un quinquennat à gauche ???

Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede ivo » 03 Oct 2012, 10:24

la blague du jour ...



Moscovici : « ll n’y a aucun indice d’exil fiscal massif »
http://www.leparisien.fr/politique/mosc ... 200587.php
Pour le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici, les chefs d’entreprise ont un devoir d’exemplarité.

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Le ministre de l’Economie et des Finances maintient que les classes moyennes seront « préservées » de tout matraquage fiscal dans le nouveau budget et annonce aussi le durcissement de la lutte contre la fraude et l’exil fiscal par une loi avant la fin de l’année.

Vous assurez que 9 Français sur 10 ne seront pas touchés par les hausses d’impôts. Certaines simulations démontrent le contraire…
PIERRE MOSCOVICI. C’est un faux procès.

On mélange tout, la suppression des exonérations sur les heures supplémentaires votée cet été, les nouvelles taxes comportementales prévues dans le budget de la Sécurité sociale. Si on regarde les mesures du seul projet de loi de finances pour 2013, ce sont bien 9 Français sur 10 qui ne paieront pas plus d’impôt sur leurs revenus qu’en 2013.

Sauf que vous maintenez le gel du barème décidé en 2011, ce qui revient à alourdir l’impôt pour tous…
C’est la droite qui avait décidé ce gel du barème de l’impôt sur le revenu. Nous l’avions à l’époque condamné, car il frappait indistinctement les contribuables modestes et les classes moyennes : 400000 personnes se sont retrouvées imposables par le biais de ce mécanisme. Nous avons instauré une décote pour les bas revenus afin d’éviter ce type d’effet pervers. L’an prochain, 7,5 millions de foyers seront directement gagnants grâce à cette mesure. Ils resteront non imposables ou ne passeront pas de la première à la deuxième tranche.

Il n’y a donc pas de matraquage fiscal des classes moyennes ?
Non. Elles sont préservées. L’essentiel de l’effort fiscal l’an prochain concernera les foyers aisés. Les 2,6 milliards de recettes supplémentaires d’impôts sur le revenu vont peser à 97% sur les 10% de foyers fiscaux les plus aisés.

François Hollande avait promis de séparer les activités banque de dépôt et banque d’affaires des banques. Où en est-on ?
Cette promesse sera tenue. Avant la fin de l’année, je présenterai un projet de loi de réforme bancaire. L’idée est de séparer les activités utiles à l’économie, à l’investissement, à l’emploi des activités spéculatives. Ce sera une loi d’encadrement et d’interdiction. On ne remettra pas en cause notre modèle de banque universelle. En revanche, nous serons impitoyables avec les excès. Je ne veux pas d’une réforme molle. Je veux des banques qui soient au service de l’économie réelle.


Avez-vous renoncé à encadrer les rémunérations des patrons des entreprises privées ?
Absolument pas. Nous y travaillons. La rémunération des dirigeants des entreprises publiques a déjà été encadrée. Là où l’Etat pouvait agir directement comme actionnaire, il l’a fait. Il suffit maintenant que les conseils d’administration le votent. Aucun patron n’y échappera. Pour le privé, il y aura des mesures visant à contrôler les retraites chapeaux, les parachutes dorés, les stock-options. L’élaboration d’un projet de loi là-dessus se poursuit.


Avec la taxe à 75%, n’allez-vous pas encourager l’exil fiscal à l’étranger ?
Il n’y a aucun indice d’exil fiscal massif aujourd’hui. Le débat autour de cette taxe est clos. Les intéressés ont, je crois, fini par comprendre qu’ils devaient et pouvaient la payer. Elle est temporaire. Elle prendra fin en 2014. Ceux qui sont tentés par l’exil fiscal à l’étranger feraient bien d’y réfléchir à deux fois. M. Bernard Arnault l’a éprouvé lui-même. Quand on est le chef d’une grande entreprise française, on a un devoir d’exemplarité. On n’échappe pas aux effets d’image désastreux. Cela dit, nous voulons décourager l’exil fiscal en revoyant certaines conventions fiscales, avec la Suisse sur les successions notamment. Nous voulons agir aussi sur les comptes cachés à l’étranger. Ce dossier-là, nous allons le prendre à bras-le-corps. Nous comptons légiférer avant la fin de l’année sur un paquet contre la fraude fiscale. Et redonner au contrôle fiscal les moyens d’être le bras armé de l’égalité devant l’impôt.


