Veille des outils de répression

Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 05 Fév 2011, 20:55

JORF n°0030 du 5 février 2011 page texte n° 29

ARRETE
Arrêté du 1er février 2011 relatif aux missions et à l'organisation de la direction centrale de la sécurité publique

NOR: IOCC1033125A

Le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration,
Vu la loi n° 66-492 du 9 juillet 1966 portant organisation de la police nationale ;
Vu le décret n° 85-1057 du 2 octobre 1985 modifié relatif à l'organisation de l'administration centrale du ministère de l'intérieur et de la décentralisation, notamment ses articles 5 et 12 ;
Vu le décret n° 87-389 du 15 juin 1987 modifié relatif à l'organisation des services d'administration centrale, notamment son article 3 ;
Vu le décret n° 97-464 du 9 mai 1997 modifié relatif à la création et à l'organisation des services à compétence nationale, notamment son article 2 ;
Vu le décret n° 2008-633 du 27 juin 2008 relatif à l'organisation déconcentrée de la direction centrale de la sécurité publique ;
Vu l'avis du comité technique paritaire central de la police nationale du 23 novembre 2010 ;
Sur la proposition du directeur général de la police nationale,
Arrête :

Article 1

La direction centrale de la sécurité publique définit la doctrine générale et la stratégie en vue d'assurer les missions qui lui sont confiées.
Elle exerce son autorité sur l'ensemble des services, dont elle détermine l'organisation et les modes de fonctionnement. Elle définit les règles d'emploi des personnels, dont elle anime l'action et contrôle et évalue l'activité.
Elle définit la politique d'équipement opérationnel des services déconcentrés.

Article 2

La direction centrale de la sécurité publique est placée sous l'autorité d'un directeur des services actifs de la police nationale. Le directeur central est assisté d'un directeur central adjoint, qui le supplée en cas d'absence.

Article 3

La direction centrale de la sécurité publique comprend :
― l'état-major ;
― la sous-direction des missions de sécurité ;
― la sous-direction de l'information générale ;
― la sous-direction des ressources humaines et de la logistique ;
― la mission d'audit et d'assistance ;
― la division nationale de lutte contre le hooliganisme.

Article 4

L'état-major comprend :
― la division de l'information et des synthèses ;
― la division de la communication.
Il assure la gestion et l'animation du Centre national d'information et de coordination.
Il est chargé du recueil et de la diffusion de l'information relevant de l'ensemble des missions des services de sécurité publique.
Il rend compte de la répartition et de la disponibilité des moyens et assure le suivi des dispositifs opérationnels.
Il est chargé d'une mission de coordination générale et de synthèse à l'égard des sous-directions et traite toute question ou exécute toute mission confiée par le directeur central.
Il est chargé de la communication interne et externe de la direction centrale.

Article 5

La sous-direction des missions de sécurité comprend :
― la division des unités territoriales et de l'ordre public ;
― la division des activités judiciaires ;
― la division de la prévention et des partenariats ;
― la division des systèmes d'information opérationnelle.
Elle élabore et met en œuvre la doctrine d'emploi des services de sécurité publique en matière de police judiciaire, de sécurité et tranquillité publiques, de maintien de l'ordre, de police technique et scientifique, d'action préventive, d'aide aux victimes et de protection des populations vulnérables.
Elle définit l'organisation et des missions des services déconcentrés ; elle contrôle et évalue leur activité et anime l'action des personnels qui y sont affectés.
Elle établit et analyse les statistiques relatives à la situation de la délinquance et à l'activité des services déconcentrés et conduit les études méthodologiques et prospectives nécessaires à la définition des orientations de la direction centrale de la sécurité publique et à la modernisation des services.
Elle est chargée des relations techniques entre la direction centrale de la sécurité publique et les acteurs nationaux, publics ou privés, de la sécurité intérieure.

Article 6 En savoir plus sur cet article...

La sous-direction de l'information générale comprend :
― la division de l'analyse, de l'information institutionnelle et des questions de société ;
― la division de l'information économique et sociale ;
― la division des dérives urbaines et du repli identitaire ;
― la division des enquêtes, de la documentation et des systèmes d'information ;
― la division de l'outre-mer.
Elle est chargée, à l'échelon central, des missions d'information générale définies à l'article 12 du décret du 2 octobre 1985 susvisé et établit dans ce cadre toutes prévisions utiles au Gouvernement.
Sans préjudice des dispositions de l'article 4 du décret du 27 juin 2008 susvisé, elle anime et coordonne l'activité des services départementaux d'information générale des directions départementales de sécurité publique.
Elle procède, pour la part incombant à la mission d'information générale de la direction centrale de la sécurité publique, aux enquêtes administratives.

Article 7

La sous-direction des ressources humaines et de la logistique comprend :
― la division des études, des effectifs et des méthodes ;
― la division de la gestion administrative des personnels ;
― la division du management des chefs de service ;
― la division de la formation ;
― la division des finances et de la logistique ;
― l'unité d'appui technique.
Elle assure la gestion opérationnelle et prévisionnelle des ressources humaines, participe à l'élaboration des règlements d'emploi ainsi qu'au suivi personnalisé et à l'accompagnement des parcours de carrière des chefs de service. Elle s'assure du respect des règles de discipline et de déontologie.
Elle veille au maintien ou au développement des compétences professionnelles des personnels et assure, à cet effet, la programmation des actions de formation.
Elle assure la gestion opérationnelle des personnels et participe à l'élaboration des règlements d'emploi. Elle assure le soutien logistique, technique et budgétaire des services de sécurité publique et recense leurs besoins ; elle assure également le soutien informatique des services de la direction centrale.
Elle assure l'ensemble de ses missions en liaison avec les services compétents de la direction générale de la police nationale, notamment la direction des ressources et des compétences de la police nationale.

Article 8

La mission d'audit et d'assistance contrôle l'activité des services déconcentrés auprès desquels elle remplit une fonction d'assistance et de conseil technique, sans préjudice des attributions de l'inspection générale de la police nationale.

Article 9

La division nationale de lutte contre le hooliganisme coordonne l'action des services de sécurité publique avec celle des acteurs responsables de la sécurité dans les enceintes sportives. Elle identifie et signale les individus interdits de stade ou susceptibles de porter atteinte à l'ordre public en vue de la mise en œuvre des mesures administratives et judiciaires nécessaires.
Elle renforce en tant que de besoin les préfets et les directeurs départementaux de la sécurité publique dans la mise en œuvre des dispositifs de maintien de l'ordre et d'identification des délinquants.

Article 10

L'arrêté du 27 juin 2008 relatif aux missions et à l'organisation de la direction centrale de la sécurité publique est abrogé.

Article 11

Le directeur général de la police nationale est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait le 1er février 2011. Brice Hortefeux
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Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 06 Fév 2011, 18:49

Le recensement en questions | 19.01.2011

Le recensement général de la population a débuté le 20 janvier 2011 dans certaines communes. La CNIL répond aux questions que vous pouvez vous poser à propos de cette grande enquête.

Qui se charge du recensement ?

C’est l’Institut national de la statistique et des études économiques, l’INSEE, qui est chargé par la loi de réaliser, en partenariat avec les communes, le recensement de la population. Depuis 2004, le recensement a lieu chaque année et est organisé différemment en fonction de la taille des communes. Tous les habitants ne sont donc plus interrogés la même année. Dans les communes de 10 000 habitants ou plus, 8% des adresses sont recensées chaque année.

