L'ALlumette

L'ALlumette

Messagede Pïérô » 16 Mar 2010, 12:45

L' ALlumette N°3 est disponible

. . . . Image


S’appuyer sur le 23 mars pour bloquer la machine antisociale

Plusieurs organisations syndicales ont appelé à faire du mardi 23 mars une journée de grève et de manifestations interprofessionnelles contre la politique antisociale de l’Etat . Mais les mobilisations en 2009 ont montré l’inefficacité des seules « journées d’actions ».  

Ce sont toujours les mêmes qui trinquent

La crise économique et financière que nous subissons depuis 2008 a été déclenchée par les spéculateurs. Pendant que le chômage et la pauvreté explosent, les 40 plus grosses entreprises cotées en bourse en France (CAC 40) annoncent un bénéfice pour 2009 de 49 milliards d’euros ! Les capitalistes peuvent se frotter les mains car en plus l’Etat leur sert la soupe : exonérations fiscales, aides financières par milliards… Dans le même temps l’Etat continue de détruire les services publics notamment en supprimant des emplois dans l’éducation ou la santé, en privatisant la Poste… Et maintenant, Etat et patronat s’attaquent à nos retraites. 

La redistribution des richesses, ça s’impose !

L’objectif des capitalistes est toujours le même : ne pas remettre en cause la redistribution des richesses qui se fait à leur profit. Ce sont les travailleuses et les travailleurs qui créent les richesses que s’accapare une petite classe d’exploiteurs. Ces derniers chercheront toujours à faire plus de profits sur le dos des salarié-e-s et en pillant la planète. Nous pouvons changer cela. Mais nous n’aurons que ce que nous prendrons, collectivement !

Construire une mobilisation d’ensemble

Nous ne voulons pas passer notre vie à essayer de la gagner dans des conditions de plus en plus difficiles, alors que ce pays n’a jamais été aussi riche. Dans l’éducation, dans l’industrie, dans des petites entreprises, des personnes se battent et résistent. Mais seul un mouvement d’ensemble peut permettre de bloquer ces politiques antisociales. Et de contre-attaquer ! Nous n’avons rien à attendre des urnes. C’est dans la rue et sur nos lieux de travail, en nous organisant, en luttant, que nous gagnerons et imposerons une société égalitaire.


******* En bref *******

Sans-papiers en GREVE. Depuis le 12 octobre dernier, des milliers de sans-papiers sont en grève en région parisienne et demandent leur régularisation. Le patronat peut faire confiance au gouvernement pour lui maintenir une main d’oeuvre corvéable à merci. Cette lutte des personnes parmi les plus exploitées dans notre société peut gagner, doit gagner !

Logement : stop aux expulsions. C’est le printemps et les expulsions locatives reprennent de plus belle. Pour répondre à ces expulsions, plusieurs associations ont créé le RéSEL (Réseau Stop aux Expulsions de logements) http://www.stopauxexpulsions.org Au delà, Alternative libertaire revendique la réquisition des logements vides !

Marche mondiale des femmes. La marche mondiale des femmes est un mouvement mondial d’actions féministes rassemblant des groupes et organisations de la base oeuvrant pour éliminer les causes qui sont à l’origine de la pauvreté et de la violence envers les femmes. De multiples initiatives ont lieu en 2010. http://www.marchemondiale.org

TOTALement responsable. TOTAL annonce 8,4 milliards d’euros de profits pour 2009 et dans le même temps licencie des centaines de personnes à Dunkerque. Total : des patrons voyous soutenus par l’Etat, actionnaire principal. 


