C'est toujours le problème à la FA. C'est d'essayer de sortir par le haut avec au moins dix lignes qui arrivent à faire consensus unanimiste, pour l'étaler fièrement en production collective, même si la plupart des congrès sont souvent merdiques, très "administratifs" autour de la gestion des oeuvres, ou assez AG parfois délirantes en "débats" obscurs et succession de prises de paroles sans productivité d'autant que l'unanimisme représente un véritable boulet, sans compter les psychodrames habituels qui pourissent la vie de cette organisation très hétéroclyte. Alors évidemment le final est toujours très banal et très pauvre. D'un autre côté le congrès d'AL ressemblerait presque à un congrès syndical où il faut en voter dix kilos de textes et motions, sans prendre le temps du débat réel. De fait pour avoir vécu les deux, FA avant et AL aujourd'hui, je pense que c'est les moments du débat réels qui sont important dans les congrès. Alors si en plus, parce que çà se prépare quand même un peu à l'avance, il y a production collective à minima consensuelle, et en vote majoritaire tangible, de plus de dix lignes, ou d'une motion collective pour la forme, et d'un ensemble de textes et motions de plutôt dix pages, mais pas forcément plus, c'est très bien.

En tout cas, et çà c'est positif, il est appelé, et rappelé, à la rencontre d'anarchistes à St Imier, qui va voir se croiser différentes sensibilités du mouvement, et pas que se croiser je l'espère, et qu'il y a là à la fois un évènement important historiquement parlant, qui ne doit pas être que moment anniversaire, ou mise en scène de l'existence d'un mouvement qui gagnerait d'avantage à être un peu plus présent sur le terrain des luttes, et un peu plus uni pour être un peu plus visible, et un peu plus consistant et lisible tant sur le plan stratégique que sur le plan du projet de société, mais qu'il y a là évènement pour essayer de construire du faire ensemble.