Cette année, le recensement aura lieu entre le 20 janvier et le 26 février 2011 (du 3 février au 12 mars pour La Réunion).

A quoi sert le recensement général de la population ?

L’objectif est de comptabiliser les logements et la population vivant en France et de connaître leurs caractéristiques (âge, profession exercée, éléments de confort du logement…). Toutes ces informations anonymes sont ensuite mises à la disposition des pouvoirs publics afin de les aider à prendre des décisions adaptées aux besoins de la population, notamment en matière de logement ou d’équipements publics.

Comment se déroule un recensement ?

Un agent recenseur, employé par votre commune, va venir à votre domicile pour vous déposer un bulletin individuel et le questionnaire concernant votre logement. Cet agent sera porteur d’une carte tricolore comportant sa photo et signée du maire. Vous pouvez remplir les documents et les remettre directement à l’agent ou les conserver. Dans ce cas, l’agent repassera à votre domicile pour les récupérer.

Si je ne souhaite pas remettre mes questionnaires à l’agent recenseur ?

Dans ce cas, vous pouvez les transmettre directement à la direction régionale de l’INSEE, située généralement dans les locaux de la préfecture de votre région.

Les réponses au recensement sont-elles obligatoires ?

Oui. La loi du 7 juin 1951 rend obligatoire la réponse aux questionnaires. Elle prévoit une amende en cas de refus de répondre.

En contrepartie de ce caractère obligatoire, l’INSEE assure la confidentialité des informations. Il est le seul destinataire de toutes les informations recueillies et ne peut les communiquer à quiconque pendant un délai de 75 ans.

Alors que les statistiques réalisées par l’INSEE sont anonymes, pourquoi le bulletin individuel que l’on doit remplir est-il nominatif ?

Le bulletin individuel comporte effectivement le nom et le prénom de la personne ainsi que des questions sur son âge, son niveau d’études, son lieu de naissance, son activité professionnelle.

Le nom et le prénom sont nécessaires lors des opérations de collecte des informations pour éviter de recenser la même personne plusieurs fois. Cependant, le nom et le prénom ne sont pas enregistrés dans le fichier informatisé constitué par l’INSEE.

De plus, le caractère nominatif des documents a pour objet de vous permettre d’exercer votre droit d’accès et de rectification aux informations vous concernant.

Pourquoi recueillir le nom et l’adresse de l’employeur ?

Ces informations permettent de déterminer le secteur économique dans lequel travaille la personne concernée. L’adresse est utile pour connaître les déplacements domicile-travail et ainsi favoriser la prise de décisions en matière de transports et d’équipements publics.

Les personnes peuvent-elles demander à rectifier leurs bulletins en cas d’erreur ?

La loi "informatique et libertés" garantit aux personnes le droit d’accéder aux informations les concernant ainsi que le droit de les rectifier. Cependant, l’exercice de ce droit n’est possible que jusqu’à la saisie des formulaires dans le fichier informatisé. Pour ce faire, il faut s’adresser rapidement à la direction régionale de l’INSEE compétente.

L’INSEE réalisant le recensement avec l’aide des communes, le maire peut-il utiliser les informations ainsi collectées ?

Non. Les communes n’ont pas le droit de conserver et d’utiliser pour leur propre compte les informations du recensement. Elles n’ont pas non plus la possibilité de distribuer à cette occasion des formulaires destinés à créer ou mettre à jour des fichiers municipaux. Sur ce point, la CNIL est très vigilante et peut procéder à des contrôles pendant le déroulement du recensement.

Dans les départements d’Outre-Mer, le recensement se déroule-t-il de la même manière qu’en Métropole ?

En Guadeloupe, Guyane, Martinique et à La Réunion, le recensement a lieu dans les mêmes conditions qu’en Métropole. Seules les dates de début et de fin des opérations diffèrent pour La Réunion.

Cette année, l’enquête "famille et logements" est associée au recensement. De quoi s’agit-il ?

Depuis 1954, cette enquête est associée au recensement. Elle est effectuée dans certaines zones et selon les cas, le questionnaire s’adresse à des hommes ou des femmes nés avant 1993. Cette enquête a pour objet de mieux connaître les familles, les comportements familiaux et les lieux d’habitation. Les questions portent sur la fécondité, l’évolution des structures familiales, les gardes d’enfants…).

La collecte est effectuée selon les mêmes conditions que pour le recensement. Cette enquête ne présente pas un caractère obligatoire.
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Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 07 Fév 2011, 21:04

[url=http://www.humanite.fr/23_01_2011-le-choix-vidéopolitique-de-la-mairie-de-paris-463093]Peut-on assurer la sécurité avec moins de policiers ?[/url]
Le choix vidéopolitique de la Mairie de Paris Par Gilles Sainati, membre du Syndicat de la magistrature.

La Ville de Paris, en lien avec la préfecture de police, met en place un réseau de 1 300 caméras dans les rues de Paris. Les arguments de ce déploiement électronique intrusif sont toujours les mêmes : protéger la population, lutter contre le terrorisme, élucider plus facilement les faits délictueux.

Ce qui est notable en région parisienne est la concordance de vue entre les décideurs vantant la politique de Brice Hortefeux et la plupart des élus locaux, ce qu’assume sans ambages Abdelhak Kachouri, vice-président socialiste du conseil régional d’Île-de-France, dans Libération du 21 décembre 2010 : « Être contre la vidéosurveillance pour des raisons idéologiques, c’est du délire », inversant ainsi totalement les données du débat… Les diverses études scientifiques commandées (1) dans le pays le plus videosurveillé par le Home Office anglais (ministère de l’Intérieur anglais), qui ont abordé la pertinence de la vidéosurveillance, sont formelles : cette technique ne fait pas baisser la délinquance. Les résultats démontrent qu’elle n’a aucune conséquence sur les atteintes aux personnes et que pour les atteintes aux biens, elle ne serait efficace que dans les parkings fermés de véhicules, et encore dans certaines conditions…

Pourquoi donc le gouvernement français s’entête-t-il dans cette voie, maintenant relayé par les édiles locaux, tentés par cette surenchère sécuritaire ? Mieux, pour contrebalancer les études scientifiques étrangères indépendantes, le ministère de l’Intérieur a produit ses propres analyses par ses services, en dehors de tout protocole scientifique. Avec la généralisation de la vidéosurveillance en France, dénommée maintenant par la loi Loppsi 2, «vidéoprotection», nous
sommes bien dans la pire des idéologies d’État : inefficace, dangereuse pour les libertés, coûteuse.

À Paris, l’addition se chiffre déjà à 155 980 602 euros TTC, auxquels s’ajouteront les frais de maintenance sur une concession confiée à des filiales de GDF Suez et Veolia. Selon les comptes faits par le collectif contre la vidéosurveillance, chacune des caméras coûtera aux Parisiens 119 525 euros… Pourtant il semble que l’époque soit plutôt aux économies ou en tout cas au bon emploi des finances publiques.

