les résultats du vote des 11 circonscriptions des Français de l'étranger. Premier constat : une participation faible, entre 13 et 24%.
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Intentions de vote au 1er tour - Vague du 8 juin © Ipsos Public Affairs
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Baromètre Ipsos Logica Business Consulting pour France Info, France Télévisions et Le Monde - Vague 3/8juin
http://www.franceinfo.fr/sites/default/ ... e3_DEF.pdf
Estimations du 1er tour
Extrême Gauche : 1,1%
Front de Gauche : 6,8%
PS/Parti Radical de Gauche/MRC/DVG : 34,8%
Europe Ecologie-Les Verts : 5,5%
Modem : 1,5%
UMP/Nouveau Centre/Parti Radical Valoisien/Alliance Centriste/DVD : 34,8%
Front National : 13,8%
Divers Extrême Droite : 0,2%
Autres (Divers/Divers écologistes/Régionalistes) : 1,5%
Projections en sièges
Gauche parlementaire : 305 à 353 sièges
Dont PS/DVG : 270 à 300 sièges
Dont Parti Radical de Gauche : 10 à 14 sièges
Dont MRC : 3 à 5 sièges
Dont EELV : 8 à 14 sièges
Dont Front de Gauche : 14 à 20 sièges
Modem : 0 à 3 sièges
Droite parlementaire : 227 à 266 sièges
Dont UMP/DVD : 210 à 240 sièges
Dont Nouveau Centre/Alliance Centriste : 13 à 19 sièges
Dont Parti Radical Valoisien : 4 à 7 sièges
Front National : 0 à 2 sièges
Taux d'abstention record
Les Français semblent avoir boudé ce premier tour. Selon les estimations d'Ipsos, le taux d'abstention atteint 42,9% lors de ce scrutin.Si ces estimations se révèlent exactes, alors il s'agit d'un record sous la Ve République.
Le candidat du Front de gauche a été éliminé dès le premier tour dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. Jean-Luc Mélenchon a d'ores-et-déjà reconnu sa défaite. Marine Le Pen, la candidate du Front national, arrive en tête [42%]. Le candidat socialiste Philippe Kemel arrive deuxième.
La première secrétaire du Parti socialiste réagit sur France 2 aux résultats du premier tour des législatives. "Les Français ont dit leur soutien au changement", a-t-elle commenté. Cependant rien n'est encore joué selon la maire de Lille qui a lancé un appel aux abstentionnistes : "Allez voter la semaine prochaine".
"Je pense que rien n'est joué". Réaction de Martine Aubry aux premiers résultats des législatives.
Selon les premières estimations, l'ensemble de la gauche (PS, EELV et front de gauche) obtiendrait 47,1 % des voix et la droite 35,4 % au premier tour des élections législatives. Un résultat logique après la présidentielle d'après Etienne Mercier, directeur adjoint du pôle opinion à l'Institut de sondage Ipsos et Pascal Perrineau,directeur du Cevipof, le Centre de recherches politiques de Sciences Po.
"Reste à savoir si ce sera une majorité absolue". Analyse d'Etienne Mercier et de Pascal Perrineau.
LibéToulouse a écrit:L'actrice X Céline Bara a obtenu 544 voix (1,58%), nettement plus que le NPA et LO réunis. Cette candidate d'extrême gauche se présentait au nom du Mouvement antithéiste et libertin (Mal).

Avec un taux de participation estimé à 57,1% par Ipsos, l'abstention atteindrait 42,9%, un record sous la Ve République. Depuis 20 ans, la mobilisation des Français sur ce scrutin ne cesse de décliner.
Le taux d'abstention pourrait atteindre un record sous la Ve République © IDÉ
La faute au temps ou à Roland-Garros, les Français se sont peu déplacés pour voter au premier tour des élections législatives. Selon les estimations d'Ipsos seuls 57,1% d'entre eux seraient allés glisser leur bulletin dans l'urne.
Si le chiffre de 42,9% d'abstention se confirme, il s'agirait d'un record sous la Ve République. En 2007, précédent record d'abstention pour un premier tour des élections législatives, le taux de participation était de 60,4%. En 2007, l'abstention avait augmenté pour atteindre 40% au second tour, là aussi un record.
