Lutte Ouvrière (2011-2012)

Re: Lutte Ouvrière

Messagede Nico37 » 25 Aoû 2012, 21:45

Lutte Ouvrière dénonce la domination capitaliste et invite à la riposte

Des militants de Lutte Ouvrière étaient présents ce mercredi sur la Place d’Arçon à Pontarlier. Le parti ouvrier est venu échanger avec la population locale sur les préoccupations du moment. Claude Cuenot et l’équipe qui l’accompagnait dénoncent le diktat des grands groupes et des « possédants » sur la gouvernance du pays. Selon eux, François Hollande, comme Nicolas Sarkozy, ne prendra pas de mesures contre les attaques du grand patronat et des banquiers », qui influencent les politiques mises en place.
Selon le parti, « les grands patrons restreignent la part qui revient à la population tant au niveau de l’emploi que des salaires pour maintenir et si possible augmenter leurs profits et les dividendes exigés par les actionnaires ». Lutte Ouvrière s’indigne également de la situation « des milieux populaires » qui sont touchés de plein fouet par le chômage, les bas salaires et la hausse des prix.
Le parti invite tous ceux et celles qui ont envie d’une autre société à les rejoindre « pour inverser le cours des choses et bouleverser le rapport de force avec le patronat ».
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Messagede Nico37 » 26 Aoû 2012, 14:06

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Re: Lutte Ouvrière

Messagede Nico37 » 27 Aoû 2012, 22:11

Lutte ouvrière à la rencontre des Rochelais

Des militants de ce parti font escale, dans le cadre de leur tournée estivale.

Des militants de Lutte ouvrière débarquent aujourd'hui dans le centre-ville de La Rochelle. Ils font étape pour la journée, afin d'interpeller le chaland dans la rue. Objectif de cette opération politique : évoquer la situation du monde du travail.

Une structure sera dressée sur le pavé du cours des Dames, face à la Grosse Horloge. Elle abrite une librairie militante, constituée de publications issues du parti et ouverte au public de 10 h 30 à 12 h 30 et de 16 heures à 18 heures. Si quelques-uns tiennent le stand pour accueillir et renseigner les Rochelais, d'autres déambulent, tracts en main, aux alentours du marché. « Nous venons pour défendre des idées face à la crise. Il est indispensable de trouver des solutions pour que les travailleurs ne soient pas les victimes principales », précise Antoine Colin, porte-parole départemental de l'organisation communiste.

La ville constitue une étape sur leur traditionnel parcours itinérant : tout l'été, ils ont sillonné la France, s'arrêtant dans des dizaines de lieux. Aujourd'hui en Charente-Maritime, ils seront demain dans les Deux-Sèvres, à Niort.
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Messagede Nico37 » 31 Aoû 2012, 15:31

Jean-Jacques Edmond

Jean-Jacques Edmond, Soble pour ses camarades de Lutte Ouvrière, est mort à 61 ans, après sept ans de maladies, des maladies qui lui avaient laissé des rémissions assez durables pour qu'il puisse profiter de la vie pendant de longs moments, avant cette dernière année où il fut cloué chez lui.
Pour lui, la vie c'était avant tout la vie militante. Il a tenu jusqu'au bout à ce que les réunions aient lieu chez lui pour pouvoir y participer, et continuer à militer, ne serait-ce qu'à travers les militants plus jeunes qui l'entouraient. Et il appréciait les visites de tous les camarades, pas seulement parce que c'était le signe que l'on tenait à lui, mais parce qu'ils lui apportaient des nouvelles de la vie militante.
Toute sa jeunesse, Jean-Jacques l'a passée à Saint-Ouen, une banlieue communiste. Influencé par ses grands-parents et grands-oncles ouvriers, dont certains étaient communistes et d'autres marqués par la guerre de 1914-1 918, et révolté par les sales guerres d'Algérie et du Vietnam, c'est tout naturellement qu'il se tourna, à 14 ans, à la suite de son frère, vers les Jeunesses communistes. Seulement on était en 1965, l'année où le Parti communiste appela à voter Mitterrand, et parce qu'il exprimait son désaccord avec le fait que le PC appelait à voter pour cet homme, que leur grand-père leur décrivait comme un politicien ayant été décoré de la francisque par Pétain, un ministre qui avait participé à bien des gouvernements de droite, qui avait fait guillotiner un ouvrier communiste algérien, Jean-Jacques se trouva écarté des Jeunesses communistes avant même d'y avoir formellement adhéré. C'est alors qu'il se tourna, pour comprendre, vers les idées trotskystes et Voix Ouvrière, l'organisation qui allait donner naissance à Lutte Ouvrière après Mai 68.
C'est dire que, toute sa vie consciente, Soble la passa à Lutte Ouvrière, militant dans la région parisienne, et partout où il eut l'occasion de donner des coups de main à des camarades, en province, dans les îles de la Caraïbe, vivant de petits boulots, et souvent de ses maigres économies, pour avoir plus de temps pour militer. Tout au long de ses quarante-six ans de vie militante, il s'est fait non seulement des camarades, mais des amis fidèles qui l'entourèrent jusqu'à sa mort.
Dévoué à sa classe, la classe ouvrière, à son organisation, à ses camarades, à ses amis, méprisant toute forme de vanité, gouailleur, volontaire, ayant comme on dit du « caractère », avec ce que cela implique de courage et parfois d'emportements, voilà le Jean-Jacques, le Soble, dont nous nous souviendrons. Il était un militant, un ami, sur lequel on s'appuie, même sans quelquefois en avoir conscience.
Et nous sommes solidaires, dans le chagrin, de sa compagne, qui l'accompagna jusqu'au bout en sachant lui organiser, en cette dernière année difficile, beaucoup de moments heureux, avec sa famille et ses proches.
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Messagede Nico37 » 06 Sep 2012, 19:22

