un quinquennat à gauche ???

Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede bipbip » 07 Déc 2012, 02:45

Article en ligne du N° de décembre du mensuel Alternative Libertaire

Pacte de compétitivité : Pour les patrons, c’est dans la poche

C’est officiel, le gouvernement a décidé de mener une politique de lutte de classes. Simplement, il a choisi de défendre, dans cette lutte, les intérêts des capitalistes et non ceux des travailleurs et des travailleuses. En effet, sous l’annonce d’un « choc de compétitivité », c’est un transfert massif de richesses du salariat vers le capital qui va être mis en place par le gouvernement.

Lorsqu’un gouvernement ne sait plus quoi faire pour servir les intérêts des puissants, quoi de plus simple que de demander au patronat lui-même d’écrire le programme ? De fait, le rapport commandé par le gouvernement « socialiste » à Louis Gallois, grand patron « de gauche » – comme si ce n’était pas une contradiction dans les termes – et rendu public le 5 novembre, s’appuie pour l’essentiel sur des rapports écrits antérieurement par diverses officines patronales. Rien d’étonnant alors à ce que ce rapport ait déclenché l’enthousiasme du Medef comme de l’UMP. Mais il n’est pas beaucoup plus étonnant qu’il ait aussi provoqué celui de ce gouvernement, dont toute l’action depuis six mois montre qu’il entend poursuivre la même politique que son prédécesseur.

De fait, Jean-Marc Ayrault a annoncé fièrement que l’essentiel du rapport Gallois serait repris dans un Pacte pour la croissance, la compétitivité et l’emploi, entérinant la volonté du gouvernement de se plier aux moindres exigences patronales. Il l’avait déjà montré en obtempérant sans combattre aux exigences du mouvement des Pigeons, affirmant par là que le fruit du travail des salarié-e-s doit revenir à ceux qui les exploitent. Les trois mesures phares de ce pacte témoignent à nouveau de cette allégeance.

Donner toujours plus aux exploiteurs…

D’un côté, le gouvernement annonce des cadeaux fiscaux de 20 milliards en faveur des entreprises, au prétexte de rétablir la « compétitivité » de la France dans la « compétition internationale ». En apparence, les mesures proposées vont donc bénéficier à tout le monde : grâce à ce regain de compétitivité, les entreprises menacées de délocalisation vont être maintenues sur le territoire national et les emplois sauvegardés. Mais loin de ce mythe d’un intérêt commun aux capitalistes et à ceux et celles qui travaillent, il ne s’agit là que de permettre aux capitalistes de rétablir leurs profits émoussés par la crise. Pour abaisser le prix des marchandises françaises sur le marché international, il suffirait aux capitalistes de diminuer les dividendes qu’ils s’octroient et qui sont manifestement responsables de la fameuse baisse de compétitivité qu’ils conspuent.

Ce sont ces dividendes, qui ont explosé ces dernières décennies, qui pèsent dans le prix des marchandises, et non les salaires ! En effet, les dividendes atteignent aujourd’hui 9 % de la valeur ajoutée contre 2,5 % au début des années 1990. Pourtant, cela ne suffit pas encore aux yeux des possédants, et comme les crédits d’impôts offerts par le gouvernement ne sont soumis à aucune condition, il est plus que probable qu’ils serviront à augmenter encore un peu plus le revenu des actionnaires. En guise d’arme de guerre contre des utilisations inadéquates des marges supplémentaires engendrées par ces baisses d’impôt, le gouvernement ne propose en effet que la « transparence » : « Les comités d’entreprise devront être régulièrement informés de l’utilisation du crédit d’impôt ».

Aucune règle ferme, aucune sanction prévues : ces crédits d’impôt sont donc clairement des chèques en blanc dont les patrons feront ce que bon leur semble. Pendant ce temps-là, les salaires continueront de baisser, les plans sociaux de se multiplier, les entreprises à délocaliser sous les lamentations pathétiques d’Arnaud Montebourg.

