Algérie

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Messagede Massinissa » 24 Mai 2012, 10:23

En grève de la faim depuis 18 jours : Trois greffières hospitalisées à Rouiba

par M. M.


En grève de la faim depuis 18 jours, trois des neuf greffiers ont été transportés à l'hôpital de Rouiba par la protection civile dans la nuit de mardi à mercredi.

Un communiqué du Snapap fait état d'une «grave détérioration de l'état de santé physique et morale des grévistes», a nécessité «l'évacuation de 3 femmes vers l'hôpital de Rouiba». Selon la secrétaire générale du syndicat, Mme Ghozlane Nassira, les trois hospitalisées présentaient des «difficultés respiratoires», une «tension artérielle 7/4» et une «hypoglycémie de 0,40». Tous présentent une «fatigue extrême due à l'anémie».

«Le SNAPAP tient comme premier responsable le ministère de la Justice» et en particulier le «DG des ressources humaines» pour «la dégradation alarmante de l'état de santé des femmes grévistes».
Le syndicat appelle les membres du comité de soutien « à se mobiliser pour l'action prévue le 26 mai 2012», ajoute le communiqué.

QUOTIDIEN D'ORAN

Boumerdès: plusieurs facultés de l'UMBB paralysées

le 23.05.12 | 17h06
Plusieurs facultés de l’université M’hamed Bougarra de Boumerdès (UMBB) ont été paralysées ce mercredi par un mouvement de grève. Cette action a été enclenchée par des étudiants qui réclamaient le retrait de la plainte déposée par le directeur de la cité universitaire de Zemmouri contre huit résidents.

L’accès aux départements des hydrocarbures, du commerce internationale et des sciences économiques a été bloqué durant toute la journée. Les grévistes se sont positionnés devant les portails d’entrée dès le début de matinée, empêchant leurs camarades d’y accéder.

La plainte fait suite « aux petits incidents » survenus dans la soirée du 13 mai dernier dans l’enceinte de la cité susmentionnée. Le directeur reproche aux accusés d’avoir forcé la porte de la chambre froide, permettant aux résidents de s’emparer de tous les produits alimentaires se trouvant à l’intérieur.

Mais les étudiants ne l’entendent pas de cette oreille et précisent que « c’est tous les résidents qui ont participé à l’action ». « Ce sont tous les résidents qui s’étaient mis d’accords à recourir à cette manière de faire que je trouve légitime. Car les employés de la cité étaient ce jour-là en grève. Ils nous ont servi des repas froids. Et lorsque nous avions protestés, on nous a signifié qu’ils n’avaient rien à nous offrir. C’est pourquoi nous avions décidé à l’unanimité de forcer la porte de la chambre froide », explique des résidents qui soulignent avoir fait l’inventaire de tous les produits qui y étaient stockés.

D’autres étudiants soutiennent que les mis en cause ont été triés sur le volet. « L’administration a profité de cette occasion pour régler ses comptes avec eux, puisque ils n’ont jamais eu cesse de réclamer l’amélioration des conditions d’hébergement », soutiennent-ils.

Il est à noter que d’autres actions de protestation avaient également été observées mardi par les résidents de ladite cité devant le rectorat et le siège de la direction des œuvres universitaires (DOU) pour exiger le retrait de la plainte déposée à l’encontre de leurs collègues. Mais l’administration tarde toujours à répondre à leur revendication.

Ramdane Koubabi

EL WATAN

SYNDICAT DU SECTEUR DES COMMUNES (SNAPAP)

Vers une marche nationale

Le Soir d'Algérie, 23 mai 2012

Les travailleurs du secteur des communes affiliés au Snapap ont décidé de reconduire leur mouvement de protestation cyclique ouvert de trois jours à partir de lundi prochain. Le syndicat, qui dénonce le mutisme de la tutelle, projette aussi d’organiser une marche nationale à Alger dans les prochains jours.

F.-Zohra B. - Alger (Le Soir) - Les travailleurs du secteur des communes ont entamé un mouvement de protestation de trois jours renouvelable tous les quinze jours depuis le 14 mai dernier.

Le syndicat poursuivra donc son débrayage dès lundi prochain, tout en projetant l’organisation d’une marche nationale après la tenue de son conseil national dans les prochains jours, selon M. Aït-Khelifa, vice-président de la Fédération nationale des travailleurs du secteur des communes. Le syndicaliste dira, par ailleurs, qu’il n’y a pas eu de contact avec la tutelle depuis le début de la protestation. «La tutelle veut l’anarchie et le pourrissement, ne pas écouter les syndicats vraiment représentatifs mais nous ne ferons pas marche arrière», explique M. Aït-Khelifa.

Le syndicaliste dira que les travailleurs du secteur des communes iront certainement vers une marche nationale après la tenue du conseil national du syndicat. Le mouvement de protestation de trois jours effectifs à partir du 28 mai sera par ailleurs accompagné par des marches au niveau de trente wilayas du pays.

Les travailleurs des communes reprennent le chemin de la protestation après le dernier mouvement de grève des 23, 24 et 25 avril dernier. Le syndicat affilié au Snapap précise qu'en dépit de la large mobilisation, leurs revendications n'ont pas été prises en charge par la tutelle. Il dénonce la restriction des libertés syndicales et du droit des travailleurs à adhérer aux syndicats indépendants. Les travailleurs attirent aussi l’attention sur la détérioration du pouvoir d'achat et sur les conditions de travail des contractuels et des travailleurs à contrat à durée déterminée. Ils comptent de ce fait rester mobilisés jusqu’à la satisfaction de l’ensemble de leurs revendications. Il s’agit du respect des libertés syndicales, du droit de grève, de la réintégration de tous les syndicalistes suspendus de leur poste de travail, l'amélioration du pouvoir d'achat des travailleurs des communes ainsi que l'ouverture des portes du dialogue avec la tutelle. Le syndicat veut aussi participer à la révision du statut et du régime des primes et indemnités spécifiques aux travailleurs du secteur des communes. Il revendique aussi la priorité à l'intégration de tous les contractuels à leur poste de travail, que soient revus les statuts particuliers des corps communs et des travailleurs professionnels, des chauffeurs et des gardiens et, enfin, l'annulation de l'article 87 bis de la loi 11/90.

F.-Z. B.

EL WATAN
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Messagede DjurDjura » 24 Mai 2012, 17:36

Pour vous donner une idée de la cherete de la vie et surtout de l'alimentaire, j'ai trouvé cette article parlant de la hausse des prix


Hausse à 6,4% du rythme annuel de l’inflation en avril 2012 (ONS)


Maghreb Emergent, 22 Mai 2012

Le rythme d’inflation annuel en Algérie a accentué sa hausse durant le mois d’avril dernier pour atteindre 6,4% contre 5,9% en mars, a appris lundi l’APS auprès de l’Office national des statistiques (ONS).

Ce taux, qui était de 5,3% en février et 4,9% en janvier 2012, est "nettement" supérieur à celui observé durant toute l’année 2011 (4,5%), ainsi qu’à celui relevé en 2010 (3,9%).

Cette tendance haussière, entamée dès le dernier mois de l’année écoulée, est due notamment à une "remarquable" hausse des prix à la consommation, soit 11% par rapport au même mois de l’année 2011, précise l’ONS.

L’indice des prix à la consommation du mois d’avril dernier et par rapport au mois de mars a augmenté de 0,9%, soit une évolution mensuelle "plus importante" à celle relevée le même mois de l’année écoulée (0,1%).