L’ALLUMETTE N°3, PDF : http://www.alternativelibertaire.org/IM ... ette_3.pdf


Alternative Libertaire : http://www.alternativelibertaire.org/
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 22439
Enregistré le: 12 Juil 2008, 21:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

Re: L' ALlumette N°3 est disponible

Messagede Phébus » 20 Mar 2010, 02:20

C'est diffusé comment? C'est un tract? Une affiche?
Avatar de l’utilisateur-trice
Phébus
 
Messages: 325
Enregistré le: 03 Nov 2008, 20:59
Localisation: Québec

Re: L' ALlumette N°3 est disponible

Messagede Klément » 20 Mar 2010, 12:34

C'est un tract mais maquetté horizontalement, c'est diffusé dans la rue, les manifs et sur notre site. Après vu que c'est tiré localement par les groupes c'est assez difficile de savoir en quelle quantité ça circule...
Avatar de l’utilisateur-trice
Klément
 
Messages: 37
Enregistré le: 04 Oct 2009, 22:35

L’ALlumette N°4 - Mai 2010

Messagede Pïérô » 19 Mai 2010, 01:30

.
Image
.


Retraites, Grèce, rigueur : nous ne nous laisserons pas écraser !

L’ALlumette N°4 - Mai 2010

Quel point commun entre l’attaque contre les retraites, la crise grecque et son instrumentalisation par les Etats de l’Union européenne qui ne parlent plus que de « rigueur » ?A chaque fois, il s’agit d’une offensive de la bourgeoisie et du capitalisme financier.

Ce sont toujours les mêmes qui trinquent

D’un côté une minorité qui profite du système qu’elle contrôle, de l’autre, nous, la grande majorité de la population, qui travaille, qui crée les richesses et qui galère. Et que fait cette clique de nantis ? Elle cherche à nous presser comme des oranges, à récupérer le maximum à son profit. Et pour se faire, le pouvoir utilise la peur et nos divisions pour imposer ses choix. Combien de temps allons-nous continuer à subir des attaques de tous côtés sans réagir, sans nous organiser, sans nous révolter ?

Un système dégueulasse qui nous mène dans le mur

Il n’y a pas d’avenir dans le capitalisme. On le voit, ce système est fondé sur l’inégalité, sur l’exploitation de la majorité de l’humanité par une minorité, sur la destruction des ressources, sur la pollution de notre environnement, sur la domination de catégories entières de la population. Le capitalisme c’est comme une voiture sans lumière lancée à 200 km/h de nuit : ça va finir dans le mur. Et à qui on va demander encore et encore de payer les pots cassés ?… Retirons leur le droit de conduire nos vies !

Notre seule alternative : une rupture révolutionnaire !

On ne peut « réparer » ou « améliorer » le capitalisme. Basé sur l’exploitation, il en portera toujours la marque. Mais nous ne sommes pas résigné-e-s ! Nous pouvons changer le logiciel, construire une société égalitaire et libertaire. Être révolutionnaire, c’est vouloir rompre radicalement avec cette société. Ça se prépare, ça se construit. Ça commence par discuter, s’organiser. N’attendons pas d’être au pied du mur ! Ne passons pas notre vie à essayer de la gagner !


Solidarité avec le peuple grec !

Le peuple grec est en colère, et il a bien raison : alors qu’on essaye de lui mettre sur le dos la responsabilité de la faillite de l’État grec, nous affirmons au contraire que la responsabilité revient aux institutions financières internationales et à l’Union Européenne. Les institutions financières ont précipité le monde et notamment la Grèce dans une crise économique et sociale d’ampleur historique, qui a obligé les États à s’endetter, et aujourd’hui ces mêmes institutions se plaignent que certains États risquent de ne pas pouvoir rembourser leur dette. Nous dénonçons cette hypocrisie et affirmons que même si la Grèce, et tous les autres pays, pouvaient rembourser leur dette, ils ne devraient pas le faire : c’est aux responsables de la crise, les institutions financières, pas aux peuples, de payer les pots cassés de la crise. Il n’est que justice que le peuple grec refuse de rembourser la dette de son État.

Refusons de payer leur crise !

