L'université en lutte

Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 23 Jan 2010, 17:59

Rassemblement en soutien aux 9 étudiant.e.s grévistes sanctionné.e.s à Saint-Etienne

Urgent – Rassemblement de soutien à Paris – Solidarité avec les étudiant.e.s grévistes stéphanois.e.s – sanctionné.e.s en conseil de discipline – Venez nombreux – Urgent – Faites tourner l’info à vos amis Parisiens

Le printemps 2009 a été marqué par la plus longue grève que l’université stéphanoise a connue dans son histoire. Les étudiant-e-s et les personnels de l’université Jean Monnet, mobilisé-e-s contre les lois Pécresse, combattent depuis plus de deux ans les réformes qui menacent gravement l’université publique et en particulier les petites et moyennes structures, comme celle de Saint- Etienne.

Malgré la mobilisation massive de la communauté universitaire, la présidence de l’Université Jean Monnet n’a cessé d’essayer de briser le mouvement de contestation (présence de vigiles sur le campus, intervention des CRS, présence policière, filtrage des entrées, contrôle au faciès, suspension des droits syndicaux, etc.)

En septembre dernier, en convoquant devant des conseils de discipline 9 étudiant-e-s grévistes, sélectionné.e.s de manière arbitraire, la présidence de l’Université Jean Monnet a franchi une nouvelle étape dans la logique répressive. Il leur était reproché d’avoir participé à une action collective lors d’une cérémonie d’inauguration d’un nouveau bâtiment universitaire et d’avoir été présents, parmi un grand nombre de participants, à la soirée de clôture de tout un programme mis en place pendant la grève, dans le cadre d’une université alternative. Les sanctions s’étalent du blâme à 2 ans d’exclusion avec sursis.

Rassemblement en soutien aux 9 étudiant.e.s grévistes sanctionné.e.s à Saint-Etienne

Mardi 26 janvier à 9h devant le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche - 25, rue de la Montagne Sainte-Geneviève 75005 PARIS

Aujourd’hui, suite à l’appel émis par 8 étudiant-e-s, celles et ceux-ci sont convoqué-e-s devant la section disciplinaire du CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieure Et de la Recherche)

Nous espérons que le CNESER remplira son rôle d’instance d’appel car il est intolérable que des jeunes qui font entendre leur refus d’orientations parce qu’elles leur semblent néfastes ont été poursuivis en conseil de discipline. Là comme ailleurs, il s’agit d’une répression inacceptable du mouvement social, d’une tentative d’intimidation et d’une volonté de punir pour l’exemple.

Nous exigeons (Toujours) le retrait de toute forme de sanction à l’encontre de ces étudiant-e-s.

Contre la répression, la solidarité est une arme !!!

Le Comité de soutien de Saint-etienne Signataires : Capagauche ! Saint-Etienne, CGT cheminots 42, CGT Santé/Action sociale 42, CNT 42, Collectif étudiant de Saint-Etienne, FCPE 42, FERC SUP CGT, FSU 42, Jeunes Communistes 42, La Ligue des droits de l’Homme, MJS Loire, NPA Saint-Etienne, PCF 42, Parti de gauche Loire, PCF Saint-Etienne, Réseaux Citoyens, Section CNT Université de Saint-Etienne, SUD Éducation 42, UD CGT 42, Union des Étudiants Communistes 42...
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 26 Jan 2010, 19:07

Motions de la CNU du 25 janvier 2010

28 établissements étaient présents à cette CNU, ainsi que 12 syndicats, associations, collectifs et sociétés savantes.


SAUVONS L’ECOLE DE DEMAIN !

La parodie des épreuves écrites de l’automne 2010 n’aura pas lieu !

Nous, enseignants, chercheurs, formateurs, engagés dans la préparation des concours et universitaires soucieux de l’avenir des étudiants, de la formation des enseignants et du service public, réaffirmons notre attachement au recrutement des enseignants par concours de la fonction publique et nous engageons à sauvegarder la qualité et la crédibilité de ces concours qui garantissent le statut et l’indépendance des enseignants.

Or, tous les acteurs de la communauté éducative (Universités, CNESER, syndicats, associations, CPU…) constatent que les dispositions relatives à la réforme dite de « masterisation » créent une situation impossible, particulièrement intenable pour la session 2010-2011 des concours de recrutement des enseignants du primaire et du secondaire.

Le calendrier imposé par le gouvernement, qui fixe les épreuves écrites d’admissibilité entre octobre et décembre 2010, interdit de mettre en place une quelconque préparation de ces concours à partir de septembre 2010, et ce quelle que soit la nature des épreuves et le contenu des programmes. Prétendre le contraire serait tromper les étudiants futurs candidats, les parents d’élèves, et mettrait en péril la crédibilité du système éducatif et universitaire.

En conséquence, confrontés à cette impossibilité manifeste, nous refusons d’organiser ou de participer à la session des concours prévue à l’automne 2010 (CRPE, CAPES, CAPET, CAPEPS, CAPLP, CPE).

Si le gouvernement s’obstinait à imposer des épreuves aberrantes, nous prendrions toutes nos responsabilités en vue d’obtenir leur annulation.

Nous nous engageons à maintenir en place, à la rentrée 2010, de véritables préparations aux concours de recrutement, ouvertes à tous les étudiants titulaires d’une licence, et selon un calendrier compatible avec les exigences d’équité et de qualité du recrutement.