… et appauvrir les travailleurs

De l’autre côté, le gouvernement entend financer ces cadeaux au patronat d’une part par des baisses des dépenses publiques, « réformes structurelles » qui se traduiront par de nouvelles offensives contre les services publics, dans la droite ligne de la politiques menée par Nicolas Sarkozy, et d’autre part par une augmentation de la TVA. Les deux opérations se feront au détriment des classes populaires. En effet, le taux normal de TVA va passer de 19,6 % à 20 %, occasionnant une augmentation du prix des biens de consommation. Certes, la TVA sur les produits de première nécessité va être abaissée de 5,5 % à 5 %, mais cette baisse permettra au mieux de compenser la hausse du taux normal, alors que les difficultés liées à la crise exigent une baisse massive du coût de la vie pour celles et ceux qui galèrent. L’augmentation de la TVA est d’autant plus injuste que cet impôt n’est pas progressif et s’applique indifféremment aux plus modestes et aux plus fortunés.

En réalité, il touche même davantage les plus pauvres, qui consomment la totalité de leurs maigres revenus, tandis que les nantis peuvent épargner une partie de leurs revenus sur laquelle ils ne paient aucune TVA. Les pauvres paient donc relativement plus de TVA que les riches.

C’est la raison pour laquelle le patronat, et le gouvernement à sa suite, la considèrent comme devant être la cible privilégiée des augmentations d’impôt. C’est le retour de la TVA dite « sociale », dénoncée par Hollande pendant la campagne présidentielle pour se faire élire, et qu’il décide aujourd’hui de restaurer quelques mois après l’avoir supprimée…

Sortir de l’attentisme

Parallèlement, la grande réforme fiscale elle aussi promise par le candidat, qui prévoyait d’instaurer un impôt très progressif sur l’ensemble des revenus, dont les revenus du capital, par la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG, a mystérieusement disparu des grands chantiers du gouvernement. Sans doute son caractère redistributif – cette fois-ci au détriment des riches – lui a-t-il valu un avis défavorable de la part du Medef.

Le schéma est donc clair : on prend dans la poche des travailleurs et des travailleuses pour mettre dans celle des capitalistes. L’ensemble de l’action du gouvernement va d’ailleurs dans le même sens. La construction d’un grand aéroport inutile à Notre-Dame-des-Landes permet de dilapider l’argent public – y compris par la mobilisation des forces de répression – au profit de la multinationale Vinci, à l’heure où, paraît-il, les caisses sont vides. Il est temps pour les travailleurs et les travailleuses d’abandonner toute naïveté face à la présence de la gauche au gouvernement, de reconnaître que les dirigeants actuels sont téléguidés par le patronat et d’amorcer l’affrontement de classe radical qui s’impose.

Vincent (AL Paris-Sud)
http://www.alternativelibertaire.org/sp ... rticle5092
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede Ulfo25 » 08 Déc 2012, 21:20

Article du Monde intitulé "Qu'est-ce que le Hollandisme ?" et écrit par Laurent Bouvet.
Professeur de science politique à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, Laurent Bouvet a publié un essai intitulé "Le Sens du peuple. La gauche, la démocratie, le populisme" (Gallimard, 304 p., 18,50 euros). Il est également l'auteur de "Plaidoyer pour une gauche populaire. La gauche face à ses électeurs" (Bord de l'eau, 2011). Il prendra la direction du Centre de recherches politiques de Sciences Po en janvier 2013.


Lien : http://www.lemonde.fr/idees/article/201 ... _3232.html
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede ivo » 09 Déc 2012, 21:33

qui a vu le "des paroles et des actes" valls vs marine ??

la reinvention de l'eugenisme et du nazional zozializme par le ps imself ??
(ooops je l'ai pas dit ...un boulevard à coppé lepen suffira en attendant ...)
.^o GRAVOS MC ° SC1 ° SC2
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede Pïérô » 12 Déc 2012, 01:20

Clore le bec des assoc' bavardes...