Attaquons nous donc plutôt aux capitalistes : le capital grec est très rentable, il s’attire les marges parmi les plus importantes d’Europe, en raison d’investissements dans les pays pauvres des Balkans, de l’absence de protection sociale, de garanties collective et de salaire minimum pour les travailleurs de Grèce, d’un travail au noir gigantesque et d’une exploitation encore plus grande de la main d’œuvre immigrée. Il est de plus très peu taxé, du fait d’un état très faible (vis-à-vis des riches) et d’une grande corruption permettent la fraude et l’évasion fiscale à très grande échelle. C’est donc aux capitalistes grecs de payer la crise !

Nous devons également dénoncer l’attitude de l’Union Européenne. Celle qu’on nous essaie de nous vendre comme une garantie de paix et de solidarité entre les peuples montre ici son vrai visage : celui d’être un soutien inconditionnel du néolibéralisme, dans le plus complet déni de la démocratie. Aussitôt qu’une économie se trouve plongée dans une situation difficile, toute espèce de solidarité s’évanouit, et l’on agonit la Grèce d’accusations de laxisme et d’insultes flirtant avec le racisme. « L’Europe qui nous protège » que vantaient les socio-libéraux au moment de la scandaleuse adoption au forceps (notamment en France et en Irlande) du traité de Lisbonne, semble bien loin.

En fait de protection, l’UE et les institutions financières ont conjugué leur effort pour faire avancer la Grèce à marche forcée vers le démantèlement des services publics, à travers des plans d’austérité qui rappellent les « plans d’ajustement structurel » du FMI : non-remplacement des fonctionnaires, gel de leur salaire, privatisations, hausse de la TVA. Aujourd’hui, l’Union Européenne réclament le report de l’âge de la retraite à 67 ans, en Grèce mais aussi dans les autres pays, menaçant de démanteler également la sécurité sociale. En faisant tout cela elle ouvrent de nouveaux marchés aux investisseurs, tout en garantissant les avoirs des riches épargnants, au détriment des intérêts fondamentaux des classes populaires. C’est une Europe de classe à laquelle nous avons affaire, à laquelle nous devons nous opposer tous ensemble. C’est pourquoi nous appelons à participer partout en Europe à des initiatives de solidarité avec le peuple grec et les futures victimes de l’acharnement des banques. Aux valeurs de cupidité et de prédation sur lesquelles est fondée l’Union Européenne, répondons par la solidarité de classe !

La Grèce est le laboratoire du démantèlement social, de ce qui nous attend toutes et tous demain. Cette politique est menée par tous les partis institutionnels, des bourgeois pur sucre au sociaux-libéraux, par tous les gouvernements, par toutes les institutions du capitalisme globalisé. Il n’y a qu’une voie pour faire reculer cette politique de barbarie capitaliste : l’action directe populaire, la généralisation du mouvement de grève et les manifestation d’un bout à l’autre de l’Europe.

Solidarité avec la lutte du peuple grec ! Grève générale partout !

Alternative Libertaire (France)
Federazione dei Comunisti Anarchici (Italie)
Organisation Socialiste Libertaire (Suisse)
Workers Solidarity Movement (Irlande)
Zabalaza Anarchist Communist Front (Afrique du sud)
Unión Socialista Libertaria (Perou)
Workers Solidarity Alliance (États-Unis/Canada)
Common Action (États-Unis)
Union communiste libertaire (Québec)
Revista Hombre y Sociedad (Chili)
Melbourne Anarchist Communist Group (Australie)
Miami Autonomy & Solidarity (États-Unis)
Libertære Socialister (Danemark)
Common Action (États-Unis)



PDF : http://alternativelibertaire.org/IMG/pd ... ette_4.pdf
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 22439
Enregistré le: 12 Juil 2008, 21:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

Re: L’ALlumette N°4 - Mai 2010

Messagede fabou » 19 Mai 2010, 10:51

Je connaissais pas ce bulletin.

C'est le journal du CAL de Tours ou un truc national ?

Si c'est national, ça fait doublon avec AL non ?