Corrigé des variations saisonnières, l’indice des prix à la consommation a enregistré en avril 2012 une hausse de 0,5% par rapport à mars dernier. En glissement annuel, les produits alimentaires ont augmenté de 15,86% avec notamment

26,30% pour les produits agricoles frais et
7,1% pour les produits alimentaires industriels,

explique l’ONS.

Les produits manufacturés ont également augmenté de 7,4% et les services de 5,84% en avril dernier par rapport à la même période de l’année écoulée, ajoute l’office.

Par rapport au même mois de l’année dernière, la hausse a touché en avril dernier tous les produits alimentaires, mais les augmentations les plus importantes ont concerné les produits agricoles frais (26,30%), dont notamment

la pomme de terre (116,39%),
les légumes (23,97%)
et les fruits frais (9,29%),

relèvent les chiffres de l’ONS.

Cette hausse a touché également d’autres produits alimentaires. Il s’agit notamment
des viandes de mouton (28,14%),
des œufs (15,42%),
des sucre et produits sucrés (12,82%),
poisson frais (8,44%),
des huiles et graisses (4,87%),
laits, fromage et dérivés (2,05%)
et la viande blanche (1,3%),

ajoute l’ONS.

De son côté, l’indice des prix à la consommation a connu une hausse de 0,9 en avril 2012 par rapport au mois de mars 2012, en raison également d’une hausse généralisée des prix des produits agricoles frais qui ont augmenté de 1,52%, relève l’Office.

APS
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Re: Algérie

Messagede Massinissa » 26 Mai 2012, 16:43

Un rassemblement de soutien aux greffiers en grève de la faim dispersé par la police
le 26.05.12 | 13h01


Un rassemblement de soutien aux six greffiers en grève de la faim depuis 21 jours a eu lieu, ce samedi 26 mai à Alger. Le sit in a regroupé plusieurs greffiers vite dispersés par la police. Eparpillés un peu partout, les protestataires ont pu quand même se rassembler à la Place Audin.

Très tôt le matin, aux alentours de la Grande Poste où initialement devait avoir lieu le rassemblement, un important dispositif de sécurité a été déployé. La Place Emir Abdelkader deuxième lieu choisi pour l’organisation du rassemblement de soutien a été également encerclé par la police.



Le sit in intervient au moment où l’état de santé des greffiers est plus que jamais « inquiétant ». Maghraoui Yamina, membre du comité de soutien aux greffiers créé il y a une dizaine de jours, nous parle d’un « état de santé qui nécessité une prise en charge « très urgente ». Surtout en ce qui concerne les femmes. Les conséquences de la grève de la faim s’est manifestée par une « chute de tension artérielle, hypoglycémie, difficulté respiratoire et fatigue extrême » détaille notre interlocutrice qu’on a pu joindre par téléphone.



Notre interlocutrice nous confie que « la prise en charge des grévistes traîne ». Maghraoui Yamina nous explique : « hier vendredi, une greffière extrêmement malade qu’on a orienté au CHU Mustapha Bacha s’est vue refuser l’évacuation vers cet hôpital à cause des pressions de l’administration. Du coup, elle a été contrainte de rester à l’hôpital de Rouiba malgré l’avis du médecin traitant », ajoute-elle.



On apprend par ailleurs qu’un autre greffier venu de Ouargla vient de rejoindre l’action pour entamer sa grève de la faim à la Maison des Syndicats aux cotés des autres greffiers.

Hamida Mechaï


EL WATAN DZ

Fin de la trêve sociale à Bethioua

Les chômeurs redescendent dans la rue

Par : D. LOUKIL

“Nous avons fait preuve de beaucoup de patience et de sagesse… Nous avons tout fait pour avoir un dialogue avec les responsables de Bethioua, le chef de daïra et le maire pour qu’ils respectent les engagements qu’ils ont donnés pour résoudre la question du chômage, mais il n’y a toujours rien, on se moque de nous !”

C’est sur un ton crispé que s’est exprimé l’un des porte-parole des demandeurs d’emploi résidant autour des zones industrielles d’Arzew et de Bethioua qui, ces derniers jours, ont à deux reprises observé un rassemblement de protestation, ayant regroupé quelque 100 à 150 jeunes demandeurs d’emploi. Depuis le début de l’année ces derniers avaient choisi d’occuper à maintes reprises, le tronçon routier menant d’Oran à Arzew, nécessitant à chaque fois l’intervention des brigades de gendarmeries et de bloquer l’accès à la zone par le poste P3.

Par ces actions de protestations les jeunes entendaient dénoncer le chômage et la malvie qui frappe la population de ces deux daïras, de dénoncer également les pratiques de recrutements occultes qui règnent au niveau de l’ensemble des complexes et sociétés pétrochimiques.
Un paradoxe qui a exacerbé les populations locales, celui de vivre à proximité des zones industrielles les plus riches et les plus stratégiques d’Afrique et de végéter sans emploi sans solution pour obtenir un simple poste de travail. Mais dans le même temps, de subir dans le silence tous les effets néfastes pour leur santé du fait de la présence de ces industries extrêmement polluantes.

Les promesses de trouver des solutions, d’enjoindre les complexes et leurs directions à offrir des postes d’emploi prioritairement aux populations locales, beaucoup de jeunes affirment avoir des qualifications en tant qu’ingénieurs et techniciens, de mettre fin aux pratiques de recrutement qui détournent aisément la réglementation et l’obligation faite de passer par l’Anem, n’ont pas trouvé d’applications.
“Au départ ils nous ont dit d’attendre à cause de la campagne électorale, d’attendre après le vote et maintenant toujours rien ! Nous voulons qu’ils respectent leurs engagements, c’est pour cela que l’on s’est rassemblé devant la daïra et que nous recommencerons dans les prochains jours”, dira encore le représentant des demandeurs d’emploi qui ajoute “on ne demande pas l’aumône, on ne veut pas de problèmes, on veut du travail !”.
Parmi les complexes avec lesquels ont été engagés des négociations, on nous signale, GNL1, GNL2, Jumbo, 2SP, RTO, aux dernières nouvelles, un nouveau délai a été donné aux chômeurs, les renvoyant au mois de juin.


LIBERTE DZ
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 26 Mai 2012, 18:23

Le syndicat SNAPAP depose une plainte à l'OIT


Plainte à l’OIT
By admin On 26 mai, 2012 At 03:37

Alger le : 21/05/2012

RAPPORT

I) Introduction.

Ce rapport a été élaboré pour montrer, par des cas réels, que malgré la ratification par l’Algérie de la majorité des conventions de l’OIT les atteintes et les entraves au libre exercice du droit syndical sont une pratique courante. Même plus puisque l’on verra qu’après avoir utilisé les méthodes de répression « courantes » (refus de dialogue, refus des assemblées générales, refus d’installation des sections, refus de reconnaissance du partenaire social qu’est le Syndicat) les autorités et l’administration Algérienne à quelque niveau que ce soit ont utilisées les sanctions contre ceux et celles qui maintiennent leur engagement (refus de titularisation, harcèlement, mise à pied, suspension, mutation, révocation et licenciement, plaintes en justice et refus même d’appliquer les décisions de justice quand elles sont favorables aux travailleurs et à leur représentant, fermeture administrative des sièges des sections ou celui national) pour finalement aller jusqu’à l’ultime sanction (intimidation, menace, emprisonnement et même la tentative d’assassinat).