Étrangers en rétention: Valls veut sanctionner les associations trop bavardes

10 décembre 2012 | Par Carine Fouteau - Mediapart.fr

Des moyens en baisse et des sanctions à l’égard des associations trop bavardes… ou trop critiques. Le ministère de l’intérieur vient de publier le nouvel appel d’offres organisant la présence des associations de défense des droits des étrangers dans les centres de rétention administrative (CRA), où sont enfermés les sans-papiers en instance d’expulsion. Paru au Bulletin officiel des annonces des marchés publics du 8 décembre 2012, ce texte négociable, d’après son statut, n’est connu dans son détail que par les structures candidates. Mediapart a pu y avoir accès dans son intégralité. Dans trois documents distincts, d’une dizaine à une vingtaine de pages chacun, l’État liste les conditions applicables à l’intervention juridique des associations auprès des sans-papiers dans ce lieu de privation de liberté. Cet accompagnement est déterminant puisqu’il constitue souvent l’unique recours des 51 000 personnes “retenues” chaque année en France métropolitaine et en outre-mer, avant leur possible renvoi du territoire. Plusieurs éléments ont sauté aux yeux des cinq associations, la Cimade, France terre d’asile, l’Ordre de Malte, Forum réfugiés et l’Assfam, auxquelles incombe ce suivi personnalisé en rétention depuis le 1er janvier 2010. La mission reste la même que précédemment puisqu’il s’agit, selon la formulation administrative, d’assurer « la fourniture de prestations d’accueil, d’information et de soutien des étrangers maintenus dans les centres de rétention administrative pour permettre l’exercice effectif de leurs droits ». Mais, différence de taille, les moyens financiers alloués à cette tâche sont en baisse, ce qui conduit les intervenants à s’interroger sur la qualité de l’aide qu’ils vont pouvoir apporter. À la Cimade, présente dans les CRA depuis leur création en 1984 par un gouvernement socialiste, on s’inquiète de cette diminution. À France terre d’asile (FTDA) aussi. Responsable de cette association, Pierre Henry estime le recul à « plus de 20 % ». « Cela correspond à un recul drastique. Nous allons négocier cet aspect des choses car il n’est pas question de réduire notre action auprès des étrangers », indique-t-il. D’autant que la demande du gouvernement va en sens inverse : le ministère propose de restreindre le budget tout en formulant des exigences supplémentaires. Les horaires de présence, variant d’un CRA à l’autre en fonction du nombre de “retenus”, sont par exemple élargis. Ce qui n’est pas forcément une mauvaise idée en soi, mais cela suppose une prise en compte financière. Comme ses collègues, Christian Laruelle, directeur de l’Assfam, admet n’avoir pu jeter qu’un « coup d’œil » sur le texte, mais il a calculé que l’administration a prévu deux heures de présence associative par “retenu” entrant en rétention. « Cela revient à un prix de 53 à 54 euros de l’heure », poursuit-il. Selon lui, son association perdrait plusieurs milliers d’euros par rapport à son allocation précédente sur la même période. «Une pénalité de 500 euros pour non-respect de l’obligation de discrétion» « On observe une diminution significative des moyens, mais une augmentation des charges à effectuer », résume de son côté Alain de Tonquedec de l’Ordre de Malte, qui relève, par ailleurs, un durcissement « inquiétant » du pouvoir administratif dans ses fonctions de contrôle. Il regrette ainsi qu’il faille prévenir le chef du CRA le jour même du dépôt d’un recours, qu’il faille lui demander l’autorisation pour afficher tel ou tel document aux murs du bureau de l’association et qu’il soit interdit de recevoir plusieurs personnes en même temps, ce qui pouvait avoir son utilité dans un souci de communication. « Quand l’un des retenus parle bien français, il peut aider à traduire pour ses compatriotes », indique-t-il. « Tous ces éléments constituent une accumulation de petites choses, qui au final vont nous compliquer grandement la vie », ajoute-t-il. Baisse des moyens, tracasseries administratives, et ce n’est pas tout. Les uns et les autres s’étonnent d’une disposition introduite dans l’appel d’offres consistant à instaurer une amende pour les associations trop bavardes. « Une pénalité de 500 euros sera appliquée pour chaque manquement aux obligations contractuelles », telles que « le non-respect du principe de réserve et de l’obligation de discrétion », peut-on lire dans le texte. « Il faut espérer qu’il s’agit d’une formule malheureuse. Ou alors que ce soit un reste malencontreux de l’ancienne version de l’appel d’offres, celle qu’avait élaborée l’administration du temps du quinquennat précédent », ironise Pierre Henry. « On se demande quel fonctionnaire a pu avoir une idée pareille. Cette clause de confidentialité ne tient pas. C’est absurde et ridicule. Le ministre de l’intérieur n’a pas dû la voir », veut-il croire. Cet appel d’offres correspond, selon lui, à une « étape intermédiaire de discussion, à partir de laquelle il faut négocier pour expurger un certain nombre de miasmes venant de la période passée ». « C’est incompréhensible, cette amende de 500 euros, on peut espérer qu’il ne s’agit pas d’une innovation du nouveau gouvernement ! » lance Christian Laruelle. « De toutes façons, si on a quelque chose à dire, on le dira », prévient-il. Applicable à partir du 1er mars 2013, l’appel d’offres donne aux postulants jusqu’au 3 janvier pour se faire connaître – valable jusqu’au 31 décembre, le précédent contrat, entré en vigueur au 1er janvier 2010, a fait l’objet d’un avenant de deux mois. Issu des services techniques du ministère de l’intérieur, il augure d’un nouveau bras de fer entre l’État et les associations concernées. Au risque de donner lieu à un épisode tel que celui qui avait mis en émoi le secteur associatif entre 2008 et 2010 quand les ministres de l’immigration successifs, de Brice Hortefeux à Éric Besson, avaient voulu limiter la présence de la Cimade, jusque-là présente partout, en divisant la mission d’assistance aux étrangers entre plusieurs « prestataires », répartissant les 25 centres, comportant 1 711 places, en huit « lots » distincts. Dans leur dernier rapport annuel, paru en novembre, les associations, seuls contre-pouvoirs en rétention, avaient conjointement fustigé des « situations de droits bafouées, d’éloignements expéditifs, d’interpellations abusives et d’enfermements inutiles », notamment à propos des Tunisiens, venus en nombre après le printemps arabe, et des Roumains d'origine rom, envers lesquels Manuel Valls poursuit une politique semblable à celle de ses prédécesseurs de droite.
(par mail, lien : http://www.mediapart.fr/journal/france/ ... p-bavardes)
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede Pïérô » 14 Déc 2012, 12:43