Sinon c'est sympa cette petite feuille d'infos !
Avatar de l’utilisateur-trice
fabou
 
Messages: 582
Enregistré le: 12 Oct 2008, 17:12
Localisation: Millau

Re: L’ALlumette N°4 - Mai 2010

Messagede Pïérô » 20 Mai 2010, 16:24

c'est pas national, c'est fédéral.
Il y a journal, il y a tracts, des 4 pages "arguments", et il y a ALlumette...ce sont des outils différents qui se complètent.
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 22439
Enregistré le: 12 Juil 2008, 21:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

Re: L’ALlumette N°4 - Mai 2010

Messagede fabou » 20 Mai 2010, 18:46

fédéral, national ... c'est que je m'y perd avec tous ces mots se terminant par "AL" lol.

D'aprés ce que je comprend, "ALlumette" est plutot interne alors que le journal est un média à vocation "externe", c'est cela ??
Avatar de l’utilisateur-trice
fabou
 
Messages: 582
Enregistré le: 12 Oct 2008, 17:12
Localisation: Millau

Re: L’ALlumette N°4 - Mai 2010

Messagede abel chemoul » 20 Mai 2010, 19:25

non, ça veut dire que c'est un truc qui "complète" le journal parce que c'est un autre format, donc autre population-cible.
Image
Avatar de l’utilisateur-trice
abel chemoul
 
Messages: 681
Enregistré le: 26 Mai 2009, 10:40

l'ALlumette n°5, " Grève générale contre le Capital ! "

Messagede Pïérô » 11 Sep 2010, 23:14

.
Image

Image


L'ALumette (couleur) PDF : http://www.alternativelibertaire.org/IM ... ouleur.pdf
L'ALumette (noir et blanc) PDF : http://www.alternativelibertaire.org/IM ... _blanc.pdf

.

Mobilisation contre la casse des retraites.
Pour gagner ? Blocage de l'économie et grève générale !


Les journées de grèves et de manifestations des 24 juin et 7 septembre derniers ont montré une opposition très forte des travailleuses et des travailleurs au projet de casse des retraites de Sarkozy-Woerth-Parisot. Mais la question qui se pose maintenant, c’est celle des suites à donner à la mobilisation. Nous ne pouvons plus nous contenter de journées ponctuelles pour faire plier le gouvernement et le patronat. A nous de construire un mouvement social d’ampleur, le blocage de l’économie et du pays, pour que le gouvernement retire son projet.


Poursuivons, amplifions et radicalisons la mobilisation

Les directions des confédérations syndicales refusent de s'engager dans la construction d'un mouvement social d'ampleur. Elles prennent une posture combative, mais donnent pour seule perspective après la journée de grève du 7 septembre une nouvelle journée 15 jours plus tard. Cela va au détriment de la construction du rapport de force. Si l’on veut gagner, c’est donc à nous de nous organiser. Partout où c’est possible, il faut organiser des assemblées générales de salarié-e-s pour décider ensemble des suites à donner à la mobilisation. Dans certains secteurs professionnels (RATP, SNCF, Éducation, Impôts…),
la grève reconductible est en débat et pourrait démarrer. Il faut s’appuyer sur ces secteurs pour généraliser la mobilisation, que ce soit par la grève, des manifestations, des actions symboliques, des blocages etc. A nous d’être inventifs et inventives et de trouver les modalités d’actions qui collent à nos réalités de travail et entraînent nos collègues.
Tout doit être mis en œuvre pour engager un mouvement interprofessionnel, avec l’objectif d’un blocage des transports, des communications et de l'économie, qui mettra Sarkozy et Parisot à genoux. Ce blocage, tout le monde peut y contribuer : pas besoin d'être cheminot pour bloquer une gare, une entrée d'autoroute ou le centre d'une ville.