Le SNAPAP qui jusqu’à présent avait déposé plusieurs rapports devant le comité de la liberté syndicale n’a senti aucune amélioration. Au contraire les autorités Algériennes ciblent de façon particulière le SNAPAP et en même temps ont lancé la création d’un syndicat cloné (syndicat Maison) avec à sa direction une personne, qui était député à l’époque, et qui continue d’être imposé actuellement alors qu’il a terminé son mandat de député et qu’il est officiellement en retraite.

La Direction Nationale du SNAPAP souligne que les mécanismes qu’il lui a été donné d’utiliser (plainte devant le comité de la liberté syndicale) ne permettent pas une évolution vers moins d’entraves et d’atteinte au libre exercice du droit syndical car aboutissant à des observations non contraignantes. C’est pourquoi nous sollicitons les membres du Conseil d’administration du BIT et en particulier les représentants des organisations syndicales de nous aider en permettant la mise en branle de mécanismes qui aboutissent à des mesures contraignantes.

Ce dossier a été élaboré dans ce sens pour imprégner les membres du conseil d’administration de la situation que vivent les travailleurs affiliés au SNAPAP ainsi que les représentants.

Il serait aussi illusoire de croire qu’il n’y a que notre organisation syndicale qui subit les entraves et les atteintes au libre exercice du droit syndical puisque vous trouverez quelques cas non exhaustifs qui apporteront plus d’éclairage sur cette question.

Nous avons pour ce dossier utilisé surtout les plaintes qui ont été déposées devant le comité de la liberté syndicale depuis l’année 2001 ainsi que d’autres documents émanant d’autres structures qui traitent de la situation en matière de libre exercice du droit syndical ou les communiqués et les lettres de soutien des organisations syndicales.

Nous tenons enfin à rappeler que le comité de la liberté syndicale a eut déjà à traiter des plaintes que nous avons déposées (rapport 340, 344, 353, 355, 358) mais que jusqu’à ce jour ceux qui ont été licenciés restent sans salaire depuis plusieurs années. De même les rapports de la commission d’experts (BIT) pour l’application des conventions et recommandations (année 2003 et 2012) indique bien que l’activité syndicale en Algérie est sous surveillance et que les autorités Algériennes ne cherchent qu’a gagner du temps à travers les réponses et commentaires qu’ils adressent au BIT en réponse à nos plaintes. Le gouvernement Algérien avait répondu au début qu’il « demande l’aide de l’OIT pour que la règlementation Algérienne soit conforme aux conventions, rapport 2003 » (chose qui n’a jamais été réalisée) puis récemment (rapport 2012) rétorque que toutes les observations seront prises en compte dans le code du travail qui sera promulgué.

Nous considérons que cela n’est qu’une manière de gagner du temps afin que les victimes des abus soient découragées d’attendre et que nous soyons mis devant le fait accompli.



II) Liste des rapports.
http://www.jcalgerie.net/?p=3250


.........................................................................................................
II) Conclusion.

Nous espérons à travers ce dossier vous avoir donné un aperçu en même temps fidèle, réel et objectif de la situation que vivent les syndicalistes en Algérie que ce soient ceux du SNAPAP ou des autres syndicats et espérons trouver auprès de votre organisation l’appui nécessaire pour déclencher une procédure d’urgence contraignante pour les autorités de notre pays.

Restant à votre disposition pour de plus amples renseignements veuillez agréer nos chaleureuses et syndicales salutations.





LE PRESIDENT

MALAOUI RACHID


L’administration de l’Hôpital de Rouiba refuse le transfert d’une greffière atteinte gravement Le comité de soutien aux greffiers en grève réinvestit la rue
By admin On 26 mai, 2012 At 03:40 |

L’Etat de santé des greffiers en grève de la faim depuis plus de vingt jours s’est dégradée. Les atteintes aux droits de l’Homme se multiplient. La situation est devenue plus dangereuse.

Une greffière a été transférée vendredi vers l’hôpital de Rouiba. La gréviste souffre de problèmes d’ordre neurologique. Mais l’administration de cet Hôpital n’a pas jugé utile de mettre à sa disposition une ambulance pour la transférer à l’hôpital Mustapha Pacha.
« Le médecin de garde nous a donné une lettre pour son transfert au CHU Mustapha. Mais l’administration a refusé de prendre en charge le déplacement. Je pense qu’ils ont reçu des ordres pour ne pas assister les grévistes», déplore Yamina Meghraoui, membre du bureau du Snapap lors d’un bref sit-in tenu hier à la rue Didouche Mourad à Alger.

L’administration de l’hôpital de Rouiba est-elle consciente de sa transgression pour la loi ? C’est la non-assistance à une personne en danger. La non-assistance est l’une des stratégies utilisées par les autorités pour casser le mouvement de grève des greffiers. Mais ces derniers semblent déterminer. Comme cela été d’habitude, le sit-in n’a pas duré longtemps. Les manifestants scandés des slogans hostiles aux pouvoirs publics qui gardent le silence. « Sauvez la vie des grévistes », crient-ils avant que les agents de force de l’ordre interviennent. Ces derniers ont arraché les affiches avant de bousculer les manifestants qui ont pris la fuite vers la place Audin. L
’un deux a lancer un appel aux nouveaux élus : « il faut qu’il fassent quelque chose ». M ais, ce dernier a-t-il oublié que la nouvelle APN dont la première séance se tiendra aujourd’hui (le 26 mai), n’est que le portrait craché de la précédente.
Pour rappel, le premier secrétaire du FFS, Ali Laskri et son député Mustapha Bouchachi ont rendu visite aux grévistes de la faim. Ils ont même rendu public un communiqué, manifestant ainsi leur soutien aux greffiers. Avec ces 27 sièges au nouveau parlement, le FFS va-t-il proposer un débat qui portera sur les revendications des différentes catégories sociales notamment celles des greffiers.

Le Snapap prépare un grand rassemblement dans les prochains jours pour défendre publiquement la cause des greffiers. Les députés de cette formation politique va-t-elle prendre partie ?
Tanina. B
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Re: Algérie