Arcelor Mittal donne soixante jours à l’Etat pour trouver un repreneur aux deux hauts fourneaux de Florange… Comment vivez-vous cet ultimatum ?
Des engagements ont été pris. Nous nous battrons. Nous ferons tout pour trouver un repreneur. C’est vrai que nous sommes dans un calendrier court, nous l’affronterons.

A-t-on atteint le pic des plans sociaux en France ?
Je l’espère. Nous n’acceptons pas les plans sociaux et, quand ils se déploient, nous voulons en limiter l’impact. C’est la bataille que nous menons sur PSA, Sanofi, Doux et tant d’autres entreprises. Mais nous devons aller plus loin, c’est-à-dire mettre en place des instruments juridiques qui nous permettront d’éviter que des sites de production disparaissent alors qu’ils sont rentables et qu’il existe des solutions de reprise. Après concertation, un projet de loi sera nécessaire.
Et puis, et surtout, nous avons besoin d’une politique de compétitivité forte pour nos entreprises mêlant déploiement de filières et innovation. Ce gouvernement considère que la désindustrialisation n’est pas une fatalité.

Comment qualifieriez-vous votre politique ?
C’est un triptyque : redressement, ambition sociale et efficacité économique. Nous n’avons pas l’intention de gérer la stagnation pendant cinq ans! Nous ne menons pas une politique d’austérité, y compris en matière de finances publiques. Toute la difficulté pour nous est d’être sérieux — nous le sommes — tout en menant une politique de gauche : personne de bonne foi ne peut dire le contraire à présent.


Que répondez-vous à ceux qui vous reprochent de vous tenir trop en retrait ?
Je travaille comme un chien quinze heures par jour dans mon ministère, je suis sur tous les fronts, partout et tout le temps. En revanche, ma conception du rôle d’un ministre n’est pas de me mettre en scène. Je n’ai aucun goût pour les conflits, pour l’esbroufe ou pour l’autopromotion. Bercy n’est pas un ministère où on se fait plaisir, c’est un ministère de devoir.


mouarf !!!!!!!!!

pour l'exil fiscal j'entendais d'une autre source que les dossiers étaient passés de 3 à 100 par semaine.
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Messagede altersocial » 03 Oct 2012, 18:36

La gauche libérale dans ses oeuvres

Enfin le outing libéral de la gauche du capital, c'est le MEDEF qui va être content! :


Vers une baisse massive du coût du travail sur 5 ans et une hausse de la CSG, selon Le Monde

L'Elysée, qui planche sur une réforme en faveur de la compétitivité, se dirige vers une baisse des cotisations patronales de 40 milliards d'euros sur cinq ans, pour réduire le coût du travail, financée par une hausse probable de la CSG, affirme Le Monde publié mercredi.

"Les entreprises bénéficieraient d'un allègement du coût du travail d'une quarantaine de milliards d'euros, avec le basculement de cotisations employeurs sur un impôt plus large, la piste la plus sérieuse étant celle de la contribution sociale généralisée (CSG)", écrit le quotidien dans son édition datée de jeudi.

"Pour ne pas trop entamer le pouvoir d'achat des ménages, l'Elysée souhaite étaler ce transfert de charges sur la durée du quinquennat, à raison de 8 à 10 milliards d'euros par an", ajoute-t-il.

Ce "choc de compétitivité" progressif permettrait de baisser par exemple les cotisations familiales patronales de 5,4 points, uniquement sur les salaires compris entre 1,6 et 2,2 fois le Smic "de façon à ce que les entreprises exposées à la concurrence en bénéficient", selon Le Monde.