Clarifions nos revendications

Mais s’il y a urgence à construire la mobilisation, il ne faudrait pas pour autant oublier d’être clair sur les buts de celle-ci. La CFDT a d’ores et déjà annoncé à son congrès en juin qu’elle lâchera dès que le gouvernement donnera quelques garanties sur la pénibilité. Les communiqués de l’intersyndicale nationale sont plus que flous en terme de revendications. Les directions confédérales et les partis réformistes, qui cherchent à aménager le capitalisme, ne parlent presque que de l’allongement de l’âge légal de départ de 60 à 62 ans (et de 65 à 67 pour une retraite à taux plein).
S’il faut toujours cotiser 41,5 ans pour avoir une retraite à taux plein, bien des salarié-e-s ne pourront pas totaliser cette durée, notamment celles et ceux qui ont une carrière avec des interruptions comme les femmes ou qui font un métier trop pénible comme les ouvrier-e-s, dont l'espérance de vie sans incapacité est actuellement de 59 ans. Ces organisations sont en train de se ménager une porte de sortie : si le gouvernement maintient l’âge de départ à 60 ans mais ne revient pas sur le reste de la réforme, elles sortiront la tête haute. Mais il s’agira bel et bien d’une régression sociale pour les salarié-e-s.
Ce qu’il faut exiger, c’est le retrait total du projet et la retraite à 55 ans à taux plein pour toutes et tous. C’est possible, en allant chercher l’argent que les capitalistes nous ont volé.


Le capital doit payer

Au premier semestre de 2010, les entreprises françaises du CAC 40 ont dégagé 42 milliards d'euros de profits. C'est presque 3 fois le déficit des retraites annoncé par le gouvernement pour cette période. C'est là qu'il faut prendre l'argent pour financer les retraites, surtout que ces profits, c'est notre sueur qui les a générés. Et si ça ne suffit pas, alors qu'on revienne sur les crédits d'impôts, qui ne bénéficient qu'aux
riches, ou sur toutes les exonérations de cotisations patronales, qui ont coûté 33 milliards d'euros en 2009!
En prenant l'argent là où il se trouve, c'est-à-dire dans les poches du patronat, des actionnaires, de la bourgeoisie, il y a largement de quoi financer une retraites à 55 ans à taux plein pour le privé et le public
et d'augmenter uniformément les salaires. La question est bien d’un choix de société. Et nous ne voulons pas perdre notre vie à essayer de la gagner !


N'attendons rien du PS et de 2012

Le PS a déclaré qu'il rétablirait l'âge légal de départ à 60 ans s'il arrivait au pouvoir. En d'autres termes, puisqu'il ne parle pas de revenir sur le reste de la réforme, le PS veut bien nous laisser partir
à 60 ans avec une retraite misérable, renforçant au final la capitalisation. Il est de toute façon d'accord sur le fond avec le projet de réforme actuelle. Les socialistes grecs et espagnols ont mis en œuvre des réformes similaires dans leurs pays.
L'allongement de la durée de cotisation découle d'un plan européen décidé par l'Union européenne, les chefs d'État, l'UNICE (syndicat patronal européen) et la confédération européenne des syndicats (dont
font partie la CFDT, la CFTC, l'UNSA, FO et la CGT) au sommet de Barcelone en 2003.
Les déclarations du PS ne visent qu'à faire taire la mobilisation actuelle et à la rediriger vers les élections de 2012. L'heure n'est pas aux élections, ni d'ailleurs aux projets de loi alternatifs ou aux référendums. Il y a aujourd’hui une occasion de mettre une bonne claque au gouvernement et au patronat, c'est maintenant qu'il faut s'en saisir, demain il sera trop tard. Les grèves de 1995 et la lutte contre le CPE ont montré que la rue peut faire sauter une loi.


Résistons, contre-attaquons !