Messagede ivo » 27 Mai 2012, 08:17

Ould-Khelifa nouveau président de l’APN
http://www.latribune-online.com/evenement/68043.html
Image
Mohamed-Larbi Ould-Khelifa est le président de l’Assemblée populaire nationale. Il a été élu, hier dans l’après-midi, par une écrasante majorité des députés à ce poste où il était le candidat unique. L’homme était tellement assuré de remporter une majorité avec les voix de son parti, le FLN, et de son allié naturel, le RND, qu’il n’a même pas jugé utile de compter les voix.Ce «plébiscite» n’était pourtant pas attendu. Jusqu’à samedi soir, l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, Rachid Harraoubia, était pourtant favori pour succéder à Abdelaziz Ziari. Mais, coup de théâtre. Lors de la réunion des nouveaux députés du FLN, à l’hôtel Mouflon-d’Or, le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, annonce la sentence : le chef de l’Etat a fait son choix. Mohamed-Larbi Ould-Khelifa, doyen des députés, sera également président de l’Assemblée. Il y a des mécontents. Mais la décision est irréversible. Harraoubia est en colère. Cela ne dure pas longtemps. «Je suis au service de mon parti», a-t-il répondu aux journalistes, hier, au sortir de la séance matinale de l’APN. N’empêche, les députés du FLN ont voté sans discuter. D’autant plus que leur nouveau chef de file est le seul candidat en lice. Sans grande surprise, le Rassemblement national démocratique a soutenu le candidat du FLN. Miloud Chorfi a déjà préparé sa «motion». Cela constitue une majorité confortable. Le Parti des travailleurs a quitté l’hémicycle. Dès l’annonce de la candidature de Ould-Khelifa,
Djelloul Djoudi a annoncé le retrait des députés de son parti. «Nous ne sommes pas concernés par cette élection», a-t-il lancé à l’adresse du président de séance, avant de se retirer en compagnie des parlementaires de sa formation. Quant au FFS, il a décidé de s’abstenir. Le parti de Aït-Ahmed a tout de même marqué sa présence par une brève allocution prononcée par Belkacem Amarouche. «Nous ne pouvons élire le président sans adopter le règlement intérieur», soutient le député de Bordj Bou Arréridj. Peine perdue. «Je vous remercie pour votre confiance», s’est félicité le nouveau président de l’Assemblée populaire nationale. Celui qui était jusqu’à hier président du Conseil supérieur de la langue arabe a, parfois, perdu sa langue. Il n’est pas habitué aux tiraillements politiques.
Né en 1938 à Béjaïa, Mohamed-Larbi Ould-Khelifa a fait une brillante carrière d’académicien. Il a fait un bref passage au gouvernement comme secrétaire d’Etat à la Formation supérieure. Mais sa candidature sur la liste d’Alger du FLN a été une surprise. Y compris pour beaucoup de militants de l’ancien parti unique.A préciser que les 49 parlementaires de l’Alliance verte et ceux issus de plusieurs partis ont boycotté la séance de l’après-midi. Quant aux 9 députés du Front national algérien, ils ont déjà annoncé la couleur. Ils ont distribué une déclaration dans laquelle ils se disent «non concernés par les dernières déclarations du président du parti (Moussa Touati) et ses agissements». Le chef du FNA fait pourtant partie d’un groupe de partis qui ont décidé de «boycotter les séances de l’Assemblée».
La prochaine séance de la nouvelle Assemblée sera consacrée à la vérification de la compatibilité des activités de chacun avec le mandat de député et la désignation des commissions permanentes.
A. B.

Les photographes de presse malmenés
Pour sa première séance plénière, la nouvelle Assemblée populaire nationale s’est distinguée, non par la qualité des débats, mais par la violence de son service d’ordre. Plusieurs photographes de presse ont été, en effet, agressés par les agents chargés d’assurer la sécurité des députés et du bureau de l’APN. Insultes, coups de pieds et autres mauvais comportements ont émaillé cette première session. Pis, les photographes ont été tout simplement interdits de faire leur travail lors de la séance de l’après-midi. L’accès à la plénière leur a tout simplement été interdit. Autant dire que cela commence mal dans une enceinte censée être un temple de la démocratie.


...........
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Re: Algérie

Messagede ivo » 27 Mai 2012, 08:59

Algérie : des islamistes quittent le parlement
http://www.lejdd.fr/International/Depec ... nt-514205/
Plusieurs dizaines de députés islamistes ont quitté samedi la séance inaugurale du parlement algérien en signe de protestation contre des élections législatives qui ont été selon eux truquées dans le but de donner une majorité à l'élite dirigeante du pays.

L'Algérie, qui fournit un cinquième du gaz qu'importe l'Europe, est le seul pays d'Afrique du Nord à avoir été pratiquement épargné par les mouvements de contestation du "printemps arabe", mais certains experts prévoient des troubles si l'establishment ne relâche pas son emprise sur le pouvoir. Des députés islamistes ont brandi des affiches clamant "Non à la fraude!" durant la séance inaugurale, consécutive aux élections législatives tenues le 10 mai. Puis ils ont quitté l'hémicycle de l'APN (Assemblée populaire nationale).
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 27 Mai 2012, 09:49

Répression des syndicalistes autonomes

L’Internationale des services publics interpelle Bouteflika


Hadjer Guenanfa



L'Internationale des services publics (ISP), une fédération syndicale internationale, interpelle le président de la République sur la répression des syndicalistes autonomes.
« Je vous écris une fois de plus […] pour dénoncer vivement des violations et atteintes aux droits syndicaux et droits humains en Algérie », indique l'ISP dans une lettre adressée, jeudi, au chef de l’État. La répression policière des manifestations syndicales « s'intensifie »dans le pays, déplore l’ISP, même après le lancement des réformes politiques.

La fédération revient particulièrement sur le mouvement de grève des greffiers et des travailleurs du secteur de la justice. La répression des rassemblements, la suspension ou le licenciement de certains travailleurs, les interpellations et les arrestations sont, pour l’ISP, « une flagrante violation de la Constitution algérienne, notamment des articles 56 et 57, et des lois 90/11 et 90/14 ». Elle fait remarquer que l'état de santé des onze greffiers grévistes de la faim « se dégrade de jour en jour et (que) leur vie est en danger ». Dénonçant l’attitude de la tutelle, qu'elle qualifie « d'inhumaine et méprisante », l’ISP « exhorte le gouvernement algérien à entamer des négociations et à ouvrir le dialogue social » pour mettre fin à ce conflit qui dure depuis plus d'un mois.



L’ISP est une fédération syndicale internationale représentant 20 millions de femmes et d’hommes travaillant dans les services publics de 150 pays à travers le monde.


TSA ALGERIE DZ
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 27 Mai 2012, 11:26

ivo a écrit:Ould-Khelifa nouveau président de l’APN
http://www.latribune-online.com/evenement/68043.html
Image
Mohamed-Larbi Ould-Khelifa est le président de l’Assemblée populaire nationale. Il a été élu, hier dans l’après-midi, par une écrasante majorité des députés à ce poste où il était le candidat unique. L’homme était tellement assuré de remporter une majorité avec les voix de son parti, le FLN, et de son allié naturel, le RND, qu’il n’a même pas jugé utile de compter les voix.Ce «plébiscite» n’était pourtant pas attendu. Jusqu’à samedi soir, l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, Rachid Harraoubia, était pourtant favori pour succéder à Abdelaziz Ziari. Mais, coup de théâtre. Lors de la réunion des nouveaux députés du FLN, à l’hôtel Mouflon-d’Or, le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, annonce la sentence : le chef de l’Etat a fait son choix. Mohamed-Larbi Ould-Khelifa, doyen des députés, sera également président de l’Assemblée. Il y a des mécontents. Mais la décision est irréversible. Harraoubia est en colère. Cela ne dure pas longtemps. «Je suis au service de mon parti», a-t-il répondu aux journalistes, hier, au sortir de la séance matinale de l’APN. N’empêche, les députés du FLN ont voté sans discuter. D’autant plus que leur nouveau chef de file est le seul candidat en lice. Sans grande surprise, le Rassemblement national démocratique a soutenu le candidat du FLN. Miloud Chorfi a déjà préparé sa «motion». Cela constitue une majorité confortable. Le Parti des travailleurs a quitté l’hémicycle. Dès l’annonce de la candidature de Ould-Khelifa,
Djelloul Djoudi a annoncé le retrait des députés de son parti. «Nous ne sommes pas concernés par cette élection», a-t-il lancé à l’adresse du président de séance, avant de se retirer en compagnie des parlementaires de sa formation. Quant au FFS, il a décidé de s’abstenir. Le parti de Aït-Ahmed a tout de même marqué sa présence par une brève allocution prononcée par Belkacem Amarouche. «Nous ne pouvons élire le président sans adopter le règlement intérieur», soutient le député de Bordj Bou Arréridj. Peine perdue. «Je vous remercie pour votre confiance», s’est félicité le nouveau président de l’Assemblée populaire nationale. Celui qui était jusqu’à hier président du Conseil supérieur de la langue arabe a, parfois, perdu sa langue. Il n’est pas habitué aux tiraillements politiques.
Né en 1938 à Béjaïa, Mohamed-Larbi Ould-Khelifa a fait une brillante carrière d’académicien. Il a fait un bref passage au gouvernement comme secrétaire d’Etat à la Formation supérieure. Mais sa candidature sur la liste d’Alger du FLN a été une surprise. Y compris pour beaucoup de militants de l’ancien parti unique.A préciser que les 49 parlementaires de l’Alliance verte et ceux issus de plusieurs partis ont boycotté la séance de l’après-midi. Quant aux 9 députés du Front national algérien, ils ont déjà annoncé la couleur. Ils ont distribué une déclaration dans laquelle ils se disent «non concernés par les dernières déclarations du président du parti (Moussa Touati) et ses agissements». Le chef du FNA fait pourtant partie d’un groupe de partis qui ont décidé de «boycotter les séances de l’Assemblée».
La prochaine séance de la nouvelle Assemblée sera consacrée à la vérification de la compatibilité des activités de chacun avec le mandat de député et la désignation des commissions permanentes.
A. B.