C’est qu’en réalité, l’État, par ce programme de vidéosurveillance, se défausse de l’une de ses attributions essentielles au frais des collectivités locales : la sécurité. Ce plan national va de pair avec une réduction drastique des effectifs de police (10 000 entre 2004 et 2012, selon le syndicat SGP-FO), et donc de présence policière dans la rue, remplacée par des caméras inefficaces au frais des communes… Cette politique menée de concert entre le gouvernement et la Mairie de Paris servira-t-elle au moins à réduire le sentiment d’insécurité ? Les études anglaises concluent aussi à un non catégorique : les citoyens britanniques ne se sentent pas plus en sécurité avant le déploiement de ce programme qu’après…

De même, Scotland Yard est très circonspect sur le taux d’élucidation des caméras du fait souvent de dysfonctionnements multiples et d’une saturation de l’espace public qui devient inefficace… La seule annonce positive est que, malgré les désillusions engendrées par cette technique, la population et les élus en redemandent, conséquence d’un matraquage marketing des sociétés prestataires et des franges plus sécuritaires de la société.

Il serait plus pertinent de se pencher sur les données récentes du rapport de l’Onzus (Observatoire national des zones urbaines sensibles (2), qui démontre une augmentation de plus de 7 % des atteintes aux personnes dans les banlieues populaires, signe d’une désagrégation des services publics, et notamment du secteur de la prévention spécialisée, du suivi psychiatrique en milieu ouvert, mais aussi de la nécessité du déploiement d’une police de proximité assurant un rôle social et d’une police judiciaire débarrassée de la politique du chiffre.

Mais peut-être nos décideurs publics ont-ils oublié cette phrase de Thomas Jefferson, troisième président des États-Unis, dont pourtant, souvent, ils revendiquent une filiation politique : « Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre. » Le choix politique de la Ville de Paris est un mauvais présage…

(1) La vidéosurveillance réduit-elle la délinquance ? Sébastian Roché, Pour la science, août 2010.
Nico37
 
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Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 10 Fév 2011, 00:55

Erreur de clic : la DRH envoie un fichier secret aux salariés
Par François Krug | Eco89 | 09/02/2011 | 12H49

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300 techniciens d'une filiale de Cap Gemini ont reçu un fichier fixant leurs salaires et commentant leurs performances.

« Pas impliqué », « ne se remet pas en question », « n'intègre pas les messages », « très ironique » : près de 300 salariés d'une filiale de Cap Gemini ont reçu par erreur un fichier d'évaluation nominatif réservé à la DRH. Ils ont pu comparer leurs notes et leurs salaires.

Ces techniciens informatiques travaillent dans l'Ouest de la France pour Sogeti, une filiale du groupe de services informatiques Cap Gemini. Vendredi après-midi, ils ont malencontreusement reçu un e-mail destiné aux cadres des ressources humaines. L'expéditeur avait cliqué un peu trop vite, expédiant le message à l'ensemble de la liste de diffusion.

« N'intègre pas les messages », « très ironique »…
En pièce jointe, un fichier Excel nominatif résume les évaluations de 298 salariés. En précisant le montant de l'éventuelle augmentation de salaire, et en y ajoutant parfois un commentaire, dans une case réservée à cet effet. Exemple, parmi les salariés ne bénéficiant d'aucune hausse :

« Sorti de mission / pas mobile (arrêt maladie) / très ironique »
« Sorti de mission / ne se remet pas en question / pb [problème, ndlr] de performance »
« Pb mobilité - relation compliquée »
« Pb de performance et comportement »
« Sorti de mission - relation pas simple - pb de comportement »
« N'intègre pas les messages / Comportement chez les clients »
« Pas impliqué »
Les deux tiers des salariés bénéficient toutefois d'une augmentation, même si celle-ci est parfois symbolique. Certains de ces bons éléments ont droit, eux aussi, à leur commentaire :

Image

« Element important pour [nom d'un client de Sogeti] / très bon état d'esprit » (augmentation de 7,71%)
« Perf [performance, ndlr] / capacité technique / très bon relationnel » (+7,69%)
« Travail très apprécié par le client / mise à niveau du salaire » (+6,92%)
« Pb potentiel/capacités - mais fait des efforts » (+3,45%)
« Très belle perf cette année » (+2,3%)


Sogeti sait rétablir certaines injustices, tout en restant méfiant avec ceux qui voudraient abuser de sa générosité :

« Faible salaire / et très bons résultats » (+8,21%)
« Voir si annulé en mars selon comportement » (+7%)
Ces révélations involontaires risquent aussi de faire des jaloux chez les élus du personnel, désignés dans le fichier sous le sigle « IRP » (« institutions représentatives du personnel ») :

« IRP - bon état d'esprit / pondère » (+4,33%)
« IRP - %age [pourcentage, ndlr] vu par la DRH - revoir fonction ? ? ? car inadapté » (+2%)
« IRP - rem [rémunération, ndlr] déjà élevée par rapport à sa fonction » (pas d'augmentation)
« IRP - année difficile » (pas d'augmentation non plus)
« IRP […] - souhait de ré-orientation professionnelle / mauvaise volonté » (toujours pas de hausse)
Un fichier « parfaitement licite », selon le DRH
Cette bourde ne concerne qu'une toute petite partie des effectifs de Sogeti, puisque le groupe annonce 20 000 salariés dans le monde, dont la moitié en France. Elle a néanmoins été jugée suffisamment gênante pour que le DRH central, Eric de Saqi, se fende d'un e-mail aux techniciens concernés. Cette fois-ci, pas d'erreur dans les destinataires :

« J'ai été avisé de la diffusion involontaire du fichier de données de CED (Comité d'évaluation) de la Practice [branche de l'entreprise, ndlr] au sein de laquelle vous exercez.

Je vous présente, au nom de la direction, toutes nos excuses pour cette diffusion […].

Ce fichier, parfaitement licite, n'a bien évidemment pas vocation à être diffusé à l'ensemble des collaborateurs.

Il a pour seule vocation de répertorier les éléments de rémunération et d'évaluation en vue de la tenue des entretiens de restitution pendant lesquels votre situation salariale, vos notes de performance et potentiel et l'appréciation de votre manager vous sont communiquées de manière individuelle.

Nous regrettons très sincèrement que de telles données aient pu être diffusées largement via une mail-list préenregistrée et veillerons à ce que cela ne se reproduise plus. […]

Avec toutes nos excuses. »

Contactés par Eco89 à plusieurs reprises depuis mardi soir, Sogeti n'avait pas encore donné suite à nos sollicitations lorsque cet article a été mis en ligne. Le DRH auteur de l'e-mail d'excuses, en déplacement à l'étranger, n'était pas joignable non plus.