Le Front de gauche et le traité européen : une diversion Lutte Ouvrière 7 septembre 2012

Le Front de gauche de Mélenchon et le Parti communiste français, qui en est la principale force militante, font de la campagne pour un référendum sur le traité budgétaire européen l'axe principal de leur rentrée politique. Ils ont d'ores et déjà programmé une manifestation sur ce sujet pour le 30 septembre. Dans nombre de réunions de rentrée des organisations de la CGT, cette manifestation est discutée, en concurrence ou non avec celle de la confédération prévue le 9 octobre sur l'emploi.

Le traité européen, signé par Sarkozy et Merkel au début de l'année et proposé désormais à la ratification des Parlements des différents pays, contient en effet l'obligation de mener des politiques d'austérité. Mais ce n'est qu'une confirmation, à l'échelle européenne, de ce qui est en route depuis longtemps. Les différents gouvernements n'ont pas attendu la signature de ce nouveau document pour s'en prendre violemment aux populations, de l'Irlande à la Grèce et du Portugal à la France.

L'austérité « promise » par le futur traité budgétaire européen existe déjà et a conduit les travailleurs grecs à la misère, a réduit les travailleurs espagnols, portugais, italiens à la portion congrue, s'est traduite par des coupes dans les budgets sociaux et les services publics de tous les pays du continent. Cette austérité, cette politique continûment appliquée par tous les gouvernements dans tous les pays, ne dépend pas des papiers que signent ou ne signent pas les politiciens européens, pas plus que des votes des électeurs des différents pays.

Rappelons qu'en 2005 le traité constitutionnel européen, réputé « graver l'austérité dans le marbre » fut rejeté par les électeurs en France lors d'un référendum et dans d'autres pays. L'austérité n'en a pas moins continué. Elle s'est même amplifiée suite à la crise financière de 2008.

Alors plutôt que d'aller demander un hypothétique référendum dont le résultat tout aussi hypothétique serait bien incapable de faire reculer le gouvernement et le patronat, l'urgent est d'agir aujourd'hui pour organiser la riposte ouvrière.

En cette rentrée, l'attaque patronale prend la forme d'une vague de licenciements dans les grandes entreprises. Le gouvernement Ayrault, comme on pouvait s'y attendre et malgré les déclarations de campagne de certains de ses membres, laisse les mains entièrement libres au grand patronat et continue d'appliquer la politique d'austérité déjà engagée sous Sarkozy. C'est à cela qu'il faut répondre et c'est sur ce terrain que tous les militants attachés à la défense des travailleurs devraient se mobiliser face à ce gouvernement dit de gauche, comme auparavant face à un gouvernement de droite.

Dans ce contexte, cette campagne pour un référendum n'est pas seulement inutile, c'est une diversion. De la part d'un Mélenchon ce n'est pas un hasard : engager la bataille contre des moulins à vent est une manière de jouer les grands combattants sans menacer personne.

Paul GALOIS
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Messagede Nico37 » 07 Sep 2012, 20:52

Les militants de Lutte Ouvrière au contact des citoyens.

