et dans les aéroports notamment.

Manuel Valls rappelle par ailleurs que "des menaces explicites de groupes sahéliens ont été publiés ces derniers mois". Et le ministre de souligner :

"Ce n'est pas en cédant aux terroristes que l'on diminue la menace."


Mali : l'intervention française est "justifiée" (Alain Juppé)
fr info
Invité de France Info, l'ancien ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a jugé lundi l'intervention française au Mali justifiée. Selon lui, la menace qui s'aggravait sur Bamako et l'ensemble du pays était "inacceptable".

Alain Juppé a défendu lundi sur France Info l'intervention militaire française au Mali. L'ancien ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy a ainsi expliqué que "si les terroristes s'étaient emparés du pays, les conséquences auraient été incalculables sur l'ensemble de la zone sahélienne". Pour Alain Juppé :

"On ne pouvait pas laisser faire cela. Ce n'est pas la France qui a pris l'initiative, ce sont les terroristes qui ont attaqué. Il fallait stopper cela."

"Ce sont les autorités maliennes qui ont fait appel à la France", a détaillé, Alain Juppé et cette intervention s'est faite dans le "cadre de la légalité internationale puisque le Conseil de sécurité de l'Onu a donné son feu vert à plusieurs reprises".

Il faut par ailleurs obtenir "le plus rapidement possible le déploiement d'une force africaine sur le terrain. Et là l'Europe pourrait jouer un rôle je suis très surpris de voir qu'il ne se passe rien du côté de Bruxelles", explique Alain Juppé.

commentaire
Vive la France, et les pommes de terre cuites, sortis des mêmes écoles, les politocards sont solidaires pour envoyer au casse pipe les peuples tous entiers, les intérêts d' Areva n' y sont pour rien, les fous de Dieu sont juste capables de shooter 2 tours à New York, toutes les centrales nucléaires sont intouchables, divertissement de division massif avec le mariage, institution totalement périmée, circulez, y' a rien à voir


Quasi-union sacrée sur le Mali
fr info
Après la trêve de Noël, le Parlement reprend ses travaux. Et cette rentrée parlementaire est placée sous le signe de l'intervention militaire française au Mali. Le Premier ministre doit recevoir ce lundi soir les responsables de l'Assemblée nationale et du Sénat comme le veut désormais la constitution en cas d'engagement de la France à l'étranger. Un rendez-vous qui a lieu sur fond de large soutien à défaut d'union sacrée.

La plupart des parlementaires ou responsables politiques considèrent que l'intervention au Mali s'inscrit dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. C'est le cas du patron de l'UMP, Jean-François Copé : "C'est tout à fait normal que dans un moment comme celui-là, face à la lutte contre le terrorisme, notre nation soit rassemblée. Sur ce sujet c'est tout à fait normal. Mais ça n'a rien à voir avec le mariage homosexuel et l'adoption et c'est une manière pour moi de dire qu'à un moment où nous devons être rassemblés, ce n'est pas le temps des projets qui divisent les Français".

Voilà pour le premier réflexe, mais pour l'ancien ministre Laurent Wauquiez, vice-président du parti, il ne s'agit pas pour autant de signer un chèque en blanc au gouvernement : "Evidement qu'il y aura des questions : est-ce que la France intervient seule ? quelle durée ? Quelle importance de l'engagement ? Mais quand les soldats sont engagés sur le terrain, le devoir des élus c'est de les soutenir. C'est ce qu'on fait".

Les parlementaires vont pouvoir poser toutes ces questions car justement, le parlement va être saisi cette semaine. C'est ce que prévoit en effet la constitution depuis la révision de 2008 décidée par Nicolas Sarkozy. L'article 35 stipule que le Parlement doit être informé dans les trois jours qui suivent le début d'une intervention militaire française à l'étranger. C'est pour celà que Jean-Marc Ayrault reçoit les responsables parlementaires ce soir. Cette information peut être suivi d'un débat qui, d'après le texte, n'est pas suivi d'un vote.