La mobilisation ne cesse de faiblir
Le taux de participation le plus élevé à un premier tour de législatives avait été atteint en 1978 (83,2%). "Une partie des électeurs ont l'impression d'avoir fait le job à la presidentielle", analyse Claude Bartolone, député et président PS du conseil général de Seine-Saint-Denis. Depuis 1993 et ses 68,9% de participation, la mobilisation n'a cessé de faiblir.
Cette abstention porte le seuil de qualification pour le second tour à une moyenne de 21,5% des suffrages exprimés. D'après la loi, les candidats doivent réunir les voix d'au moins 12,5% des inscrits pour se qualifier limitant de fait les triangulaires. Le Front National devrait donc être la principale victime de cette forte abstention.
Le Parti socialiste serait en mesure d'atteindre les 289 sièges de majorité absolue à l'issue du second tour des élections législatives, d'après les projections de l'institut Ipsos pour France Info. Avec l'ensemble des alliés du PS, la domination de l'Assemblée est acquise à la gauche alors que la droite parlementaire serait en fort recul par rapport à 2007.
Le PS et les divers gauche pourraient obtenir seuls la majorité absolue à l'Assemblée nationale dimanche prochain. Ils sont crédités de 275 à 305 sièges selon l'institut Ipsos Logica Business Consulting pour France Télévisions et France Info. Il faut 289 sièges pour avoir la majorité absolue. Un peu plus d'un mois après son élection, François Hollande pourrait avoir les coudées franches pour mener sa politique sans avoir besoin de composer avec ses alliés.
Si l'on ajoute le PRG (10 à 14 sièges), le MRC de Jean-Pierre Chevènement (3 à 5 sièges), et EELV (10 à 15 sièges), on arrive à un total de 298 à 339 sièges pour la majorité présidentielle. Et en ajoutant 12 à 17 sièges pour le Front de gauche, cela donnerait un total de 310 à 356 sièges pour l'ensemble de la gauche.
En face, l'UMP et les divers droite recueilleraient 205 à 235 sièges, le Nouveau centre 15 à 19 sièges et le Parti radical 4 à 7 sièges, soit 224 à 261 sièges pour la droite.
Le Modem et le Front national, auraient entre 0 et 2 sièges chacun.
En pourcentage, la gauche est en tête du premier tour des élections législatives, avec 46,9% et la droite parlementaire obtiendrait 34,6% des suffrages, selon Ipsos.
Extrême Gauche : 1%
Front de Gauche : 6,8%
PS/Parti Radical de Gauche/MRC/DVG : 34,4%
Europe Ecologie-Les Verts : 5,7%
Modem : 1,7%
UMP/Nouveau Centre/Parti Radical Valoisien/Alliance Centriste/DVD : 34,6%
Front National : 13,7%
Divers Extrême Droite : 0,2%
Autres (Divers/Divers écologistes/Régionalistes) : 1,9%
Le Premier ministre se félicite des résultats du premier tour des législatives, qui annoncent la gauche en tête avec 46,9 % des voix contre 34,6 % pour la droite. "Sans majorité, aucune loi ne pourra être votée", explique Jean-Marc Ayrault. Tout en insistant sur les premières mesures prises par le gouvernement, il appelle les Français et les Françaises à aller voter dimanche prochain.
"Nous avons besoin d'une majorité large, solide et cohérente". Jean-Marc Ayrault.
Le secrétaire général de l'UMP se montre confiant sur France 2 après les premières estimations des élections législatives. Il se concentre sur les résultats du seul PS face à l'UMP. Jean-François Copé lui-même candidat à Meaux recueillerait 45% des voix contre 29% pour la candidate PS Caroline Pinet.
"Les jeux ne sont pas si faits que cela" Jean-François Copé confiant sur France 2
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Le charismatique chef de file du FG, Jean-Luc Mélenchon, qui avait fait de sa candidature face à Marine le Pen dans le Pas-de-Calais un rempart face à l'extrême droite, a perdu son pari. Déjà devancé par le FN à la présidentielle (11,1% contre 17,9%), il n'a obtenu hier que 21% des voix des électeurs de la 11e circonscription, contre plus de 42%) à sa rivale, qui atteint même 48% à Hénin Beaumont. Privé de second tour aux législatives, Jean-Luc Mélenchon a reconnu sa défaite dès hier soir et appelé les électeurs à se rassembler derrière le candidat socialiste Philippe Kemel, arrivé deuxième avec 23,5% des voix.
