Le mali sur une poudrière

Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede Massinissa » 09 Juin 2012, 16:52

Communique de Presse N°17 du 04-06-2012





Lundi, 04 Juin 2012 17:41

Le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) est un mouvement populaire qui vise la réalisation des objectifs du peuple de l’Azawad, à savoir la libération totale, l’unité nationale, la sécurité et le développement sur toute l’étendue du territoire de l’Azawad.

Renforcé par l’appui absolu de toute la population de l’Azawad, des notabilités coutumières et religieuses, exprimé sincèrement lors du Forum du 25 et 26 Avril 2012 à Gao, ce qui a consolidé davantage la cohésion entre ses leaders politiques et militaires ainsi que tous ses militants et militantes de l’intérieur comme de l’extérieur.

Le MNLA suit avec intérêt les différentes réactions exprimées sur l’accord de principe passé avec Anssar Addine sur le plan régional et international, ainsi que les communiqués, les déclarations et les lettres diffusés par certains Azawadiens.

Confirme :

1.Sa fidélité à ses idéaux politiques dont son engagement et sa détermination à l’indépendance de l’Azawad comme solution définitive au conflit entre l’Azawad et le Mali.
2.Son étonnement et sa condamnation à certaines déclarations médiatiques et articles de presse qui tentent expressément de faire l’amalgame entre les Azawadiens et Al – Qaïda.
3.Son attachement à ce que l’Azawad ne soit pas une source d’inquiétude pour les pays voisins et rejette tout ce qui porte préjudice à l’Azawad et à son peuple.
4.Son rejet de l’ingérence étrangère dans l’Azawad et confirme la nécessité de donner une occasion aux Azawadiens de gérer leurs problèmes internes.
5.Son appel à tous les Azawadiens de répondre à la nécessité d’une unité nationale et le rejet de tout conflit interne, de toute politique qui incite à la vengeance et/ou à la discrimination sous toutes ses formes.
6.Que l’accord de principe signé entre le MNLA et Anssar Addine est en étude par les deux (2) parties et qu’une commission sera mise en place pour son suivi afin de traiter les divergences relatives aux points pendants.
7.Que le MNLA mettra en place un Conseil provisoire qui dirigera le pays dans la prochaine période et qui œuvrera à la mise en place d’un Gouvernement d’Union Nationale.

Fait à Gao le 04 Juin 2012

Le Secrétaire Général du MNLA

Bilal Ag ACHARIF


Appel de la société civile de l'Azawad à l'opinion nationale et à la communauté internationale
Jeudi, 07 Juin 2012 Écrit par Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun



A tous :



- Frères et sœurs de l Azawad il est aujourd'hui grand temps que tous individuellement se souvenons et assumons nos responsabilités.

Oui, il y a lieu de se souvenir que depuis les année 1950 à nos jours nous sommes passé par des moments de révolution où nos communauté Songhoy, Tamachek, Peulh, Arabe et Bozo ont été soumises à de rudes épreuves allant de leur division à leur opposition en instaurant ainsi un climat entre elles favorable à l'auto extermination, le massacre, la persécution et le racisme, ce qui a toujours conduit à l'enterrement total de notre objectif légitime d'avoir notre état : l'Azawad et céder ainsi la place à l'instinct de survie et finir par se contenter de peu.

Le Mali n'a jamais réussi seul à mettre fin à une révolution il a toujours fallu qu'à un moment de l'histoire des révolutions que l'Azawad soit vendu par des Azawadiens en échange de leur confort personnel pour au moins une décennie en oubliant ainsi le peuple de l'Azawad laissé pour compte seul face à la faim, la soif, la maladie, l'enclavement et l'ignorance. Ce caractère cyclique et récurant de nos révolutions confirme cette assertion de certains qui pensent que l'Azawad et la révolution constituent des projets pour d'autres.

Egalement oui, il y a lieu d'assumer nos responsabilités devant ceux-là qui pensent profiter voir abuser de la bonne foi des AZAWADIEN de leur pratique de l'islam connue et citer parmi les meilleurs pour sa conformité au Coran et la Souna du prophète Mohamed (bsDL) ; car en effet même de mauvaise foi quand vous dites à un Azawadien je veux l'Iislam et sa pratique il vous répond directement oui sans se soucier de vos réelles motivations encore moins de vos objectifs inavoués, si objectif il y en a , tout simplement parce que pour lui, dans sa naïveté innocente, il est convaincu que vous ne lui apportez rien de nouveaux parce que pour lui l'islam il est né là-dedans, il le connait, il le vit et il l'aime, c'est déjà sa religion; alors fort de cette conviction vous dire non ou hésiter de quelque façon que cela soit; constitue pour lui-même d'abord , un acte de mécréance d'insoumission à Dieu. Avec le temps les gens commencent à se connaitre et découvrent qu'il y a lieu de dissocier les bons musulmans des mauvais car dans le groupe il y'en a certains qui représentent des expansionnistes de nouvelles formes d'Islam derrière lesquelles se cachent des pratiques que l'Islam lui-même interdit car en islam toute innovation est interdite.

C'est pourquoi nous lançons un appel au nom de la société civile de l'Azawad à toute la population de l'Azawad de rester uni et mobiliser autour d'un seul objectif la libération politique, culturelle et religieuse de l'Azawad et que le peuple de l'Azawad réaffirme son attachement à un climat de bonne relation avec tous les états du monde et les organisations internationales.

Nous avons la quasi-conviction aujourd'hui que nous sommes dans un scenario ou face à un orchestre où l'Azawad encore une foi est en passe de devenir un projet et d'être porté encore une fois par ceux-là qui n'ont jamais réellement et sincèrement milité en faveur de sa naissance pour être vendu au Mali et à ses amis au prix de leur confort décennale personnel et de la misère du peuple de l'Azawad qui n'a que trop endurer; cela me fait penser à cette pensée en arabe de notre père et imam l'imam Achafi après la signature du pacte national en 1992 parce que convaincu que l'Azawad avait été vendu, je le cite "Imssaykine Azawad" qui veut dire en français pauvre et pitoyable Azawad.

Aussi au nom de la société civile révolutionnaire de l'Azawad, nous rappelons à tous que le seul et unique porteur de la révolution pour la libération de l'Azawad demeure et restera toujours le MNLA à travers les hommes et les femmes que le peuple de l'Azawad aura accrédités de cette confiance et capacité.

En réitérant notre soutien sans condition au MNLA, nous réaffirmons notre soutien à l'indépendance de l'Azawad et ne sommes pas contre le fait que notre état s'appelle Etat Islamique. Par contre, nous rejetons l'application stricte, immédiate et inconditionnelle de la charia parce que nous estimons que le peuple de l'Azawad déjà 100% musulman devra un jour avoir l'opportunité de s'exprimer objectivement sur cette question et sa volonté devra être respectée dans l'intérêt de la stabilité de l'état de l'Azawad, du Mali, de la sous-région et du respect des libertés individuelles et collectives.

La société civile révolutionnaire de l'Azawad refuse et rejette totalement toute association avec des organisations de coloration extrémiste ou affiliée à des organisations terroristes quelconques.

- A la France : nous rappelons sa longue et brillante révolution de 1789 mère de tous les droits humains que malgré les obstacles et les incertitudes actuelles les Touaregs et tout le peuple de l'Azawad s'y inspireront. Nous demandons à la France de continuer à défendre les droits des minorités et des peuples opprimés. Aussi nous sommes convaincus que la révolution passera par des étapes où les circonstances sèmeront le doute dans les cœurs et la confusion dans les têtes de certains, même parmi ceux-là qui n'ont pas le droit de fléchir. Pour le MNLA, l'objectif est et demeurera toujours la création de l'état de l'Azawad (un état pur, paisible avec qui tous les états du monde se sentiront en paix et en accord avec les textes fondamentaux notamment la charte des nations unies et la déclaration universelle des droits de l'Homme).

- Aux médias internationaux qui ne cessent de ressasser que le MNLA est en panne de ressources, qu'il n'a pas les moyens d'assumer et d'assurer la sécurité de l'Azawad et qu'Ansar Eddine à plus de moyens militaires que le Burkina et le Mali réunit et mieux ils diront parce que financé par Al Qaeda et AQMI. C'est quand même curieux quand les gens oubli vite et nous vous demandons simplement :

1. Qui à déclarer et a combattu pour la libération de l'Azawad? N'est-ce pas le MNLA?

2. Qui en occupant le territoire de l'Azawad jusqu'à Douentza a aussi déclarer l'atteinte de l'objectif militaire et la fin des opérations militaire le 05 Avril 2012? N'est-ce pas le MNLA? En plus il a observé et a respecté cette déclaration.

3. Qui a proclamé l'indépendance de l'état de l'Azawad le 06 Avril 2012? N'est-ce pas le MNLA.

Entre nous chers medias, depuis cette date, la guerre n'a-t-elle pas arrêté? Et pendant ce temps la presse avec le cachet de certains politiciens du Mali et d'Afrique toujours opposés à l'Azawad continue à soutenir la très fausse hypothèse selon laquelle Anssar Eddine gagnait l'Azawad parce que soutenu par Al Qaeda et AQMI, cela est une des preuves que la presse ne connait pas le peuple de l'Azawad et les Touaregs en général parce que pour le Touareg les libertés individuelles sont inviolables, mais nous, nous pensons qu'il faut plutôt questionner tous ceux-là qui n'aiment pas Al Qaeda et AQMI en leur demandant simplement qu'es-ce qu'ils attendaient depuis le 06 Avril 2012 à nos jours pour apporter leur soutien politique et matériel à l'atteinte des objectifs légitimes du MNLA? Si non Al Qaeda, elle est plutôt et surtout au Pakistan; la CEDEAO et L'Union Africaine pourrait envoyer des soldats là-bas et l'Azawad n'apportera pas 600 hommes mais 1000 hommes pour les soutenir. Ne pensez-vous pas que la meilleure façon de demander au peuple de l'Azawad de tendre la main à Al Qaeda et AQMI serait de leur démontrer qu'ils ne pourront pas compter sur ses pays voisins, d'Afrique et d'ailleurs. Mais faites savoir au monde entier ce qu'il sait déjà c'est-à-dire qu'Al Qaeda a ses clients partout dans le monde en France comme aux Etats Unis et qu'à cause de ses clients dans l'Azawad qui circulent avec le visa du Mali et de ses généraux on ne sacrifiera pas l'espoir de tout un peuple de recouvrer sa dignité. Comme dit l'adage "qui veut tuer son chien l'accuse de rage"; le peuple de l'Azawad n'est pas enragé il est saint et très lucide.

Mais rassurez-vous, le MNLA ne fait pas la publicité de ses moyens encore moins sa force tout simplement parce qu'il est l'émanation de tout le peuple de l'Azawad car au-delà des intérêts individuels il y'a toujours l'Azawad et quand il s'agit de l'Azawad les Azawadiens se retrouvent toujours et unissent leurs forces; de ce point de vue soyez sûr que l'Azawad survivra et gagnera, si-non il se réveillera tous les mois plus fort que jamais et poursuivra sa lutte.