Ce fichier est-il « parfaitement licite », comme l'affirme le DRH ? Contactée par Eco89, la Cnil (Commission nationale de l'informatique des libertés) rappelle les règles :

« Autant le processus d'évaluation du salaire, du comportement ou de l'activité du salarié relève de l'employeur, autant il faut éviter les jugements de valeur à l'emporte-pièce. Et quand on a une zone de commentaires, il faut être vigilant et éviter les informations interdites par la loi de 1978 [comme les orientations politiques, religieuses ou sexuelles, ndlr]. »

Dans les commentaires de Sogeti, on reste très loin, par exemple, des « gros con » et autres « seul bémol : il pue » relevés par la Cnil dans les fichiers clientèle d'Acadomia. Le fichier envoyé aux salariés pourrait donc bien être « licite ». Mais peut-être pas « parfaitement licite » : la loi exige aussi qu'on assure la sécurité des données. Pour éviter, par exemple, qu'un salarié puisse accéder à des informations confidentielles sur ses collègues…
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Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 10 Fév 2011, 20:42

Le maire de La Crau dans le Var (16 000 habitants) a constitué une liste de 200 référents anonymes chargés de l’informer personnellement...
1. Le maire de La Crau organise secrètement la délation http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4265
2. La Crau : la vie des autres http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4279

Référents de quartier, voisins vigilants ... , des réseaux se constituent un peu partout, encouragés par les autorités ...
Souriez, les référents vous surveillent jeudi 27 janvier 2011

Des initiatives variées sont engagées en diverses communes visant à recruter des volontaires à qui serait confiée la mission d’avertir les autorités dès qu’ils constatent un comportement “anormal” dans leurs quartiers. Quelle que soit l’expression utilisée pour les désigner – référent de quartier, référent de sécurité, voisin vigilant ... – il s’agit d’inviter des citoyens sélectionnés à s’engager aux côtés de la gendarmerie ou de la police.

La mise en place d’un tel système à l’échelle communale est souvent encouragée par des responsables de la gendarmerie ou de la police nationale. Ceux-ci, oubliant que c’est à eux, et non aux simples citoyens, qu’il revient d’assurer la sécurité et de poursuivre les délinquants, incitent les maires et les élus locaux à apporter leur caution à cette dérive sécuritaire.

Au-delà d’une institutionnalisation de la délation, il faut voir dans la mise en place d’un réseau communal de référents une atteinte aux libertés individuelles et à la vie privée – voir le communiqué repris plus bas. Mais le danger réside également dans l’accoutumance – comme pour la vidéo-surveillance, on habitue la population à être surveillée – et dans l’acceptation de ces pratiques par les citoyens.

Ci-dessous : quelques exemples illustrant des situations moins extravagantes que celle de La Crau (Var) dont le maire a constitué une liste de 200 référents anonymes chargés de l’informer personnellement.

Aujargues (Gard) – 673 habitants

Extrait du dossier de presse de la préfecture [1]

Signature de la convention « voisins vigilants » entre la Gendarmerie Nationale et la mairie d’Aujargues

Mercredi 23 juin à 12 heures, le Préfet du Gard, Hugues Bousiges, le Procureur de la République de Nîmes, Robert Gelli et le maire d’Aujargues, Guy Lamadie
ont signé la convention « voisins vigilants » afin de faciliter l’action de la gendarmerie en lui permettant d’intervenir plus rapidement grâce à un réseau
de voisins référents volontaires.

Il s’agit de la 1ère convention de ce type signée en France en zone gendarmerie. Le dispositif s’appuie sur des voisins référents qui alertent la gendarmerie de tout événement suspect ou de tout fait de nature à troubler la sécurité des personnes et des biens dont ils seraient les témoins.

Avec l’accord du Procureur de la République, le Maire peut implanter aux entrées de lotissements, quartiers et rues participant à l’opération une signalétique pour informer les personnes mal intentionnées qu’elles pénètrent dans un domaine où les résidents sont particulièrement vigilants et signalent aux forces de sécurité toute situation qu’ils jugent anormale.

Châteaurenard (Bouches du Rhône) – 15 000 h

En juin 2009, la municipalité décide de relancer les « référents de quartier » : six élus seront « les relais privilégiés entre la population et la mairie ».

Le 23 Décembre 2010, le député-maire UMP de Châteaurenard, Bernard Reynès a remis au premier ministre un rapport sur « L’application de la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance » [2]. Après une étude de 5 pages consacrée au vote Front National depuis 2007 à Châteaurenard, le
député-maire propose de créer dans les communes de plus de 10000 habitants des "cellules de citoyenneté et de tranquillité publique" (CCTP).



Meaux (Seine et Marne) – 50 000 h

Vendredi 12 septembre 2008, Jean-François Copé, député-maire UMP de Meaux, a présidé la réunion solennelle de lancement du dispositif des « référents de
proximité ».

La commune de Meaux a mis en place un réseau de 169 référents de proximité. Chacun d’entre eux dispose d’une page personnelle sur le site Internet de la
ville et dispose d’un « numéro de téléphone direct auprès du Cabinet du Maire qui prendra ainsi directement note [des] demandes et informations » [3].
D’après un bilan mis en ligne le 1er décembre 2009, en un an, ces référents auraient fait remonter 1328 « demandes » dont 107 ont été redirigées vers la
police municipale [4]...

Expérimentation d’un dispositif de « participation citoyenne » dans le Haut-Rhin, en novembre 2010

Objectif affiché dans la présentation officielle de l’expérimentation par la préfecture du Haut-Rhin : « développer l’esprit civique des administrés » et « constituer une chaîne d’alerte entre le référent de quartier (représentant des riverains et interlocuteur privilégié) et les acteurs de la sécurité (Gendarmerie et police municipale) ».

Ci-dessous deux articles publiés le 7 novembre 2010, dans L’Alsace, où de Luc Marck rend compte de l’expérimentation, et de son échec à Soultz.

__________________________

Le Haut-Rhin expérimente la surveillance par les voisins

Plusieurs communes servent de banc d’essai au dispositif « participation citoyenne ». Mais, à Soultz, la première tentative a tourné court.

Soultz est la première des communes haut-rhinoises à avoir signé, avec la sous-préfecture et la gendarmerie, une convention pour la mise en place du dispositif « participation citoyenne ». Objectif : développer des réseaux de citoyens, en liaison avec la gendarmerie et la mairie, afin d’éliminer tout ce qui peut nuire à la tranquillité des riverains : cambrioleurs, vandales, chauffards, etc. Le tout, sur le modèle anglo-saxon.

Soultz était également la première commune à organiser, vendredi soir, une réunion publique avec les habitants du premier quartier retenu. Du coup, la soirée, à la Halle aux blés, avait valeur de lancement de l’opération.

La réunion est annulée, faute de participants

Mais, à 19 h 45, trois quarts d’heure après l’heure H, sur les 66 familles du Nouveau Monde, l’un des plus récents quartiers pavillonnaires de la commune, seul un couple avait fait le déplacement ! Malgré les courriers adressés à tous les habitants.

Du coup, on pouvait se dire qu’il aurait été plus avisé de circonscrire l’expérience au centre-ville où, une semaine avant, deux vitrines et une demi-douzaine de véhicules venaient d’être vandalisés : là, les habitants seraient peut-être venus (à noter que le coupable a été arrêté depuis)…

Ou encore, que les riverains du Nouveau Monde se sentent peut-être suffisamment rassurés par la présence, à Soultz, de deux brigades de gendarmerie, du siège des brigades vertes, d’une police municipale (armée) et de la vidéo-surveillance — même si une partie de ces dispositifs n’a pas vocation à se déployer localement — pour ne pas être tentés d’apporter leur contribution à « la démultiplication de l’action de la gendarmerie ».