Pour certains comme le député écologiste Noël Mamère. ce débat aurait dû avoir lieu avant la décision d'intervenir : "On est en train de reproduire ce qu'a fait le prédecesseur de François Hollande en Afghanistan, en Côte-d'Ivoire ou au Tchad. Quand on est dans une démocratie parlementaire, on consulte avant le parlement pour qu'il y ait un débat et un vote. nous poursuivons dans une logique qui n'est rien d'autre que celle de la Françafrique".

Mais si le débat parlementaire avait eu lieu avant, c'est l'effet de surprise sur le terrain aurait été quelque peu éventé. Par ailleurs il y avait urgence, souligne le patron des députés UDI, Jean-Christophe Lagarde : "Le parlement débattra pour savoir quelles sont les conditions, quelle est la durée, quels sont les enjeux, comment préserver la vie de nos otages. Et si il avait été trop tard, si un certain nombre de villes maliennes, et pourquoi pas Bamako elle-même, ça ne seravait plus à rien de débattre.

Certains ont aussi des critiques à formuler sur le fond. Au Front de gauche, on note que l'argument de l'urgence est systématiquement utilisé. Et pour la porte-parole de Lutte Ouvrière, Nathalie Arthaud... les raisons de l'intervention française sont avant tout économiques : "le gouvernement n'est pas parti en guerre pour protéger la population. Ce qui préoccupe le gouvernement, ce sont les intérêts de la France. Parce qu'à côté du Mali, il y a le Niger, le grand fournisseur d'uranium pour Areva. Voilà le problème de la France : il ne faut pas que les intérêts d'Areva soient gênés".

Malgré ces critiques, François Hollande a estimé qu'il y avait un consensus politique autour de l'opération militaire au Mali.


Intervention au Mali : "Nous reprenons de mauvaises habitudes"
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Après avoir exprimé "une pensée à la mémoire de ceux qui sont déjà morts dans cette opération parce que ce sont les nôtres qui ont servi et obéi jusqu'au sacrifice suprême", Jean-Luc Mélenchon affirme que la France n'intervient pas au Mali "dans le cadre d'un mandat de l'ONU. Le mandat de l'ONU, c'était qu'une force africaine intervienne".

Il regrette la reprise par la France de "l'habitude d'intervenir par ci par là". Et il estime que les leçons des précédentes interventions en Afrique n'ont pas été tirées:

"Laquelle des guerres qu'il fallait mener d'urgence et qui sera la solution au problème a-t-elle réussi au cours des vingt dernières années : est-ce l'Irak détruite aujourd'hui, l'Afghanistan dont nous ressortons piteusement, la Libye à l'origine de la propagation des armes?"

commentaires
Comment peut critiquer l'intervention de la France, qui va probablement sauver des centaines, voir des milliers de vies et stopper, provisoirement, cette menace Jihadiste qui touche les démocraties du monde entier. Vous êtes bien assis dans votre fauteuil, pensez aux hommes qui défendent la démocratie, sans laquelle vous ne pourriez même pas vous exprimer.Vous faites de la politique politicienne, et c'est méprisable.

Bonjour. Ne nous leurons pas c'est l'Uranium que l'on cherche.. quand à sécuriser cette zone ? deux fois comme la France en desert plus une immense bande de terre qui va du Senagal au Soudan et au Soudan on trouve des Bisounours au Soudan ? J'ai vécu 4 ans au Mali, et ma quesion donc aprés on va aller au Yemen ou des fillettes de 10 ans sont mariées de force par les mêmes gugus ? cela m'étonnerai car il n'y a que du sable fin... et des ruines que l'on a laissé saccager. Soyons un peu serieux c'est du post colonialisme d'ailleurs c'est ce que souligne L'Hindu le journal indien.Quand aux représailles je crains le pire!
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede digger » 14 Jan 2013, 14:30

Les bons vieux réflexes colonialistes de l'extrême droite frontiste

Allons donc! Il y a unanimité du FN au FdG. La seule chose que regrette Mélenchon, c'est qu'on ne l'a pas prévenu de l'intervention. La seule intervention sensée ci-dessus est celle de Arthaud (et c'est pas souvent que je la qualifierai de sensée)
il y a le Niger, le grand fournisseur d'uranium pour Areva

L'enregimentement inconscient des envoyés spéciaux français, le journal de France 2 en donnait un avant-goût dimanche soir