Les Militants de Lutte Ouvrière étaient, récemment, présents au centre-ville pour discuter avec les passants de la vague de licenciements annoncés par le patronat.
« Dans la rue, Colmar hier, Mulhouse aujourd’hui et Haguenau demain, pour dire aux salariés que l’on peut changer l’ordre des choses et interdire les licenciements en partageant le travail entre tous », a déclamé Aimé Sense, militant de Lutte ouvrière. Le parti d’extrême-gauche estime que « les travailleurs doivent préparer la riposte aux attaques du patronat et à la hausse des prix des produits de première nécessité qui rognent les revenus des familles ».
Un militant enfonce le clou : « Le gouvernement ne veut pas s’en prendre aux profits des grands groupes capitalistes, seul un mouvement social du monde du travail pourra s’opposer aux licenciements. » L’inquiétude des militants de Lutte ouvrière était apparente, car « aucun travailleur ne peut être assuré de garder son emploi », pensent-ils. « Nous sommes ceux qui produisent les richesses, c’est une force que nous pourrons utiliser pour interdire les licenciements », avance Aimé Sense. « Nous revendiquons un salaire minimum de 1 700€pour vivre correctement et un droit de regard sur la situation financière d’une entreprise qui annonce un plan de licenciement », précise Ferry Geraud, militant de Lutte ouvrière.
Les militants estiment que « seules la mobilisation des travailleurs et la reconstruction du parti communiste » feraient avancer les revendications sociales.
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Messagede Nico37 » 10 Sep 2012, 20:23

POUR QUI ROULE LUTTE OUVRIÈRE ?

J’ai failli intituler cette note « Pourquoi tant de haine ? » Moi, je croyais que LO, c’était nos copains. Hors Front de Gauche, certes, mais plutôt du même bord que nous. Les divergences tactiques avec ces camarades ne devant pas masquer les convergences de fond, notamment sur ce que doit être une société débarrassée du capitalisme. Osons les grands mots, une société « sans État et sans classes ». Je me souviens d’une époque, dans mes jeunes années, où je trouvais Arlette vachement plus classe que Robert le barbichu. Au point de donner ma voix aux dits camarades, à l’occasion. Parce que reconnaissons-le, il a fallu le TCE pour réveiller le PCF de sa torpeur, et quelques années encore pour voir émerger le Front de Gauche tel que je m’y reconnais aujourd’hui.

Alors, camarades, pourquoi tant de haine à notre égard, et à l’égard de l’ancien porte-parole de notre programme politique, le camarade Jean-Luc ? Que vous ne parveniez pas à faire la différence entre les propos de celui-ci et ceux d’autres camarades du Front de Gauche, ça ne m’étonne pas. La morale de moines-soldats qui vous caractérise vous honore à bien des égards, mais elle n’est pas la nôtre. Nous, nous questionnons ouvertement la ligne, régulièrement, publiquement même, et je vous raconte même pas les coups de piolets idéologiques quand on est entre nous. On aime ça, ça nous paraît important de dépasser la scolastique de la sainte trinité Marx-Lénine-Trotsky. Nous voyons la politique comme une institution séculaire, pas régulière. Je ne dis pas que nos méthodes n’ont pas de faiblesses, mais je crois qu’elles ont le mérite de la cohérence. Pour qui voudrait faire vivre une démocratie de conseils, il faut prendre la mesure des risques que cela comporte. Notre projet d’éducation populaire vise ainsi à impliquer les classes laborieuses dans le processus politique. Refuser la dialectique, ou ne pas pratiquer cette éducation populaire, c’est ouvrir la voie à un nouveau maoïsme.

Mais je m’égare, cher lecteur et camarade, pardonne-moi. Lutte Obscure, donc, concentre actuellement ses feux sur nous, parce qu’il est probablement vérifiable que nous faisons plus de tort au prolétariat que le capitalisme lui-même dont nous sommes, cela va sans dire, les complices. Camarade Laurence (Parisot), toi qui lis régulièrement ce que j’écris (tu me l’as dit lors de notre dernière soirée Front de Gauche et Spéculation sur le blé, ce soir-là, au bar du Crillon, tu portais cette belle robe rouge de madone révolutionnaire), toi qui sais reconnaître les tiens, tu sais bien que nos intérêts sont ceux du Capital. Dernière cible en date, notre positionnement en faveur d’un référendum sur le TSCG. Ton argument, ce combat détournerait nos forces des vrais problèmes, puisque ce traité ne changerait rien à la casse de toutes façons programmée du monde du travail en Europe. Ce qui est très con, c’est que cet argument, je l’ai déjà présenté dans une note où je flinguais moi-même le dit traité. Il t’a sans doute échappé que pour moi comme pour mes camarades, l’analyse purement économique de la question était largement partagée.