Les élus, le maire Thomas Birgaentzlé en tête, et le sous-préfet de Guebwiller Arthur Soêne, ont en tout cas pris acte de la désaffection du public. Les gendarmes ont remballé projecteur et exposés. Et les trois parties ont convenu d’annuler. Mais pas sans que le sous-préfet n’ait rappelé qu’une telle innovation est « majeure, pour la protection de l’environnement du citoyen, de ses biens et de son entourage ». Et aussi cette évidence : « Sans la participation des citoyens, tous nos efforts ne sont rien. »

Vu les circonstances, Gérald et Augusta Mielle, seuls représentants de leur quartier, ont été les « héros » involontaires de la soirée, chaleureusement félicités « pour [leur] civisme » par le sous-préfet. Ce dernier n’a d’ailleurs pas manqué de les solliciter pour un rôle de référents. M.Mielle a décliné, invoquant des obligations professionnelles : « C’est une mission, a-t-il fait valoir, et il faut être en capacité de la mener ». En aparté, il confie que « des voisins retraités seraient mieux à même de le faire ». D’autant que « certains sont déjà impliqués dans la vie associative ».

En tout cas, le sous-préfet estime n’avoir « pas encore perdu la manche », tandis que le maire envisage de « passer de maison en maison pour comprendre
pourquoi les gens ne sont pas venus ».

__________________________

Signaler les présences suspectes

C’est en zone gendarmerie que l’expérience est tentée, avec l’appui des polices municipales.

Avant le Haut-Rhin, le dispositif « participation citoyenne » a déjà été expérimenté dans les Alpes-Maritimes, le Loir-et-Cher, le Nord, la Drôme, l’Hérault et l’Allier. Visant à mobiliser la vigilance des habitants sur leur propre sécurité, il consiste essentiellement à signaler « présences suspectes ou agissements douteux de personnes étrangères aux lieux », afin de « mettre en place des contrôles orientés ou des services de surveillance générale ». Le tout en liaison avec la gendarmerie, la police municipale et la mairie et en faisant du « référent de quartier désigné par ses pairs, le maire et les forces de sécurité », une pièce maîtresse du dispositif.

L’exemple soultzien démontre à l’envi qu’il faudra d’abord vérifier que l’idée correspond bien à un besoin et que les quartiers retenus sont bien ceux dont
parle le texte de référence : « Particulièrement visés par les délits d’appropriation (vols, cambriolages). »

La proximité de la RN 83

A Soultz, en marge de la réunion avortée, un officier a surtout évoqué des potentialités, plus que des faits ou des chiffres : la proximité de la RN 83 (à partir du carrefour du… Nouveau Monde), propice à la fuite rapide des malfaiteurs, et l’attrait d’un lotissement aux maisons neuves, évocatrices de butins intéressants.

Resteront ensuite toutes les questions de nature à nourrir un débat plus politique, qu’elles aient trait au respect de la liberté individuelle et de la vie privée, éventuellement écornées par une surveillance de proximité érigée en système, ou à la couverture légale des membres du réseau, voire au bon sens, qui enseigne que l’esprit civique et d’entraide n’a pas attendu ce dispositif pour animer certains esprits.


Le Parti de Gauche alerte les citoyens ...


Les « voisins vigilants » : le début d’un système de délation généralisé par Franck Pupunat, Parti de Gauche, 18 Octobre 2010

Le climat délétère instauré par le gouvernement vient d’accoucher d’une nouvelle aberration.

Plusieurs dizaines de villes en France viennent de mettre en place le système de « Voisins Vigilants » sur le modèle anglais « neighbourhood watch ». Des voisins zélés s’inscrivent auprès de la gendarmerie pour devenir « référents » et noter ce qui leur semble anormal : numéro d’immatriculation de voitures « suspectes », code vestimentaire et descriptions de visiteurs, etc....Les « voisins vigilants », structurés en réseau de façon hiérarchisée, ont pour mission de rapporter chaque détail « anormal » à la gendarmerie.

En clair, nous assistons à la mise en place progressive et sournoise d’un réseau de délation généralisé où tout le monde surveille tout le monde, où le soupçon l’emporte d’emblée sur la bienveillance. Comble du mauvais goût, les villes et quartiers qui mettent en place ce dispositif le revendiquent en l’indiquant par un panneau de signalisation représentant « un œil vigilant ».

La mise en place de milices de quartiers n’est pas loin...

Précisons que ce dispositif est d’autant plus inquiétant qu’il n’a pas de fondement légal et n’offre donc pas de voie de recours aux citoyens.

Alain Bocquet a déposé en janvier dernier une demande d’enquête parlementaire sur le concept « voisins vigilants » afin de vérifier sa conformité à la loi et à la Constitution. Aucun examen n’est envisagé.

Le Parti de Gauche demande que cette enquête soit enfin mise à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale et alerte les citoyens pour que chacun se mobilise contre cette opération qui fait honte à notre République.

Notes
[1] Extrait du dossier de presse http://www.gard.pref.gouv.fr/sections/s ... 7375150.72
[2] Le rapport de Bernard Reynès : http://lesrapports.ladocumentationfranc ... 0/0000.pdf
[3] Référence : http://www.ville-meaux.fr/-Referents-de-proximite-.html
[4] Référence : http://www.ville-meaux.fr/IMG/pdf/diapo ... ferent.pdf
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Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 11 Fév 2011, 22:14

LES MARCHANDS DE PEUR Mathieu Rigouste
La bande à Bauer et l’idéologie sécuritaire

La peur est un outil politique fondamental pour les classes dominantes. Transformée en marchandise, elle constitue le secteur d’activité d’idéologues organisés pour vendre ces produits aux gouvernements et aux complexes industriels.

En France, la bande à Alain Bauer constitue la manifestation la plus exemplaire de cette collaboration intensive entre éléments de la classe politique, de la police, de l’armée, de l’industrie, de l’Université et des grands médias.

En étudiant cette bande et ses réseaux, leur positionnement dans le champ de la production du contrôle, ce qu’ils disent et font, leur histoire, leurs profits et leurs stratégies, l’auteur met à disposition des cartes et des outils pour attaquer la dimension idéologique des sociétés de contrôle.

L’AUTEUR
Mathieu Rigouste est chercheur en sciences sociales, rattaché à l’université Paris-VIII. Il décortique les mécanismes de la domination sécuritaire. Il est l’auteur deL’Ennemi intérieur, (La Découverte, 2009). Pour Libertalia, il a préfacé le Manuel du guérillero urbain de Carlos Marighela.
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Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 12 Fév 2011, 22:38

[url=http://www.laurent-mucchielli.org/index.php?post/2011/02/09/Caméra-city-%3A-un-documentaire-intéressant-sur-la-vidéosurveillance]Caméra city : un très bon documentaire sur la vidéosurveillance[/url]

C'est un documentaire très intéressant que la chaîne parlementaire a diffusé il y a quelques jours mais qui est passé inaperçu. Au terme d'une enquête assez approfondie, les auteurs parviennent à expliquer et illustrer la plupart des enjeux de ce dossier. Les discours politiciens sont bien mis en évidence (depuis une grande ville comme Nice jusqu'à certains petits villages, avec des élus de droite comme de gauche), de même que les enjeux économiques (y compris la dissimulation fréquente sur le coût réel de cet équipement lorsque l'on compte aussi l'essentiel : le personnel qui visionnera les images en temps réel), la parole est largement donnée aux opposants au développement de la vidéosurveillance, en particulier la Ligue des Droits de l'Homme, mais aussi des élus et des chercheurs comme l'auteur de ces lignes. L'ensemble est particulièrement équilibré et objectif, ce qui est rarissime et méritait d'être souligné. Un documentaire à voir donc, désormais sur Internet.