Communiqué Solidaires


2 milliards d’euros pour 10 millions de pauvres
20 milliards pour les patrons
Cherchez l’erreur !


Le plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale annoncé par M. Ayrault ne répond pas aux urgences des situations de misère. Il est pour le moins dérisoire au regard des largesses accordées aux patrons, ceux-là même qui licencient et précarisent à tour de bras et développent ainsi la pauvreté pour s’enrichir toujours plus.

Face au décrochage du RSA qui ne représente plus que 43 % du salaire minimum contre 50 % en 1989, le gouvernement ne propose qu’une augmentation de 10 % sur le quinquennat. Quant aux milliers de non recours des bénéficiaires ignorants leurs droits à cette prestation, seule une procédure automatique permettrait aux personnes concernées de toucher enfin leur dû.

Au lieu de l’extension de plein droit du RSA aux jeunes de moins de 25 ans, le gouvernement bricole le contrat d’insertion de vie sociale (CIVIS) en conditionnant le versement d’un revenu équivalent au RSA à l’obligation d’accepter n’importe quelle proposition d’activité.

Si l’amélioration de l’accès aux soins est abordée par la réduction du reste à charge avec la révision du plafond de la couverture maladie universelle complémentaire (CMUC) est la moindre des choses, faudrait-il encore que le gouvernement priorise les moyens donnés au secteur public sanitaire et social.

Le gouvernement oublie les revendications des organisations de chômeurs et précaires notamment sur l’augmentation de tous les minima sociaux, exprimées lors de la manifestation du 1er décembre.