- A notre deuxième patrie le Burkina Faso, nous dirons merci d'avoir compris que notre entente avec Ansar Eddine était dans le seul et unique but d'unir les Azawadiens afin de contribuer à la cohésion sociale et minimiser le risque de conflits entre communautés bien que les Azawadiens entre eux ont une forte culture pacifique et de non-violence à tel point que qu'elle que soit la gravité du problème il finissent toujours par s'entendre entre eux et avec le monde tant que la question n'est pas une éventuelle réoccupation de l'Azawad.

- Au président de l'Union Africaine nous dirons que ses conclusions sont hâtives car du point de vue du MNLA et des peuples de l'Azawad, l'Azawad ne sera jamais un état terroriste et le MNLA ne sera jamais AQMI. Il devra avoir un peu de patience parce que nous pensons que quelqu'un qui a vécu les conséquences désastreuses des résolutions du conseil de sécurité sur l'Iraq et la Lybie et leurs étendues sur les autres états réfléchirait à plus d'une fois et se méfierait d'envisager d'autres résolutions sur l'Azawad car une résolution sur l'Azawad ne s'arrêtera pas à l'Azawad et au seul peuple de l'Azawad, elle touchera profondément d'abord le Mali, puis le Niger et malheureusement plusieurs autres états et plus graves elles risquerait de poser les jalons d'une guerre raciale sur plusieurs années . C'est pourquoi, nous, société civile de soutien à la révolution pour la libération de l'Azawad préconisons au stade actuelle des choses que le Mali, la CEDEAO, les Nations Unies et la France attendent encore pour le bien être des peuples de l'Azawad, du Mali et de la sous-région que le MNLA mettent en place la structure qui va négocier avec le Mali comme prévu sous la médiation du Burkina Faso avec l'appui du Nigeria.

- Au Mali nous rappelons tout simplement qu'au stade actuel des relations entre le Mali et l'Azawad, soutenir ou faire appel à une résolution de guerre constitue pour lui un appel à un génocide sur sa propre population. Le MNLA incarne la plus civilisé des révolutions que le monde aient connu alors n'inviter pas à la barbarie et la boucherie "Allah kama" (à cause de Dieu, en Bambara, langue nationale majoritaire au Mali.)

- Aux ressortissants de l'Azawad à Bamako (Mali) nous diront simplement d'arrêter de faire peur à vos parents vous n'avez absolument rien de meilleur à leur offrir que de vivre en paix chez eux surtout à cette période hivernale où ils ont besoin de cultiver alors vous et nous faisons attentions à la malédiction (hini inda wa) de nos parents et marabouts. Que Dieu nous guide, Amen.




Gao, le 03 Juin 2012

Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune,

Président de la société Civile de Révolution pour la Libération de l'Azawad


Kidal: Pour la première fois dans l'histoire, des femmes sont battues par des hommes Touareg
Mardi, 05 Juin 2012 Écrit par Aljimite Ag Mouchallatte

Les mots nous manquent. Nos plumes écrivent difficilement. Pour cause, ce qui ne s'était pas passé au 4ème siècle sous le règne de la reine Tine-Hinane vient de se passer aujourd'hui, au 21ème siècle sous la direction d'Iyad Ag Ghaly. Pour la première fois dans notre histoire, des hommes Touareg (obscurantistes d'Ansar Adine) ont battus et blessés des femmes Touareg en pleine journée au centre-ville de Kidal. La réaction du MNLA a certes limitée ce malheur, mais elle ne l'a pas empêchée.

Ce matin de bonheur, nous étions heureux car l'accord de la honte entre le MNLA et Ansar Adine vivait ses dernières. Nous étions encore plus fier après qu'on ait obtenu les informations selon lesquels certains membres du MNLA allaient faire de sorte que ce mouvement et l'ensemble de l'Azawad ne soient plus pris en otage par quelques individus aux compétences et aux visions très limitées. Ce rejet était une fierté personnelle car nous avons été les premiers Azawadiens à la rejeter. Plus important que cela, les démocrates du MNLA comme Nina Wallet Intalou, et Son Excellence Hama Ag Mahmoud ont opposé un «non» catégorique à cet accord signifiant la mort du MNLA. Mais encore plus important que tout cela, la société Azawadienne dans sa totalité - des cadres et intellectuels aux jeunes et étudiants en passant par les femmes et les réfugiés – a clairement rejeté cet accord de la honte qu'a voulu imposé un groupe de personne.

Malheureusement, notre fierté et notre joie furent de courte durée. Un de nos contacts à Kidal nous appelait pour nous informer que les femmes et les enfants dans la ville s'apprêtait à manifester. A notre question concernant la sécurité des manifestants, il nous dira qu'il y a des combattants du MNLA qui sont dans la ville et qui disent qu'ils s'assureront que rien ne débordent. Pour nous rassurer et pour le rassurer, nous lui dirons que nous pensons qu'il n'y aura pas de problème car nous ne croyons pas que des Azawadiens encore moins des Touareg feront pire que le Mali il y a quelques mois. En effet, le 1er Novembre 2011 à Kidal, des femmes et des enfants manifestaient pour réclamer l'indépendance de l'Azawad. Malgré les tensions qui étaient alors vive, l'armée Malienne n'a pas osé toucher à une seule femme.






Quelques heures plus tard, la même source nous appelle. La voie nouée, elle nous dira "aujourd'hui est le Mardi noire de l'Azawad. Nous n'avons jamais vu auparavant ce qui s'est passé. Des hommes Touareg qui frappent avec des bâtons des femmes Touareg dont des vieilles qui peuvent être leur mère. J'ai vu Haroune Ag Saghid frappé une vieille". Fin de la conversation.

Après d'autres appels à Kidal, on apprendra que les femmes de Kidal avaient dit que jamais elles n'accepteraient de porter de burka à Kidal. Elles ne pouvaient plus accepter qu'on les empêche d'aller au travail et faire leur commerce. Pour faire court, elles n'accepteront pas le diktat des obscurantistes d'Ansar Adine. C'est pour cela qu'avec des hommes et des enfants, elles ont manifesté pour demander aux islamistes et aux obscurantistes de quitter Kidal une fois pour toute car ni eux, ni leurs idéologies n'y sont pas les bienvenue.

La tension était grande pendant de longues minutes durant lesquels les combattants de la honte d'Ansar Adine essayaient sans succès d'intimider les manifestants pour qu'ils arrêtent de manifester contre eux. Pendant ce temps, on apprendra que d'autres leaders étaient en contact téléphonique avec Iyad Ag Ghaly pour chercher les voies et moyens de mettre fin à cette manifestation.
Plus tard, selon plusieurs sources, Iyad Ag Ghaly donnera l'ordre aux éléments d'Ansar Adine de frapper les manifestants, aussi bien les hommes que les femmes.

Aucun besoin n'est de parler du sort des hommes, car ils disposent de certains moyens de défense, ne serait-ce que leurs jambes. Mais les femmes, c'est autre chose.
Et la brutalité de ces obscurantistes n'a pas eu de limites. Armée de bâtons, les éléments d'Ansar Adine se sont attaqués aux femmes dans une haine indescriptible. Sans discriminations aucunes, certaines femmes ont été battues, certaines mêmes dans leur visages...

Le cas qui nous a le plus blessé au plus profond de nous, c'est celui de cette vieille femme du nom de Fadimata. Son ancien mari, feu Alhassane Ag Baye fut assassiné par l'armée Malienne dans le massacre de Gossi le 16 Mai 1992. Malgré son âge avancé, et le fait qu'elle était la belle-mère d'un des plus fidèles lieutenants d'Iyad Ag Ghaly, elle n'a pas été épargnée par Haroune Ag Saghid qu'elle connait pourtant. Elle est actuellement gravement blessée.

Débordée par la rapidité des évènements, les combattants du MNLA ont fait des tirs en l'air pour calmer la folie des éléments d'Ansar Adine et les obliger à ne pas continuer en faisant encore plus de mal à la population civile.
Selon nos sources, c'est grâce à cette intervention que les obscurantistes d'Ansar Adine n'ont pas fait encore plus de mal ou emprisonné des manifestants. Dans la soirée, on apprenait qu'une délégation de femmes Touareg conduite par Assi Walet Hita, présidente de l'Association des Femmes de l'Azawad a quittée Gao pour rejoindre Kidal en vue de participer aux deux prochaines manifestations. Ces prochaines manifestations furent d'ailleurs annoncées par Nina Wallet Intallou.






La forte émotion ne nous permet pas de commenter ces évènements que nous condamnons de toutes nos forces. Jamais dans notre histoire, un homme n'avait osé porter la main en public sur une femme. Jamais un homme n'avait frappé une femme sans réaction d'une partie de la communauté.
Cette religion d'Ansar Adine, différente de la religion musulmane que nous avons toujours pratiquant ne sera jamais appliquée dans l'Azawad. Nous attendons une réaction vive du MNLA dont une partie de l'état-major et du bureau politique est malheureusement corrompue et empêche aux combattants d'intervenir face aux déviations d'Ansar Adine.


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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede MélusineCiredutemps » 09 Juin 2012, 23:54

Situation sécuritaire au Mali: Entre rébellion armée dans les régions du Nord et coup d’Etat militaire – Texte Marche Mondiale des Femmes (Maliennes) – mai 2012