L’affaire Woerth montre au grand jour les liens unissant gouvernement et patronat. Ce sont ces mêmes liens qui motivent le projet actuel de casse des retraites. Mais plusieurs signes montrent que le gouvernement n’est pas si sûr de son coup et que rien n’est joué aujourd’hui. Il a tenté cet été de lancer des écrans de fumée en multipliant les déclarations sécuritaires et racistes, en désignant un nouveau bouc émissaire : les Rroms.
Les manifestations massives du 4 septembre contre la xénophobie d’État montrent que les travailleur-se-s ne se laissent pas berner. Reste maintenant à faire en sorte que ce ras-le-bol contre ce gouvernement raciste au service du patronat débouche sur un mouvement d’ampleur. Après la résistance, la contre-attaque !

Si nous gagnons cette lutte, nous changerons le rapport de forces entre les travailleur-se-s et le Capital durablement en France et même en Europe.


Grève générale
contre le Capital !
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 22439
Enregistré le: 12 Juil 2008, 21:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

l'ALlumette n° 7, Révolution en Tunisie et LOPPSI2 en France

Messagede Pïérô » 23 Jan 2011, 12:26

Après un mois d’insurrection populaire, le tyran est tombé. Ben Ali et sa clique ont pris le chemin de l’exil. C’est une immense victoire pour le peuple tunisien qui ne peut que réjouir toute personne éprise de liberté. C’est aussi un exemple et un grand espoir pour les peuples de la région qui vivent dans des régimes policiers. L’Etat français, qui soutient depuis des décennies le pouvoir tunisien, continue en France son offensive liberticide, en particulier avec l’adoption de la loi LOPPSI 2.

Attention à la démocratie de façade

Le Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD) détient toujours le pouvoir  : 161 sièges sur 214 au parlement, le président par interim Foued Mebazaa et le premier ministre Mohamed Ghannouchi sont des piliers de la dictature. Plus qu’un réel changement, les premières mesures prises dans l’urgence montrent surtout la volonté du pouvoir de calmer la rue. Il y aura des élections dans soixante jours mais selon les règles de l’actuelle constitution, taillée sur mesure pour le RCD. Les consultations pour la constitution d’un gouvernement d’union nationale ont commencé, mais c’est le RCD qui sélectionne les partis qui lui conviennent. Le but de la manoeuvre est clair : il s’agit de confisquer à la rue sa victoire en canalisant la révolte vers le terrain politicien.

Le risque est grand que le parti au pouvoir co-opte une opposition servile et instaure une démocratie de façade une fois le souffle de la révolte retombé. On ne peut pas non plus écarter l’éventualité d’un nouveau dictateur ayant, comme Ben Ali, l’aval de l’Élysée et de la Maison Blanche.

Un mouvement populaire d’auto-organisation

Les Tunisiennes et les Tunisiens sont conscients des écueils qui mettent en danger la liberté qu’ils viennent d’arracher au prix de dizaines de morts. Partout dans le pays, ils s’auto-organisent en comités d’auto-défense pour lutter contre les milices du clan Ben Ali-Trabelsi qui continuent de sévir. Ils ne sont pas dupes des manœuvres visant à maintenir le RCD au pouvoir. Bravant l’état d’urgence toujours en vigueur, le 16 janvier des manifestant-e-s sont à nouveau descendu-e-s dans la rue pour exiger un vrai changement, en criant : « Nous ne nous sommes pas révoltés pour la formation d’un gouvernement d’union avec une opposition de carton-pâte. »

La place centrale des revendications sociales

La révolution n’est pas finie, car aucun des problèmes de fond n’est réglé : pauvreté, chômage de masse, corruption, clientélisme, inégalités, etc… Au-delà de l’instauration d’un régime démocratique, la question sociale reste au centre des préoccupations des Tunisien-ne-s. Les maux que connaît le pays ne pourrons être réglés que par une politique énergique de redistribution des richesses en rupture avec la dictature des marchés. Alternative libertaire affirme son entière solidarité avec la lutte du peuple tunisien pour la liberté et la justice sociale et son soutien aux militants anticapitalistes tunisiens ; elle condamne l’attitude de l’Etat français et plus généralement de la classe politique française, de droite comme du PS, investie depuis toujours dans le soutien au pouvoir autoritaire de Ben Ali.