Fondamentalement, le gouvernement ne s’attaque pas aux racines de la pauvreté et de la précarité, à savoir l’inégale répartition et redistribution des richesses, la politique patronale de flexibilité et de liberté de licencier.

Il faudra, par des mobilisations sociales fortes, imposer au gouvernement un changement de cap au lieu de ces remèdes cosmétiques.

13 décembre 2012
http://solidaires.org/article43075.html


communiqué de presse : AC ! Champ.Ard.

Non à la gestion de la pauvreté

Manifestement, dans sa conférence, le premier ministre n’a pas cerné l’urgence de la situation : pauvreté, chômage, précarité logement santé !

Ca nous rappelle Jospin 1998, cette fois c’est : une baguette de pain par jour et 1kg de viande !

Pourtant nous associations avons rappelé qu’il devient de plus en plus intolérable : chômeurs et précaires, 8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Ce sont des milliers de drames humains et suicides. (Estimation de 750 minimum par an !)

Fort de notre analyse et expertise depuis 1994, nous savions que la situation se dégraderait toujours et encore.

Encore une fois, il est répondu à l’urgence par des mesurettes "d’urgence" qui en rien ne régleront le problème sur le fond.

Le fond c’est de vivre avec des minima sociaux et des aides ponctuelles qui relèvent de la cour des miracles suivant la situation de tout un chacun. ? Le fond c’est l’épée de Damoclès quotidienne de l’exclusion et d’accepter de faire allégeance, de se résigner, de se taire et de subir. Le fond c’est de faire les poubelles pour subsister ou de se faire condamner pour un vol alimentaire. Le fond c’est de se voir ignorer jusqu’à la déchéance voire la mort.

Est-ce cela notre modèle social ? Des pauvres et des pauvres toujours et encore au service et sous l’emprise d’une oligarchie à la fois économique et politique. A la merci des décideurs et élus grassement rémunérés qui se moquent du peuple.

Non monsieur Ayrault de cela nous ne voulons pas. Il n’est pas question de diviser les plus démunis et de saupoudrer des 5 et 10% par ci par là ne comblant même pas l’indice des prix à la consommation. De répondre par des mesures obsolètes.

La réalité est tout autre. Il vous faudra beaucoup de courage et de détermination pour y répondre. Nous, pour le moins, nous connaissons les remèdes : la refonte complète du système, de la répartition des richesses et des rapport sociaux.
http://www.agirensemblecontrelechomage. ... rticle1993
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede Pïérô » 16 Déc 2012, 16:10

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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede digger » 16 Déc 2012, 17:00

Très bien. Que tout ça leur pète à la gueule.....
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede Pïérô » 20 Déc 2012, 16:03

Communiqué Union syndicale Solidaires

SMIC : encore un cadeau au patronat !

Après un coup de pouce dérisoire au SMIC en juillet de 0,6 % (hors inflation), soit 6,45 euros par mois, le gouvernement limite cette fois-ci la revalorisation automatique du salaire minimum de 0,3 %, soit environ 5 euros bruts par mois pour un temps plein. Prétextant un taux d’inflation annuelle de 1,4 %, le gouvernement ne juge pas utile de lui redonner un nouveau coup de pouce alors que les mesures fiscales comme le gel du barème de l’Impôt sur le revenu, l’augmentation de la TVA et du prix du gaz, grèvent le pouvoir d’achat des personnes les plus modestes, et notamment les 3 millions de smicard-es.

En revanche, les rémunérations des patrons du CAC 40 ont progressé de 4 % pour atteindre en moyenne 4,2 millions d’euros et jusqu’à 19 millions pour le PDG de Publicis. Décidément le gouvernement Hollande /Ayrault a une idée particulière de la justice sociale.