Interrogée sur ce scénario, la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem s'est bornée à réaffirmer que l'exécutif entend "avancer vite sur la question de la compétitivité" sans la réduire à "une question de coût du travail". Les ministres peuvent "réfléchir aussi d'eux-mêmes à des solutions possibles", a-t-elle esquivé.

Une réunion sur ce dossier était prévue mercredi après-midi autour du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Le Monde précise que les arbitrages peuvent encore évoluer, d'autant que les ministères n'ont pas tous le même avis, à commencer par celui du Redressement productif qui plaide pour un "système où chaque investissement productif donne lieu à un crédit d'allègement de charges".

Plusieurs ministres, dont celui du Budget Jérôme Cahuzac, sont de leur côté hostiles à une hausse de la CSG en raison de ses effets sur le pouvoir d'achat, a affirmé une source gouvernementale à l'AFP.

Le commissaire général à l'Investissement Louis Gallois doit remettre mi-octobre au gouvernement un rapport sur la compétitivité. L'ex-patron d'EADS avait plaidé début juillet pour un tel "choc de compétitivité" de 30 à 40 milliards.

Selon l'un de ses récents interlocuteurs, Louis Gallois proposerait de financer cet abaissement de cotisations patronales par un "mix" de prélèvements, avec une grande part de la CSG, un peu de taxes écologiques et un peu de hausses ciblées de la TVA. Augmenter la CSG d'un point rapporte environ 11 milliards de recettes supplémentaires.

De son côté, un Haut Conseil pour le financement de la protection sociale doit dresser un état des lieux cet automne. Le président François Hollande a promis des décisions avant la fin de l'année sur ce dossier délicat.

Le scénario évoqué par Le Monde ressemble à la TVA sociale mise en place par l'ex-président Nicolas Sarkozy peu avant sa défaite électorale du printemps et abrogée par l'actuelle majorité. Il vise à abaisser les cotisations sur les mêmes salaires - entre 1,6 et 2,2 Smic -, alors que pendant la campagne, l'entourage du candidat Hollande assurait que cela ne permettait pas de cibler uniquement l'industrie comme souhaité.

D'après son interlocuteur, Louis Gallois envisagerait même d'abaisser les cotisations sur les salaires jusqu'à quatre fois le Smic, afin de viser les jeunes ingénieurs.


La droite sarkoziste en rêvait, la gauche libérale le fera. Et le pire, c'est qu'on n'est même pas surpris ! :wink:
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede ivo » 04 Oct 2012, 09:13

Les salariés français coutent-ils trop chers par rapport à leurs voisins européens?
fr info
Le débat n'est pas nouveau mais le gouvernement semble avoir tranché la question.

Selon le quotidien le Monde, il envisagerait de baisser massivement les charges sociales payées par les patrons, une quarantaine de milliards d'euros en tout, pour réduire le coût du travail. Mais qui dit moins de charges sociales, dit moins de rentrée dans les caisses de la sécurité sociale. Pour compenser le manque à gagner, le gouvernement réfléchirait donc à augmenter la contribution sociale généralisée, la CSG, payée par l'ensemble des salariés et des retraités. Pour éviter que le pouvoir d'achat des ménages ne soit trop fortement impacté, le transfert des charges s'étalerait sur la durée du quinquennat, à raison de 8 à 10 milliards d'euros par an.

Baisser le coût du travail, certes, mais est-ce-que la baisse des cotisations patronales toucheraient l'ensemble des emplois?

Non, seulement les salaires moyens, autour de deux fois le smic. Est ce suffisant pour alléger le coût du travail? Pas forcément estime Charles Edouard de Cazalet, directeur associé du cabinet Sogedev. Pour que la mesure soit efficace, il faut dit-il viser les salaires plus élevés.

"Il faut donner les moyens aux entreprises d'être plus compétitives". Charles Edouard de Cazalet co-fondateur de Sogedev

Ce soir, l'entourage de François Hollande indique que des mesures de réduction du coût du travail seront bien mises en place dès 2013. Mais sans confirmer les chiffres évoqués par le Monde. "Rien n'est acté" précise l'Elysée qui attend la remise du rapport Gallois sur la compétitivité à la mi-octobre.