Dans le même temps, nous devons rester vigilante et vigilant sur la situation française. Entre un Etat de plus en plus liberticide et une extrème droite revigorée, la situation est préoccupante. 

En France, un Etat policier ?

La « loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure », dite « LOPPSI 2 », adopté en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, constitue un arsenal de mesures répressives et dérogatoires au droit commun qui renforce les dispositifs de contrôle social au service de l’Etat et justifie par la présence d’un « ennemi intérieur » une extension de la surveillance, de la punition et des régimes d’exception.

Cette loi s’inscrit dans la filiation de la « loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure », votée durant l’été 2002 en « procédure d’urgence ». Dans un contexte de surenchère sécuritaire après les attentats de septembre 2001 et les résultats du 1er tour des élections présidentielles de 2002, la « LOPSI 1 » réorganisait les institutions chargées de la sécurité intérieure et fournissait le cadre pour la « loi pour la sécurité intérieure », votée en mars 2003, qui donnait quant à elle de nouveaux pouvoirs aux forces de l’ordre et créait de nouveaux délits (squat, rassemblement dans les cages d’escalier, « racolage passif », etc.) et de nouvelles sanctions.

En projetant de renforcer cet arsenal hétéroclite avec la LOPPSI 2, le gouvernement entend asphyxier le débat démocratique et renforcer en toute opacité l’utilisation des techniques (fichage, surveillance, espionnage électronique, écoutes téléphoniques, etc.) et des sanctions (durcissement des peines, extension des peines planchers, alignement de la justice des mineurs sur la justice des majeurs, etc.) au service du pouvoir d’Etat tandis que dans le même temps les agents de renseignement voient leur impunité consolidée.

Une loi au service d’une politique antisociale

Alors que cette loi est votée en plein hiver, le pouvoir donné aux préfets d’évacuer les logements illicites sans obligation de relogement ni même d’hébergement doit particulièrement retenir notre attention mais ce n’est pourtant qu’une des nombreuses mesures d’exception qui font de cette loi liberticide un outil d’une dangerosité insoupçonnée entre les mains d’un Etat qui piétine chaque jour la justice sociale.

Alternative libertaire dénonce cette loi, demande son abandon immédiat et entend rejoindre le front associatif, syndical et politique déterminé à lutter contre les dispositions sécuritaires qu’il contient. A l’heure où la menace intérieure sert à justifier les privations de liberté, nous rappelons plus que jamais le danger qu’il y a à sacrifier un peu de liberté pour se sentir en sécurité.


--------------------------------------------------------------------------------

En France, les amis politiques de Ben Ali

Belle preuve d’unanimisme politique que le soutien aux dictatures au nom de la « real politique ». De Nicolas Sarkozy à Dominique Strauss-Kahn, en passant par Jacques Chirac, Eric Raoult, Frédéric Mitterrand ou Rachida Dati, nombreux sont les « politiques » français à avoir soutenu le régime tunisien. Sans oublier Michèle Alliot-Marie, ministre des affaires étrangères en exercice, qui a proposé une aide française « de coopération sécuritaire » pour aider le pouvoir à mater les manifestations tunisiennes : «  Nous proposons que le savoir-faire qui est reconnu dans le monde entier de nos forces de sécurité permette de régler des situations sécuritaires de ce type. ». Mais rassurez vous,la France est le « pays des droits de l’Homme » , comme peuvent en témoigner récemment les Rroms ou les sans-papiers…



ALlumette N°7 couleur : http://www.alternativelibertaire.org/IM ... ouleur.pdf
ALlumette N°7 noir et blanc : http://www.alternativelibertaire.org/IM ... _blanc.pdf
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 22439
Enregistré le: 12 Juil 2008, 21:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

ALumette mars 2013

Messagede bipbip » 17 Mar 2013, 01:04

A lire à la loupe

Image

Image
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05


Retourner vers Publications périodiques, journaux, revues

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun-e utilisateur-trice enregistré-e et 0 invités