Plus inquiétant encore, le gouvernement veut modifier les règles de revalorisation du SMIC. Un groupe « d’experts », dont certains sont proches de F. Hollande, est chargé d’un rapport censé donner des recommandations au gouvernement. L’objectif est de revoir à la baisse les modalités d’indexation du SMIC. Parmi les pistes envisagées, il y a la régionalisation du SMIC (selon les niveaux de prix) ou encore un SMIC jeunes, voire la suppression pure et simple du SMIC. Au vu des derniers cadeaux fiscaux aux entreprises (20 milliards de crédit d’Impôt), on ne peut qu’être inquiet sur la probabilité de la validation par le gouvernement de telles régressions sociales.

L’Union syndicale Solidaires revendique un autre partage des richesses avec notamment un SMIC à 1700 euros, le partage de la valeur ajoutée en faveur des salaires et non des profits, un revenu maximal autorisé pour une échelle des salaires redistributive, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.
http://www.solidaires.org/article43096.html
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede altersocial » 22 Déc 2012, 13:44

Voyage dans les eaux troubles du système Ayrault, de Nantes à NDDL, fichage et magouilles municipales :

http://www.rue89.com/2012/12/19/pv-divu ... ees-237974

Extrait :

Troisième acte : l’embauche d’anciens des RG

En toile de fond de ses deux articles, Le Point interroge la proximité entre la ville de Nantes et les Renseignements généraux.

L’hebdomadaire cite trois commissaires des RG, mis à disposition par le ministère de l’Intérieur pour occuper divers postes à Nantes :

Gilles Nicolas, nommé directeur de la réglementation et de la tranquillité publique à partir de 2004. Décrit comme un « proche de Jean-Marc Ayrault », l’ancien commissaire devient adjoint à la sécurité en 2008 ;

Didier Fillion-Nicolet, ancien directeur du renseignement intérieur en Loire-Atlantique, qui prend la succession de Gilles Nicolas en 2008 ;

Lionel Edmond, numéro 2 des RG à Nantes, détaché à la mairie en 2011.

Le Point met en évidence les inquiétudes de certains opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui craignent les conflits d’intérêt entre les anciennes et les nouvelles fonctions de ces ex-policiers.

« C’est une construction intellectuelle », a répondu Gilles Nicolas à l’hebdomadaire. « J’ai recruté des compétences avant tout sur des problématiques de sécurité », ajoute-t-il. Et question sécurité, les RG en connaissent un rayon.
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede digger » 23 Déc 2012, 13:19

En toile de fond de ses deux articles, Le Point interroge la proximité entre la ville de Nantes et les Renseignements généraux.

Parce qu'il y a une différence entre Ayrault et un état policier ?
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede digger » 11 Jan 2013, 17:37

PS et ouvriers : «On est passé de l'abandon au mépris»
La plume est cinglante comme après un amour déçu. «De l'abandon au mépris : comment le PS a tourné le dos à la classe ouvrière», ainsi s'intitule le livre publié jeudi par Bertrand Rothé, professeur d'économie à l'université de Cergy-Pontoise (photo DR). Dans cet ouvrage historico-économique, l'auteur revient sur les «trahisons» du parti à la rose vis-à-vis de ceux auxquels il avait tant promis en 1981, lors de sa première accession au pouvoir sous la Ve République.

Du «tournant de la rigueur», en 1983, à la politique d'austérité actuelle, en passant par les privatisations de Lionel Jospin et la politique de l'euro fort, ce sont trente ans d'histoire politique et sociale de la France qui sont relus à la lumière de cet «abandon». Interview.
Comment se manifeste cette rupture que vous dénoncez ?

En 1981, François Mitterrand est élu président de la République. Au premier tour, les ouvriers ont plus voté pour lui que pour le communiste Georges Marchais. Pourtant, trois ans plus tard, l’idylle s’achevait avec Laurent Fabius et le tournant de la rigueur. A l'époque, par exemple, le gouvernement affronte déjà l’hostilité des métallos lorrains, car il fait le choix de ne plus avoir d’industrie sidérurgique en France, en supprimant 21 000 emplois dans les usines nationalisées. Il s’agit bien d’un choix politique, car, de son côté, l’Allemagne, avec des coûts similaires, produit aujourd’hui 25% ou 30% de l’acier européen.
Et quel est ce «mépris» dont vous parlez ?