Les photographes de presse malmenés
Pour sa première séance plénière, la nouvelle Assemblée populaire nationale s’est distinguée, non par la qualité des débats, mais par la violence de son service d’ordre. Plusieurs photographes de presse ont été, en effet, agressés par les agents chargés d’assurer la sécurité des députés et du bureau de l’APN. Insultes, coups de pieds et autres mauvais comportements ont émaillé cette première session. Pis, les photographes ont été tout simplement interdits de faire leur travail lors de la séance de l’après-midi. L’accès à la plénière leur a tout simplement été interdit. Autant dire que cela commence mal dans une enceinte censée être un temple de la démocratie.


...........



Ouverture perturbée, larbi ould khelifa élu président
l’APN aux mains du FLN et du RND

le 27.05.12 | 10h00 2 réactions

Image
zoom | © Saâd


Les coulisses de l’Assemblée populaire nationale (APN) semblaient, hier, trop exiguës pour contenir le flux des nouveaux députés. Les 462 élus ont tous répondu présent. Cette séance inaugurale de la 7e législature a été, toutefois, très mouvementée ; une agitation sans précédent a marqué cette première journée. L’Alliance verte, composée du trio MSP-Ennahda-El Islah, a voulu attester son passage dans «l’opposition»

Ses représentants ont fait leur entrée dans l’hémicycle en tentant de se démarquer à leur manière des partis jadis leurs alliés au sein de l’Alliance présidentielle, à savoir le FLN et le RND. Il est 10h passées, la séance d’installation a commencé par l’appel des députés et la validation de leur mandat sous la présidence du doyen des élus, Larbi Ould Khelifa (FLN), 74 ans, et en intégrant les deux plus jeunes, Hussein Maâloum, du vieux parti, 28 ans, et Assia Kenana, une députée indépendante, 29 ans. Une fois ce protocole achevé, les 49 députés de l’Alliance verte, à l’exception de Amar Ghoul, ont brandi des pancartes rouges sur lesquelles ont pouvait lire «Non à la fraude». Les contestataires ont demandé à intervenir en plénière pour expliquer les raisons d’une telle démarche. Leur demande a été rejetée par Larbi Ould Khelifa qui leur explique que le droit d’intervenir en plénière pendant la cérémonie d’installation n’était pas garanti par le règlement intérieur de l’Assemblée.

«Si Ghoul intègre le gouvernement, il sera exclu du parti»

Mécontents et «révoltés», les députés de l’Alliance verte ont décidé, à l’exception, encore une fois, de Amar Ghoul, de se retirer de la plénière pour «dénoncer la fraude ayant entaché les élections législatives du 10 mai». Leur retrait est également motivé par leur «refus de cautionner les décisions prises lors de cette séance. Les députés du vieux parti unique, le FLN, ont riposté en frappant sur les pupitres et en scandant «Vive le FLN». Le docteur Naâmane, coordonnateur au sein de l’Alliance verte, a précisé que cette entité boycotte la première plénière de l’APN en signe de protestation contre la manipulation des résultats des législatives. Ils ont décidé, durant cette législature, de s’inscrire dans les rangs de l’opposition. Les députés de l’Alliance verte n’envisagent pas de démissionner car, de leur avis, leur mandat a été plébiscité par le peuple et comptent «poursuivre leur action parlementaire», en rejetant «la fermeture de la scène politique et la confiscation du droit aux nouvelles générations de vivre dans la dignité et la liberté».

Interrogé sur la position en solo de M. Ghoul et son éventuel retour au gouvernement, le Dr Naâmane réplique : «Si Ghoul intègre le gouvernement, il sera exclu du parti.» Pour sa part, Amar Ghoul a refusé d’émettre un quelconque commentaire. «Vous êtes autorisés à faire toutes les lectures par rapport à mon geste. Pour ma part, je ne fais pas de commentaire», lance-t-il à l’adresse des journalistes. L’autre grand absent de cette séance inaugurale est le leader du Parti des travailleurs, Mme Louisa Hanoune. Son absence, selon M. Djoudi, député du PT, est une «position politique». Il s’agit là d’une autre forme de contestation.

Les députés FNA désavouent leur président

Le PT comme l’Alliance verte qualifient cette nouvelle Assemblée d’illégitime. «Louisa Hanoune s’est inscrite jeudi et elle a validé son mandat. Son absence à l’hémicycle est un acte politique. D’autres actions sont prévues, nous les annoncerons au moment opportun», observe M. Djoudi, qui persiste et signe que le PT a été spolié d’une bonne dizaine de sièges. «Le Conseil constitutionnel a fait un effort en nous restituant nos 6 sièges sur les 11 recours, mais cela demeure insuffisant», affirme M. Djoudi. De leur côté, les neuf députés élus du FNA se sont démarqués de la position du président de leur parti, Moussa Touati, et ont affirmé qu’ils ne boycotteront pas la plénière, ils seront donc présents à l’Assemblée pour «défendre les droits légitimes des citoyens et être une force d’opposition».

Les élus du FNA ont indiqué qu’ils se considéraient «non concernés par les dernières déclarations de Moussa Touati et ses ‘‘agissements’’». Le président du FNA avait pris part à la réunion du groupe des seize partis politiques qui avaient décidé de créer un «front pour la sauvegarde de la démocratie» et boycotter la nouvelle Assemblée. Ces derniers ont validé hier leur mandat, tout en optant, non pas, pour la démission d’une Assemblée qu’ils considèrent illégitime, mais pour le boycott de ses travaux.

Ils percevront donc un salaire sans contrepartie ! Pour sa part, M. Benkhelaf, représentant le parti de Djaballah, note que le FJD campe sur ses positions en soutenant que ce Parlement est illégitime, mais considère que ses députés sont légitimes, car ils ont été élus par le peuple et non par la fraude : «Personne ne peut obliger un député à démissionner. Une démission est un acte individuel du député. Le ministre de l’Intérieur confond entre la démission des députés et celle d’un parti. La position du boycott des travaux de l’APN a été prise par plusieurs partis et non par les députés», réplique le député du FJD.

Nabila Amir


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Messagede DjurDjura » 27 Mai 2012, 11:29

Sit-in de soutien aux greffiers en grève de la faim

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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 28 Mai 2012, 12:56

Le faux barrage c'est le genre d'acte terriste que je redoute le plus quand je suis au pays, d'autant que la région ou j'habite là bas est infestée de groupes armés. C'est déjà arrivé il y a 3 ans à mon compagnon, ne le voyant plus revenir de chez sa grand mère (un petit village perchée dans le maquis) on a cru qu'il était mort... Une vrai hantise et une vrai peur de ça maintenant.