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Marine Le Pen est arrivée largement en tête à Hénin-Beaumont et a salué les résultats de son mouvement. Selon Ipsos, le Front national obtient 13,7% des suffrages au niveau national. Selon les projections de l'Institut, le parti obtiendrait ainsi entre 0 et 2 sièges à l'Assemblée nationale.
Marine Le Pen ce soir à Hénin-Beaumont © Reuters Pascal Rossignol
"Dimanche prochain, le peuple fera son entrée à l'Assemblée nationale" a déclaré Marine Le Pen, après son arrivée en tête dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. La présidente du Front national a salué les résultats de son mouvement (13,7% selon Ipsos), "troisième force politique de France", même si la faible participation va limiter le nombre des triangulaires.
La présidente du Front national sort donc victorieuse du match très médiatisé à Hénin-Beaumont. "Nous sommes en positon gagnante, nous avons la capacité de gagner", a déclaré Marine Le Pen, forte de ses 42,36% des suffrages. Elle affrontera au second tour le candidat PS Philippe Kemel arrivé deuxième avec 23,50% des votes, après l'élimination surprise dès le premier tour de Jean-Luc Mélenchon (21,48%).
Entre 0 et 2 sièges à l'Assemblée nationale ?
Dans la famille Le Pen, la petite-fille, Marion Maréchal-Le Pen, arrive également en tête, dans la 3ème circonscription du Vaucluse. La nièce de Marine obtient 34,63% des suffrages devant le sortant, l'UMP Jean-Michel Ferrand (30,03%). La socialiste Catherine Arkilovitch reste aussi en lice, avec 21,98% des voix.
Autre ténor du FN arrivé en tête : Gilbert Collard dans la 2e circonscription du Gard, qui se retrouvera au centre d'une triangulaire. Tout comme le porte-parole du Rassemblement bleu marine (FN et alliés), Florian Philippot, qui s'est qualifié dans la 6e circonscription de Moselle avec 26,34%.
A l'issue de ce premier tour, selon Ipsos, le Front national peut espérer remporter entre zéro et deux sièges à l'Assemblée nationale.
"Elle est où, la vague ?" demande Jacques Camus dans la République du Centre, "elle est encore plus que d'habitude dans l'abstention". Pour Jean Levallois dans la Presse de la Manche, l'abstention c'est même une déferlante à côté de laquelle le vote PS fait figure de vaguelette rose. Et Bruno Dive dans Sud Ouest s'en inquiète : l'abstention dit-il va finir par miner la légitimité des députés. Et il en tire la conclusion qu'il est temps d'organiser les législatives à un autre moment, soit avant la présidentielle soir le même jour.
Libération se demande aussi si les électeurs ne viennent pas de vivre les dernières législatives organisées sous leur forme actuelle, après la présidentielle et au scrutin majoritaire uninominal. François Hollande a l'intention d'ouvrir des consultations avec les partis pour réfléchir à une évolution. Tenir les législatives le même jour que la présidentielle lui semble "compliqué", mais il a évoqué l'introduction de la proportionnelle, pas une dose de 10 pour cent comme l'avait suggéré Nicolas Sarkozy, mais plutôt l'élection d'une centaine de députés à la proportionnelle.
D'ailleurs pour résumer l'état d'esprit de François Hollande après ce premier tour, pas de vague rose, mais une probable chambre rose, il y a le dessin de Ranson dans le Parisien et Aujourd'hui en France : Jean-Marc Ayrault sur le dessin dit au président qu'il va avoir une majorité normale, François Hollande répond que finalement, il aurait bien aimé avoir une hypermajorité...
Un autre ex-ministre UMP, Bruno Le Maire, appelle à l'inverse à exclure de l'UMP ceux qui feraient alliance avec le FN.