Il est le fait autant du PS que des élites françaises en général. Il consiste à représenter les ouvriers en imbéciles violents, voire racistes. Symptomatique est la désignation du Front national comme «le premier parti ouvrier». Le monde ouvrier, le plus souvent, n’est pas inscrit sur les listes électorales. S’il l’est, il s’abstient, et quand il vote, il vote en majorité à gauche, ensuite seulement à droite et, pour une partie, à l’extrême-droite. Les paysans, les patrons de PME et les employés votent plus FN que les ouvriers. Oublier ces faits témoigne d’une vieille haine de classe, bien visible notamment après la victoire du «Non» au référendum de 2005. Croyez-moi, les ouvriers avaient pourtant bien lu le projet de constitution européenne, surligneur en main !
Justement, dans quelle mesure l’Europe a-t-elle influé sur les changements que vous dénoncez au PS ?

Le PS n’a jamais été une force de résistance face aux progrès du libéralisme porté par l’Union européenne. Au contraire, il a, plus que les autres partis, contribué à ces progrès. Il faut revenir à 1983, où, après le tournant de la rigueur, il doit faire le deuil de son programme originel. L’Europe va faire office de projet de substitution. Sans projet précis à ce sujet, Jacques Delors, ministre de l’Economie puis président de la Commission, est à l'écoute de la «Table ronde européenne», un lobby patronal qui veut renforcer la concurrence pour créer des géants économiques comme aux Etats-Unis et au Japon.

L’Acte unique de 1986 ouvre un âge d’or des fusions-acquisitions. Mais les socialistes ont oublié l’avertissement de Pierre Mendès-France, en 1957, pour qui une telle ouverture appelait d’abord «l'égalisation des charges et la généralisation rapide des avantages sociaux à l’intérieur de tous les pays du marché commun». Au début des années 2000, on a ainsi intégré à l’UE les pays de l’Est, dont certains affichaient un salaire minimum inférieur à 200 euros.
Mais historiquement, le PS a-t-il jamais été le parti de la classe ouvrière ?

Il a longtemps eu à disputer ce rôle au Parti communiste. Ce n’est donc pas systématique, mais il l’a été dans certaines régions, le Nord par exemple. Comme le disait une candidate écologiste, à Hénin-Beaumont, «même un chien avec un chapeau PS serait sûr d'être élu». Dans certains villages ouvriers, tout le monde on presque vote ou votait socialiste. Mais attention, de larges pans de la classe ouvrières étaient aussi acquis aux gaullistes ou aux chrétiens-démocrates.

A partir des années 1980, en revanche, les socialistes ont abandonné cette catégorie sociale pour se consacrer à la défense des minorités ethniques. Et pas de tous les immigrés, pas des vieux par exemples : des jeunes immigrés, sous la devise un brin condescendante «Touche pas à mon pote». C'est médiatique, ça passe bien, ça fait festif. D'ailleurs, le travail est alors invité à devenir une fête. Et en Lorraine, Jacques Chérèque, le père de François, délégué pour le redéploiement industriel, propose de remplacer les aciéries par un parc d'attraction sur le thème des Schrtroumpfs.
Cette classe ouvrière est-elle toujours une réalité aujourd’hui ?

Au juste, il n’y a jamais eu de classe ouvrière absolument homogène, il vaudrait mieux parler de monde ouvrier. Mais il est absolument faux d’affirmer que celui-ci soit en voie de disparition. En 2003, Aurélie Filipetti, aujourd’hui ministre de la Culture, écrivait un roman intitulé : «Les derniers jours de la classe ouvrière». Alors qu'à l'époque, celle-ci était encore le premier groupe social de France ! Bien sûr, les effectifs vont diminuant, et les ouvriers sont désormais éclatés en de multiples catégories et statuts, notamment depuis l’essor de l’intérim.