La rébellion armée touareg existe au Mali de façon récurrente depuis celle de 1963 qui a été réglée par les armes. Elle a fait son retour au début des années 1990 où elle a été gérée par la négociation et la signature d’un document et intégration des ex-combattants dans les forces armées et de sécurité. Elle a repris de nouveau en 2005 : négociation encore et signature d’un autre document. Mais il n’y avait encore jamais eu d’occupation territoriale. Après l'intervention de l’OTAN, avec en tête la France (largage d’une quantité importante d’armes) en Libye en 2011, beaucoup de jeunes maliens qui sont allés lutter dans l’armée de Kadhafi ont eu accès à des armes de toutes sortes. Après la guerre, des groupes mieux armés que l'armée malienne sont retournés dans le pays ; les autorités maliennes les ont laissés s’installer au Nord, sont allés leur rendre visite et leur donner un appui financier. Mais depuis plus de quatre mois, le son des armes a pris la place du dialogue et de la concertation dans notre pays et semble ne pas vouloir s’arrêter. Le Mali vit une crise sans précédent et la complexité de cette crise ainsi que la diversité des acteurs impliqués rendent difficile sa résolution. Le 17 janvier 2012, des assaillants armés ont occupé Ménaka, une ville de la région de Gao, et ont planté leur drapeau à la place du drapeau malien ; cela a eu comme conséquence le départ précipité des forces armées et de sécurité, de l’Administration d’Etat et un déplacement massif des populations. Quelques jours après ils se sont attaqués à la ville d’Aguelhok où ils ont mis des dizaines de militaires maliens en rang et les ont égorgés un à un. Les populations maliennes étaient sous le choc de ces atrocités quand le 22 mars 2012, un groupe de soldats de l'armée malienne ont fait une mutinerie qui s’est transformée en coup d’Etat : prise de la Radiotélévision d’Etat, de l’aéroport et attaque du Palais Présidentiel. La Constitution a été suspendue, les institutions dissoutes, les frontières fermées et les élections présidentielles qui devraient se tenir en avril ont été annulées. Avec le coup d'Etat militaire, qui visait à stopper l'avancée de ces rebelles, la situation n'a fait qu'empirer: une semaine après le coup, la rébellion a avancé et plus de 66% du territoire du Mali a été occupé en 3 jours seulement : les 28, 29 et 30 mars les assaillants occupent les 3 régions du Nord sans résistance de la part de l’armée qui a déserté les lieux. Tout le personnel de l’administration d’Etat a quitté ces régions. Les populations se voyant abandonnées par l’Etat, se sont mises à fuir dans tous les sens : dans les pays voisins et dans les autres régions du pays non occupées. A Gao et à Tombouctou ils ont détruit toutes les structures physiques, comme les banques, les écoles et les hôpitaux, les maternités, les églises, les magasins de stockage d’aliments de l’Etat et des institutions partenaires du Mali (ces magasins étaient pleins car ces régions étaient en insécurité alimentaire très poussée et une distribution gratuite était en cours). Ils se promènent à travers la ville en tirant des coups de fusils en l’air. Ils continuent avec l'imposition de la peur à travers des pratiques comme égorger des gens publiquement, enlever et violer des femmes et des filles collectivement, confiscation de liberté. Maintenant ils se marient aux filles de force sous la menace des armes. Ce qui complique la situation, c’est que les assaillants sont composés de plusieurs groupes qui ont des objectifs différents: le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) composé d’une frange de touaregs qui réclame l’indépendance et qui n’a pas hésité à s’allier avec d'ex combattants libyens armés et des mouvements djihadistes Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), Ansar Dine (groupe salafiste), MUJAO (Mouvement pour l'Unicité et le Djihad en Afrique de l'Ouest), Boko Haram du Nigéria ainsi que des narcotrafiquants et des criminels de nationalités diverses: Afghans, pakistanais, libyens, etc. Comme si cela ne suffisait pas, les 30 avril et 1 mai 2012, des affrontements armés sont intervenus entre le Régiment des Commandos Parachutistes, communément appelés “Bérets Rouges” (qui était responsable de la sécurité du Président déchu ATT), et celui du Camp Soundiata de Kati, “Bérets Verts” (dont sont issus les éléments de la junte) créant ainsi une situation générale de panique au sein des populations. Ce malheureux épisode militaire, inédit dans l’histoire du Mali, a fait plusieurs victimes (blessées ou décédées). La survenue de ces affrontements a contribué à installer un climat d’insécurité et de suspicion entre les acteurs de la scène politico sociale et militaire au Mali et éloigne un peu plus de la résolution du conflit du Nord-Mali. La situation générale d’insécurité et l’absence de liberté totale dans leur terroir ont exaspéré les jeunes de Gao et il y a deux semaines ils sont sortis affronter les assaillants les mains nues durant deux jours; depuis les exactions sur les populations ont diminué. Les sanctions économiques imposées par la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l’Ouest) ont mis la pression à la junte qui a fini par restaurer la Constitution et les institutions de la République. La Constitution qui dit que, en l'absence du Président de la République, c’est le Président de l'Assemblée Nationale qui assure l’intérim et doit organiser des élections au plus tard quarante jours après. C’est ce qui a conduit la CEDEAO et la junte à installer le Président par intérim (qui est devenu Président de la transition depuis le 22 mai), un Premier Ministre et un Gouvernement de mission pour une transition de 12 mois pour gérer la question du Nord et organiser des élections présidentielles. Mais malheureusement, le Nord du pays reste toujours sous occupation et sous la loi islamique par des groupes composés de Maliens et d’étrangers. «Les populations maliennes s'organisent pour faire face à l'occupation de leurs terres par les assaillants. De nombreuses actions sont en cours à tous les niveaux pour le retour de la paix et la cohésion sociale», dit Nana Aicha Cissé, de la MMF au Mali et membre de notre Comité international (CI) pour la région Afrique. "La médiation se poursuit mais nous sommes dans une incertitude totale car nous ne savons pas combien de temps cela prendra. Ce qui est sûre, c'est que la majorité des parties prenantes sont d'accord pour négocier tout, mais pas la division du pays. " Dans son adresse à la presse lors de la réunion à Istanbul, le Comité International de la Marche Mondiale des Femmes a demandé une résolution rapide du conflit, pour sauvegarder des intérêts des femmes et du peuple du Mali.
MélusineCiredutemps
 

Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede Massinissa » 10 Juin 2012, 13:23





mis en place un Conseil Transitoire de l’Etat de l’AZAWAD(CTEA)





Samedi, 09 Juin 2012 18:01



MOUVEMENT NATIONAL DE LIBERATION DE L’AZAWAD

*********************



COMMUNIQUE



Le 7 juin 2012, le MNLA a mis en place un Conseil Transitoire de l’Etat de l’AZAWAD(CTEA) de 28 membres dont la composition est la suivante :
1.1. Président :

Monsieur Bilal AG ACHERIF


1.2. Vice-président :

Mahamadou DJERI MAIGA


1.3. Secrétaire à la Présidence

Mahmoud AG AGHALI


1.4. Chargé des relations Extérieures et de la Coopération Internationale

Monsieur Hama AG MAHMOUD


1.5. Chargé de la Défense Nationale

Colonel Mohamed NAJIM


1.6. Chargé de l’Administration du Territoire

Alla AG ELMEHDI


1.7. Chargé de la Sécurité Intérieure

Colonel Hassane AG FAGAGA


1.8. Chargé de l’Economie et des Finances,

Altanata AG EBALAGH




1.9. Chargé de l’Information

Monsieur Mossa AG ASSARID



10. Chargé de la justice

Monsieur Saïd BEN BELLA


1.11. Chargé du Commerce et des Transports

Bilal AG OUSMANE



12. Chargé de l’orientation et de la Prédication Islamique

Monsieur Abdallah AG ALBACKAYE


1.13. Chargé des Mines, de l’Energie et de l’Eau

Monsieur Ahmed Mohamed AG GUIDI



14. Chargé de la Communication et des Nouvelles Technologies

Mohamed Lamine Ould AHMED


1.15. Chargé des Azawadi de l’Extérieur, des Droits de l’Homme et de l’Action Humanitaire

Ibrahim AG MOHAMED ASSALECK



16. Chargé de la santé et des Affaires sociales

Monsieur Habitika AG ASSAMADO


1.17. Chargé de l’Education

Monsieur Abdoulkarim AG MATAFA




1.18. Chargé de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche

Monsieur Ghabdi AG MOHAMED IBRAHIM


1.19. Chargé de la Cohésion Sociale, du Règlement des conflits et de la Réhabilitation de l’Autorité Coutumière

Monsieur Mohamed Ousmane AG MOHAMEDOUNE


1.20. Chargé de la Jeunesse et des Sports

Monsieur Mohamed Zeyni Aguissa MAIGA


1.21. Chargé de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme

Monsieur Aroudeyni AG HAMATOU


1.22. Chargé de l’Environnement

Monsieur Baye AG DICKNANE


1.23. Charge de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille

Madame Nina Wallet INTALLOU



24. Chargé des Domaines de l’Etat, du Foncier et de l’Urbanisme

Monsieur Akli Iknane AG SOULEYMANE



25. Chargé Fonction Publique Emploi et formation professionnelle

Monsieur Abdoulaye SEYDOU DICKO



26. Porte Parole du Conseil

Hama AG SIDAHMED



27. Chargé des anciens combattants, des Martyrs et des Victimes de guerre

Youssouf AG ACHEICK



28. Chargé du Plan et de la Statistique

Assarid AG MOHAMED



Le CTEA est chargé de la mise en œuvre de la politique générale de l’Etat de l’AZAWAD en matière de développement, de la défense, de la sécurité, de la politique extérieure, de l’éducation, de la cohésion sociale et de la gestion du territoire.



Le CTEA est l’interlocuteur de l’Etat de l’AZAWAD tant au plan national qu’international. Il privilégie le dialogue et le développement des relations avec les Etats, institutions et organisations internationales.



Le CTEA reste ouvert à l’ensemble des composantes sociales et compétences de l’AZAWAD en vue de contribuer à la construction de l’Etat de l’AZAWAD.



Le Secrétaire Général



Bilal AG ACHERIF


http://www.mnlamov.net/component/content/article/38-constantes/182-mis-en-place-un-conseil-transitoire-de-letat-de-lazawadctea-.html

Vendredi, 08 Juin 2012 Écrit par Fadimata Walet Oumar
Déclaration des Femmes Touarègues Réfugiées à Ouagadougou au Burkina Faso



- Considérant la situation qui prévaut dans l'Azawad,

- Considérant le rôle prépondérant de la femme dans la société touarègue (rôle de mère d'éducatrice, de socle de la société, gardienne de la culture),

- Considérant que la société touarègue est à 100% musulmane depuis l'avènement de l'Islam en Afrique,

- Considérant que l'islam est une religion de tolérance, de paix et d'amour,

- Considérant la participation effective de la femme Touarègue dans la vie sociale : tâches quotidiennes du foyer, conduite des animaux aux pâturages, recherche de l'eau et du bois, commerce et autres,

- Considérant le nombre élevé de femmes, chefs de famille,

- Considérant notre amour particulier pour la patrie, notre culture et notre histoire,




Nous, femmes de l'Azawad, réfugiées au Burkina Faso,




Rejetons toutes fusions, association du MNLA avec ançar dine et les autres groupes intégristes,
Rejetons la menace intégriste sur notre vie de tous les jours, une menace pour notre culture de tolérance et d'ouverture,
Rejetons toutes interventions militaires étrangères (CEDEAO, UA) de quelque nature qu'elle soit dans l'Azawad,
Préconisons le dialogue entre les fils du même pays dans le cadre d'un règlement de conflit afin que cesse le cycle de violence et d'exil,
Exigeons l'implication des femmes à tous les stades de concertations et de négociations,
Exigeons la libération de toutes les femmes détenues dans l'Azawad,
Lançons un cri de cœur pour la libération de Rossella Hury,
Félicitons toutes les bonnes volontés morales et physiques qui ont aidé les réfugiés du Burkina, du Niger, de la Mauritanie et de l'Algérie pour l'accueil desdites populations,
Remercions les gouvernements des pays voisins de l'Azawad pour l'attention particulière qu'ils ont apportée aux réfugiés,
Demandons l'implication effective de la Coordination Humanitaire des Nations Unies (OCHA), pour une analyse réelle de la question Touarègue aux organes compétents du Système de Nations Unies (SNU),
Lançons un appel aux Organisations internationales pour l'ouverture d'un corridor humanitaire pour les femmes et les enfants des populations déplacées à l'intérieur de l'Azawad, abandonnées à elles-mêmes.