Nadine Morano (UMP), menacée dans sa circonscription de Toul, en Meurthe-et-Moselle, n’a «aucun état d'âme» à en appeler aux électeurs du Front national pour qu’ils se retrouvent sur sa candidature.
Dès dimanche soir, Nadine Morano, figure du sarkozysme, avait appelé les électeurs du FN à se reporter sur sa candidature. «J’en appelle aux électeurs du Front National, qui partagent nos valeurs, mes valeurs, à se retrouver sur ma candidature», a-t-elle de nouveau lancé lundi matin sur Europe 1.
«Je n’ai aucun état d'âme a en appeler aux électeurs du FN», a-t-elle ajouté, faisant état de rapprochements sur certains sujets. «C’est pas une question d’accord, c’est une question de partage de nos valeurs», a-t-elle ajouté.
«Je me retrouve dans la même configuration qu’en 2002 où le Front National est élevé», a-t-elle affirmé alors qu'«on lui annonçait une triangulaire fatale», a-t-elle encore dit. Nadine Morano a totalisé 34,3% contre 39,3% à son adversaire socialiste.
«Ni accord, ni discussion» pour Le Maire
Bruno Le Maire a souhaité lundi qu’il n’y ait «ni accord, ni entente, ni discussion» avec le FN en vue du 2e tour des législatives, et rejeté aussi les possibilités de désistement de candidats UMP en faveur des socialistes pour un front républicain face au Front national. C’est la position qu’il défendra dans l’après-midi au bureau politique de l’UMP, qui doit définir sa stratégie pour le deuxième tour, dimanche prochain.
«Notre éthique, c’est de ne pas engager de discussions avec un parti dont on ne partage ni les idées, par exemple sur la question européenne qui est une question majeure aujourd’hui, ni les valeurs», a-t-il ajouté.
Bruno Le Maire a déclaré n’avoir «aucun doute» sur ce que sera la position de l’UMP. Mais l’ancien ministre a rejeté aussi toute possibilité de désistement de la part de candidats de l’UMP en faveur des socialistes, pour faire barrage à un candidat du FN.
«Il n’est pas question d’appeler à voter pour un parti dont on ne partage pas non plus, avec le PS, les idées et les propositions», a-t-il souligné. Si les électeurs de l’UMP «nous voient commencer à faire ami-ami avec nos adversaires, que ce soit nos adversaires de droite ou nos adversaires de gauche, nos électeurs ne le comprendront pas et le sanctionneront», a-t-il relevé.
«Je n’ai jamais défendu l’idée du front républicain», a insisté Bruno Le Maire, selon lequel «on ne va pas assez loin dans nos idées (...) et c’est cela que nous reprochent nos électeurs». «On gagne quand on va très loin dans ses idées et ses convictions et quand on ne regarde pas ni à droite ni à gauche s’il y a mieux», a-t-il dit.
Bruno Le Maire s’est prononcé enfin pour l’exclusion des candidats UMP qui feraient alliance avec le FN. «Il n’est pas question de garder à l’UMP des gens qui voudraient faire une alliance avec le FN».
(AFP)
Quelle attitude l'UMP va-t-elle adopter face au FN, lorsque le parti d'extrême droite parvient à se maintenir au second tour des élections législatives ? Le parti dirigé par Jean-François Copé devrait préciser sa position ce lundi 11 juin, au lendemain du premier tour qui a donné un avantage certain au PS, même si l'UMP a bien résisté.
De son côté, le PS a tranché : Martine Aubry a appelé dès dimanche soir au "désistement républicain" entre PS et UMP pour "faire barrage au FN".
>> Lire : "La gauche appelle au 'désistement républicain' pour faire barrage au FN"
L'UMP, qui a enregistré une forte baisse dimanche au premier tour des législatives par rapport à 2007, doit se positionner face au Front national pour le second tour. Avec 13,4 %, le parti d'extrême droite ne s'effondre pas comme en 2007, où il était passé de 10 % à 4,5 % des voix entre présidentielle et législatives.
Le FN réalise son deuxième meilleur résultat à des législatives (14,9 % en 1997). Il est arrivé en tête du premier tour dans cinq cas, et peut espérer une victoire dans quatre circonscriptions. Au premier tour de la présidentielle, Marine Le Pen était sortie en tête dans 23 circonscriptions.