Mais je crois que, si cette catégorie a perdu de son homogénéité, c’est aussi parce que le discours qui la constituait est lui-même en déclin. On n’existe qu'à travers le regard des autres. Or, le monde intellectuel a abandonné la classe ouvrière. Des économistes comme Philippe Cohen, des sociologues comme Alain Touraine, font l'éloge de la société post-industrielle, d’une France qui ressemblerait à un grand musée. A la télévision, on ne montre jamais les ouvriers qu’en bloqueurs de route ou en vandales.
Espérez-vous encore une «rémission ouvrièriste» de la part du PS ?

Rien n’est perdu, car il y existe encore un courant qui se souvient que les ouvriers ont des attentes vis-à-vis de ce parti : un Henri Emmanuelli, par exemple, peut-être un Montebourg, si ce dernier n’est pas entouré de gens qui lui sont imposés, comme c’est le cas actuellement dans son ministère.

http://www.liberation.fr/economie/2013/01/11/ps-et-ouvriers-on-est-passe-de-l-abandon-au-mepris_873050
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede Nyark nyark » 11 Jan 2013, 17:48

Merci digger pour la référence du livre de Bertrand Rothé : je le mets en commande pour ma bibliothèque ! (Vont encore dire que je suis d'ultra-gauche...)
La religion est la forme la plus achevée du mépris (Raoul Vaneigem)
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede digger » 11 Jan 2013, 18:57

Toi, d'ultra-gauche ? Y rigolent! :)
digger
 
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede ivo » 12 Jan 2013, 09:44

La négociation sur l'emploi aboutit à un accord
fr info
Le patronat et une partie des syndicats ont annoncé avoir trouvé un accord dans le cadre de la négociation sur le marché du travail. Reste à le faire officiellement valider par les syndicats signataires. Seuls la CGT et FO se sont opposés au texte. Un projet de loi reprenant le texte sera présenté en Conseil des ministres le 6 ou le 13 mars prochain. François Hollande salue "un succès du dialogue social".

Il aura fallu des heures de discussions et trois mois de négociation sur "la sécurisation de l'emploi", mais c'est fait : un compromis a été trouvé pour permettre plus de flexibilité aux entreprises et davantage de protection pour les salariés.

"Tout sauf un accord à minima" (Medef)

Les trois organisations patronales présentes signeront le texte. Parmi elles, le Medef qui se réjouit dans un communiqué : "les partenaires sociaux ont placé la France en haut des standards européens en matière de marché du travail et de relations sociales. L'accord auquel ils sont parvenus est en effet tout sauf un accord à minima".

"La France sera dans les meilleurs pays européens en terme de 'flexisécurité'". Patrick Bernasconi du Medef

Côté flexibilité, le patronat a notamment obtenu l'encadrement des accords permettant de baisser salaires et/ou temps de travail en cas de difficulté, des mesures pour faciliter et "déjudiciariser" les licenciements et la possibilité de restructurer sans plan social via une mobilité obligatoire.

"Inacceptable" pour la CGT, "ambitieux" pour la CFDT

Chez les syndicats, l'accord ne fait pas l'unanimité. La CGT dénonce un texte "inacceptable" et FO "un jour sombre pour les droits des salariés". Par contre, la CFTC, la CFE-CGC et la CFDT se réjouissent d'avoir pu trouver un compromis avec le patronat.

"Nous avons obtenu ce que nous voulions. C'est un accord qui est ambitieux pour l'emploi et les parcours professionnels avec des droits nouveaux pour les salariés", lance Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT.

Pour Laurent Berger, la CFDT a obtenu des avancées sur toutes ses revendications

Un projet de loi au printemps prochain

"Je tiens à rendre hommage aux organisations professionnelles de salariés et d'employeurs qui ont rendu possible ce résultat. Il constitue un succès du dialogue social", François Hollande
Reste désormais à retranscrire les termes de l'accord dans un cadre législatif. Un projet de loi sera ainsi présenté en Conseil des ministres le 6 ou le 13 mars prochain après avoir été soumis au Conseil d'Etat. Le texte de loi devrait être soumis au Parlement dès le printemps prochain, dans le cadre d'une procédure d'urgence.
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede Nyark nyark » 12 Jan 2013, 14:05

:gun:
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