En attendant une éventuelle baisse des cotisations sociales patronales, les chefs d'entreprises continuent de tirer à boulet rouge sur le projet de loi de finance 2013.

A commencer par la patronne du Medef. Dans une interview au magazine l'Express, Laurence Parisot dénonce le racisme anti-entreprise qui mine l'économie française. L'angoisse des patrons est à son comble, dit-t-elle après les tours de vis fiscaux du gouvernement et certaines déclarations d'hommes politiques sur les patrons voyous. Les chefs d'entreprise sont particulièrement remontés sur la réforme de l'imposition des plus-values du capital. La mesure prévoit d'imposer la vente des parts d'une entreprise selon le barème de l'impôt sur le revenu. Bénéfice attendu pour l'Etat : un milliard d'euros. Une fois n'est pas coutume, un petit groupe de patrons de start-up appelle à manifester dimanche devant l'assemblée nationale. Leur groupe, baptisé "Les Pigeons" exprime son ras-le bol depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux.
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede ivo » 04 Oct 2012, 09:27

Sondage : la chute de François Hollande et Jean-Marc Ayrault se poursuit
fr info
L'érosion de la cote de popularité de François Hollande est de son Premier ministre se confirme. Selon un sondage TNS-Sofres, les deux hommes sont crédités de seulement 41% de bonnes opinions. Une baisse de 10 points par rapport à septembre.

A chaque nouveau sondage sur la cote de popularité de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault, les chiffres sont de plus en plus mauvais. Selon un sondage TNS Sofres, à paraître ce vendredi dans le Figaro, la cote du couple exécutif est tombée à 41%, soit dix points de moins que le dernier sondage, du même institut, daté de septembre.

Un autre institut de sondage, l'Ifop, avait déjà publié des chiffres peu encourageants pour le chef de l'Etat et son Premier ministre. La cote de popularité baisse depuis le mois de juillet. Par rapport à juin, François Hollande avait perdu trois points, Jean-Marc Ayrault, quatre.
En septembre par rapport à août, le chef de l'Etat a chuté de 11 points dans le baromètre Ifop-JDD. Jean-Marc Ayrault avait reculé de sept points. Seulement 43% de Français se disaient alors "satisfaits"
.
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2017 HOLLANDE 49,5%-FILLON 50,5%! FILLON ELUUUUUU! Depuis 1985 nous hésitons entre la libérale droite et la libérale gauche. Mais nous sommes toujours dans la ... M ouvance libérale quelque chose! N'AVONS NOUS PAS LES CHEFS QUE NOUS MERITONS? On s'accroche à ce qu'on a ou qu'on croit avoir. Chaque année depuis Maastricht on refuse de voir les transferts de pouvoirs entre les mains de quelques oligarques européens non élus... Le service public qui s'efface au profit du business ...On refuse de voir que nos identités se délitent! Ce qui fait une collectivité humaine, la nation, s'efface au profit de l'ego... et de l’intérêt particulier. Seuls quelques Roms gênants et quelques ouvriers refusant de perdre leur boulot nous rappellent que nous sommes entrés dans un VILLAGE MONDIAL et que nous avons signé pour…Sur le podium de l’efficacité et du «cout du travail», le salarié asiatique est le premier. Loin, très loin devant l’Allemand talonné par le Français.Nous acceptons de rentrer dans ce jeu de cirque romain alors que nous voulons simplement vivre… La misère circule et s’installe, elle est nécessaire, car elle la contrepartie de la richesse circulante.. Nous guettons le cours de nos actions obligations et autres « produits financiers » sans nous préoccuper de savoir ou ils sont placés. Dans une usine en Chine, au Japon ou en Corée? « Ne vous faites pas de soucis vos produits sont très bien placés par notre banque !… » Vous répondra toujours votre interlocuteur (trice) bancaire bien choisi (e) pour séduire et inspirer confiance… Nous sortons le drapeau tricolore quand il s’agit de bouffer de l’étranger ou d’honorer nos morts dans une grande messe laïque. Nos hommes et femmes politiques nous font croire en leurs pouvoirs: nous les croyons! Nous les aimons, les détestons etc. Nous acceptons de jouer à la Star Académie quinquennale… Alors ?