>> Lire : "Le Pen, Collard, Maréchal-Le Pen... Cinq candidats FN en tête au 1er tour"
32 TRIANGULAIRES AVEC LE FN
Le parti de Marine Le Pen sera présent au second tour dans 61 circonscriptions. Il y aura 32 triangulaires avec des candidats lepénistes et 29 duels, dont 20 face à la gauche. Des candidats FN et la droite parlementaire s'opposeront donc dans 9 duels.
S'agissant des "éventuels duels" entre un candidat de gauche et le FN, le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a botté en touche dimanche soir, en déclarant : "On en parlera demain."
La position de l'UMP sera en effet débattue lundi après-midi lors d'un bureau politique extraordinaire, précédé d'un déjeuner de M. Copé avec les anciens premiers ministres François Fillon, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, le président de l'Assemblée Bernard Accoyer et le patron des députés UMP Christian Jacob.
Très concrètement, un duel va par exemple opposer le 17 juin le candidat du FN, Florian Philippot, à une candidate PS. Que fera l'UMP dans ce cas de figure ?
LE "NI-NI" DEVRAIT L'EMPORTER
Sauf surprise, c'est le "ni-ni" (ni Front national, ni "Front républicain" anti-FN) qui devrait l'emporter. L'ancien ministre de l'intérieur, Claude Guéant, lui-même candidat, a réaffirmé dimanche soir, sur France 2, qu'il était partisan de cette position qui consiste à ne pas appeler à voter pour un candidat en particulier.
Une ligne déjà adoptée par Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé il y a un an aux cantonales, mais dont s'était affranchi le premier ministre d'alors, François Fillon, en appelant à "voter contre le FN". Ce qui avait contraint M. Sarkozy à effectuer un recadrage de ses troupes.
Lundi matin, M. Copé a de nouveau rejeté sur Europe 1 tout accord de désistement réciproque avec le PS contre le FN au second tour, tout en précisant qu'il n'y aurait pas d'alliance avec le parti de Marine Le Pen. Il justifie cette position par les alliances qu'il prête au PS avec la gauche radicale. "Faut-il soutenir un candidat du PS qui est allié avec l'extrême-gauche de Jean-Luc Mélenchon ? Je n'en suis pas sûr", a-t-il dit.
De son côté, François Fillon a dit dimanche soir que l'UMP examinerait "chaque cas de manière extrêmement précise" dans les circonscriptions où elle ne sera pas présente.
Plusieurs ex-ministres ont déjà fait savoir avant les élections que, face à une telle alternative, ils voteraient pour la gauche. C'est notamment le cas de la sénatrice UMP et ex-ministre Chantal Jouanno qui avait indiqué qu'elle voterait pour le PS en cas de duel entre un candidat du FN et un candidat du parti de Martine Aubry au second tour des législatives.
DES RAPPROCHEMENTS AU NIVEAU LOCAL
M. Copé a par ailleurs prévenu que les candidats UMP se maintiendraient partout où ils sont qualifiés, donc y compris en cas de triangulaire, et qu'il "n'y a pas d'alliance avec le FN". Une consigne qui, visiblement, a du mal à passer au niveau local, où il existe des tentations d'alliances FN-UMP.
Ainsi, le député UMP sortant de la 2e circonscription du Gard, Etienne Mourrut, bien que qualifié pour le second tour, loin derrière Gilbert Collard (FN) et le PS, a déclaré dimanche soir qu'il "hésitait" à maintenir sa candidature. Il prendra sa décision d'ici à mardi avec "la base" localement, mais pas avec la direction de l'UMP à Paris, a-t-il prévenu.
Dans les Bouches-du-Rhône, le sortant Michel Vauzelle (PS) pourrait être confronté au désistement du candidat UMP, Roland Chassain, en faveur du FN, comme ce dernier l'avait évoqué dès mercredi. M. Copé avait pris ses distances avec cette position. Ce serait "un signe terrifiant pour l'avenir de la République", a lancé dès dimanche soir M. Vauzelle.
