En grève de la faim depuis 18 jours : Trois greffières hospitalisées à Rouiba
par M. M.
En grève de la faim depuis 18 jours, trois des neuf greffiers ont été transportés à l'hôpital de Rouiba par la protection civile dans la nuit de mardi à mercredi.
Un communiqué du Snapap fait état d'une «grave détérioration de l'état de santé physique et morale des grévistes», a nécessité «l'évacuation de 3 femmes vers l'hôpital de Rouiba». Selon la secrétaire générale du syndicat, Mme Ghozlane Nassira, les trois hospitalisées présentaient des «difficultés respiratoires», une «tension artérielle 7/4» et une «hypoglycémie de 0,40». Tous présentent une «fatigue extrême due à l'anémie».
«Le SNAPAP tient comme premier responsable le ministère de la Justice» et en particulier le «DG des ressources humaines» pour «la dégradation alarmante de l'état de santé des femmes grévistes».
Le syndicat appelle les membres du comité de soutien « à se mobiliser pour l'action prévue le 26 mai 2012», ajoute le communiqué.
QUOTIDIEN D'ORAN
Boumerdès: plusieurs facultés de l'UMBB paralysées
le 23.05.12 | 17h06
Plusieurs facultés de l’université M’hamed Bougarra de Boumerdès (UMBB) ont été paralysées ce mercredi par un mouvement de grève. Cette action a été enclenchée par des étudiants qui réclamaient le retrait de la plainte déposée par le directeur de la cité universitaire de Zemmouri contre huit résidents.
L’accès aux départements des hydrocarbures, du commerce internationale et des sciences économiques a été bloqué durant toute la journée. Les grévistes se sont positionnés devant les portails d’entrée dès le début de matinée, empêchant leurs camarades d’y accéder.
La plainte fait suite « aux petits incidents » survenus dans la soirée du 13 mai dernier dans l’enceinte de la cité susmentionnée. Le directeur reproche aux accusés d’avoir forcé la porte de la chambre froide, permettant aux résidents de s’emparer de tous les produits alimentaires se trouvant à l’intérieur.
Mais les étudiants ne l’entendent pas de cette oreille et précisent que « c’est tous les résidents qui ont participé à l’action ». « Ce sont tous les résidents qui s’étaient mis d’accords à recourir à cette manière de faire que je trouve légitime. Car les employés de la cité étaient ce jour-là en grève. Ils nous ont servi des repas froids. Et lorsque nous avions protestés, on nous a signifié qu’ils n’avaient rien à nous offrir. C’est pourquoi nous avions décidé à l’unanimité de forcer la porte de la chambre froide », explique des résidents qui soulignent avoir fait l’inventaire de tous les produits qui y étaient stockés.
D’autres étudiants soutiennent que les mis en cause ont été triés sur le volet. « L’administration a profité de cette occasion pour régler ses comptes avec eux, puisque ils n’ont jamais eu cesse de réclamer l’amélioration des conditions d’hébergement », soutiennent-ils.
Il est à noter que d’autres actions de protestation avaient également été observées mardi par les résidents de ladite cité devant le rectorat et le siège de la direction des œuvres universitaires (DOU) pour exiger le retrait de la plainte déposée à l’encontre de leurs collègues. Mais l’administration tarde toujours à répondre à leur revendication.
Ramdane Koubabi
EL WATAN
SYNDICAT DU SECTEUR DES COMMUNES (SNAPAP)
Vers une marche nationale
Le Soir d'Algérie, 23 mai 2012
Les travailleurs du secteur des communes affiliés au Snapap ont décidé de reconduire leur mouvement de protestation cyclique ouvert de trois jours à partir de lundi prochain. Le syndicat, qui dénonce le mutisme de la tutelle, projette aussi d’organiser une marche nationale à Alger dans les prochains jours.
F.-Zohra B. - Alger (Le Soir) - Les travailleurs du secteur des communes ont entamé un mouvement de protestation de trois jours renouvelable tous les quinze jours depuis le 14 mai dernier.
Le syndicat poursuivra donc son débrayage dès lundi prochain, tout en projetant l’organisation d’une marche nationale après la tenue de son conseil national dans les prochains jours, selon M. Aït-Khelifa, vice-président de la Fédération nationale des travailleurs du secteur des communes. Le syndicaliste dira, par ailleurs, qu’il n’y a pas eu de contact avec la tutelle depuis le début de la protestation. «La tutelle veut l’anarchie et le pourrissement, ne pas écouter les syndicats vraiment représentatifs mais nous ne ferons pas marche arrière», explique M. Aït-Khelifa.
Le syndicaliste dira que les travailleurs du secteur des communes iront certainement vers une marche nationale après la tenue du conseil national du syndicat. Le mouvement de protestation de trois jours effectifs à partir du 28 mai sera par ailleurs accompagné par des marches au niveau de trente wilayas du pays.
Les travailleurs des communes reprennent le chemin de la protestation après le dernier mouvement de grève des 23, 24 et 25 avril dernier. Le syndicat affilié au Snapap précise qu'en dépit de la large mobilisation, leurs revendications n'ont pas été prises en charge par la tutelle. Il dénonce la restriction des libertés syndicales et du droit des travailleurs à adhérer aux syndicats indépendants. Les travailleurs attirent aussi l’attention sur la détérioration du pouvoir d'achat et sur les conditions de travail des contractuels et des travailleurs à contrat à durée déterminée. Ils comptent de ce fait rester mobilisés jusqu’à la satisfaction de l’ensemble de leurs revendications. Il s’agit du respect des libertés syndicales, du droit de grève, de la réintégration de tous les syndicalistes suspendus de leur poste de travail, l'amélioration du pouvoir d'achat des travailleurs des communes ainsi que l'ouverture des portes du dialogue avec la tutelle. Le syndicat veut aussi participer à la révision du statut et du régime des primes et indemnités spécifiques aux travailleurs du secteur des communes. Il revendique aussi la priorité à l'intégration de tous les contractuels à leur poste de travail, que soient revus les statuts particuliers des corps communs et des travailleurs professionnels, des chauffeurs et des gardiens et, enfin, l'annulation de l'article 87 bis de la loi 11/90.
F.-Z. B.
EL WATAN