Le 07 Juin 20012

La présidente des femmes réfugiées à Ouagadougou

Fadimata Walet Oumar


http://toumastpress.com/actualites/dossier/azawad/733-declaration-femmes-touareg-refugies-ouagadougou.html
La liberté ne se donne pas, elle se prend !
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede DjurDjura » 11 Juin 2012, 16:09

Les femmes touarègues se révoltent à Kidal


jeudi 7 juin 2012
par Masin



Des centaines de femmes et de jeunes touaregs sont sortis dans les rues de Kidal mardi 5 juin pour dénoncer les islamistes qui veulent s’emparer de la ville et imposer leur loi islamique. Lorsque les barbus d’Ansar Dine ont osé lever leurs mains sur des femmes qu’ils ont frappé avec des bâtons, les manifestants, femmes et jeunes, se sont rués sur les énergumènes et les ont fait fuir.
Des sources locales nous ont informés, sans plus de précisions, que des manifestations ont eu lieu également ce mercredi 6 juin à Kidal.




Kidal est cette région de l’Adghagh des Ifoghas où est né le satanique Iyad ag Ghali qui dirige le groupe islamiste Ansar-Dine ayant pour mission d’intensifier le pourrissement du pays touareg et saboter le projet d’indépendance du MNLA. L’action d’Ansar Dine est complémentaire avec celle d’Aqmi ; les deux sont coordonnées par des forces étatiques qui financent les deux mouvements, et d’autres encore, afin de garder la mainmise sur l’Azawad et surtout pour empêcher l’empêcher d’accéder à l’indépendance. C’est la raison pour laquelle Ansar Dine pousse le bouchon trop loin en essayant d’étendre sa domination dans l’Azawad en instaurant sa loi et montrer à l’opinion que l’Azawad sera gouverné par la chariâ, ce qui servirait d’alibi à une intervention militaire qui sera soutenue par la communauté internationale. Les Touaregs ne semblent pas accepter ce diktat qu’Ansar Dine et ses alliés d’Aqmi tentent d’imposer dans l’Azawad.

C’est ainsi que plusieurs centaines de jeunes et de femmes sont sortis dans les rues de Kidal pour crier leur rejet de l’islamisme. Le journal malien "Le Républicain" écrit, dans son édition du 6 juin : "Hier, mardi, vers sept heures près de cinq cent jeunes venus de toute la Région se sont regroupés au Rond-Point central de la ville. Quelques instants plus tard, ils entament leur marche en direction de l’aéroport, avant de se diriger vers le quartier Ariyou [...]". Les jeunes qui ont fumé le long de la marche, manière de braver l’interdiction de cigarette imposée par les islamistes, ont arboré des banderoles hostiles à Aqmi et Ansar Dine et ont scandé des slogans favorables au MNLA.
Selon le même quotidien, la manifestation des jeunes a été suivie par une manifestation de femmes qui étaient environ trois cent à emprunter le même itinéraire que les jeunes. La police islamique aurait d’abord empêché les femmes de rejoindre les jeunes avant d’user de la violence et osant frapper certaines femmes avec des bâtons. Quelques unes dont au moins une vieille ont été gravement blessées. Les femmes se sont alors mise à jeter des pierres sur les barbus qui ont fini par prendre la fuite devant la bravoure des femmes touarègues qui n’ont pas accepté l’humiliation que veulent leur faire subir des loques humaines venues au pays de la liberté imposer leurs lois moyenâgeuses.
Le quotidien malien rapporte que "signe de leur victoire, les femmes ont tombé le voile et les jeunes fumaient dans la rue, violant la loi instituée par les jihadistes depuis deux mois".

Une femme ayant participé à la manifestation, et dont un court témoignage a été recueilli par RFI, raconte qu’à cette manifestation il y avait les femmes d’un côté, les hommes de l’autre et les hommes d’Alqaïda les ont empêchés de se rencontrer et ont essayé de les intimider. A RFI, la jeune femme dit : "On a crié, on a crié et dis que nous ne voulons pas d’Alqaïda chez nous. Et qu’on a assez souffert ; on veut notre pays, à nous et nous seuls".
Cette même femme affirme que ces gens là, en parant des islamites, "n’ont pas de cœur ; ils empêchent de vivre. Ils nous demandent de se voiler, de porter leur truc là... On est pas d’accord, on ne va pas baisser la tête pour eux. Tout ce qu’on veut c’est qu’ils partent de chez nous. C’était la première manifestation contre Alqaïda, on va manifester demain et après-demain aussi."

Le témoignage de cette femme ne peut laisser indifférent. Il est inadmissible que la communauté internationale abandonne ces femmes et ces hommes à ces hordes d’islamistes financés par des régimes voyous et barbares qui, avec leur pétrodollars, sont entrain de chasser la liberté. Le monde civilisé se doit d’aller au secours de ces femmes qui tiennent à leur liberté au lieu de les pousser dans les bras de ces terroristes. La communauté internationale, et à leur tête la France, se doit d’aider le MNLA à instaurer un État que l’ensemble des Touaregs attendent de leur vœu ; un État qui protégera leur liberté et leur rendra leur dignité que l’État malien a bafouée. La complicité de la France pour la mise en œuvre du plan machiavélique préparé pour mater la résistance touarègue est indigne d’un État qui se dit défenseur des droits de l’Homme.

Mais que ce message soit entendu par toutes celles et tous ceux épris de justice et de liberté.
Écouter le témoignage de la manifestante touarègue.
http://www.tamazgha.fr/Les-femmes-touaregues-se-revoltent.html

Nina Wallet Intalo condamne la répression de la manifestation de Kidal



Et lorsque l’AFP fait de l’information... Le ridicule ne tue pas !

Cette agence de presse (pardon, je voulais dire "de propagande et d’intox") qui est à l’image de l’État français, ne pouvait pas ignorer cet événement qui a marqué Kidal. Mais voilà qu’elle verse dans la minimisation et la dévalorisation tout en distillant son venin. Même le quotidien malien a fait beaucoup mieux que l’agence française en matière d’objectivité. Alors que le quotidien malien annonce au moins huit cents manifestants, l’AFP parle d’une cinquantaine de femmes et d’enfants. La fameuse agence affirme que la marche a été rapidement dispersée, alors que les témoignages et le quotidien malien parlent plutôt d’éléments d’Ansar Dine qui ont pris la fuite. L’AFP a vraiment touché le fond en matière de ridicule...

Manifestation du 7 juin 2012


Masin FERKAL

http://www.tamazgha.fr/Les-femmes-touaregues-se-revoltent.html




http://juralib.noblogs.org/2012/06/07/vive-lazawad-libre-hourra-pour-les-femmes-de-kidal/
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede Massinissa » 11 Juin 2012, 19:30

MélusineCiredutemps a écrit:Situation sécuritaire au Mali: Entre rébellion armée dans les régions du Nord et coup d’Etat militaire – Texte Marche Mondiale des Femmes (Maliennes) – mai 2012

La rébellion armée touareg existe au Mali de façon récurrente depuis celle de 1963 qui a été réglée par les armes. Elle a fait son retour au début des années 1990 où elle a été gérée par la négociation et la signature d’un document et intégration des ex-combattants dans les forces armées et de sécurité. Elle a repris de nouveau en 2005 : négociation encore et signature d’un autre document. Mais il n’y avait encore jamais eu d’occupation territoriale. Après l'intervention de l’OTAN, avec en tête la France (largage d’une quantité importante d’armes) en Libye en 2011, beaucoup de jeunes maliens qui sont allés lutter dans l’armée de Kadhafi ont eu accès à des armes de toutes sortes. Après la guerre, des groupes mieux armés que l'armée malienne sont retournés dans le pays ; les autorités maliennes les ont laissés s’installer au Nord, sont allés leur rendre visite et leur donner un appui financier. Mais depuis plus de quatre mois, le son des armes a pris la place du dialogue et de la concertation dans notre pays et semble ne pas vouloir s’arrêter. Le Mali vit une crise sans précédent et la complexité de cette crise ainsi que la diversité des acteurs impliqués rendent difficile sa résolution. Le 17 janvier 2012, des assaillants armés ont occupé Ménaka, une ville de la région de Gao, et ont planté leur drapeau à la place du drapeau malien ; cela a eu comme conséquence le départ précipité des forces armées et de sécurité, de l’Administration d’Etat et un déplacement massif des populations. Quelques jours après ils se sont attaqués à la ville d’Aguelhok où ils ont mis des dizaines de militaires maliens en rang et les ont égorgés un à un. Les populations maliennes étaient sous le choc de ces atrocités quand le 22 mars 2012, un groupe de soldats de l'armée malienne ont fait une mutinerie qui s’est transformée en coup d’Etat : prise de la Radiotélévision d’Etat, de l’aéroport et attaque du Palais Présidentiel. La Constitution a été suspendue, les institutions dissoutes, les frontières fermées et les élections présidentielles qui devraient se tenir en avril ont été annulées. Avec le coup d'Etat militaire, qui visait à stopper l'avancée de ces rebelles, la situation n'a fait qu'empirer: une semaine après le coup, la rébellion a avancé et plus de 66% du territoire du Mali a été occupé en 3 jours seulement : les 28, 29 et 30 mars les assaillants occupent les 3 régions du Nord sans résistance de la part de l’armée qui a déserté les lieux. Tout le personnel de l’administration d’Etat a quitté ces régions. Les populations se voyant abandonnées par l’Etat, se sont mises à fuir dans tous les sens : dans les pays voisins et dans les autres régions du pays non occupées. A Gao et à Tombouctou ils ont détruit toutes les structures physiques, comme les banques, les écoles et les hôpitaux, les maternités, les églises, les magasins de stockage d’aliments de l’Etat et des institutions partenaires du Mali (ces magasins étaient pleins car ces régions étaient en insécurité alimentaire très poussée et une distribution gratuite était en cours). Ils se promènent à travers la ville en tirant des coups de fusils en l’air. Ils continuent avec l'imposition de la peur à travers des pratiques comme égorger des gens publiquement, enlever et violer des femmes et des filles collectivement, confiscation de liberté. Maintenant ils se marient aux filles de force sous la menace des armes. Ce qui complique la situation, c’est que les assaillants sont composés de plusieurs groupes qui ont des objectifs différents: le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) composé d’une frange de touaregs qui réclame l’indépendance et qui n’a pas hésité à s’allier avec d'ex combattants libyens armés et des mouvements djihadistes Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), Ansar Dine (groupe salafiste), MUJAO (Mouvement pour l'Unicité et le Djihad en Afrique de l'Ouest), Boko Haram du Nigéria ainsi que des narcotrafiquants et des criminels de nationalités diverses: Afghans, pakistanais, libyens, etc. Comme si cela ne suffisait pas, les 30 avril et 1 mai 2012, des affrontements armés sont intervenus entre le Régiment des Commandos Parachutistes, communément appelés “Bérets Rouges” (qui était responsable de la sécurité du Président déchu ATT), et celui du Camp Soundiata de Kati, “Bérets Verts” (dont sont issus les éléments de la junte) créant ainsi une situation générale de panique au sein des populations. Ce malheureux épisode militaire, inédit dans l’histoire du Mali, a fait plusieurs victimes (blessées ou décédées). La survenue de ces affrontements a contribué à installer un climat d’insécurité et de suspicion entre les acteurs de la scène politico sociale et militaire au Mali et éloigne un peu plus de la résolution du conflit du Nord-Mali. La situation générale d’insécurité et l’absence de liberté totale dans leur terroir ont exaspéré les jeunes de Gao et il y a deux semaines ils sont sortis affronter les assaillants les mains nues durant deux jours; depuis les exactions sur les populations ont diminué. Les sanctions économiques imposées par la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l’Ouest) ont mis la pression à la junte qui a fini par restaurer la Constitution et les institutions de la République. La Constitution qui dit que, en l'absence du Président de la République, c’est le Président de l'Assemblée Nationale qui assure l’intérim et doit organiser des élections au plus tard quarante jours après. C’est ce qui a conduit la CEDEAO et la junte à installer le Président par intérim (qui est devenu Président de la transition depuis le 22 mai), un Premier Ministre et un Gouvernement de mission pour une transition de 12 mois pour gérer la question du Nord et organiser des élections présidentielles. Mais malheureusement, le Nord du pays reste toujours sous occupation et sous la loi islamique par des groupes composés de Maliens et d’étrangers. «Les populations maliennes s'organisent pour faire face à l'occupation de leurs terres par les assaillants. De nombreuses actions sont en cours à tous les niveaux pour le retour de la paix et la cohésion sociale», dit Nana Aicha Cissé, de la MMF au Mali et membre de notre Comité international (CI) pour la région Afrique. "La médiation se poursuit mais nous sommes dans une incertitude totale car nous ne savons pas combien de temps cela prendra. Ce qui est sûre, c'est que la majorité des parties prenantes sont d'accord pour négocier tout, mais pas la division du pays. " Dans son adresse à la presse lors de la réunion à Istanbul, le Comité International de la Marche Mondiale des Femmes a demandé une résolution rapide du conflit, pour sauvegarder des intérêts des femmes et du peuple du Mali.