Par A. Mohamed | Il ya 12 heures 27 minutes | 835 lecture(s)

Frikat Faux barrage sur le CW 04

Un automobiliste blessé




Hier, aux environs de dix heures trente minutes, un groupe armé de quatre personnes a dressé un faux barrage sur le CW04 entre Draâ El-Mizan et Frikat, plus précisément au lieu-dit Tiqantart Ouguergour. Les éléments du groupe ont alors arrêté le premier automobiliste en direction de Frikat et sont montés à bord de sa voiture. Une fois arrivé à l'ex domaine agricole Amirouche, le chauffeur a voulu prendre la direction du village Imazgharène d'où il est originaire, mais les hommes armés, l'ont obligé à continuer vers Helouane, sur les hauteurs de Bounouh à la frontière de la wilaya de Bouira. C'est alors que l'automobiliste a jeté ses clefs et s'est enfui. Selon nos sources, ils ont tiré sur lui à six reprises et l'ont blessé. Un autre véhicule de passage, livrant des produits laitiers, a été ensuite arrêté par le groupe qui a pris la fuite avec son véhicule. Ce dernier a été trouvé abandonné à Ath Kouffi en face du Djurdjura. Quant au blessé, il a été évacué à l'hôpital Krim Belkacem de Draâ El-Mizan où il a été pris en charge. Ses jours ne sont pas en danger.

A. Mohamed


DEPECHE DE KABYLIE


Ouled Bellil (Bouira) : les habitants bloquent la RN5 et l’autoroute
le 28.05.12 | 10h00 Réagissez

Des dizaines de citoyens de la localité de Ouled Bellil, à 3 km au sud du chef-lieu de la wilaya de Bouira, sont sortis, hier, pour manifester leur colère à cause du «mépris des autorités locales».

Les manifestants, visiblement chauffés à blanc, accusent ces dernières de ne pas avoir tenu leurs promesses quant à la prise en charge de leurs revendications plusieurs fois soulevées. Ils ont affirmé que le village accuse un manque flagrant de commodités. Pour se faire entendre, les villageois ont bloqué durant plusieurs heures le CW127, la RN5 et le tronçon autoroutier au niveau du carrefour de Oued Hous. Des centaines d’automobilistes étaient coincés. Les manifestants ont barricadé la route en utilisant des troncs d’arbres et de la ferraille, des pneus enflammés et autres objets hétéroclites et ont fermé le passage aux automobilistes.

Amar Fedjkhi


EL WATAN

Bordj Bou Arréridj : des contractuels de la SNTF bloquent la voie ferrée
le 28.05.12 | 10h00


Des contractuels du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP) maintiennent la pression sur la direction de la SNTF. Ils ont bloqué, hier, à Bordj Bou Arréridj, la ligne ferroviaire Alger-Constantine.

C’est leur deuxième action «coup-de-poing» depuis le mois de mars dernier. Debout ou assis sur la voie ferrée, ces jeunes cheminots ont ainsi perturbé la circulation des trains, a-t-on constaté sur place. Le train qui assure la liaison Constantine-Alger est immobilisé à la gare de Bordj Bou Arréridj depuis 9h30 et celui venant d’Alger vers Constantine a été obligé de s’arrêter à El Achir, à 10 km de Bordj Bou Arréridj.

Les contestataires, rencontrés sur les lieux, réclament la titularisation de tous les jeunes qui ont travaillé dans le cadre du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle. «Nous sommes 96, âgés de 26 à 45 ans, qui avons travaillé durant deux années et nous voulons juste un emploi permanent», disent-ils, en ajoutant que les promesses faites par les responsables, en mars dernier, sont restées lettre morte.

En attendant qu’une solution soit trouvée, les responsables locaux ont ouvert le dialogue avec les protestataires et réquisitionné des bus pour transporter les passagers coincés dans les trains aux gares de Bordj Bou Arréridj et d’El Achir.
Au moment où nous mettons sous presse, les jeunes sont toujours sur place, occupant la voie ferrée et les trains immobilisés.

A. B.
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Re: Algérie

Messagede Massinissa » 28 Mai 2012, 13:32

Prise en charge médicale des greffiers en grève de la faim
l’administration de l’hôpital de Rouiba dénoncée

le 27.05.12 | 10h00


zoom | © Souhil. B. Malgré une présence policière massive, les greffiers...
Malgré une présence policière massive, les greffiers grévistes ont tenu leur sit-in.



Alors qu’un sit-in a été tenu à la rue Didouche Mourad, les greffiers en grève de la faim font face à un refus de prise en charge médicale.

Une greffière a eu un malaise vendredi, mais à l’hôpital de Rouiba, on lui a refusé l’assistance médiale», a dénoncé hier Yamina Meghraoui, membre du bureau du Snapap. Lors d’un sit-in de soutien aux greffiers en grève, tenu hier rue Didouche Mourad, à Alger, Mme Meghraoui a condamné l’attitude de l’administration de l’hôpital de Rouiba qui, d’après ses dires, a refusé le transfert de la gréviste vers l’hôpital Mustapha Pacha. «Le médecin de garde a donné une lettre de transfert pour l’hôpital Mustapha. Mais l’hôpital a refusé de mettre à sa disposition une ambulance», a déclaré Mme Merghraoui. Et d’ajouter : «Nous avons galéré pendant plus de 5 heures pour la faire admettre à l’hôpital de Rouiba. La greffière souffre de problèmes neurologiques. Elle court un risque.»

Ils veulent sauver les grévistes de la mort qui les guette. Des dizaines de personnes, répondant à l’appel du comité de soutien aux greffiers grévistes de la faim, ont réussi enfin à tenir leur sit-in à la rue Didouche Mourad. Au niveau de cette rue, il n’y avait que deux agents de police qui régulaient la circulation. Les autres lieux publics – Grande-Poste, place Emir Abdelkader, place du 1er Mai – étaient, hier, assiégés. Des agents des forces de l’ordre étaient postés à toutes les rues et ruelles menant à ces endroits. Mais c’est l’APN qui était objet de l’attention de la police : la première séance plénière du nouveau Parlement s’y tenait hier. La police, qui ignorait l’endroit où devait se tenir le rassemblement annoncé, a vite fait le lien avec cet événement. Ils ont dû attendre toute la matinée avant de voir le rassemblement tenu rue Didouche Mourad, qui était le seul endroit échappant à la surveillance minutieuse des forces de l’ordre.

«Sauvez la vie des grévistes», scandaient les manifestants. Toutefois, les agents de police n’ont pas mis de temps pour arriver. Leur premier assaut cible les affiches brandies par les manifestants. Ensuite, ils ont refoulé les membres du comité de soutien.
La résistance n’a pas duré. «On les a dispersés», a lancé un officier de police sur son talkie-walkie. La foule s’est dispersée, mais les manifestants ont promis de revenir pour tenir un grand rassemblement comme annoncé. «Le Snapap est en train de préparer ce rassemblement qui va se tenir probablement la semaine prochaine», a déclaré Mourad Tchikou.
Pour la participation de politiciens, notamment les figures du FFS ayant manifesté leur soutien aux greffiers, M. Tchikou reste indécis : «Nous attendons leur confirmation.» Pour rappel, une plainte a été déposée par le Snapap au Bureau international du travail (BIT).