Le Herald Tribune parle de Decadence Francaise! French industrial Decay.

Tout ça pour ça ... mais c'était écrit. On sait ce qu'on perd mais on ignore toujours ce qu'on gagne. Manque de vision, cocktail d'incompétences, renoncements à la chaîne, ce pouvoir vide se vide chaque jour d'avantage. Personne ne comprend à l'étranger le choix de cette - petite - majorité de français en mai. Hélas, ce n'est qu'un début. Nico reviens !

ça y'est, les français se réveillent ?? la nuit a été bonne ?

Et dire qu'on en est là à cause de la balade en bateau de Sarko au lendemain de son élection. Plus que 1701 jours à tenir !
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede ivo » 04 Oct 2012, 11:42

Le gouvernement recule sur l'imposition des plus-values de cessions d'entreprises
fr info
Pierre Moscovici et Fleur Pellerin vont revoir leur copie. Face à la grogne des entrepreneurs contre l'alignement des plus-values sur les cessions d'entreprise sur ceux du travail décidé par le gouvernement dans son projet de budget 2013, le ministre de l'Économie et la ministre déléguée aux PME ont promis jeudi des aménagements fiscaux.

>>>
http://www.franceinfo.fr/economie/le-go ... 2012-10-04
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede ivo » 10 Oct 2012, 10:43

Manifestation CGT : "Vous voyez l'Espagne ? C'est bientôt nous !"
http://tempsreel.nouvelobs.com/france-l ... -nous.html
Avant de rejoindre le cortège des manifestants, les militants CGT de PSA à Aulnay ont tenté de rentrer au Salon de l'auto où la tension est montée d'un cran.

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Manifestation CGT à Paris le 9 octobre (Louis Morice - Le Nouvel Observateur)

Les manifestants ont trouvé porte close au Salon de l'auto, porte de Versailles à Paris, mardi 9 octobre. Des grilles fermées qui ont fait monter la tension d'un cran. Derrière les ouvriers CGT de PSA - plus de 400 sont venus d'Aulnay -, l'industrie automobile a donné le ton de la journée de mobilisation proposée par la Fédération européenne de l'Industrie.

"Sans nous, pas de bagnoles"

Renault, Goodyear, IG Metall, ArcelorMittal, mais aussi Sanofi, des délégations venues des quatre coins de la France ont laissé exploser leur colère lorsqu'ils ont réalisé qu'aucune délégation ne serait autorisée à entrer dans le salon : "Les voitures qui sont là-dedans, c'est nous qui les fabriquons. Sans nous, pas de bagnoles", tonne un militant CGT depuis la tribune improvisée sur un camion. Et de lancer : "L'entrée, c'est 13 euros. Mais nous ne sommes pas des visiteurs ! Monsieur Montebourg, il est venu, il a payé ? Monsieur Varin, il a payé ?"

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Un cri unanime s'élève contre "la milice en bleu" qui bloque l'entrée. Un petit groupe s'attaque à la barrière, repoussé à coups de gaz lacrymogènes. Des pavés commencent à voler. Les responsables du service d'ordre de PSA-Aulnay s'inquiètent un peu : "On va encore dire que c'est les gens d'Aulnay qui foutent la merde".

Mais le petit groupe devant le portail est rapidement rejoint par des ouvriers d'ArcelorMittal. La grille tremble mais tient bon. Un nouvel envoi de lacrymogènes submerge la foule. Le délégué Arcelor prend le micro : "Nous voulons nous battre contre ces prédateurs. Nous avons élu un président socialiste, nous avons la majorité dans les deux assemblées : nous réclamons une autre politique industrielle." Les ouvriers toussent, pleurent. Certains se protègent d'un mouchoir mouillé posé sur le visage : "Regardez comment le gouvernement répond aux ouvriers qui veulent rentrer !"