Camarade, tu prétends que ce traité ne changera rien à la donne, qu’il soit signé ou pas. Dans le fond, je suis d’accord. En pratique, cependant, il n’est pas de combat secondaire. Ce que tu ne sembles pas comprendre, c’est que réclamer un référendum, c’est d’abord réclamer une tribune, une occasion de se faire entendre. Camarade, tu subis comme moi les médias bourgeois à longueur d’année, tu sais aussi que si le choix du référendum était adopté, ceux-ci ne nous feraient pas plus de cadeaux qu’en 2005. Tu sais enfin que même en cas de victoire du non, il n’y aurait pas de changement de trajectoire à espérer du gouvernement, pas de fameux plan B. Mais tu sembles négliger une chose essentielle. En 2005, c’est le Non qui l’avait emporté. Nos idées, nos valeurs avaient progressé. C’était balbutiant, mais porteur des germes de l’espoir, parce que ce prolétariat, que tu prétends vainement représenter depuis si longtemps, s’était lui-même saisi de la question, et avait refusé le choix des éditocrates. Le référendum de 2005 est à mon sens l’acte historique fondateur du renouveau de la gauche. Conjugué à la décrépitude ségoléniste du parti soi-disant socialiste, le champ était mûr pour l’émergence du Front de Gauche en 2008. Alors, fort de cette analyse, je me pose la question. Pourquoi tant d’acharnement contre notre volonté de référendum. Te rends-tu compte, camarade, qu’à nous tirer dans les pattes, tu fais la joie du gouvernement ? Au bout d’un moment, j’en viens à craindre qu’effectivement, tu en sois parfaitement conscient, et que cette propagande que tu mènes a pour but d’empêcher que nous prenions de l’ampleur. Mais sur ce point je te rassure, piquer des électeurs à LO ne nous permettra jamais de prendre une quelconque ampleur.
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede Nico37 » 11 Sep 2012, 20:31

Hollande dans les pas de Sarkozy Nathalie ARTHAUD, Lutte Ouvrière

Appelé à s’expliquer sur sa politique, Hollande s’est longuement exprimé. Eh bien, le patronat a de quoi être comblé.
Le patronat voulait une « réforme du marché du travail » pour faciliter les licenciements et améliorer la compétitivité, il l’aura ! Le patronat voulait baisser le coût du travail, Hollande s’y colle avec une réforme du financement de la protection sociale. Elle consistera à augmenter la CSG et faire ainsi payer à tous les travailleurs une partie des cotisations patronales. Exit « la TVA sociale » de Sarkozy voici la « CSG sociale » de Hollande !
Tout l’art de Hollande consiste à faire passer sa politique favorable au patronat pour une politique de gauche. L’exercice de style frise le ridicule quand il est question des procédures de licenciements. Le gouvernement souhaite en effet rendre les procédures de licenciements plus sûres pour les salariés mais aussi plus sûres pour les entreprises ! Si l’entreprise est sûre de pouvoir licencier, il n’y a qu’une chose de sûre pour le salarié : il sera dehors. Et concrètement que propose Hollande contre les licenciements chez PSA ? Que les syndicats et la direction de PSA s’entendent et négocient ! Comme s’ils pouvaient tomber d’accord !

La politique de Hollande est une mystification.

Il dit vouloir combattre le chômage mais il ne veut pas combattre les licencieurs, il ne veut pas s’opposer aux fermetures d’entreprises et aux licenciements.
Il parle de justice sociale mais il programme un plan d’austérité drastique avec 10 milliards de dépenses publiques en moins, cela signifiera des services publics dégradés et des emplois supprimés. Quant aux 10 milliards d’impôts supplémentaires payés par les ménages, c’est illusoire de croire que cela ne pèsera pas sur le pouvoir d’achat des classes populaires.
Hollande veut ménager la chèvre et le chou, les travailleurs et le patronat mais il ne peut pas y avoir de politique « gagnante gagnante ». Il n’y a pas de politique qui concilie et les intérêts du patronat et les intérêts des travailleurs. Dans cette crise il faut que quelqu’un paye. Si on n’est pas prêt à faire payer à la bourgeoisie et les plus fortunés, c’est sur les classes populaires que cela retombera.
Pour sauver les emplois, pour arrêter l’hémorragie du chômage il faut prendre sur les profits de la bourgeoisie. Pour relever les salaires, il faut prendre sur les fortunes accumulées par les actionnaires. Pour construire les logements nécessaires, sortir les hôpitaux de la misère, donner les moyens à l’éducation nationale, aux transports de fonctionner il faut mettre un terme au racket des banquiers !
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede Nico37 » 12 Sep 2012, 19:28