C'est à se tordre de rire. Heu, à pleurer plutôt. La notion de journalisme embarqué (embedded journalism) date de la première intervention américaine en Irak. La guerre du Vietnam a été largement perdue dans l'opinion publique américaine par l'action des médias sur le terrain. Les militaires se sont alors rendus compte qu'il fallait mieux garder les journalistes à côté d'eux ...et leur montrer ce qu'on voulait qu'ils montrent.
Ce concept est parfaitement connu par tous les journalistes et " l'inconscience" n'existe pas. Les médias institutionnelles se prêtent sciemment à ce jeu.
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede Pïérô » 15 Jan 2013, 02:12

La décision d'intervenir militairement tout en étant opérationnel à cet échelon d'intervention, ne se prend pas en un quart d'heure, çà se prépare en terme de semaines, et il est clair que cette intervention militaire est préparée de longue date.

Il n'est pas question de soutenir ce genre d'intervention militaire dans un contexte post-colonialiste et impérialiste où la France s'engage, et çà a un coup pas que humain, mais financier important qui sera porté par tout le monde, pour défendre ses intérêts et préserver les profits de certains, même si le contexte pourrait amener à ne pas moufter en comptant les points car en face il y a aussi des ennemis irréductibles de la révolution libertaire que l'on porte.
Un article de l'association "Survie" qui fait un bon boulot d'information sur la "Francàfrique", mais qui là, en même temps semble porter les illusions de la république en valeur universelle et de la "démocratie" bourgeoise. L'autodétermination ne pourrait par exemple dans ce contexte que passer par la révolution et en guerre sur deux fronts, puisqu'il s'agit de lutter contre le néo-colonialisme et l'impérialisme, le capitalisme et la classe dominante qui s'approprie une part des richesses, que parfois laisse en gamelle le système dont les pouvoirs sont très éloignés du pouvoir local, et les frappés religieux.

La France intervient au Mali et réaffirme son rôle de gendarme en Afrique

C’est finalement le 10 janvier 2013 que la France est entrée en guerre au Mali. La communication du gouvernement français, reprise sans questionnement par les principaux médias, tend aujourd’hui à légitimer par tous les moyens et tous les arguments cette nouvelle intervention militaire française sur le sol africain et son rôle de "gendarme de l’Afrique". Pour Survie, association qui dénonce depuis longtemps l’ingérence et la domination de la France envers ses anciennes colonies africaines, il est important de rappeler quelques éléments de contexte et d’analyse critique sur cette intervention française, sans minimiser l’ampleur de la crise que connait le Mali.


La menace que font peser ces groupes armés sur la population et l’intégrité du Mali est indéniable. Leurs exactions sont connues et ont provoqué la fuite de centaines de milliers de personnes. Après le calvaire vécu par les populations dans le Nord, le soulagement des Maliens en ce moment est compréhensible. Si l’intervention française semble effectivement avoir mis un coup d’arrêt à l’offensive vers le sud du pays de mouvements armés qui se revendiquent d’un islam radical, il existe cependant d’autres motifs, militaires et politiques, à l’opération Serval rendant la conduite française des opérations critiquable.

Le camouflage multilatéral d’une opération française

Cette intervention ne s’inscrit pas dans le cadre des résolutions de l’ONU. Des mois de négociations ont permis de faire voter trois résolutions du Conseil de Sécurité, ouvrant la voie à une intervention internationale sous responsabilité africaine et pouvant faire usage de la force, mais officiellement sans implication directe des militaires français. En informant simplement le Conseil de Sécurité sur le fait que son intervention urgente "s’inscrit dans le cadre de la légalité internationale" eu égard aux dispositions de la Charte de l’ONU, elle a finalement pu justifier une décision bilatérale. Ce changement majeur, qui met ses « partenaires » devant le fait accompli, est complaisamment occulté afin de laisser à nouveau croire que la France met en œuvre une volonté multilatérale actée au sein de l’ONU. Il est donc nécessaire qu’elle respecte au plus vite les résolutions de l’ONU.