"Ca va finir comme en 68"

Un peu en retrait, Yvon n'en revient pas : "Ca va finir comme en 68. C'est normal, on est au bout du rouleau". Cet ouvrier de 55 ans travaille pour PSA depuis 1978. Il a commencé dans l'usine Citroën d'Asnières avant de rejoindre celle d'Aulnay. "Je n'étais pas un gars à faire grève mais maintenant… A mon âge, c'est sûr, je vais être sur la touche", explique ce Breton qui n'espère plus qu'un retour dans sa région : "Avant, on avait le moral en allant au boulot. Aujourd'hui, passer le tourniquet, ça me fait mal à la tête".

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Voir tout ce monde rassemblé fait chaud au cœur des gars d'Aulnay. La police et les grilles fermées donnent la rage, mais la solidarité et l'unité rattrapent tout : "On s'en prend plein la gueule mais ça rappelle la jeunesse", sourit presque un ancien, venu de Mulhouse, les yeux rougis par les lacrymos. "Ne pas pouvoir rentrer, on s'y attendait un peu. On venait juste revendiquer et on est accueillis comme des chiens. Mais ça fait plaisir que les autres se sentent concernés", explique-t-il.

Le rassemblement et la manifestation qui suit, pour tous, c'est l'occasion de montrer que n'importe qui, dans n'importe qu'elle secteur, peut être touché par cette crise. "Aujourd'hui, avec cette mobilisation, on pense aux petites boîtes qui sont dans la même situation que nous à PSA mais qui ferment en silence. Fermeture, fermeture, on n'entend plus que ça. Si ça continue, ça va être la révolution", estime Aziz, 35 ans dont 13 passés chez PSA.

"L'Europe est mal faite"

Le jeune homme dont le père travaillait déjà pour Citroën est là pour donner un signal aux patrons, au gouvernement : "Montebourg ne peut pas grand-chose alors, si en plus on ne se mobilise pas, il ne bougera pas". Son collègue Lahcen voudrait que les choses changent : "Il faut arrêter ça. C'est possible de limiter les profits. C'est possible de privilégier les produits européens. Il y a trop de libre échange. L'Europe est mal faite, elle se fait tout le temps avoir". Lahcen en est certain : "L'origine du problème, ce sont les banques. Après 2008, on nous a dit qu'on allait contrôler la spéculation. Il est où le contrôle aujourd'hui ?"

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Alors, le Salon de l'auto, oui, ils auraient aimé pouvoir y rentrer : "C'est une bonne vitrine pour les patrons. On voulait montrer ce qu'il y a derrière la vitrine, ce que les gens ne voient pas". Aziz et Lahcen ne croient pas plus en l'avenir qu'aux promesses de Philippe Varin, le patron de PSA : "Aujourd'hui, il faut que tout le monde le sache. Ce système, c'est un château de carte qui est en train de s'effondrer. Personne ne va être épargné". Ils en sont convaincus : "Vous voyez l'Espagne ? C'est bientôt nous !"

"Que reste-il d'autre que la radicalité ?"

A ceux qui reprochent à la CGT d'être partie seule pour cette journée de mobilisation, les manifestants répondent qu'au moins elle, elle se bouge pour eux. Contrat rempli pour Bernard Thibault ? Beaucoup reconnaissent pourtant que le syndicat se montre parfois trop radical : "Mais quand une usine ferme, que reste-t-il d'autre que la radicalité ?"

A la tribune, c'est maintenant Philippe Poutou qui appelle à la convergence des luttes. Les grilles du Salon de l'auto menacent une fois de plus de céder quand une nouvelle vague de lacrymogènes disperse des ouvriers dont les yeux pleurent autant à cause des gaz que de la rage. Peu avant très heures, les organisateurs CGT appellent à rejoindre la manifestation place d'Italie.