Regarder ce documentaire de Olivier ZANETTA et Christophe RIGAUD sur le site de LCP.
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Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 13 Fév 2011, 14:30

FILMER, FICHER, ENFERMER, Vers la société de surveillance
COLLECTION "LES NOTES ET DOCUMENTS DE LA FONDATION COPERNIC", Janvier 2011, 132 pages, 115 x 190 , ISBN : 9782849502884

Cet ouvrage expose ce qui demeure discret, dissimulé, insensible : cette espèce de société de surveillance qui prend forme en France, lois après lois. L’école, la justice, la psychiatrie, la prison, et bien sûr la police sont maintenant dévorées par la tentation sécuritaire. Les rues, presque partout, sont sous caméras ; les magasins, de même, les administrations aussi. Souriez, vous êtes filmés. La gendarmerie débarque dans les classes pour des opérations musclées. À la sortie des écoles primaires, des parents sans-papiers sont arrêtés devant les enfants. Et se multiplient les fichiers, les relevés d’ADN, les vidéosurveillances et autres bracelets électroniques ; bientôt les scanners corporels. Ce n’est pas l’insécurité qui, de la sorte, diminue. À l’inverse, elle devient « problème public » affiché partout. Et dispositif publicitaire surtout, qui valorise les gesticulations gouvernementales. Pour mieux dissimuler les inégalités qui augmentent, et l’insécurité économique devenue forme « normale » d’exploitation. Jean-Claude Vitran dresse le bilan des technologies de surveillances. Roland Gori livre sa réflexion philosophique sur la norme. Odile Morvan et Anne-Marie Alléon réfléchissent autour de la dangerosité et du fichage en psychiatrie, des questions réactualisées par le projet de loi sur les soins sous contrainte. Un haut fonctionnaire s’interroge sur les nouveaux panopticum que sont devenues les prisons françaises, si bien disséquées par Michel Foucault. Enfin, Évelyne Sire-Marin montre, à partir de son expérience de magistrat, comment le droit pénal s’étend désormais, bien au-delà du domaine habituel de la justice, à la surveillance des classes dangereuses.

Ouvrage coordonnée par Evelyne Sire-Marin (magistrate et présidente d’honneur de la Fondation Copernic.)
Les auteurs
Jean-Claude Vitran est membre de la Ligue des droits de l’Homme.
Roland Gori est psychanalyste et fondateur de l’« appel des appels ».
Julien Bach est juriste, haut-fonctionnaire.
Odile Morvan est psychanalyste.
Anne-Marie Alléon, psychiatre.
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Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 15 Fév 2011, 21:26

GSM : Un système d'écoute illégal à moins de 50€ 7 janvier 2011 15:47, par Napakatbra

Le 28 décembre 2010, deux chercheurs allemands bien inspirés ont démontré que quatre téléphones mobiles ordinaires couplés à un ordinateur portable et quelques logiciels open source suffisaient pour sniffer le réseau GSM...
Intercepter les communications et pirater les téléphones mobiles pourrait bien rapidement devenir un jeu d'enfants...


Que la sécurité du réseau GSM soit aussi efficace qu'une passoire, on le savait. Mais jusqu'à présent, jouer les James Bond 2.0 nécessitait du matériel pointu, et honéreux. Dépenser de 30 à 40 000 euros pour se payer le luxe d'écouter sa voisine... c'est un peu cher (enfin, tout dépend de la voisine).
Mais le 28 décembre dernier, les choses ont radicalement changé : lors du 27ème congrès du Chaos Computer Club (CCC), le rendez-vous annuel des hackers du monde entier, deux chercheurs allemands ont démontré en quelques minutes qu'un matériel rudimentaire à moins de 50€ (ordinateur portable non compris) pouvait suffire...

Première étape. Karsten Nohl et Sylvain Munaut ont découvert comment, en quelques clicks, localiser n'importe quel téléphone mobile à l'échelle d'une ville ou d'un pâté de maison, selon la densité des antennes relais de la zone.
Une précision suffisante pour qu'une barbouze en herbe puisse se rendre sur place. Deuxième étape : par l'envoi d'un SMS silencieux, la clé de cryptage du téléphone est crackée en une vingtaine de secondes. Il ne reste plus alors qu'à "sniffer" le réseau et intercepter les communications téléphoniques et SMS échangés par ce téléphone. De la belle ouvrage...

Les chercheurs soulignent qu'une des clés de cryptage utilisées pour la communication entre le téléphone et l'opérateur est bien protégée, "parce qu'elle protège leurs intérêts monétaires". L'autre clé l'est bien moins, "car elle protège seulement votre vie privée". Ils ont aussi précisé que les vulnérabilités mises à jour pourraient rapidement être supprimées par les opérateurs... Mais est-ce que ça les intéresse vraiment ?
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Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 17 Fév 2011, 11:48

Hortefeux ménage les gendarmes 16/02/2011

En déplacement au fort de Nogent, dans le Val-de-Marne, le ministre de l’Intérieur a promis des améliorations dans le quotidien des gendarmes, alors que 15 fermetures d’escadrons mobiles sont prévues cette année.

Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a annoncé mardi soir, dans le Val-de-Marne, des mesures en vue de l’amélioration des conditions de vie et de travail des gendarmes mobiles, affirmant s’y “impliquer personnellement”. Il a annoncé une nouvelle planification de l’activité pour que les périodes d’indisponibilité soient programmées beaucoup plus tôt afin que les gendarmes soient “plus présents dans leur famille sans remettre en cause la qualité de leur engagement professionnel”. De même, leur “engagement inopiné”, particulièrement les week-ends, devrait être limité “au strict nécessaire”. Il a également évoqué “la prise en compte des temps de trajet dans le calcul des durées de service” et, pour les missions de renforts saisonniers, “une indemnité de l’ordre de 30 euros par jour”. Le ministre a aussi promis que “l’effort de mise aux normes des cantonnements sera poursuivi”, ainsi du fort de Nogent, pour lequel 90 000 euros de travaux seront engagés d’ici la fin août.

C’est d’ailleurs depuis ce fort que le ministre a fait ses annonces, à la veille de la journée de commémoration des morts de la gendarmerie, devant l’escadron 34/7 de Troyes. Sur un total de 123 escadrons de gendarmerie mobile, 15 doivent être fermés d’ici fin 2011 – 8 l’ont été en 2010 et 7 le seront en 2011. Les gendarmes n’avaient pas caché leur inquiétude face à cette mesure, comme à Rennes, le 2 février, où les épouses des militaires concernés par la fermeture de l’escadron local avaient manifesté. “Pour toutes les forces mobiles de notre pays, des évolutions sont en cours", a reconnu le ministre. Elles sont confrontées à deux réalités simples : "fortes contraintes budgétaires et baisse des besoins de maintien de l’ordre enregistrée en France ces dernières années.”

10 % d’effectifs en moins

Brice Hortefeux a assuré que les effectifs des escadrons de gendarmerie mobile et des CRS étaient réduits dans les mêmes proportions soit une diminution d’environ 10 %. Concernant les gendarmes mobiles, il a affirmé que “les souhaits de chaque militaire sont pris en compte, et chaque dissolution donne lieu à un accompagnement personnalisé”. Déjà, il avait annoncé, début février, à la suite de mouvements de protestation inédits des policiers, que si les compagnies de CRS seraient maintenues, 280 fonctionnaires, soit l’équivalent de deux compagnies, seraient bel et bien redéployés sur le terrain.