Une fois de plus, la France joue le rôle de gendarme de l’Afrique, en appuyant sa stratégie sur ses relations bilatérales avec des "régimes amis" africains, sur la présence permanente de son armée dans la région et sur sa capacité de projection de forces. Ainsi, les hélicoptères utilisés pour stopper l’offensive adverse sont ceux des forces spéciales françaises de l’opération Sabre, présentes au Burkina Faso voisin (et en Mauritanie) depuis deux ans et renforcées au mois de septembre. C’est surtout le dispositif Epervier, en place au Tchad depuis 1986 alors qu’il était supposé provisoire, qui est mobilisé. À travers l’opération baptisée Serval, ce sont donc les liens que Paris entretient avec des régimes totalement infréquentables, ceux d’Idriss Déby et de Blaise Compaoré, qui se trouvent une nouvelle fois renforcés. Le rôle phare de la France est reconnu par la plupart de ses partenaires occidentaux qui lui emboitent le pas timidement dans cette intervention (Royaume-Uni, Etats-Unis, Allemagne) sans pour autant engager de troupes combattantes, tandis que d’autres restent en retrait.

Une intervention directe décidée dans l’ombre

Ce scénario rentre dans la logique développée par le nouvel exécutif français, prônant l’intervention militaire comme un "préalable" à la restauration de la paix dans le pays (également en proie à une crise institutionnelle grave). Ces derniers mois, la France n’avait en rien contribué à l’émergence d’une solution collective discutée par l’ensemble des Maliens et de nature à favoriser un consensus politique, préalable à une réorganisation rapide des forces de sécurité. Aujourd’hui, la présence de soldats français jusque dans Bamako - sous couvert de protection des ressortissants - représente une pression importante sur les autorités maliennes en état de grande faiblesse.

L’option d’une intervention directe et rapide des forces françaises était déjà prévue, au vu de la rapidité de mise en œuvre, et ce bien avant que l’offensive ne se rapproche de Sévaré-Mopti. L’aval du Parlement n’est pas nécessaire à l’Élysée pour déclencher une opération extérieure, ce qui marque l’insuffisance de la modification constitutionnelle de juillet 2008 relative au contrôle parlementaire des opérations extérieures. De rares réactions critiques dans la classe politique soulignent cette absence de concertation. La nature préméditée de cette intervention armée aurait indiscutablement dû susciter une prise de décision parlementaire.

Dans l’immédiat, l’opération Serval a déjà basculé dans une phase offensive et semble devoir se prolonger dans la durée. Cette logique occulte délibérément les risques pour la population malienne et les Etats de la région, de même que les perspectives politiques et la période post-conflit. Le bilan accablant des récents antécédents français en Afrique montre pourtant que ces risques sont bien réels. Les interventions de 2011 en Côte d’Ivoire et en Libye ont en effet débouché sur des situations internes explosives, passées sous silence.

En conclusion, la crise malienne et cette nouvelle intervention militaire française en Afrique révèlent l’échec de 50 années de "coopération" avec l’Afrique : armées incapables de protéger leurs populations, chefs d’Etat médiateurs de crises eux-mêmes putschistes, accords de défense et bases militaires qui ont perpétué le rôle de gendarme de l’Afrique que la France s’est historiquement octroyé. On ne peut que constater l’incapacité des institutions africaines et multilatérales à organiser la moindre opération de sécurisation dans la région sans avoir recours au poids lourd français, qui a tout fait pour se rendre incontournable. Ces événements appellent une fois de plus à une remise en cause de l’ensemble du cadre des relations franco-africaines.
http://survie.org/francafrique/mali/art ... au-mali-et
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede ivo » 15 Jan 2013, 10:36

"Hollande commandant en chef" : la presse internationale commente l'opération au Mali
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En Europe, en Afrique et en Amérique du Nord, l'intervention française au Mali suscite aujourd'hui beaucoup d'articles de presse. Largement favorables à cette opération, les médias s'interrogent cependant sur les conséquences de cette action engagée par la France seule. François Hollande y gagne une nouvelle image de "leader".

La presse qui se montre plutôt favorable à cette intervention, même la presse américaine qui n'est pas tendre vis à vis de la France, surtout lorsqu'il s'agit de questions militaires. "On doit mettre au crédit de la France", écrit le Wall Street Journal, "d'intervenir toute seule et de manière décisive plutôt que de laisser une nation assiégée par Al-Qaida attendre que les têtes pensantes de l'ONU se décident à agir".