Arrivés dans le cortège, fondus dans la masse, les PSA tentent de se faire une place. "Il y a du monde, ça fait plaisir", sourit Nasser. La marche démarre, bien décidée à faire entendre ce message qu'un collègue de Nasser martèle : "Le gouvernement a tous les leviers de commandes. Il ne peut pas dire qu'il n'y a rien à faire. Combien de personnes dans la rue faut-il pour qu'il comprenne ?"
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede ivo » 11 Oct 2012, 19:37

L'embarrassant vol en Falcon de Yamina Benguigui
fr info
La ministre déléguée à la Francophonie aurait préféré un Falcon républicain à l'avion de ligne préconisé par la charte de déontologie imposée au gouvernement par François Hollande. Le gouvernement minimise.

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Le Falcon affrété pour la ministre à l’occasion de son voyage en République démocratique du Congo fait figure de première fausse note pour la "présidence normale". © Maxppp Ian Langsdon

Pan sur le bec ! Surprise par Le Canard enchaîné en plein écart de normalité exemplaire alors qu'elle se rendait au sommet de la Francophonie qui se tient jusqu'à dimanche à Kinshasa, Yamina Benguigui fait grincer les dents des argentiers de Matignon.

Un aller-retour à 140.000 euros

L'hebdomadaire satirique rapporte dans ses colonnes que la ministre déléguée à la Francophonie aurait préféré un Falcon 900 de la flotte républicaine à l'avion de ligne recommandé par la charte de déontologie imposée par François Hollande à son arrivée à l'Elysée. Coût de l'aller-retour : 140.000 euros.

Embarras. Najat Vallaud-Belkacem est envoyée à la rescousse de sa collègue : la porte-parole du gouvernement tente de calmer le jeu. "J'ignore dans quelles conditions elle a pris ce Falcon mais enfin, j'imagine qu'il n'y avait pas d'autre choix possible, connaissant Yamina Benguigui", déclarait-elle aujourd'hui sur I-Télé. Avant d'ajouter que "beaucoup a été dit à son sujet", mais qu'elle y voyait, elle, "une collègue ministre complètement investie dans ses dossiers".

Deux ans plus tôt, le cas Joyandet

Certains persiflent qu'il en faudra davantage : à peine nommée en mai dernier, sa présence dans un palace à Cannes avait déjà mis le gouvernement dans l'embarras. Elle réitérait en plein été, Le Point affirmant qu'elle avait "exigé que l'ambassade de France mette un coiffeur à sa disposition" durant le sommet de la Francophonie. Yamina Benguigui dément, l'ambassade de France aussi.

En 2010, après avoir emprunté un jet privé pour se rendre en Martinique, Alain Joyandet avait dû démissionner de son poste de secrétaire d'Etat à la Coopération sous le gouvernement Fillon. Le déplacement avait été facturé 116.000 euros.
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede ivo » 21 Oct 2012, 08:49

la révolution arrive, c'est promis ^^

Emmanuel Todd : «Dans cinq ans, Hollande sera un géant ou un nain»
Cinq mois après la victoire de la gauche, l'intellectuel antisarkozyste le plus écouté du précédent quinquennat dresse en exclusivité pour «Marianne» un premier bilan de la présidence socialiste.

>>>
http://www.marianne.net/Emmanuel-Todd-D ... 23466.html
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede ivo » 25 Oct 2012, 12:30

voilà elle commence ....

Le plafonnement des salaires des patrons d'entreprises publiques en vigueur vendredi
fr info
Le Journal Officiel a publié ce jeudi l'arrêté sur le plafonnement des rémunérations des grandes filiales concurrentielles des entreprises publiques. Il concernent notamment La Banque Postale, Areva NP et EDF International et entrera en vigueur vendredi.

L'arrêté du 15 octobre 2012 soumettant les sociétés filiales d'entreprises publiques à certaines restrictions sur la rémunération de leurs patrons a été publié au Journal Officiel ce jeudi.