Xavier Sidaner avec AFP

Lire aussi sur Acteurspublics.com “Hortefeux recule devant les CRS”
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Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 19 Fév 2011, 17:36

Cyberdéfense : la France se dote d'une autorité nationale 18/02/2011

Face à la multiplication des menaces d'attaques informatiques contre les infrastructures nationales, la France se dote d'une autorité nationale. La mission est confiée à l'Agence de la sécurité des systèmes d'information (Anssi).

Le gouvernement a dévoilé mardi sa stratégie de cyberdéfense pour “faire face à des attaques toujours plus sophistiquées et rapides”, voire “violentes et paralysantes”, a dit Francis Delon, secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), lors d'une conférence de presse à Paris. Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'une volonté de renfort des capacités nationales en matière de cyberdéfense, lancée à la suite de la publication du “Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale”. “Qu'il s'agisse des systèmes d'aiguillage des trains, de la production des yaourts ou du pilotage des équipements médicaux dans les hôpitaux, les systèmes sont de plus en plus informatisés”, a expliqué Francis Delon.

Nouvelle mission pour l'Anssi

Un décret a renforcé les pouvoirs de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) le 13 février, lui conférant la fonction d'“autorité nationale de défense des systèmes d'information” en plus de ses attributions initiales. Celle-ci aura ainsi la charge, en cas d’attaque informatique majeure contre la nation, d’organiser la réponse et de décider des premières mesures urgentes à faire mettre en œuvre, notamment par les administrations et, à terme, par les opérateurs de communications électroniques. “Il ne faut pas de processus compliqué de concertation interministérielle”, a résumé Francis Delon. “L'Anssi aura alors la main, donnera les instructions et décidera s'il faut arrêter tel système pour contenir les attaques, limiter les conséquences et organiser la réponse”, a-t-il ajouté.

Cette stratégie doit permettre à la France “d'être une puissance mondiale de cyberdéfense et d'appartenir au premier cercle des nations majeures dans ce domaine”. Les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Allemagne ont ainsi déjà rendu publiques leurs stratégies de cyberdéfense. Selon le directeur de l'Anssi, Patrick Pailloux, ses services pourront ainsi “demander aux opérateurs (privés) de bloquer du trafic en provenance de machines qui relaient des attaques, isoler le système informatique d'une administration ou interdire les clés USB”.

Antoine Laurent
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Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 20 Fév 2011, 12:37

Lettre ouverte de Wikio Group à Frédéric Lefebvre A propos du contrôle des avis postés en ligne

Nicolas Poirier, responsable juridique de Wikio Goup (Overblog Nomao eBuzzing Wikio Experts), nous a transmis cette tribune en guise de lettre ouverte à Frédéric Lefebvre. Le secrétaire d’État veut en effet canaliser et contrôler les avis postés sur internet, officiellement pour traquer les faux avis émis par les sociétés elles-mêmes. : il a annoncé des « enquêtes spécifiques de la DGCCRF pour lutter contre deux dérives préoccupantes : les faux avis de consommateurs et les pratiques commerciales déloyales dans le secteur de la réservation d’hôtels en ligne ».

* *
*

Lettre ouverte à Monsieur Frédéric Lefebvre, secrétaire d'État, chargé du Commerce, de l'Artisanat, des PME, du Tourisme, des services, des Professions libérales et de la Consommation.

Monsieur le Secrétaire d'État, ce n'est pas sans surprise que nous avons découvert ce 21 janvier votre intention de confier à la DGCCRF une enquête sur les avis de consommateurs publiés sur internet, et particulièrement sur les blogs, que ce soit à travers des articles ou des commentaires.

Si l'intention de mieux informer le consommateur ne peut que paraître louable, nous aimerions toutefois attirer votre attention sur le fait que le procédé et la manière choisis ne semblent pas des plus pertinents.

Il existe une première raison pour laquelle on trouve beaucoup plus d'avis positifs que négatifs, au point que cela puisse vous paraître éminemment suspect : effectivement, nombre d'internautes aimeraient pouvoir commenter sur leur blog ou en commentaire leurs expériences négatives, ce qui rendrait probablement beaucoup moins dithyrambiques les critiques trouvées ça et là sur certains hôtels, produits, sociétés.

Seulement, si ces hôtels, produits et sociétés acceptent avec un enthousiasme immodéré les compliments sur leurs prestations, leur premier réflexe lorsqu'ils constatent une critique négative, aussi justifiée soit-elle, est de menacer de poursuites en diffamation éditeur du texte et hébergeur, si ce n'est d'assigner directement. Fatalement, et dans ces conditions, il ne se trouve que peu de volontaires pour contrebalancer des critiques par trop positives. Une loi qui viendrait renforcer la liberté d'expression en matière de critiques négatives serait en l'espèce une véritable avancée, que nous soutiendrions vivement.

Par ailleurs, il faut bien comprendre que les internautes ne s'inscrivent pas dans le même rapport vis-à-vis de la publicité que des téléspectateurs.
Lorsqu'un téléspectateur peut passivement se laisser convaincre par des promesses publicitaires parfois irréalistes, ou tronquées, un internaute qui consulte un site internet, comparateur, blog, s'inscrit dans une démarche volontaire : il a choisi de se rendre sur un site, comparateur, blog pour étudier la pertinence des produits qui ont retenu son attention, ce qui est déjà un acte de prudence de « bon père de famille » (bien que je m'excuse de cette expression plus que désuète). Surtout, l'internaute qui consulte les avis et commentaires est nettement capable de faire la différence entre fictions contées par un community manager, et réalités décrites par un vrai consommateur.

Enfin, et s'agissant des articles rédigés par les blogueurs influents, ces derniers ont construit, au fil de nombreuses années, une réputation à laquelle ils sont aussi attachés que des sociétés : la moindre atteinte à cette réputation, et ces blogueurs perdent leurs visiteurs, qui iront chercher leurs informations sur une nouvelle source plus fiable. Aussi, lorsqu'un blogueur accepte de faire la promotion d'un produit, au-delà de la rémunération qui peut être attachée à cette promotion, vous pouvez avoir la certitude qu'il a lui-même adhéré à ce produit.

J'aimerais ainsi et surtout attirer particulièrement votre attention sur le fait que c'est tout un système de confiance qui s'est créé entre blogueurs et lecteurs, entre comparateurs et adeptes de ces comparateurs. Ainsi, lorsqu'un spammeur professionnel est identifié, ses commentaires sont le plus souvent rejetés par le blogueur.

Aujourd'hui, au motif louable de rendre meilleure l'information pour les consommateurs, vous risquez de détruire cet « écosystème » qui s'est construit sur l'internet Français, en jetant l'anathème contre les blogueurs et qui n'oseront plus parler de leurs coups de coeur, même spontanément, de peur de devoir en rendre des comptes : sans mettre un terme aux pratiques que vous dénoncez (les professionnels sauront toujours, d'une manière ou d'une autre, s'adapter), vous risqueriez ainsi d'obtenir le résultat inverse, en mettant un terme aux commentaires spontanés et désintéressés !