« Nous affirmons notre solidarité avec les travailleurs de Sanofi qui se mettront en grève le 13 septembre et appellent à un rassemblement contre les suppressions d'emploi dont ils sont victimes. Aucune région, aucun département, aucune ville n'échappe à l'hémorragie de licenciements et de fermetures d'entreprises. C'est l'ensemble des travailleurs qui est attaqué. Les suppressions d'emplois sont programmées chez Thalès, à Air France, chez Carrefour, à Peugeot, chez Doux, à Technicolor, chez Fram. Et combien d'autres qui se préparent ?
Et tout cela pourquoi ? Parce que le seul objectif du patronat face à la crise est de préserver les profits des entreprises et les revenus des capitalistes, quitte à démolir la seule source de revenu pour les travailleurs : leur emploi et leur salaire. Face à cela, que fait le gouvernement ? Rien. Il appelle les travailleurs à la "responsabilité économique" pour ne pas "affaiblir" les entreprises. Autrement dit, les travailleurs devraient se laisser licencier sans réagir !
Les travailleurs ont collectivement la force de se défendre. Ils en ont le droit moral.
C'est leur travail à tous qui fait marcher l’économie capitaliste. Et c'est uniquement grâce à ce travail que patrons, actionnaires et banquiers continuent à s'enrichir. Il faudra forcer les capitalistes à puiser dans les profits accumulés et, au besoin, dans les fortunes privées amassées au fil des ans par les actionnaires pour financer le maintien des emplois, des salaires, des conditions de vie. Il ne faut pas les laisser nous étrangler, de plan de licenciement en fermeture d'usine, entreprise après entreprise.
Interdiction des licenciements et répartition du travail entre tous sans diminution de salaire, voilà la seule réponse réaliste du point de vue des travailleurs et de leur survie ».
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede Nico37 » 13 Sep 2012, 20:36

Bernard Arnault : expropriation ! Nathalie Arthaud
Bernard Arnault gagne 10 millions par an au titre de président de son groupe de luxe LVMH et 200 millions de revenu du capital. D’où vient cet argent, si ce n’est du travail de milliers de salariés ! Il a bâti sa fortune grâce aux aides publiques. C’est le gouvernement Fabius qui lui a mis le pied à l’étrier en lui faisant le cadeau du groupe Boussac, puis les commandes de l’État français, les subventions, les cadeaux en tout genre ont continué, ce qui lui a permis d’avoir sur son compte en banque, 35 milliards d’euros. 35 milliards, c’est plus que n’en cherche aujourd’hui le gouvernement !
On nous parle de « capitaines d’industrie », on nous dit qu’ils font beaucoup pour le pays. Mais il y a une chose et une seule qui compte pour eux : leur portefeuille, leur fortune et leurs milliards. Et quand le gouvernement veut, au nom des « sacrifices partagés », les faire un peu contribuer, les voilà qui menacent de partir ! Eh bien, je dis : expropriation ! Qu’il parte, bon débarras, mais on garde tout, jusqu’au dernier centime d’euro !
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede Nico37 » 20 Sep 2012, 20:19

Lutte Ouvrière sur le terrain 20/09

Les militants de Lutte Ouvrière ne baissent pas les bras. Après leur trêve estivale, ils sont de retour sur le terrain pour dénoncer la politique conduite par François Hollande. Selon LO, "jour après jour, le gouvernement montre plus clairement qu'il ne protègera pas les travailleurs face à la crise et qu'il laissera des patrons, même riches à milliards, licencier et fermer des usines, à la seule fin de maintenir leurs profits". Pour Lutte Ouvrière, le gouvernement mène "une politique d'austérité". "Pour en discuter", les militants de LO seront donc présents en début de semaine prochaine au Havre (lundi, devant le centre Coty), à Fécamp (mardi, dans les rues piétonnes) et à Dieppe (mercredi, quai Henri-IV).
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede Nico37 » 21 Sep 2012, 21:04

Vive la grève des salariés d’Apple !

Alors qu'Apple lance un nouvel iPhone, des employés de ses magasins sont en grève pour de meilleures conditions de travail. Côté jardin, Apple est l'entreprise de tous les records, avec la plus grande capitalisation boursière au monde, des profits mirifiques et des produits vendus dans le monde entier. Côté cour, il y la banalité de l'exploitation.