j'aurais bien aimé que tu cites la source c'est la moindre des choses, il y a eu beaucoup de désinformations sur le MNLA en autres la presse malienne d'état, qui assimile volontiers les touaregs du Mnla à ceux des groupes islamistes armés, ce qui fait une tres grosse différence


Communiqué N°06 du 15/02/2012-MNLA





Mercredi, 15 Février 2012 21:20

Mise au point sur ce qui s’est passé les 18 et 24 janvier 2012 dans la localité d’Aguelhok (cercle de Tessalit, Région de Kidal)

De nombreux dommages ont été causés les 18 et 24 janvier 2012 à Aguelhok par des bombardements des hélicoptères de l’armée malienne.

Des civils, des militaires loyalistes, et aussi des militaires maliens qui venaient de se constituer prisonniers au MNLA, ont perdu la vie à la suite des tirs aveugles venus de ces hélicoptères.

Ils ont tiré aussi bien sur la caserne que sur tout ce qui bougeait dans la ville, faisant de nombreuses victimes civiles et militaires. Il faut savoir que les pilotes maliens de ces hélicoptères, inexpérimentés, allaient au feu pour la première fois. Ce fut un carnage.

Pendant que les hélicoptères arrosaient tout ce qui bougeait au sol, tout ce qui bougeait à l’intérieur et dans les environs de la caserne, et dans les rues de la ville, d’autres renforts maliens tentaient d’entrer dans la ville, tirant à distance sur Aguelhok à l’arme lourde, causant d’autres victimes.

Pour échapper aux tirs d’hélicoptères et pour éviter de continuer à mettre les civils en danger, les troupes du MNLA se sont retirées bien avant l’arrivée des renforts de l’armée malienne.

Le mouvement s'étonne des assertions mensongères le mettant en cause et s'interroge sur les responsabilités de l'armée malienne dans l'usage non maitrisé de la force et notamment contre des populations civiles désarmées. Il demande a des experts internationaux d'établir la réalité des faits lors des combats d'Aguelhok, spécifiquement sur le rôle des hélicoptères de combats de l'armée malienne, de leurs pilotes mercenaires et de milices combattantes pour Bamako, dans les causes du décès de ressortissants maliens.

Les accusations d’exécutions sommaires lancées par l’Etat malien contre le MNLA ne sont là que pour dissimuler les bavures commises par son armée, maquillées pour accuser l’adversaire.

Ces mensonges grossiers ont servi à attiser la haine entre les populations du Nord et celles du Sud et ont eu pour graves conséquences les pogroms à Bamako et dans d’autres villes début février, et l’exode de dizaines de milliers de familles touarègues et arabes de toutes les villes du Mali vers les pays voisins, où l’on recense déjà plus de 50.000 réfugiés.

Il est facile, quand on perd une opération ou une guerre de trouver des montages grossiers pour remonter le moral des troupes et du peuple en mentant à ceux qui n’étaient pas présents sur le terrain.

Quand on a des troupes qui perdent chaque jour du terrain, des troupes qui refusent de se battre, des troupes qui ne reçoivent plus d’approvisionnement et qui souvent se rendent dès les premiers coups de feu, il est plus facile d’accuser le MNLA des méfaits causés par l’armée, plus facile d’accuser le MNLA de collusion avec Aqmi, alors qu’on sait que ce dernier est en fait allié à l’Etat malien pour chasser les Touaregs de leur territoire. Le mouvement souligne qu'en dépit d'assertions infondées, à aucun moment les forces du MNLA n'ont combattu aux cotes de terroristes. Enfin le MNLA note que l'impunité d'Aqmi au nord-mali est directement imputable au pouvoir malien et a sa politique de compromis avec l'organisation terroriste.

Nous accusons l’Etat malien d’un montage grossier pour justifier les exactions de son armée.

Nous accusons l’Etat malien d’attiser la haine entre les communautés.

On comprend que les accusations lancées par le Mali à l’encontre du MNLA ne sont qu’une tentative qui ne trompe personne pour dissimuler les exactions et les défaites de son armée.

Le mouvement, représentatif de l'ensemble des communautés de l'azawad, a été contraint à l'action armée par le refus répété du mali de respecter les engagements internationaux signés et d'ouvrir des négociations directes. Depuis la reprise des hostilités, soucieux de protéger les vies humaines, le mouvement a plusieurs fois renouvelé sa disposition à négocier directement avec bko sous l'auspice d'un médiateur international.

Hama Ag Sid’Ahmed, porte parole, chargé des relations extérieures du MNLA


http://www.mnlamov.net/actualites/34-actualites/125-communique-nd06-du-15022012-mnla.html
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede ivo » 11 Juin 2012, 19:46

merci pour le sujet.
.^o GRAVOS MC ° SC1 ° SC2
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede DjurDjura » 21 Juin 2012, 14:50

[Vive l'Azawad libre !] « Vous vous êtes servis et re-servis… mais sachez que l’Azawad n’est plus à marchander ! »

Posted on 21 juin 2012 by juralib

L’Azawad contre vents et manœuvres
Entretien avec Ansari Habaye ag Mohamed


Nous publions ci-après l’interview de Ansari Habaye Ag Mohamed, membre de la coordination des cadres du MNLA de l’AZAWAD. Avocat de formation, Ansari Habaye Ag Mohamed est natif de Tombouctou. Il milite très tôt pour l’identité et la culture touarègues et a assuré le lien au début des années 90 entre les militants touaregs et les autres composantes amazighes. Très actif dans le soulèvement des années 90, Habaye représente, avec d’autres, le courant indépendantiste du mouvement touareg.

Dans cette interview Habaye explique lucidement les enjeux des luttes actuelles tant dans l’Azawad qu’au sein même du MNLA. Le combat armé a abouti à la libération complète du pays. Qu’il s’agit maintenant de bâtir. Tant sur l’important aspect idéologique (démocratie ou islamisme ?), que sur celui des valeurs sociétales des Touaregs, de l’éducation, ou encore de l’économie… Pour toutes ces questions, le soutien actif des Berbères du monde (diaspora ou voisins) est un levier factuel déterminant. Pour Habaye « L’activisme et la mobilisation amazighe aux quatre coins du monde a permis de faire connaître le sort dramatique des Touaregs. » Il poursuit en affirmant que « Si les Touaregs échouent ou disparaissent c’est l’originalité et la mémoire de la civilisation amazighe qui s’éteint définitivement. En revanche, si les Touaregs réussissent à prendre en main leur destin sur leur territoire, c’est le renouveau de la civilisation amazighe qui est consolidé ».

Tout est dit !

[b]Tamazgha.fr :
En janvier 2012, le MNLA prend les armes et déclenche les hostilités contre l’État malien pour la libération de l’Azawad. Pourquoi en-est-on arrivé là ?[/b]

Ansari Habaye ag Mohamed :
Le déclenchement des hostilités militaires le 17 janvier 2012 à Menaka, ville mascotte de la lutte de libération s’inscrit dans la ligne historique de la détermination du peuple de l’Azawad à s’affranchir de l’occupation malienne, qui est, et reste, un cas de décolonisation inachevée !!!

Les Touaregs n’ont jamais accepté l’occupation de leurs territoires, la résistance aux invasions a été constante bien avant le dix-huitième siècle, pendant la pénétration coloniale et dès les premières heures de l’occupation malienne. Le 17 janvier 2012 n’est une surprise que pour ceux qui sont soit volontairement amnésiques, soit ne s’intéressant nullement à ce qui se passe dans cette partie du Sahara. Comme par le passé, ce énième soulèvement a été déclenché après plusieurs offres de négociations maintes fois proposées par le Mouvement de libération nationale de l’Azawad (MNLA) et les leaders touaregs, au régime déchu de ATT qui y a toujours répondu, soit par le mépris, soit par la tentative de manipulation.

Y a-t-il un lien entre ce soulèvement mené par le MNLA et tous les soulèvements qu’ont connus les Touaregs depuis 1963 ?

Les Touaregs sont un peuple pacifique, à la limite de la naïveté !!! Les prédicateurs musulmans arrivés dans l’espace saharien, notamment central, au onzième siècle ont propagé l’islam sans rencontrer aucune résistance parce qu’ils étaient arrivés pacifiquement. Les explorateurs, qu’ils fussent arabes ou occidentaux, avaient procédé de même… En revanche, les Touaregs ont toujours opposé une résistance farouche à ceux dont les velléités étaient sans équivoque dominatrices, qu’il s’agisse des Marocains en 1591, des roitelets songhaï dans leur sillage ou des Français au vingtième siècle.

Sans remonter aux premières confrontations entre Touaregs et colonnes françaises à partir de 1881, historiquement le premier soulèvement touareg date de 1916-1917 dans l’Azawagh, soulèvement conduit par Kawsen, précurseur du concept moderne d’État et de peuple touareg.

À l’orée des indépendances africaines, les notables, les érudits, les chefs de tribus et de confédérations, tous groupes communautaires confondus (Songhaïs, Peuls, Maures, Touaregs) avaient adressé une lettre, datée du 30 mai 1958 au Général de Gaulle pour demander l’indépendance de l’Azawad au même titre que les autres colonies. La réponse de la France arriva en 1960, le Soudan français accédait à l’indépendance sous le nom de Mali avec en prime l’Azawad comme cadeau de baptême.