Dans la correspondance n°541 adressée le 22 mai à la directrice adjointe du département des normes internationales du travail, responsable de la liberté syndicale, le président du Snapap fait état de suspension de plus de 100 travailleurs pour motif de grève. Signalons que les greffiers sont en grève pour revendiquer la révision du statut particulier.

Djedjiga Rahmani


Le SNAPAP compte porter l’affaire des greffiers à l’ONU
le 27.05.12 | 13h39 | mis à jour le 27.05.12

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Après une plainte déposée auprès du bureau international du travail (PIT), le 22 mai dernier, le syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) compte saisir l’ONU et d’autres instances internationales syndicales sur la situation des greffiers grèvistes de la faim.

Le SNAPAP auquel est affiliée la fédération nationale des fonctionnaires de la justice compte adresser prochainement une correspondance à l’ONU et aussi à d’autres instances internationales syndicales pour attirer leur attention sur l’état de santé des greffiers grévistes de la faim et la nécessité d’ouvrir le dialogue avec la tutelle, le ministère de la justice pour que cesse la grève de la faim illimitée qui a eu des conséquences graves sur la santé des grévistes


Les greffiers sont déterminés à aller jusqu’au bout de leur action malgré « l’altération de leur état physique et au prix de leur vie afin d’avoir un dialogue sérieux avec la tutelle » nous dira un membre du comité de soutien aux greffiers en grève.



Les grévistes qui aspirent à des conditions socioprofessionnelles « décentes » et « dignes », n'ont pas été épargné par les sanctions de leur tutelle.
Au lendemain de la grève nationale entreprise le 10 avril dernier « les greffiers ont été victimes de dépassements et d’intimidations, alors que certains ont eu des retenues sur salaire» nous dira notre interlocuteur.



Rappelons que le 24 mai dernier l’Internationale des Services Publics a adressé une lettre au Président de la République où elle « a exhorté le gouvernement algérien à entamer des négociations et à ouvrir le dialogue social qui pourrait dénouer cette crise qui perdure depuis le déclenchement de la grève le 10 avril 2012… ».

Hamida Mechaï
La liberté ne se donne pas, elle se prend !
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 29 Mai 2012, 11:41

Une enquête du SNPSP le confirme
Les pénuries de médicaments persistent dans les hôpitaux

le 29.05.12 | 10h00


Les ruptures de stocks de médicaments essentiels semblent prendre de plus en plus d’ampleur.

Si depuis quelques mois, le ministre de la Santé affirme qu’«il n’y a plus de pénurie de médicaments», le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) vient de démontrer le contraire avec une enquête réalisée dans 21 wilayas du pays. Un échantillon largement représentatif pour juger d’une telle situation, qui est catastrophique surtout dans certaines villes où certains produits sont inexistants, depuis plusieurs mois, dans les pharmacies hospitalières.

Un constat des plus alarmants lorsque les réactifs pour réaliser des examens biologiques viennent à manquer ainsi que le film pour radiologie toutes dimensions confondues, le gel pour les examens échographiques, la tuberculine IDR, les poches pour prélèvement de sang et les milieux de culture pour examens de laboratoires.

En l’absence de tous ces consommables et moyens de diagnostic, les malades ont tout le temps de voir leur maladie évoluer, voire s’aggraver vers d’autres complications. En ce qui concerne les traitements médicamenteux, rien n’a finalement changé malgré l’enveloppe financière accordée par l’Etat à la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) et la ponction de 50% du budget des hôpitaux au profit du ministère de la Santé, soit 27 milliards de dinars.

L’enquête réalisée par le SNPSP du 20 mars au 20 mai 2012 montre bien que plusieurs médicaments essentiels – près d’une cinquantaine utilisés dans les pathologies lourdes – sont actuellement en rupture dans les établissements de santé.
Les officines connaissent également les mêmes problèmes de manque de certains produits vitaux. Au moment où l’OMS exhorte les pays à développer des plans nationaux de lutte contre certaines maladies – telle la tuberculose, que l’Algérie a vu reculer pendant des années – notre pays risque aujourd’hui de connaître une véritable flambée.

Les pénuries cycliques de trithérapies et de moyens de dépistage favorisent les résistances, signalent les spécialistes. Le SNPSP affirme que les médicaments utilisés dans l’entretien pour les tuberculeux tels que l’Isoniazide et la Rifampicine sont en rupture dans les établissements hospitaliers de 21 wilayas du pays. Il en est de même pour les classes thérapeutiques suivantes :
cardiologie (Digoxine, Dobutamine, Lasilix, Alteplase) ;
anesthésie (Propofol injec, Sevoflurane solution pour inhalation, Udociane gel, Procaine injectable) ;
anti-inflammatoires ; corticoïdes (Hydrocortisone et Dexamethazone injectables) ; gastroentérologie (Oméprazole, Ranitidine),
gynécologie-obstétrique (Oxytocine injectable),
contraceptifs oraux (Methylergometrine) ;
pneumologie (Salbutamol et Terbutaline solution pour inhalation) ;
ophtalmologie ; sérums et antidotes (antiscorpionique, antitétanique) ; solutés pour perfusion et adjuvants métaboliques ;
cancérologie (Methotrexate, Métomycine injectable, Doxoburicine, Vinblastine, Bléomycine)…

Les antibiotiques injectables utilisés en milieu hospitalier sont eux aussi en rupture de stock à une période où les infections nosocomiales connaissent une forte prévalence.

Djamila Kourta


EL WATAN

Hassi Messaoud
Les chômeurs bloquent le siège de l’ENTP

le 29.05.12 | 10h00


La tension sociale persiste à Hassi Messaoud où les chômeurs sont de nouveau sortis dans la rue.

Les trois postes d’entrée de l’Entreprise nationale des travaux aux puits (ENTP) ont été assaillis, dimanche tôt le matin, par des dizaines de chômeurs en colère. Les protestataires ont bloqué tous les accès du siège de ladite société et barricadé la route menant au centre-ville à l’aide de pierres et de poteaux électriques, a-t-on constaté.

Des actions de protestation ont, pour rappel, été lancées durant ces dernières semaines, lesquelles se sont multipliées à la veille des élections législatives du 10 mai dernier. Les revendications des chômeurs, connues de tous, demeurent les mêmes : un poste de travail au sein de l’ENTP. Cette dernière est l’un des plus grands employeurs de la région et offre de nombreux débouchés pour la main-d’œuvre locale.

Elle s’apprête d’ailleurs à acquérir huit nouveaux appareils de forage rien que pour cette année, selon une source proche de la direction. Selon des observateurs locaux, les offres d’emploi ne manquent pas, «mais c’est la manière avec laquelle sont répartis ces postes qui fait grincer des dents.»

Abdelatif, un jeune diplômé en géologie, explique que même dans le cas où les noms des chômeurs venaient à figurer sur les listes de l’agence de l’emploi (ANEM), «lors des tests effectués par l’ENTP, certains sont évincés pour des motifs pas toujours convaincants.» En aparté, certains responsables d’instituts pétroliers considèrent que les candidats formés à Hassi Messaoud ne possèdent souvent pas le niveau requis pour occuper certains postes techniques. Un argument que rejettent de nombreux diplômés qui ne manquent pas de dénoncer les pratiques archaïques de sélection qu’utilise encore cette entreprise nationale.

Hicham, en troisième année informatique, cite, à ce propos, le cas d’une société étrangère qui applique des normes diamétralement différentes à celles imposées par les sociétés algériennes. «Les sociétés étrangères tablent sur la compétence et les aptitudes techniques du demandeur d’emploi, sans se référer forcément à son diplôme, outre les mesures d’accompagnement et les cycles de formation qu’elles proposent», dit-il. Signalons que le problème récurrent des sans-emploi persiste au niveau de la wilaya de Ouargla, où sa gestion repose surtout, dans la plupart des cas, sur des paramètres subjectifs.