Des salaires de 1300 € pour les employés des magasins, des horaires à rallonge et la pingrerie habituelle qui va jusqu'à refuser des tickets restaurant à ses salariés !

La presse a récemment rapporté que, pour réussir le lancement de l'iPhone 5, Foxconn, le sinistre sous-traitant qui les fabrique à Taïwan, s'étant retrouvé en manque de main-d'œuvre, des étudiants ont été embauchés de force. Leurs cours ont été suspendus jusqu'après octobre pour qu'ils soient exploités six jours par semaine, 12 heures par jour, pour un salaire de 192 € ! Le capitalisme du XXIe siècle n'a rien à envier à celui des débuts de la révolution industrielle.

Alors, cette grève vient à point nommé pour rappeler que ce sont les travailleurs qui créent les richesses. Et que c'est à eux qu'elles doivent revenir.
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede Nico37 » 23 Sep 2012, 09:11

Que feraient les militants de Lutte Ouvrière s’ils défendaient une politique prolétarienne à PSA (Aulnay) ?

Ce sont des militants qui se revendiquent du communisme révolutionnaire qui dirigent la lutte à PSA Aulnay menacée de licenciements et de fermeture totale. C’est la lutte qui représente un point clef de l’ensemble des luttes de classe en France, du combat contre la vague de licenciements qui a été annoncée pour ce mois de septembre et qui concerne tous les secteurs d’activité du pays.

Cela ne signifie pas que les licenciements à PSA touchent seulement Aulnay. Loin de là, ils sont déjà partout présents et menacent tous les salariés du trust. Même ceux qui ne sont pas encore concernés peuvent l’être ensuite si ceux-ci passent comme une lettre à la poste. Tous les autres trusts ont les yeux fixés sur la réaction des travailleurs de PSA. Si le patron de PSA réussit, il sera suivi de bien d’autres à commencer par Renault.

Bien des trusts veulent licencier massivement mais ils ne veulent pas susciter une vague de lutte générale.

Les centrales nucléaires vont licencier massivement. Les trusts du Bâtiment vont licencier massivement. Les trusts de la pharmacie, de la téléphonie, du tourisme, de l’immobilier, de la métallurgie veulent licencier massivement. L’Etat lui-même va licencier massivement. Tous attendent le résultat des premiers combats des travailleurs contre cette première vague de licenciements massifs. L’enjeu est d’importance. Depuis bien longtemps, le prolétariat n’a pas subi en France une trop lourde défaite. Il importe donc de mesurer le rapport des forces. Seule la confrontation directe peut dire ce qui va être le résultat. Personne ne peut le dire d’avance sauf à vouloir démoraliser les travailleurs et les militants, les désarmer politiquement et socialement.

Les « dirigeants » de la classe ouvrière qui se cachent prétendument derrière les décisions démocratiques des travailleurs eux-mêmes en ne la sollicitant nullement sont de ce genre.

Ainsi, au milieu du mois de juillet, quand l’ampleur du plan de licenciements de PSA a été révélé, quand tous les travailleurs, quand l’opinion publique était sous le choc, quand le gouvernement de gauche se sentait obligé de jouer un indignement violent, alors ces syndicats ont décidé de reporter à plus tard la lutte, de placer devant leurs propres pas une barrière qui s’appelait « une expertise ». Désormais, il fallait attendre l’expertise demandée par les syndicats. Pourquoi ? Parce qu’une expertise allait éviter la lutte ? Parce qu’elle renforcer la lutte ? Parce qu’elle allait empêcher les licenciements ? Nullement !

Mais les syndicats ne peuvent nullement dire qu’ils ont été pris par surprise juste avant les vacances et ont été contraints d’attendre la rentrée pour réagir. C’est eux-mêmes qui ont annoncé un an avant l’attaque du patron et qui avaient donc largement le temps de s’y préparer, à commencer justement par la CGT d’Aulnay dirigée par les militants de Lutte Ouvrière qui sont justement ceux qui ont démasqué le plan du patron.

Quel a été le but de leur campagne quand ils ont appris que les emplois étaient menacés sur PSA ? Expliquer que tous les salariés de PSA étaient menacés, ceux de France comme ceux d’Espagne ? Pas du tout ! Ils ont fait campagne sur un seul point qu’ils ont répété un milliard de fois dans tous les média : PSA va fermer le site d’Aulnay. Toutes leurs actions ont consisté à promener la banderole « Non à la fermeture d’Aulnay » au point que, maintenant qu’il est clair qu’Aulnay est loin d’être le seul visé, ils continuent à manifester avec la même banderole, comme si la lutte devait être menée, site par site, boite par boite, entreprise par entreprise…

L’organisation Lutte Ouvrière dans tous ses discours politiques ne parle que de lutte d’ensemble et ses militants syndicalistes locaux, dans les luttes qu’ils dirigent doivent-ils avoir le langage opposé sous prétexte que la conscience n’y serait pas, que le rapport des forces n’y serait pas ? Poser la question, c’est y répondre.