FRANÇOIS FILLON INSISTE SUR "LES VALEURS" DE L'UMP
L'ancienne ministre UMP, Nadine Morano, devancée dans sa circonscription, a lancé dès dimanche soir un appel appuyé aux électeurs du FN "qui partagent [ses] valeurs" et "ne veulent pas du vote pour les étrangers". "Une vraie déclaration à la Pasqua !", a dénoncé un de ses ex-collègues.
Comme dans un rappel à l'ordre, M. Fillon a prévenu : "On a fait cette campagne sur nos valeurs, on la fera au second tour de la même façon." Alors qu'en 2007, cent députés UMP et apparentés avaient été élus dès le premier tour, ils sont moins d'une dizaine cette fois-ci.
Les électorats UMP et FN sont désormais continus. Une partie de l'UMP pourrait voter FN et vice versa. Les idées de droite sont majoritaires en France, la position de l'UMP doit évoluer et le FN doit poursuivre sa transformation.
NKM, personnalité dite pourtant "républicaine" ,fait aussi un appel du pied au FN. Peu importe la position officielle: dans les têtes et dans les votes concrets l'extrême droite est tout simplement l'extrême ...de la droite. C'est la même famille et la base ne se trompera pas. Au mieux elle s'abstiendra.
Deux jeunes sur trois de moins de 25 ans souhaitait s'abstenir au 1er tour des législatives, selon un sondage Ipsos/Logica Business Consulting réalisé jusqu'à la veille du scrutin. Les 18-24 ans se sont abstenus à 66%, 57% pour les 25-34 ans.
Une abstention record de 42,77% pour ce premier tour des législatives. Un des enseignements majeur de ce scrutin et particulièrement chez les jeunes. En dessous de 35 ans, c'est plus de la moitié des électeurs qui n'a pas voté et presque deux sur trois abstentionnistes sont dans la tranche 18-24 ans.
Les personnes interrogées de niveau baccalauréat et bac+2 forment les cohortes les plus fournies d'abstentionnistes (46% et 45% respectivement), de même que, par niveau de revenu, ceux qui gagnent moins de 1.200 euros par mois (53%). Le sondage révèle que se sont les électeurs de François Bayrou (47%) et de Marine Le Pen (46%) qui se sont le plus abstenus.
Les jeunes n'ont pas la notion de vote par devoir, et sont plus dans un rapport de donnant-donnant, explique Emmanuel Rivière, directeur du département stratégie d'opinions TNS Sofres.
L'analyse d'Etienne Mercier TNS Sofrès - LE DOSSIER FRANCE INFO
Les jeunes avaient de nombreuses raisons de ne pas se déplacer pour aller voter : Roland-Garros, l'Euro de football, des révisions d'examens, rester entre amis. Ceux qui se sont déplacés n'y sont pas forcément allés de bon coeur.
Des excuses pour ne pas aller voter. Le reportage de Frédéric Mazéas - LE DOSSIER FRANCE INFO
Le bureau politique de l'UMP se saisit cet après-midi de l'épineuse question d'entre-deux tours : quelle attitude adopter là où des candidats FN sont bien placés ? Certains élus UMP sont tentés d'appeler à battre les socialistes... Dans une demi-douzaine de circonscriptions, la position de l'UMP et de ses alliés pourrait envoyer un élu Front national de plus ou de moins à l'Assemblée nationale.
Roland Chassain, maire UMP des Saintes-Maries-de-la-mer, troisième derrière le PS et le FN, s'est donné une journée de réflexion © Maxppp / PhotoQAR / Le Dauphine libéré
"Il n'y aura pas de front républicain. Pour moi, c'est tout sauf Vauzelle", avait prévenu Roland Chassain. Le maire UMP des Saintes-Maries-de-la-mer est arrivé troisième dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône. Le socialiste Michel Vauzelle compte près de 10 points d'avance sur la candidate FN Valérie Laupies (38,40 contre 28,98%).
Mais un éventuel désistement de Roland Chassain (qui peut se maintenir, avec 22,62%) pourrait tout changer. Surtout au vu de sa ligne politique : "Il suffit de lire mes propositions pour voir que je suis plus proche de Marine Le Pen que du PS", a-t-il déclaré à l'hebdomadaire Minute pendant la compagne. Michel Vauzelle, également président de la région Paca, verrait dans un désistement du candidat UMP "un signe terrifiant pour l'avenir de la République et de la droite républicaine".