Les passe-droits et le favoritisme sont les mots qui reviennent souvent dans la bouche des chômeurs de la région.

Et ce, au moment où Sonatrach s’apprête à étoffer son plan de charge et à mettre sur le marché de nouveaux postes d’emploi…

Kadour Lakhdar


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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 30 Mai 2012, 12:10

22e JOUR DE GREVR DE LA FAIM POUR LES GREFFIERS


Un rassemblement prévu samedi prochain : 21 jours de grève de la faim des greffiers

par Salah-Eddine K .Le Quotidien d'Oran, 29 mai 2012


Le comité de soutien aux greffiers grévistes a lancé, hier, un cri de détresse au ministère de la Justice et à tous ceux qui défendent les droits syndicaux et les droits des travailleurs, afin d'apporter leur soutien aux grévistes de la faim qui ont entamé leur action depuis 21 jours. Hier à la maison du syndicat de Dar El Beida, une conférence de presse a été organisée pour rendre compte de la gravité de la situation dont l'issue «se complique», de jour en jour.

La coordinatrice du comité de soutien Yamina Maghraoui, expliquera que la grève de la faim des greffiers, «ne semble inquiéter personne en ce qui concerne l'état de santé des personnes en grève qui se détériore et il ne passe pas un jour, selon elle, sans que des grévistes ne soient évacués en urgence vers des hôpitaux».

Pour ledit comité, «il y a urgence qu'un dialogue soit instauré entre le syndicat de greffiers et le ministère de tutelle, avant que les choses ne prennent une tournure grave; puisque chaque jour l'on se rapproche de la catastrophe, sans que les responsables ne bougent le petit doigt».

Le sentiment d'abandon se lisait sur le visage des grévistes. Allongés, sur des matelas à même le sol de la grande salle de la maison du syndicat, les grévistes semblent avoir le sentiment d'avoir été abandonnés par les leurs et «méprisés par une tutelle qui ne leur accorde jusque-là aucune importance».

Lassitude, menace de perte d'emploi et pressions ont fini par avoir raison de la détermination affichée des greffiers et des corps communs de la justice, en début de leur grève, le 10 avril dernier. Seuls quelques-uns ont continué leur action sous sa forme extrême qui est «la grève de la faim», et ce, depuis le 6 mai dernier.

La Fédération nationale des greffiers affiliée au SNAPAP ne désespère pas pour autant et espère redonner un nouveau souffle au mouvement. Déjà un rassemblement national est prévu pour samedi prochain. Le lieu de ce regroupement n'a pas encore été arrêté et une assemblée nationale de greffiers est prévue pour vendredi prochain.

Lors de cette conférence, d'hier, les animateurs n'ont pas cessé de dénoncer les pressions et menaces que subissent les grévistes.

Le comité dénonce les attitudes dures du ministère de la Justice envers ces travailleurs et rappelle que 46 grévistes font les frais d'une «suspension abusive» de la part du ministère.


ALGERIA WATCH
Modifié en dernier par DjurDjura le 30 Mai 2012, 17:20, modifié 2 fois.
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 30 Mai 2012, 17:12

Luttes syndicales

Imposante marche des travailleurs des communes à Béjaïa



Samir Haddadi

En grève depuis lundi dernier, des centaines de travailleurs des communes, affiliés au Snapap, ont investi ce mercredi 30 mai dans la matinée les rues de Béjaïa pour exiger, entre autres, « la révision du statut particulier des corps communs et des ouvriers professionnels, l’intégration des contractuels et des vacataires en poste ainsi que l’abrogation de l’article 87bis », a‑t‑on appris de sources locales.

La procession s’est ébranlée du Théâtre Régional de Béjaïa (TRB) vers le siège de la wilaya, où un rassemblement des manifestants, ponctué d’un meeting des syndicalistes, a été organisé. À tour de rôle, les syndicalistes ont pris la parole pour réitérer leurs revendications tout en dénonçant les agissements du chef de daïra de Béjaïa qui a effectué des ponctions sur les salaires des travailleurs grévistes de l’APC d’Oued Ghir.


TSA


Répression des syndicalistes autonomes

L’Internationale des services publics interpelle Bouteflika




Hadjer Guenanfa


L'Internationale des services publics (ISP), une fédération syndicale internationale, interpelle le président de la République sur la répression des syndicalistes autonomes.
« Je vous écris une fois de plus […] pour dénoncer vivement des violations et atteintes aux droits syndicaux et droits humains en Algérie », indique l'ISP dans une lettre adressée, jeudi, au chef de l’État. La répression policière des manifestations syndicales « s'intensifie »dans le pays, déplore l’ISP, même après le lancement des réformes politiques.

La fédération revient particulièrement sur le mouvement de grève des greffiers et des travailleurs du secteur de la justice. La répression des rassemblements, la suspension ou le licenciement de certains travailleurs, les interpellations et les arrestations sont, pour l’ISP, « une flagrante violation de la Constitution algérienne, notamment des articles 56 et 57, et des lois 90/11 et 90/14 [i]». Elle fait remarquer que l'état de santé des onze greffiers grévistes de la faim « se dégrade de jour en jour et (que) leur vie est en danger ». [/i]
Dénonçant l’attitude de la tutelle, qu'elle qualifie « d'inhumaine et méprisante », l’ISP « exhorte le gouvernement algérien à entamer des négociations et à ouvrir le dialogue social » pour mettre fin à ce conflit qui dure depuis plus d'un mois.



L’ISP est une fédération syndicale internationale représentant 20 millions de femmes et d’hommes travaillant dans les services publics de 150 pays à travers le monde.


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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 31 Mai 2012, 17:37

25 ° jour de greve dela faim, greffiers à Alger, maison des syndicats
By admin On 31 mai, 2012 At 05:27

A l’initiative de la coordination nationale pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC) et du comité de soutien aux greffiers en grève de la faim depuis maintenant 25 jours, des représentants de la société civile vont rendre visite samedi 02 juin aux grévistes à la Maison des syndicats à l’est d’Alger pour les soutenir et aussi afin de sensibiliser l’opinion publique sur leur état.

Parallèlement un rassemblement aura lieu à Alger à l’initiative du comité de soutien ,ce sit in intervient après quelques jours de celui organisé à la Place Audin (Alger).

L’état de santé des greffiers se dégrade de jour en jour. Deux femmes grévistes, une d’Alger et une autre de Tizi Ouzou se trouvent actuellement à l’hôpital de Rouiba. Selon un coordinateur du CNDDC, également membre du comité de soutien relève que « depuis 4 jours qu’elles sont à l’hôpital, ces femmes ne sont pas prises en charge comme il le faut ».
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GREVE A L’INSTITUT NATIONAL D’INDUSTRIE DES ARTS ET TYPOGRAPHIQUES AFFILIE AU SNAPAP
By admin On 31 mai, 2012 At 04:25

L’entrée en grève ce jour le 30 mai 2012 des travailleurs de l’institut national d’industrie des arts et typographiques affilies au SNAPAP sis à BIRMOURAD RAIS d’une journée de grève pour revendiquer l’application la plateforme de revendications concernant la prise en charge des problèmes socioprofessionnels ,l’ouverture de dialogue sérieux avec les représentants des travailleurs du SNAPAP .

Pour plus d’informations, contactez le président de la section au n=0771163139.
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