On peut se dire : voilà, les militants d’extrême gauche qui dirigent la CGT d’Aulnay ne sont pas responsables de la politique de la CGT des autres sites et de la CGT centrale et ne peuvent pas étendre la lutte d’Aulnay à d’autres sites si la CGT des autres sites ne le veut pas et si les travailleurs des autres sites ne débordent pas les syndicats.

Ils pourraient en tout cas par leurs déclarations - et les média ont mille fois donné la parole aux dirigeants de Lo qui sont dirigeants de la CGT d’Aulnay -, donner le sens du combat qui est nécessaire et ils ont fait exactement le contraire. Ils ont dit aux ouvriers d’Aulnay : nous nous battons contre la fermeture d’Aulnay. Et pas : nous devons donner à notre combat un sens de classe, celui d’une lutte contre l’ensemble de la vague de licenciements en France. C’est le seul moyen d’obtenir le rapport de forces capable de faire reculer le patron en menaçant l’ensemble du patronat. Ou tous les travailleurs actuellement menacés de licenciement gagnent ensemble ou ils perdent ensemble.

Ils ont donc fait attendre la lutte à la rentrée des vacances, laissant le temps passer, leurs adversaires tenir la une des média, démoraliser les travailleurs, laisser les autres syndicats des autres sites tromper les travailleurs, laisser le gouvernement développer sa propagande sirupeuse et mensongère, pire que celle de la droite. Du genre : on est scandalisés, on va tout faire mais ... on n’y peut rien sauf museler les syndicats dans des négociations sans fin !

Et, maintenant que la rentrée est passée, alors qu’ils avaient prétendu à leur retour devenir le cauchemar du patron de PSA, ils se contentent de petites actions comme des occupations de péage d’autoroute en faisant passer les véhicules gratis comme si de telles « actions coup de poing » faisaient trembler patronat et gouvernement !

En même temps, les syndicats de Sevelnord acceptent des sacrifices et la flexibilité sous le chantage à l’emploi du patron et ils ne le dénoncent pas publiquement !

En même temps, le patron fait le chantage : accepter des licenciements à Madrid ou en France et ils ne le dénoncent pas !

En même temps, ils continuent à se donner comme perspective une négociation patronat/gouvernement/syndicats comme si c’était une telle négociation qui allait sauver les emplois.

Alors que le gouvernement de gauche a complètement viré de bord, prenant le contre-pied de ses propres déclarations selon lesquelles le plan de PSA était inadmissible et déclarant maintenant qu’il est inévitable.

Quelle raison de ce retournement sinon que les syndicats, par leur totale inaction, ont fait la démonstration que les travailleurs de PSA, pour le moment, ne sont nullement le cauchemar des patrons !

Que pourraient faire les travailleurs d’Aulnay, les travailleurs de PSA pour devenir véritablement le cauchemar des patrons et de l’Etat qui est au service des patrons ?

Tout d’abord, ils pourraient se proposer de prendre la tête de la lutte contre la vague de licenciements en France.

Ils pourraient décider que chacune de leurs actions « coup de poing » ira vers une entreprise menacée par les licenciements, par les fermetures. Ils pourraient y aller à plusieurs centaines, à un millier et plus. Ils pourraient y tenir une assemblée générale avec ces salariés menacés eux aussi dans leurs emplois. Puis ils pourraient proposer au vote à main levée de venir avec lors de leur prochaine action pour aller dans une autre entreprise où les emplois sont attaqués ou menacés.

Chaque action serait ainsi la construction d’une véritable armée ouvrière de lutte. Cela supposerait, d’abord, que les militants qui dirigent un tel combat n’aient pas de fil à la patte qui les attache aux directions des centrales syndicales et qu’ils militent ouvertement et publiquement pour l’organisation de comités de travailleurs indépendants des appareils (même s’il n’est nullement question d’en exclure les militants syndicalistes).