Cette intervention n'est cependant sans risque, notent plusieurs médias : "l'opération fait naître le spectre d'un bourbier africain" estime Fox News. En Grande-Bretagne, The Guardian imagine déjà "François Hollande s'inclinant devant des cercueils recouverts du drapeau tricolore". Les médias africains, eux, s'inquiètent d'une démarche au parfum post-colonialiste : "l'opération a été appelée "Serval" rappelle le quotidien algérien Liberté. "Or le Serval est un petit félin africain qui a la particularité d'uriner 30 fois par heure pour marquer son territoire". //

Malgré les critiques, François Hollande bénéficie d'une nouvelle image dans la presse internationale. "En un week-end, le président français a gagné ses galons de leader" écrit le Temps en Suisse. "Jusqu'alors, beaucoup se gaussaient de sa mollesse diplomatique" note le Soir, en Belgique, "mais c'est un autre François Hollande qui est apparu [...] Grave. Solennel. Et surtout ferme.". Le président français "montre son côté dur" estime Il diaro de Cadiz, en Espagne pour qui "Flamby" s'est "mué en commandant de guerre".

Ce changement est remarqué également par la presse allemande qui s'interroge sur le rôle de l'Allemagne : "la Bundeswehr - l'armée fédérale - doit-elle participer à cette mission ?" se demande le magazine Bild. Oui, répond le Suddeutsche Zeitung : "Le président Hollande a pris la bonne décision. On ne doit pas le laisser seul gérer la situation".

...

résumé:
...
De nouvelles forces françaises sont en outre entrées au Mali par la frontière ivoirienne lundi. Il s'agit d'une trentaine de chars ainsi qu'un d'un hélicoptère, issus de la force "Licorne" déployée en Côte d'Ivoire depuis 2002. "Cette colonne de chars est venue d'Abidjan et était applaudie par une foule immense dans les villes et villages qu'elle a traversés jusqu'à la frontière", a raconté un habitant de la région.
...
Les rebelles Touareg du Mouvement national pour la libération de l'Azawad ont fait part de leur intention d'aider l'armée française. Ils proposent de "faire le travail au sol" grâce à leur "connaissance du terrain et des populations". Ces rebelles avaient en premier attaqué le nord du pays en janvier 2012 avant d'en être chassés par les groupes islamistes.
...
Les frontières fermées

Dans le même temps, d'autres pays limitrophes du Mali ont fermé la frontière qu'ils partagent avec le pays, selon le ministre algérien des Affaires étrangères. De même, l'armée mauritanienne s'est déployée pour "boucler la frontière" qui sépare le Mali de la Mauritanie "en vue de mieux sécuriser le pays".

Cette fermeture des frontières se déroule alors que des dizaines de maliens fuient les combats. Quelque 30.000 personnes, selon les estimations des Nations Unies. Selon Eduardo del Buey, porte-parole de l'Onu, les groupes islamistes du nord empêcheraient les régugiés de se diriger vers le sud pour échapper aux combats.
...
Le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-Moon, a salué l'intervention française. Il "se félicite de voir que des partenaires répondent à la demande d'assistance du gouvernement de ce pays afin de contrer l'avance vers le sud des groupes terrorristes armés", selon un communiqué.
...
A l'issue de la réunion tenue lundi soir, les présidents des groupes parlementaires ont exprimé leur soutien à l'engagement des forces françaises.

Image
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le chef de l'État s'est rendu sur la base navale "Camp de la Paix" à Abou Dhabi où sont stationnés des militaires français.
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François Hollande a notamment annoncé que le nombre de militaires intervenant au Mali allait augmenter. "Pour l'instant nous sommes à 750 hommes, ça va encore augmenter", a ainsi expliqué le chef de l'État.