Trois triangulaires indécises
La question du maintien ou de l'effacement se pose plus clairement encore pour Etienne Mourrut, qualifié mais distancé (23,89%) dans la deuxième circonscription du Gard. Le candidat FN Gilbert Collard devance, avec 34,57%, la socialiste Katy Guyot (32,87%).
Dans deux autres circonscriptions, la quatrième du Doubs et la première du Vaucluse, un candidat UMP et une radicale soutenue par l'UMP sont arrivés troisièmes derrière le FN. Si le socialiste Pierre Moscovici compte une large avance dans le Doubs (il a recueilli 40,81% des voix), ce n'est pas le cas de sa camarade Michèle Fournier-Armand, avec 27,45%, contre 24,37 au candidat FN.
Quand le FN affronte le PS, se taire ou peser ?
Dans d'autres circonscriptions, les électeurs du premier tour ont choisi un duel PS-FN, mais l'UMP pourrait tout de même avoir son mot à dire.
La candidat FN Stéphane Ravier est arrivé en tête dans la troisième circonscription des Bouches-du-Rhône. Avec 29,87%, il est talonné par Sylvie Andrieux (29,80%), à qui le PS a retiré l'investiture à sa mise en examen. D'où l'importance du report de 20,21% des voix recueillies par Nora Preziosi.
Dans la quatrième circoncription du Vaucluse, Pierre Meffre (PS) devance Jacques Bombard (25,16% contre 23,51). Le maire d'Orange n'a pas été investi par le FN, mais il a siégé sous cette étiquette à l'Assemblée nationale de 1986 à 1988. Il pourra d'ailleurs compter sur les 16,28% de la candidate FN officielle. Là aussi, la répartition des 20,45% de la candidate UMP pourraient faire pencher le scrutin d'un bord ou de l'autre. Avec ou sans consigne de vote.
Le PS se retire d'une triangulaire et demande la réciprocité
Martine Aubry première secrétaire du PS
Ni Front national, ni Front républicain : c'est la ligne de l'UMP pour le second tour des législatives dans les circonscriptions où un candidat de gauche se retrouve seul en lice face à un candidat d'extrême droite. Une décision annoncée à l'issue d'un bureau politique extraordinaire à huis clos et qui est déjà contestée sur le terrain.
Jean-François Copé © Reuters Benoit Tessier
"Pas question d'appeler à voter pour le Front national ni d'appeler à voter pour le candidat socialiste qui en plus fait alliance avec le Front de gauche", a expliqué le secrétaire général de l'UMP.
Jean-François Copé demande "formellement" aux candidats UMP en situation de se maintenir "de le faire"
Jean-François Copé a ainsi rappelé que l'UMP "demande à l'ensemble de ses candidats" qualifiés pour le second tour "de se maintenir. Si l'un des nôtres se retirait, il serait désapprouvé par notre famille politique."
Et c'est déjà le cas de l'UMP Roland Chassain, arrivé 3e dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône, et qui a annoncé qu'il se retirait pour le second tour des législatives pour tenir sa "position" qui est "tous contre Michel Vauzelle".
Autant dire qu'il se retire au profit du Front national. Le secrétaire départemental adjoint du FN s'est félicité de cette décision du maire des Saintes-Marie. "Il est bien ce Chassain, c'est un homme cohérent et courageux, qui écoute ses administrés. J'espère qu'il donnera l'exemple."
Valérie Laupies se dit convaincue de sa victoire dimanche car Roland Chassain "sera suivi par les électeurs de l'UMP. Son message est suffisamment clair pour qu'ils sachent ce qu'ils ont à faire."
Réaction de Jean-François Copé: "Je condamne naturellement la position de M. Chassain, cela va de soi. Elle donnera lieu à une (décision) qui reviendra au bureau politique le moment venu."
Dans cette circonscription, trois candidats ont réussi dimanche à se qualifier pour le second tour des législatives: le député PS sortant Michel Vauzelle (38,40%), la candidate du Front national Valérie Laupies (28,98%) et M. Chassain, maire des Saintes-Marie-de-la-Mer (22,62%).