Le peuple de l’Azawad va manifester son refus du fait accompli dès 1963 en se soulevant contre l’invasion malienne prenant la succession de l’occupation française. On ne reviendra pas sur la répression aux allures génocidaires (massacres collectifs des hommes et du cheptel) qui s’en était suivi avec la complicité de plusieurs régimes d’États voisins.

Il fallut trois décennies aux Touaregs pour se relever de ce drame et se soulever au début des années 90 afin de rappeler au Mali et au monde entier que les massacres et les génocides ne parviennent jamais à bout de la détermination d’un peuple à poursuivre la lutte de reconquête de la liberté et de la dignité à vivre sur son territoire. Les accords qui ont suivi (Tamanrasset, janvier 91 et Bamako, avril 92) n’ont jamais été appliqués en dépit des rappels par les touaregs de la nécessité de leur application pour la paix et la sécurité dans la sous région… Plusieurs secousses de moindre envergure sont venues rappeler aux régimes maliens le malaise dans l’Azawad (1998, 2003 et 2006). Le silence et des manœuvres dilatoires furent les seules réponses au mal être touareg !

Ce qui a démarré le 17 janvier 2012 ne résulte donc pas du phénomène de « génération spontanée ». Le Mali a démontré toute son incapacité à prendre en charge les préoccupations légitimes et légales d’un peuple et d’un territoire qu’il n’a ni conquis ni jamais soumis mais qui lui a été légué dans le cadre d’une décolonisation inaboutie. Le MNLA n’a fait que faire aboutir une étape décisive de la lutte de l’Azawad, celle de la libération territoriale et d’avoir posé pour la postérité la déclaration de l’État de l’Azawad indépendant !

Certains médias, notamment l’AFP, n’ont pas cessé, dès le début, de dire que le MNLA a des accointances avec les groupes islamistes présents dans l’Azawad, en particulier Ansar-Dine et Aqmi. Qu’en pensez-vous ?

S’il y a accointances et acoquinements, l’AFP devra surtout rappeler que c’est le Mali qui a accueilli depuis une douzaine d’années des groupes jihadistes et narco trafiquants avec lesquels il a traité et qu’il a encouragé à l’enracinement dans l’Azawad tout en en se faisant une rente bien juteuse versée gracieusement par les puissances occidentales au motif de renforcer les capacités maliennes en matière de lutte contre le terrorisme !

S’il y a une pierre à jeter, ce n’est certainement pas au MNLA mais plutôt à ceux qui paient les rançons et à ceux qui hébergent les groupes jihadistes et narco trafiquants avec lesquels ils traitent. Ceux-là sont les seuls responsables du chaos actuel dans l’Azawad, de la déliquescence de l’État malien et des risques d’instabilité sous régionale et de la menace pour la paix internationale.

Tout cela ne justifie pas cependant les malheureuses connivences avérées. Quelques membres du bureau politique du MNLA ont posé des actes d’une extrême gravité en contractant des engagements secrets avec le groupe islamiste Ansar Dine. En raison de leur caractère secret, en violation flagrante des lignes directrices du mouvement, ces actes, dans l’absolu, ne sauraient engager le MNLA, mais constituent bien une faute lourde de quelques membres du bureau politique du MNLA, quatre ou cinq personnes qui ont au quotidien la gestion politique du mouvement. La troupe, l’écrasante majorité des officiers, les cadres, les notables, les ulémas, les militants, toutes communautés confondues, ont découvert tout récemment, et de façon évidente, la félonie.

Mais rien de tout cela ne saurait justifier l’attitude ostentatoirement hostile de nombreux médias au combat d’un peuple pour sa liberté, sa dignité et sa justesse au profit du sensationnel et du vendable. Notre peuple a noté l’acharnement de l’AFP en particulier contre l’objectif indépendantiste du MNLA. Contre toute déontologie, le bureau de l’AFP à Bamako a poussé le délit jusqu’à attribuer des déclarations à certains parmi nous qui n’ont jamais parlé à la presse !

Les discours servis depuis quelques temps par des agences d’information et les allégations de collusion entre le MNLA et ces groupes ne visent qu’à faire échec aux acquis de la lutte de libération de l’Azawad !!! Ces acquis font plus peur que la menace terroriste que représente l’afflux massif de l’internationale jihadiste dans l’Azawad. Le MNLA refuse de servir de bouc émissaire aux forfaitures de l’État malien et de ses partenaires dans la sous-région et au-delà.

Ces mêmes médias ont rapporté que le MNLA a mené ses opérations militaires contre l’armée malienne en partenariat avec Ansar Dine, et parfois même Aqmi. Est-ce vrai ?

Pour des médias qui savent tout, souvent, plus que les officines officielles de renseignement, seule leur ignorance peut expliquer de telles allégations dans la mesure où il est établi que l’idéologie jihadiste ne tolère, pour quelques motifs que ce soit, de combattre aux côtés des taghaouts (littéralement païens), dans le cas d’espèce le MNLA étant considéré comme tel. Nous sommes formels, le MNLA n’a combattu aux cotés d’aucun mouvement jihadiste !!! Le MNLA a tenté par deux fois de prendre Aguelhoc sans y parvenir, et c’est après son retrait et l’avoir bien affaibli que les jihadistes tous seuls ont réduit cette position.

Combattant le même ennemi, il est arrivé que les opérations militaires convergent sur la même position mais cela n’a été ni planifié, ni concerté.

L’Azawad a traversé, fin mai, une véritable confusion avec des négociations annoncées entre le MNLA et Ansar-Dine. Ces négociations qui ont même abouti à des accords entre les deux mouvements signés le 26 mai. Ces négociations étaient-elles la volonté de l’ensemble des cadres, militants et combattants du MNLA ou juste l’initiative de certains de ses membres ?

L’écrasante majorité des militants de l’intérieur comme de l’extérieur et la communauté internationale étaient perplexes face au temps mis à mettre en place un exécutif de l’État de l’Azawad indépendant. Courant mai de nombreux cadres affluèrent à Gao à la demande du bureau politique du MNLA aux fins de mise en place du Conseil transitoire de l’Azawad (CTA). Finalement, le 17 mai et à la stupéfaction générale, sauf pour quelques membres du Bureau politique du MNLA, en lieu et place de la mise en place du CTA, nous avons été invité à valider un document portant cadre institutionnel et réglementaire de l’État islamique de l’Azwad élaboré sur la base d’un “accord MNLA – Ansar-Dine’’ dont personne, encore une fois, hormis le noyau évoqué ci-dessus ayant des affinités et des penchants islamistes, ne connaissait le contenu. Le texte fut, de toute évidence, rejeté. Les pourparlers furent relancés et vont perdurer en raison de la fronde des cadres, des notables et des organisations de la société civile de l’Azawad, dont les femmes en pointe. Finalement, un texte consensuel MNLA fut élaboré avec l’appui des cadres. Ce texte posait clairement les termes du protocole d’entente et fut accepté en plénière par le MNLA au nom de l’unité touarègue. À notre grande surprise, le texte soumis à la signature officielle des deux parties le 26 mai à Gao, n’avait plus rien à voir avec celui qui a obtenu le consensus dans la matinée en réunion plénière du MNLA.

Vous faites partie du Collectif des cadres de l’Azawad qui a rendu public une déclaration dénonçant les accords MNLA-Ansar Dine. Pourquoi avez-vous dénoncé ces accords ?

C’est dans la soirée même du 26 mai que la détermination à dénoncer le protocole a pris corps. Il fallait la matérialiser et c’est cela qu’ont fait la quasi-totalité des cadres du MNLA (réunis en une Coordination des cadres de l’Azawad mise en place le 27 mai 2012) après avoir informé et consulté de nombreuses notabilités, des ulémas, des officiers supérieurs, les coordinations des camps de réfugiés, les organisations de la société civile de l’Azawad et les membres du bureau politique non impliqués dans les manœuvres dilatoires. Suite à cette déclaration et à celle du bureau du MNLA en Mauritanie, ainsi que des déclarations individuelles de certains membres du bureau politique, la direction du MNLA à Gao a procédé à la suspension de l’accord et a finalement accepté de mettre en place le Conseil de transition de l’Azawad… Mais cela ne suffit pas, la direction politique devra définitivement renoncer au protocole d’entente et à l’idée d’un État islamique.

L’accord a été dénoncé parce que contre nature, compromet notre combat séculier pour la liberté, la dignité et la tolérance qui sont les valeurs cardinales du peuple de l’Azawad dans sa diversité. Il constitue une négation flagrante de l’identité, de la culture et du courant religieux traditionnel du peuple de l’Azawad qui n’aspire qu’à vivre en harmonie avec tous les autres peuples voisins immédiats ou lointains, sans distinction de croyances. Il a été dénoncé parce qu’il porte les germes d’un amalgame préjudiciable avec des groupes dont tout nous distingue, parce qu’il impose aux populations de l’Azawad des corps étrangers que le Mali leur a préalablement imposés !

Il a été dénoncé, enfin, parce que si les États bien établis peuvent s’offrir le luxe d’entretenir des liens avec des nébuleuses jihadistes ou mafieuses, parce qu’ils en ont les moyens et peuvent en assumer les conséquences ; l’État de l’Azawad, quant à lui, ne le peut guère… Il est paradoxalement plus objectif de les combattre que de s’y associer… Ce faisant, l’Azawad préserverait au moins son âme !

Comment analysez-vous la situation de confusion qui règne au sein du MNLA actuellement ?

Il n’y a véritablement pas de confusion, une partie de la direction politique du MNLA a emprunté une voie totalement rejetée par la majorité de notre mouvement. Il faudra un peu de temps pour rétablir l’ordre. Cela se fera soit dans le cadre d’un congrès extraordinaire du mouvement qui sera convoqué dans les meilleurs délais, pour une restructuration du MNLA, soit par l’implosion du Mouvement. On préfère ne pas arriver à cette option. Dans tous les cas, la lutte pour l’Azawad se poursuit.

Le Conseil transitoire de l’État de l’Azawad, annoncé le 11 juin 2012, comprend un chargé de l’orientation et de la prédication islamique. Pensez-vous que l’Azawad a besoin de cela notamment si l’on prétend fonder un État laïc ? Et n’est-ce pas tout simplement contradictoire ?

Le nombre pléthorique des membres du CTA ne se justifie pas. Il eut fallu commencer par les départements qui prendraient en charge les questions les plus urgentes (administration du territoire, sécurité intérieure, affaires étrangères, défense nationale, action humanitaire, justice, finances, dialogue communautaire et cohésion sociale). Les modalités de désignation de ses membres sont anachroniques, beaucoup de titulaires n’ont ni l’expérience, ni le profil requis.