C'est la raison, Monsieur le Secrétaire d'État, je vous assure qu’internet, loin d'être une mafia qui se serait développée en l'absence de l'État, est un écosystème sain et qui fonctionne. Surtout, après la hausse de la TVA sur les forfaits internet subie par les internautes, et alors qu'il est annoncé qu'internet sera le lieu des prochaines échéances électorales, il serait temps de concevoir que ces internautes, s'il est avéré qu'ils ne sont pas tous des trafiquants, proxénètes, racistes, violeurs et psychopathes, sont en revanche bel et bien des électeurs.
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Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 22 Fév 2011, 08:17

http://www.wk-rh.fr/actualites/detail/35688/surveillance-des-salaries-la-cnil-veille.html
http://www.wk-rh.fr/actualites/upload/s ... u-1477.pdf

La formation contentieuse de la CNIL a prononcé récemment plusieurs mises en demeure à l’encontre d’employeurs qui n’avaient pas respecté
leurs obligations en matière de biométrie, de géolocalisation et de vidéosurveillance.

Autorisations uniques non respectées, procédures mal déclarées, finalités imprécises : la mise en oeuvre de dispositifs de surveillance des salariés continue d’alimenter le flux des affaires soumises à la Commission nationale informatique et libertés (CNIL).

Depuis le mois de septembre 2010, un tiers de la trentaine d’affaires soumises à sa formation contentieuse ont porté sur l’utilisation par des employeurs de la vidéosurveillance, de la biométrie et de la géolocalisation.

Cette formation spécifique, composée de six membres, peut prononcer diverses mesures contre des employeurs qui ne respecteraient pas la loi informatique et libertés : mises en demeure, avertissements, injonctions de cesser le traitement, sanctions pécuniaires pouvant aller jusqu’à 300000 euros, etc. Dans les affaires en question, c’est la mise en demeure, qui précède les sanctions proprement dites, qui a été privilégiée.
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Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 23 Fév 2011, 08:17

Cassidian vise le milliard d'euros dans la cybersécurité Par Yann Le Galès, Véronique Guillermard, 12/01/2011| Mise à jour : 15:47

La filiale défense d'EADS veut s'imposer face aux américains Northrop Grumann, General Dynamics et Symantec.

La scène se passe au Moyen Orient. L'alerte rouge se déclenche silencieusement sur le panneau de surveillance de la raffinerie. Le constat est sans appel : plusieurs valves de sécurité ont sauté. Il faut intervenir. «Mais vous faites exploser votre raffinerie si vous appliquez la procédure de sécurité. Car contrairement à ce qu'indique le panneau, les valves sont bien fermées. Nous en avons fait la démonstration récemment à un client potentiel en prenant le contrôle du système de sécurité d'une raffinerie », explique Hervé Guillou, président de Cassidian Systems, une des trois divisions de la filiale défense d'EADS.

Cette dernière s'est lancée voici dix huit mois sur le marché de la cybersécurité ou sécurité numérique. Car les entreprises sont de plus en plus vulnérables. Elles sont la cible d'attaques informatiques et de pirates. Des logiciels espions permettent de voler de l'information. Des programmes sont capables de détruire des informations. La Banque centrale de Russie fait l'objet de 3 000 tentatives par jour. Le sujet s'impose au plus haut niveau politique puisque la cybersécurité a été évoquée par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel lors du sommet franco-allemand le 10 décembre dernier.

«Nous avons regroupé toutes les compétences d'EADS en matière de cybersécurité dans un unique centre de compétences qui possède trois antennes en France, en Grande-Bretagne et en Allemagne. Nous avons également une filiale aux Etats-Unis», poursuit Hervé Guillou. Cassidian Systems a également acquis en septembre dernier le cabinet de conseil britannique Regency qui a reçu l'agrément du ministère britannique de la défense.

Cassidian Systems vise 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires à l'horizon 2015-2020 contre 100 millions d'euros en 2010. Soit en comptant sur ses propres forces. Soit par acquisitions. Car le marché de la sécurité informatique qui représente plusieurs dizaines de milliards de dollars, est encore à défricher. Mais la concurrence est rude. Le groupe européen affronte aussi bien des sociétés spécialisées comme les français Arkoon et netAsq, de grands groupes comme Cap Gémini et les américains Northrop Grumann, Lockheed Martin, General Dynamics, Symantec ou MacAffee.

Les 400 collaborateurs spécialisés dans la cybersécurité de Cassidian Systems ont développé de nombreuses offres. Par exemple, « un cockpit sécurité » baptisé Cymerius qui protège les systèmes d'information embarqués de la Marine française et assure également la surveillance et la gestion des incidents de sécurité du ministre britannique de la Défense.

Ils ont mis au point un produit de simulation baptisé Hotsim pour la formation de personnels informatiques afin qu'ils soient capables de réagir en cas d'attaques informatiques. Depuis 2000, la filiale d'EADS forme depuis 2000 les militaires de l'US Air Force.

Alors que l'affaire Renault illustre avec éclat les risques d'espionnage économique auxquels sont confrontées les entreprises, la filiale du géant franco-allemand propose également une solution baptisée Moseo pour protéger les informations que contiennent les ordinateurs portables des cadres et des ingénieurs quand ils voyagent.

Cassidian Systems est aussi décidé à jouer les premiers rôles sur le marché de la protection des fichiers de la sécurité sociale, des impôts, ou encore de la police et du ministère de la Justice. «On assiste à une concentration de gros serveurs qu'il faut protéger», observe Hervé Guillon. L'entreprise espère bénéficier d'une partie de l'argent du grand emprunt pour développer de nouveaux produits. Elle a présenté plusieurs projets. L'Agence nationale de la recherche, le CNES ainsi que le CEA sélectionnent les élus.
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Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 24 Fév 2011, 09:29

(AFP)
GAP — Un employé municipal qui avait déposé une mini-caméra dans le plancher des toilettes de la mairie de Gap en novembre, "pour montrer que l'on pouvait être filmé à son insu", a été condamné à 3 mois de prison avec sursis.
Le tribunal correctionnel de Gap a suivi les réquisitions du parquet, qui avait réclamé cette même peine à l'encontre de l'employé pour
"enregistrement d'images par vidéosurveillance sans autorisation" et "atteinte à l'intimité de la vie privée".
Il a en outre été condamné à verser 500 euros de dommages et intérêts aux partie-civiles.
"Je voulais faire une démonstration de la nouvelle technologie d'aujourd'hui pour montrer que l'on pouvait être filmé à son insu", avait expliqué à la barre le prévenu.
"Vous auriez pu trouver un autre endroit", lui avait rétorqué le président du tribunal, le 13 janvier dernier.
La caméra miniature en forme de stylo, qui était reliée à une clé USB, avait été découverte sous la cuvette d'un WC de service n'accueillant
"ni public ni élu", a dit la mairie.
Souffrant de dépression, le prévenu de 49 ans avait aussitôt reconnu les faits. Il avait été suspendu à titre conservatoire.
"Je voulais filmer les mollets et les chaussures", s'était défendu l'employé municipal.
Un chef de service de la mairie de Metz, qui avait filmé pendant cinq ans ses collègues femmes avec un caméscope dissimulé dans des toilettes de l'hôtel de ville, a été condamné le 1er décembre à un an de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de la ville.
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