Le bureau politique extraordinaire de l'UMP a également décidé le maintien de son candidat, Eric Saubatte, arrivé troisième derrière le PS et François Bayrou (MoDem) dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques.
Damien Guttierez, le candidat investi par le parti de François Bayrou dans la 7e circonscription, appelle à voter pour le Front national afin de faire battre le candidat de l'UMP. Une décision qu'il explique pour des raisons locales et nationales, "parce qu'on ne peut plus se permettre de ne pas travailler avec la 3e force politique du pays." Au premier tour, il n'a obtenu que 1,13% des voix.
Dans le Var, un candidat MoDem appelle à voter FN, pour "recomposer la droite française"
Un appel condamné "avec la plus grande fermeté" par la direction du MoDem. Investi par l'Alliance centriste, le parti du sénateur Jean Arthuis, Damien Guttierez est un ancien attaché parlementaire de la député UMP de Meurthe-et-Moselle, Nadine Morano.
Les résultats dans la 7e circonscription du Var.
http://oblique.radiofrance.fr/files/eve ... -info.html
Martine Aubry annonce que le Parti socialiste a demandé à sa candidate dans la 3e circonscription du Vaucluse de se retirer pour "faire barrage au Front national", représenté par Marion Maréchal-Le Pen.
Martine Aubry, au siège du Parti Socialiste hier © Reuters Julien Muguet / Reuters
La première secrétaire du PS a résumé aujourd'hui la situation en rappelant que la petite fille de Jean-Marie Le Pen était en tête avec 34,63% des voix devant l'UMP Jean-Michel Ferrand (30,03%), et la candidate socialiste Catherine Arkilovitch (21.98%). Pour Martine Aubry, la conclusion est la suivante : "Devant le risque d'élection du Front national, nous avons demandé à notre candidate de retirer sa candidature et nous appelons à faire barrage au Front national en espérant que le candidat UMP se montre digne de ce choix".
Donnant-donnant
Martine Aubry a mis l'accent sur d'autres cas où le désistement républicain devrait selon elle s'appliquer. "Notre position est d'une clarté totale, et avant que l'UMP se réunisse dans un bureau politique, je leur demande d'avoir la même clarté républicaine que nous avons dans ces élections", affirme la première secrétaire. Ainsi, dans la 3e circonscription du Gard, où le FN Gilbert Collard est arrivé en tête (34,57%) devant la socialiste Katy Guyot (32,87%) et le sortant UMP Etienne Mourrut (23,88%), Martine Aubry demande à l'UMP "de retirer (son) candidat pour soutenir" la candidate PS.
La présidente du Front national appelle ses électeurs à faire battre deux socialistes et quatre candidats UMP, dont l'ancienne ministre Nathalie Kosiuscko-Morizet au second tour des élections législatives.
Marine Le Pen annonce ce soir lors d'une conférence de presse les noms de ceux qu'elle a placés dans son viseur. Elle appelle à faire battre quatre candidats UMP au second tour des élections législatives : les trois anciens ministres de Nicolas Sarkozy Nathalie Kosiuscko-Morizet, Xavier Bertrand et Georges Tron, ainsi que Manuel Aeschliman candidat UMP dans les Hauts-de-Seine.
Au sujet de NKM, Marine Le Pen demande explicitement à ses électeurs de voter pour le PS. Elle reproche à l'ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy d'avoir dit qu'elle voterait socialiste dans un second tour si elle avait choisir entre la gauche et le FN.
A gauche, Marine Le Pen appelle a faire battre les socialistes François Pupponi, candidat à Sarcelles (Val d'Oise) et Jack Lang (Vosges).
La présidente du Front national explique qu'elle veut sanctionner les candidats qui ont eu "à l'égard de nos électeurs un comportement particulièrement méprisant, haineux, insultant et antidémocratique".
Elle indique aussi que les candidats FN qualifiés pour des seconds tours en triangulaires (dans 32 circonscriptions) se maintiendront partout à "une ou deux exceptions près", précisant qu'elle annoncerait mardi quelles sont ces exceptions.
Marine Le Pen annonce sa "liste noire" (00:00:59)
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