Un département de l’éducation aurait suffit largement, nous n’avons pas besoin de prédication. Nos ulémas, une fois responsabilisés, prendront en charge cette question. L’Azawad est un État civil, l’islam est la région des Azawadiens, la forme républicaine est le seul régime qui vaille pour nous. C’est la seule option qui rassemblerait les communautés de l’Azawad. L’Azawad n’est ni la Tunisie, ni la Libye et encore moins l’Égypte ! Notre printemps n’est pas du style des printemps de ces pays. L’Azawad est une situation originale qui a ses propres spécificités.

Que pensez-vous de l’intervention pour le moins surprenante de Bilal ag Achérif à Jeune Afrique ?

Surpris, je ne le suis plus. Ce qui me surprend c’est l’attitude ambiguë de quelques cadres, lesquels en dépit de leur immense expérience et des convictions affichées ont accepté de cautionner cette interview, sachant tout le danger de son contenu.

De toute évidence, la résistance a déjà commencé. Dans l’Azawad apparaît sur les murs, les banderoles, un slogan évocateur chantonné de plus en plus par les femmes et les jeunes : « vous vous êtes servis et re-servis… mais sachez que l’Azawad n’est plus à marchander ! »

Le Collectif des cadres de l’Azawad a-t-il des projets ? Lesquels ?

Pourquoi des voies s’agitent et des initiatives africaines et internationales sont entreprises pour une intervention armée dans l’Azawad alors que Le MNLA mais aussi les cadres de l’Azawad ont toujours démontré leur ouverture au dialogue et posé des actes concrets et vérifiables de leur disponibilité à la négociation ?

Curieusement, les Touaregs et personne d’autre n’ont jamais entendu ces leaders africains et d’ailleurs évoquer la moindre réprobation quand les régimes successifs de Bamako massacraient les Touaregs.

De telles attitudes sont incompréhensibles et laissent croire aux Touaregs que la sous-région et l’Afrique ne leur font aucune place, encore au vingt-et-unième siècle.

Le collectif en cours de formalisation compte assumer pleinement ses responsabilités, celles d’éclairer notre peuple dans toutes ses composantes, mais aussi les États voisins et la communauté internationale afin qu’ils réagissent avec responsabilité et discernement dans leur démarche de sauvegarde de la stabilité sous régionale et de la paix internationale. La question humanitaire, en particulier le drame que vivent les populations intérieures qui n’ont plus accès aux services sociaux de base et de moins en moins à la nourriture, est inquiétante et constitue un des points prioritaires. La situation des réfugiés dans les pays d’accueil est inscrite dans notre agenda.

L’information et la sensibilisation de ces victimes permanentes du conflit nous préoccupe et interpelle. À terme, cela permettra de les impliquer effectivement dans la gestion du problème à travers des canaux endogènes. Dans les camps de réfugiés, les niveaux de prise en charge, même si globalement sont acceptables, sont loin d’être satisfaisants. La prise en charge médicale est très insatisfaisante ; les enfants ne vont toujours pas à l’école ; les abris sont majoritairement précaires et la sécurisation des réfugiés, notamment sur le plan juridique, est défaillante.

La stabilisation de la situation dans l’Azawad est l’un des chantiers à engager immédiatement. Cela passera forcement par l’assainissement de l’appareil politique du mouvement.

Ainsi, il sera planifié dans les meilleurs délais la tenue d’un congrès extraordinaire pour restructurer le mouvement et mettre fin à la confusion actuelle. L’un des facteurs de stabilisation est aussi la prise en main de la sécurisation des hommes et du matériel des forces combattantes afin qu’ils ne tombent pas aux mains de groupes avec lesquels nous ne partageons pas les idéaux.

Le Collectif engagera des missions d’information sur la situation d’ensemble de la question auprès des États du champ et hors champ. Ce sera aussi l’occasion de réitérer notre ouverture au dialogue et confirmer notre disponibilité à négocier dès que les conditions minimales seraient réunies (en particulier la stabilisation de la situation à Bamako).

Aussi, nous travaillons à la consolidation du dossier « crimes » (l’État malien a perpétré des crimes contre les touaregs entre 1963 et 2012) et sa transmission au dispositif judiciaire international et sous régional africain.

Enfin, nous œuvrons à l’approfondissement et la réactualisation du dossier « négociations’ » avec l’État malien.

Comment voyez-vous l’avenir de l’Azawad ? Et pensez-vous que l’espoir est toujours permis pour la libération de l’Azawad et l’instauration d’un État indépendant ?

La conviction que nous avons raison et l’espoir ont toujours nourri la lutte touarègue et il n’y a pas de raison à ce qu’ils s’estompent. Notre peuple a connu des adversités plus amères, il y a survécu. L’Azawad est à portée de main, nous avons la responsabilité, la capacité et l’énergie indispensables à surmonter les difficultés et d’arriver enfin à prendre notre DESTIN en main. C’est cela qui compte et non le mot indépendance !

Que peuvent apporter Imazighen d’Afrique du Nord ou de la diaspora au combat de l’Azawad ?

Beaucoup et plus qu’ils ne le pensent !!! L’activisme et la mobilisation amazighe aux quatre coins du monde a permis de faire connaître le sort dramatique des Touaregs aux confins du Sahara dans un contexte sous régional timidement démocratisé, gangrené par la mal gouvernance et la corruption sur les deux rives du Sahara, sous la menace d’un islamo narco trafic international de plus en plus prégnant.

Faire comprendre aux Imazighen que le combat des Touaregs est aussi le leur, et que si les Touaregs échouent ou disparaissent c’est l’originalité et la mémoire de la civilisation amazighe qui s’éteignent définitivement. En revanche, si les Touaregs réussissent à prendre en main leur destin sur leur territoire, c’est le renouveau de la civilisation amazighe qui est consolidé. Le fait de pré-positionner plusieurs milliers de jeunes imazighen prêts à venir se battre aux côtés des Touaregs à la demande a été fortement apprécié et devra être pris en compte par ceux qui se musclent et gesticulent pour casser du touareg !

Certains États ont du mal à accepter le droit des Touaregs à se soulever contre les injustices et à vouloir prendre en main leur destin… Aidez-les à comprendre que cette attitude est révolue. Mieux encore ; aidez-les à s’abstenir de toute obstruction faute de contribuer au rétablissement de la justice pour un peuple qui a tant souffert sans y être pour quelque chose.

Propos recueillis par Masin Ferkal – Tamazgha le site berbériste, 21 juin 2012

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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede ivo » 20 Sep 2012, 19:46

Mali : les islamistes arrêtent les femmes non voilées à Tombouctou
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Les islamistes ont commencé jeudi à arrêter les femmes qui ne portent pas le voile à Tombouctou, au Mali. Depuis le mois de mars, le nord du pays est tombé aux mains de groupes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui souhaitent imposer la charia (loi islamique).

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Femmes voilées à Tombouctou en mai 2012 SIPA

Les islamistes s'imposent de plus en plus dans le nord du Mali. Depuis jeudi, à Tombouctou, ils arrêtent les femmes qui ne portent pas le voile, puisqu'ils tentent d'imposer la charia, loi islamique. Ils ont également décrété que toute femme rencontrée dans la rue après 23h doit être "conduite en prison".

"Depuis mercredi soir, ils rendent visite à des imams pour leur dire que, désormais, toutes les filles doivent s'habiller décemment", a confirmé un habitant du quartier Bellah Farandi, à Tombouctou. Les imams ont également été informés de la création d'une "prison pour femmes" et des différents montants d'amendes que les "contrevenants à la loi islamique" doivent payer.

Multiplication des violences "au nom de la charia"

Jeudi, Amnesty International a dénoncé la multiplication des violences infligées "au nom de leur interprétation de la charia" : exécution par lapidation d'un couple non marié, amputations de présumés voleurs, flagellations de buveurs d'alcool ou de fumeurs.

Depuis le putsch militaire du 22 mars, le nord du Mali est tombé aux mains des groupes islamistes Ansar Dine (Défense de l'islam) et Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Les états d'Afrique de l'Ouest tente de préparer une intervention. Jeudi le Premier ministre malien rencontrait Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, à Paris.
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede ivo » 25 Sep 2012, 09:26

Le Mali saisit l'ONU d'une demande d'intervention militaire
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Bamako a officiellement demandé une intervention militaire internationale dans le nord du Mali, contrôlé par des groupes islamistes. Cette demande sera étudiée mercredi en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

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Membres du groupe islamiste Ansar Dine à Tombouctou, au Mali, en septembre STR/AP/SIPA

La perspective d'une intervention militaire au Mali se rapproche. Lundi Laurent Fabius a indiqué que Bamako avait officiellement demandé une intervention militaire internationale dans le nord du Mali, contrôlé par des groupes islamistes.

Le président malien Dioncounda Traoré et son Premier ministre Cheikh Modibo Diarra ont demandé, dans une lettre au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, une résolution du Conseil de sécurité autorisant "l'intervention d'une force militaire internationale afin d'aider l'armée malienne à reconquérir les régions du Nord occupées", a déclaré Laurent Fabius devant la presse. "Nous espérons que la décision sera prise rapidement", a-t-il précisé.

La demande du Mali sera étudiée mercredi en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Il y a quelques jours, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, réaffirmait que le gouvernement français apporterait un "soutien logisitique" à une éventuelle intervention. Bamako et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) se sont mis d'accord durant le week-end sur le déploiement d'une force africaine au Mali.

"La France n'est pas en première ligne, c'est un facilitateur" - Laurent Fabius
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede ivo » 30 Sep 2012, 08:43

Nouvelle destruction de mausolée au Nord-Mali
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Les islamistes s'en sont pris au mausolée d'Alfa Mobo à Goundam, situé à 90 kilomètres de Tombouctou. Ils avaient déjà détruit des tombeaux en juillet dernier. Pour Antoine Glaser, spécialiste de l'Afrique, les islamistes cherchent à "asseoir leur pouvoir".

Image
Les islamistes en train de détruire un mausolée en juillet dernierCapture d'écran du site news.com

Des combattants islamistes ont détruit samedi le tombeau d'un saint soufi à Goundam, dans le Nord-Mali, à 90 kilomètres de Tombouctou. En juillet dernier, plusieurs hauts lieux historiques et religieux avaient déjà été détruits par les extrémistes dans cette région.

Cette fois, les islamistes s'en sont pris, avec des haches notamment, au mausolée d'Alfa Mobo. La semaine dernière, devant les Nations Unies, François Hollande a plaidé pour une intervention rapide des forces armées africaines dans cette région. Mais pour Antoine Glaser, spécialiste de l'Afrique et ancien rédacteur en chef de La lettre du continent, il ne faut pas voir dans cette nouvelle destruction un message envoyé à la communauté internationale.

"C'est pour asseoir leur pouvoir" (Antoine Glaser)

Pour Antoine Glaser, détruire les monuments religueux "est une façon pour les islamistes radicaux de montrer qu'ils sont les patrons de la région". Il explique que ceux qui détruisent ces mausolés prônent l'unicité de dieu et qu'ils "refusent absolument que les populations locales sacrent des saints, sacrent des marabouts (...) c'est vraiment pour les soumettre".