Les entreprises concernées et citées dans l'arrêté sont : La Banque Postale, GEODIS, Geopost, Groupe Keolis, Areva NP, EDF Energies Nouvelles, EDF International.

Un maximum de 450.000 euros par an

Ce plafonnement était une promesse de campagne de François Hollande. Le chiffre a été discuté le 13 juin lors d'un conseil des ministres. A sa sortie, Pierre Moscovici a annoncé que les patrons gagneraient 450.000 euros par an maximum.

Cette somme permet de limiter l'écart entre le plus petit salaire et le plus grand de 1 à 20.

soit 37500€ par mois (250 000 francs quand meme )..........
ce qui ferait le plus petit salaire français à 1875€ par mois .........
la gôche ne nous prend pas du tout pour des cons ....
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede digger » 25 Oct 2012, 18:47

Pourquoi parler de "droite" et de "gauche" et ne pas parler de capitalisme tout simplement ?
Pourquoi entretenir cette illusion ?
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede ivo » 25 Oct 2012, 19:01

dans le doute ... c'est à moi que tu t'adresses là ?? ^^

et donc au cas où, soyons clairs ^^, le sujet "un quinquennat à gauche ???" parle de leur vision des choses, pas de la mienne ;)
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede digger » 25 Oct 2012, 19:32

Réponse oui/non.
Je ne comprends pas pourquoi des termes vides de sens continuent à être employés, même si (surtout si) les intéressés s'en réclament. Comme Parti socialiste, qui ne se réfère plus à aucune notion du socialisme.
Il faudrait leur dénigrer le droit à s'appeler ainsi. Et ils seraient bien en peine d'en justifier leur utilisation.
Un quinquennat en sociale-démocratie aurait un sens. Toutes les décisions prises par le gouvernement sont compréhensibles dans ce cadre de référence.
Elles apparaissent comme une tromperie si on se réfère au socialisme seulement.
Démonter qu'un gouvernement social-démocrate applique une politique sociale démocrate n'est pas un scoop.
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede ivo » 25 Oct 2012, 19:46

justement tu pointes du doigt le pb.

mais on ne va pas refaire ni les elections ni les inconscients collectifs et les automatismes de pensée...

apres sur un forum public reste la question de savoir si on post pour les inscrits et/ou les visiteurs, aussi ...


(j'hésite entre les smiles ^^)
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede Nyark nyark » 25 Oct 2012, 20:21

En même temps, les 3 "???" sont assez éloquents non ?
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede digger » 26 Oct 2012, 06:10

C'est pas capital de toute façon.
A chaque élection, on me demande pourquoi je ne vote pas. Et je dis que PS et droite libérale ne sont que 2 manières différentes de gérer le capitalisme. Il n'y a pas d'un côte le libéralisme et de l'autre le socialisme.
L'antagonisme gauche (parlementaire, en tout cas)/droite (parlementaire également) n'existe pas dans les faits, même si nos gouvernantEs et députéEs font preuve d'une imagination débordante pour essayer de trouver des désaccords qui justifient encore la règle du jeu consistant à maintenir le statu quo.
Il me semble donc important de ne pas reproduire le théâtre que nous proposent les médias institutionnels qui transforment des non-évènements (la nomination d'un secrétaire général du parti X, la sortie des députéEs du parti Y de l'hémicycle de l'Assemblée Nationale, le vote d'un budget... ) en faits politiques majeurs.
La réalité est que la classe capitaliste au pouvoir depuis grosso modo la nuit des temps continue ses petites luttes intestines et de copinage pour les places d'honneur. Chirac soutenant Hollande n'est pas surprenant, mais juste une faute : ces choses là ne doivent pas se dire en public parce que çà brouille les règles du jeu truqué.
En continuant à parler de gauche, de droite, de parti "socialiste",etc...on accepte ces règles et on renforce ces automatismes de pensée dont tu parles, Ivo.
"Le changement c'est maintenant" est devenu une blague chez pas mal de gens qui ont voté "à gauche" mais ils ne comprennent pas l'historique de la blague.
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