Le président de la République a également annoncé que de nouvelles frappes avaient eu lieu cette nuit. Elles ont "atteint leurs objectifs", a précisé François Hollande. La difficulté pour les troupes françaises est de préserver les populations civiles désormais otages des djihadistes selon François Hollande.
...
Pour Libération, il faut s'interroger sur la responsabilité de la société civile africaine mais aussi de la Banque Mondiale et du FMI et de leurs programmes d'ajustements structurels. Pour Libération, il faudra relire cet aspect économique de l'histoire quand se termineront les opérations militaires, si elles se terminent un jour et si elles débouchent sur autre chose qu'un état de guerre larvée ou de paix armée.
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede ivo » 15 Jan 2013, 14:21

légitimation générale, dignité de la famille de LA victime fr dans les médias, masturbation collective christoccidendale et patriotisme obligatoire de rigueur, notamment dans les ecoles et les eglises,
tout va tres bien au mali, tjs sans journaliste sur place ni images hors celles officielles de cadavres carbonisés de terroristes certifiées armée fr ...
résumé:

Un militaire français au Mali : "On n'a pas l'habitude de ce genre de combat"
fr info
commentaire:
je suis un malien en plus je remercie ce tout mon cœur la décision du président français que tout les maliens les approuves comme chez vous... je suis en outre en mopti mais voudrais réagir de ce que nous ne sais pas , ici a mopti BEAUCOUP DES GENS SONT ENTRAIN DE FAIRE AMALGAME ENTRE LEI DJIHADI et les autres musulmans qui leurs ressemble seulement dans l'apparence alors que nous somme tellement loin comme le langage qui se dit de chez nous "loin comme du poisson fraiche au poisson fumée" les soldats malien qui se trouve a mopti sont entrain de tué beaucoup des gens sans raison valable aussi ce qui f


Image
bientot les photos des strings qui sechent, comme au vietnam, faut faire de la proximité avec NOS soldats.
...
"S'il n'y avait pas eu la France dans ces premiers jours, je ne sais pas ce que le Mali serait devenu" , s'est interrogé François Hollande à Abu Dhabi.

Ramata Coulibaly a été reçue ce week-end par François Hollande qui voulait prendre le pouls de la communauté malienne en France.

"Les contacts avec le nord Mali est difficile dans la mesure où les islamistes ont coupé les câbles des liaisons... l'inquiétude grandit chez nous" dit Ramata Coulibaly, avant d'ajouter: "Beaucoup d'incertitudes pour la ville de Gao, avant de partir, les islalmistes ont détruit les stations d'essence, l'hopital, les écoles, la maternité".

Ramata Coulibaly ajoute que ses cousines, jointes au télephone à Gao, ont assisté à des rafles d'enfants de 11-12 ans. Certains ont été violés.

Autre invité de Jean Leymarie, Gaétan Moutou chercheur pour Amnesty International qui confirme les scènes de viols contre les femmes: "Lors de nos differentes missions au Mali, nous avons pu rencontrer une des personnes qui avait été amputée"

commentaire:
Les atrocités décrites ici rappellent celles des talibans en Afganistan lors de leur retour après l'abandon des Russes . Rien de neuf avec ces nazis modernes . La "sainteté" a un prix très élevé au mercato de la bêtise humaine .


Près de 150.000 réfugiés

Le Comité international de la Croix-Rouge a recensé 86 personnes blessées dans les hopitaux de Mopti dans le centre du pays et de Gao au nord du Mali. Parmi elles, des blessés graves ont expliqué des représentants du CICR qui ne disposent pas de données sur des décès.

De leurs côtés, le Haut Commissariat aux régugiés (HCR) et le bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) évoquent les chiffres de 150.000 personnes réfuguées dans les pays voisins et de 230.000 déplacés depuis le début du conflit au Mali il y a neuf mois.


Hollande enfin dans le costume de chef d'Etat ?
fr info
Alors que le conflit au Mali entre dans son cinquième jour, François Hollande commence sa visite à Abu Dhabi en tant qu'invité d'honneur du "World future energy summit". Une visite qui sera aussi l'occasion pour le chef des armées d'évoquer la crise malienne avec des responsables mauritaniens. Et d'endosser -enfin! diront certains- le costume de chef d'Etat.

Image
Le Nord Mali est aux mains des islamistes depuis avril dernier © Reuters

Pour en débattre, nous sommes avec Pierre Haski de Rue89.com et Jean-Sébastien Ferjou d'Atlantico.fr.