Bien sûr, certains pourraient faire remarquer que Mercier, dirigeant CGT a déclaré vouloir que les salariés décident eux-mêmes quels types d’action coups de poing ils devaient choisir. Mais ce n’est pas une AG des salariés qui a décidé qu’il n’y aurait pas grève à Aulnay avant les vacances, quand la révolte était au sommet. Non, c’est l’appareil CGT et cela signifie que c’est sa direction de Lutte ouvrière sans permettre aux salariés de le décider. Qu’est-ce que la démocratie ouvrière là-dedans ?

Que signifie dire que nous sommes prêts à tout, que nous n’avons pas encore fait brûler de pneus mais que nous ne nous interdisons rien ? Nous ne nous interdisons rien égale faire brûler de pneus ? Quelle belle radicalité que voilà !

Et pourquoi ne pas avoir enclenché la lutte quand toute la classe ouvrière était choquée par l’annonce de Varin ?

Mercier, toujours lui, a démocratiquement décidé que « c’est une course de fond » et que rien ne sert de partir en avance. Résultat : on pousse les salariés à attendre après les vacances pour déclencher la grève et on ne la déclenche pas après. Car on attend toujours quelque chose. On attend le rapport du gouvernement puis le rapport d’expertise. On attend ce que seront les propositions à chaque salarié du trust PSA. On attend ceux qui seront dans des charrettes de licenciement secs. On attend que les couperets tombent. Et qui nous a conseillé d’attendre ainsi : nos braves dirigeants syndicaux !

Soi-disant, Mercier pense qu’il faut que les licenciements attendent jusqu’en novembre. Et pour quoi faire ? Reculer pour mieux sauter ?

Soi-disant il faut prendre le temps de bien s’organiser ! Pour pointer à Pôle emploi ou pour faire faire des cauchemars au patron ?

Comment faire pour être le cauchemar des patrons ? Certainement pas en suivant les grands stratèges de l’extrême gauche devenue gauche syndicale en même temps que la gauche est passée à droite et la droite à l’extrême droite !
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede Nico37 » 26 Sep 2012, 22:43

Après la fête de l'Huma, la fête lyonnaise de Lutte Ouvrière 19/09

Lutte Ouvrière organise sa fête annuelle lyonnaise les samedi 29 et dimanche 30 septembre à l'espace Mosaïque de Saint-Priest. "La fête de Lutte Ouvrière sera l’occasion de se retrouver, dans une ambiance fraternelle, entre ceux qui refusent de faire les frais de la crise et qui veulent se battre pour inverser le cours des choses" peut-on lire sur le tract de la manifestation.
Au programme : expositions, discussions politiques, débats sur le travail, la crise et l'actualité internationale, mais également concerts, buffets, exposés scientifiques et culturels, ainsi que des animations. Car cette fête "est aussi un moment de convivialité et de détente", insiste Cyril Duvinage, délégué régional de LO.
Nathalie Arthaud, porte-parole nationale du parti, sera présente dimanche 30 septembre à 16h au meeting du parti pour une allocution publique. Le coût de l'entrée sur le site (gratuit pendant le discours de Nathalie Arthaud) est de 8€ sur place, et de 6€ en prévente.
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede Nico37 » 27 Sep 2012, 21:07

Fête Lutte Ouvrière Toulouse et à Tours samedi 29.

Le samedi 29 septembre de 18 H à minuit, et le dimanche 30 septembre de 11H à 19 H, aura lieu la Fête annuelle de Lutte Ouvrière au Hall 8 du Parc des Expositions à Toulouse.
Entre le spectacle varié et les spécialités culinaires, on pourra aussi assister à des forums (Les gouvernements de gauche au service de la bourgeoisie ; quelle politique pour les travailleurs face aux attaques patronales ; construire un parti communiste révolutionnaire), voir et discuter des expositions politiques (La guerre d’Algérie ; pourquoi un parti communiste révolutionnaire), ou assister à des animations au stand « Science et société » (sur : le boson de Higgs ; le climat : comment ça marche ; l’histoire du calendrier ; la planète… « rouge »).
Cette Fête sera aussi l’occasion, pour toutes celles et tous ceux qui se demandent comment faire pour que les travailleurs ne paient pas la crise du capitalisme, de venir discuter avec les militantes et les militants de Lutte Ouvrière des objectifs indispensables au monde du travail pour qu’il préserve ses conditions d’existence, des luttes nécessaires pour les imposer, ainsi que du parti qu’il faut à la classe ouvrière.

samedi 29 septembre de 14 h 30 à minuit, à la salle des fêtes de Saint-Pierre-des-Corps (près de la Mairie). Entrée : 6€

Programme (.pdf)
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