"Les islamistes cherchent à asseoir leur pouvoir" (Antoine Glaser, spécialiste)
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede ivo » 05 Oct 2012, 09:46

Les Islamistes éxecutent un homme devant 600 personnes au Mali
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20 ... -mali.html
BAMAKO (Sipa) — Les islamistes radicaux, qui ont pris le contrôle du nord du Mali, ont exécuté mardi soir un homme accusé de meurtre, devant plus de 600 personnes à Tombouktou.

Un habitant de la ville, Oumar Maiga, a expliqué qu'on a tiré dans le dos du meurtrier qui a agonisé plusieurs heures.

La famille de cet homme, un Touareg membre d'un groupe rebelle, avait proposé une compensation à la famille de la victime qui ne l'a pas acceptée.

L'homme a été emmené menottes aux mains dans une zone située entre deux hôtels de Tombouktou, assis les jambes vers la Mecque, avant qu'un juge n'ordonne l'application de la sentence.

Cette exécution publique marque une étape supplémentaire dans l'application stricte de la chariah par les groupes islamistes, dont l'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et Ansar Dine. Ils ont pris le contrôle du nord du pays à la faveur de l'absence de pouvoir central, depuis le coup d'Etat à Bamako en avril dernier.

A Douentza, ils ont flagellé quatre personnes qui avaient bu de la bière.
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede ivo » 13 Oct 2012, 09:39

Intervention au Mali : l'ONU veut des précisions
fr info
Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté vendredi à l'unanimité la résolution proposée notamment par la France. Elle donne 45 jours aux pays ouest-africains pour préciser leurs plans en vue d'une intervention militaire destinée à reconquérir le Nord-Mali, contrôlé par des islamistes extrémistes.

Image
Un Touareg montre son bras amputé par des islamistes lors d'une conférence de presse d'Amnesty en septembre à Bamako © Maxppp Tanya Bindra

Il ne s'agit pas encore d'un feu vert pour une intervention dans le nord du Mali, mais d'un premier pas. Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté unanimement vendredi la résolution de soutien à une force militaire sous direction africaine, résolution mise au point par la France et soutenue par d'autres Européens et des pays africains.

Le texte donne 45 jours à la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) et l'Union africaine pour préciser leurs plans en vue d'une intervention armée pour chasser les islamistes qui contrôlent le nord du pays depuis le mois de mars. La résolution charge le secrétariat général de l'ONU de travailler avec eux pour présenter des "recommandations détaillées et praticables", notamment "un concept opérationnel", une liste de troupes et une évaluation des coûts.

Le texte condamne "les violations des droits de l'Homme"

La résolution invite en parallèle le gouvernement malien et les rebelles touareg à "s'impliquer dés que possible dans un processus de négociations crédible". Le texte condamne également "les violations des droits de l'Homme commises dans le nord du Mali par des rebelles armés, des groupes terroristes et extrémistes".

Fin septembre, Bamako avait requis officiellement une demande d'intervention de l'ONU. Ce n'est que par une deuxième résolution, au mieux à la fin de l'année, que le Conseil pourra donner son feu vert formel au déploiement d'une force. Pour l'instant, il se contente de dire qu'il "répondra à la demande" malienne d'intervention une fois qu'il aura les renseignements demandés.

L'envoi rapide de 150 instructeurs militaires européens au Mali ?

Mais le Conseil de sécurité invite tout de même les pays membres de l'ONU et les organisations comme l'Union européenne à commencer à entraîner et équiper l'armée malienne. L'UE envisage l'envoi rapide de 150 instructeurs militaires et en discutera lundi entre ministres des Affaires étrangères.

François Hollande, en déplacement vendredi au Sénégal, indiquait que cette résolution permettrait "de donner un cadre légal à ce que les Africains décideront eux-mêmes d'engager". Le chef de l'Etat a également confirmé que la France n'enverrait pas de troupes au sol mais était prête à fournir un appui.

donc prix nobel de la paix ça veut dire que l'europe ne fait des guerres que pour la paix ........


version france info junior
>>>
Faut-il aller faire la guerre aux terroristes islamistes au Mali ?
François Hollande en a de nouveau parlé : le président français veut une intervention internationale au Mali pour venir à bout du terrorisme qui a installé ses bases dans cette région. Si tout le monde semble être d'accord sur le principe, cette force d'intervention armée est loin d'être constituée.

Après le coup d'Etat de mars dernier qui a renversé le président malien, des groupes islamistes liés à Al-Qaïda, l'organisation de Ben Laden, ont pris possession en huit jours du nord du Mali.
Sur ce territoire grand comme la France, ces quelque 4.000 hommes — dont un millier de véritables combattants — imposent par la violence la charia, la loi de Dieu, qu'ils veulent étendre à tout le pays. Le trafic de drogue, d'armes et d'otages leur sert à financer leurs activités terroristes et pendant ce temps, la population malienne est mise à genou.

La communauté internationale semble d'accord sur le principe d'une intervention militaire pour venir à bout de ces groupes terroristes : une armée de 3.000 hommes pourrait être constituée par les 14 pays voisins du Mali. Une armée qui recevrait l'aide (en matériel, en renseignements) des pays occidentaux.
Mais une intervention militaire, même avec le feu vert de l'ONU, coûterait des milliards de dollars et personne, pour l'instant, ne s'est engagé à la financer. Le risque est également de lancer un conflit qui durerait des années, contre un adversaire insaisissable, très mobile et très difficile à débusquer.


Image


comme ça c'est sur, c'est nous les gentils de la paix.
(hormis tte autre reflexion, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit)
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede ivo » 20 Oct 2012, 10:39

Image
Comment la France planifie l'intervention au nord du Mali
...
Concrètement, dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian, on planche sur un programme en trois phases: un, stabiliser le sud du Mali et protéger Bamako dès la fin du mois de novembre ; deux, mettre en place la formation des armées africaines en janvier ; trois, amorcer la reconquête du nord début mars au plus tard.
...
Les autorités françaises communiquent plus discrètement sur les forces spéciales à pied d'œuvre dans la région, dont la mission est indépendante du calendrier officiel. Elles se préparent à intervenir en amont pour fournir du renseignement et guider les forces africaines sur place. Elles pourraient agir plus rapidement encore si les intérêts de la France ou la vie des otages venaient à être menacés.

Comme en Libye et en Côte d'Ivoire en 2011, des moyens clandestins sont mis en place pour épauler les forces locales, notamment l'armée malienne, sous-équipée et démoralisée après sa défaite contre les islamistes. Dans l'ombre, Paris a aussi pris en charge l'élaboration du programme d'intervention qui doit être proposé par les pays de l'Ouest africain.

Restés jusque-là en retrait sur le dossier du Sahel, les États-Unis ont changé de posture après l'attaque commise contre leur représentation diplomatique à Benghazi, le 11 septembre dernier ...

>>>
http://www.lefigaro.fr/international/20 ... u-mali.php
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede ivo » 22 Oct 2012, 09:07

Nord-Mali : arrivée de centaines de jihadistes
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Des centaines de jihadistes étrangers sont arrivés ce week-end dans le nord du Mali occupé par des islamistes armés depuis près de sept mois. Ils seraient prêts pour se battre à leur côté en cas d'intervention armée internationale pour reconquérir cette région.

Image
Des miliciens du groupe islamiste armé Ansar Dine, à proximité de Gao. © Reuters Stringer

Ils se déplacent armés dans des véhicules pick-up. Des centaines de jihadistes sont arrivés du Soudan et du Sahara occidental dans le nord du Mali. Deux jours après une réunion à Bamako des partenaires internationaux du Mali qui se disent prêts à intervenir, ces combattants sont à se battre aux côtés des islamistes dans la perspective de l'envoi dans la région d'une force armée étrangère.

Des centaines de jihadistes venus du Soudan et du Sahel

Ils sont arrivés dans les régions de Tombouctou, au nord-ouest du Mali et de Gao, au nord-est. Des centaines de jihadistes, essentiellement de nationalité soudanaise et d'origine sahraouie, sont venus en renfort des islamistes pour faire face à une attaque des forces maliennes et de ses alliés.

Tombouctou est contrôlée par le groupe islamiste armé Ansar Dine (Défenseurs de l'islam) et Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

A Gao, depuis vendredi, de nouveaux islamistes arrivent et se rendent à la police islamique du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) qui contrôle la ville.

Les islamistes se préparent à se défendre. A Bamako, les précisions du correspondant de RFI, Serge Daniel.

Une réponse à la réunion de Bamako

L'arrivée de ces renforts répond à la réunion de haut niveau vendredi à Bamako rassemblant des représentants de l'ONU, de l'Union africaine, de l'Union européenne, de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), mais aussi de pays voisins comme l'Algérie et la Mauritanie. L'armée malienne n'est pas en mesure de reprendre seule le Nord.

Une force armée de quelque 3.000 hommes venant de pays de la Cédéao est en préparation, avec l'aval de l'ONU et l'appui logistique de pays comme la France et les Etats-Unis. Sa composition précise et son financement ne sont pas encore clairement fixés mais l'objectif est clair : reconquérir le Nord du pays.

Les islamistes contrôlent le Nord depuis sept mois

L'armée malienne a subi une lourde défaite face à l'offensive lancée en janvier par les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) alliés aux islamistes armés qui ont depuis pris le contrôle total du nord du Mali. Les islamistes y imposent avec brutalité la charia (loi islamique), y commettant de nombreuses exactions: meurtres, lapidations, amputations, coups de fouets, destruction de monuments sacrés.

La chute du Nord aux mains des islamistes a été précipitée par un coup d'Etat militaire qui a renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré.
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Re: LE MALI SUR UNE POUDRIERE

Messagede ivo » 23 Oct 2012, 10:29

L'Algérie ouvre la porte à une opération militaire au nord du Mali
A mesure que la pression monte autour d'une possible action militaire internationale au Sahel, l'attention se concentre sur Alger, dont le rôle dans la sécurité de la région conditionne la réussite de toute intervention.

>>>
http://www.lemonde.fr/international/art ... picks=true

MALI. Le Nord en ordre de bataille
La guerre se prépare désormais activement : les djihadistes étrangers affluent dans la région tandis que Paris presse pour une intervention avant le printemps.

>>>
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20 ... aille.html

EN PRÉVISION D'UNE INTERVENTION MILITAIRE AU MALI
La Libye envoie ses djihadistes au Sahel

Le contexte du «tout-sécuritaire» au Mali est de plus en plus préoccupant, notamment avec l'arrivée de centaines d'éléments de Libye, de Somalie, du Niger et du Nigeria. Selon l'AFP, des Soudanais auraient également rejoint Al Qaîda au Maghreb, le Mujao et Ansar Eddine. Des sources sécuritaires très au fait du dossier malien confient que ces éléments auraient reçu un entraînement dans le sud de la Tunisie. Ce mouvement subversif comporte les signes d'une assistance aux réseaux terroristes qui contrôlent le nord du Mali depuis plus de six mois, en cas d'une intervention militaire.

>>>
http://www.lexpressiondz.com/actualite/ ... sahel.html
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