Ce matin, François Hollande a annoncé un renforcement du dispositif militaire français au Mali. Il a ajouté que de nouvelles frappes aériennes avaient visé des bases rebelles islamistes. Pour l'heure, la France dispose de quelque 750 hommes. Mais d'autres militaires français devraient arriver avant de céder la place à une force militaire africaine d'ici une semaine, au plus tôt.

C'est donc pour François Hollande une première. En tant que chef des armées, le président français s'est montré déterminé à aider le Mali et repousser l'offensive des rebelles islamistes. L'effet est quasi-immédiat : 63% des Français interrogés sont favorables à l'intervention militaire française contre 37 % opposés.

Pour Pierre Haski, "beaucoup de Français qui avaient de sérieux doutes sur la capacité de François Hollande à incarner l'élan, la décision, le cap dans un climat de crise économie, ont été surpris par la capacité du président a prendre la décision la plus lourde d'envoyer des hommes à une mort possible..." Et d'ajouter que "ce n'était pas là qu'on l'attendait !"

"Attention !" prévient Jean-Sébastien Ferjou, "cela fait six mois qu'on connaît la situation au Mali. Et on ne connaît pas les buts de guerre de François Hollande. Y va-t-on pour reconstruire l'Etat Malien ? Ce n'est pas très clair..."


à noter que sur la photo, si je ne me trompe .., nous voyons un Véhicule de l'Avant Blindé, transport de troupe de fabrication fr >>> ??? ..................

bonne messe à tous.
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede ivo » 15 Jan 2013, 17:51

bla bla officiel national aux invalides au passé, au présent et à l'imparfait sur bfmtv et itélé en direct live
pour un héros plus balaise que toute la team américa en entier qui rentre dans le coeur de la france et du mali .
j'espere pour le bien de la cohésion nationale et l'union sacré de la patrie que tout le monde regarde.

ah ... on en est à la lumiere divine ...
meme dieu regarde ...


('tain j'aurais du rester à l'armée moi ... légion d'honneur et tout le tralala ...'de à vous !!!)


10 minutes top chrono, des fois qu'on y aille trop souvent aux invalides dans les temps à venir ...
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede ivo » 16 Jan 2013, 10:53

résumé:

Image

"1.700 militaires" sont actuellement engagés dans l'intervention "dont 800 sur le territoire malien".
"douze chasseurs, cinq avions ravitailleurs sont actuellement engagés". Les chasseurs opèrent depuis des bases situées au Tchad et à Bamako. Les avions et les hélicoptères français ont effectué une cinquantaine de sorties depuis le début des opérations vendredi dernier.
Quant aux blindés, une colonne d'une trentaine de véhicules a quitté Bamako en direction du Nord ce mardi. La France dispose pour le moment d'un escadron blindé de type Sagaie et de deux compagnies de véhicules de l'avant blindés. Ils ont été acheminés depuis la Côte d'Ivoire et le Tchad jusqu'à Bamako.


Image

Image
Un Malien qui donne son sang pour aider les soldats blessés © Reuters - Joe Penney

Lors de l'offensive pour tenter de reprendre Diabali, les islamistes ont mis à mal l'armée régulière malienne.
Dans la capitale malienne, le centre hospitalier vient d'ouvrir une unité pour soigner les soldats blessés dans le Nord et évacués d'urgence vers Bamako. Géraldine Hallot, envoyée spéciale de France Info, a visité cette unité. Elle a pu parler au personnel, conscient de l'état d'urgence dans lequel se trouve le pays et aux civils, venus donner leur sang. "Je donne mon sang pour ceux qui vont se saigner pour la patrie", explique l'un d'eux.


La guerre au Mali débattue en France mais aussi mardi au parlement européen en présence de la représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères. Catherine Ashton a remercié la France pour son intervention, mais elle s'est gardée de proposer tout engagement supplémentaire de l'UE pour soulager Paris. Une position dénoncée par l'eurodéputé écologiste Daniel Cohn-Bendit. il appelle les Européens à ne pas laisser la France se débrouiller seule...


le tweet direct live ....
https://twitter.com/ouahmaneomar

buts de guerre officiels:
-lutter contre le terrorsime
-sécuriser le mali
moyens:
-fermeture des frontieres
-éradication des terroristes

....
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