Nous demandons solennellement aux ministres concernés de prendre toutes les dispositions nécessaires au maintien des épreuves de concours en fin d’année universitaire (printemps 2011).

En responsabilité et en solidarité avec les étudiants candidats, avec nos collègues enseignants en poste dans les écoles, les collèges et les lycées, avec les parents d’élèves et avec l’ensemble du corps social, nous réaffirmons ainsi notre engagement au service de la formation des étudiants et des futurs enseignants, en refusant l’application d’une réforme inapplicable.

La non tenue des épreuves à l’automne 2010 permettra, en outre, de bloquer la mise en œuvre des stages de 108 heures consécutifs aux épreuves d’admissibilité.

NOUS SAUVERONS LE RECRUTEMENT ET LA FORMATION DES ENSEIGNANTS !

La CNU soutient l’appel de collègues siégeant au jury du CAPES d’anglais et invite les jurys d’autres concours à s’en inspirer :

« Afin de résister à une stratégie qui consiste à imposer une réforme avec un semblant de concertation (exemple : la commission Marois-Filatre), nous en appelons à la solidarité entre collègues du primaire, du secondaire, de l’enseignement supérieur, des classes préparatoires, des IUFM et de l’inspection générale : résistons aux pressions aussi bien ministérielles qu’individuelles. Ne servons pas de caution à une réforme inadmissible dont nous dénonçons les méfaits et que tous les secteurs concernés refusent en bloc.

Le ministère en appelle aux « bonnes volontés » pour concocter anonymement des sujets-zéros, nous appelons à faire zéro sujet !

Que le ministère assume son autoritarisme jusqu’au bout et fasse les sujets lui-même ! »

***

Appel aux enseignants de la maternelle à l’université.

Nous, enseignants, enseignants chercheurs et formateurs de l’enseignement supérieur, qui avons la responsabilité de la formation des professeurs, nous adressons solennellement à tous nos collègues de la maternelle à l’université.

Face à l’organisation de la mise en concurrence des collègues et des établissements d’enseignement à tous les niveaux, il est indispensable d’exprimer de façon solidaire notre refus commun de la destruction programmée de l’Education nationale. C’est l’avenir de tous les enfants et de toute la jeunesse qui est en jeu.

Loin des mensonges ministériels, la réforme diminue drastiquement le temps de formation des futurs enseignants ; elle atteint ainsi la qualité de la formation fondamentale (exigences des concours largement revues à la baisse) et pratique (disparition du stage annuel en alternance pour les reçus aux concours).

L’an dernier, la mobilisation de l’ensemble de la communauté universitaire a fait provisoirement échec à la mise en place immédiate de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants, baptisée « mastérisation ».

Depuis cet été, le gouvernement distille les mesures d’application ; il continue de mépriser le travail et les recommandations des commissions qu’il a lui-même créées et d’ignorer les protestations argumentées de tous les acteurs concernés.

À mesure que circulaires et autres arrêtés sont publiés, cette réforme confirme, plus encore que nous ne le craignions, sa dimension fondamentalement nocive.

Elle entraîne une considérable dégradation de la formation des enseignants, tant disciplinaire que pédagogique ;

Elle implique une extinction des masters universitaires dédiés à la recherche dans de nombreux domaines ;

et au-delà, elle s’en prend aux fondements de l’Education nationale – pilier de la République.

De fait, cette réforme aurait rapidement des effets redoutables. Elle désorganiserait les équipes pédagogiques et les établissements scolaires sommés d’accueillir pour des périodes très courtes des étudiants encadrés dans des conditions pédagogiques et juridiques acrobatiques. Elle organise un paysage de l’enseignement primaire et secondaire où les professeurs recrutés par concours et les fonctionnaires ne seront à terme plus qu’une minorité au milieu d’enseignants précarisés. Elle renforcera les déséquilibres entre les territoires et mettra à bas toute mixité sociale. Elle introduit dans tous les concours de recrutement une épreuve obligatoire aux relents autoritaristes censée évaluer la capacité des futurs collègues à « agir en fonctionnaire de l’Etat et de façon éthique et responsable ». Or, les candidats à l’enseignement s’engagent à servir l’Etat par le fait même de s inscrire aux concours : cela est suffisant. Nous ne laisserons pas instaurer ainsi le contrôle des opinions et la mise au pas des consciences. Enfin, la réforme menace les filières universitaires dont le débouché le plus visible est l’enseignement, en organisant la disparition, de fait, de la recherche dans les masters.

En cela, elle participe du même processus autoritaire de sape de l’enseignement public (réduction du volume horaire des disciplines) et de fragilisation des équipes enseignantes que la réforme du lycée, après celle du premier degré et des RASED.

Dans une telle situation, nous ne pouvons nous contenter de dénoncer cette réforme. Actuellement, les rectorats et les ministères mettent déjà en place des stages qui placent en responsabilité dans les classes des étudiants non formés, et appellent au recrutement massif d’enseignants vacataires, « étudiants » ou « jeunes retraités ». C’est la généralisation de ce recours à un personnel contractualisé et non formé qui est au cœur de cette réforme.

Pour faire échec aux réformes en cours, la communauté universitaire s’engage à :

1/ faire voter dans les conseils d’UFR, les conseils d’école des IUFM et les conseils centraux des motions reprenant l’Appel des trois Conseils centraux de Paris 8 ou toute autre formulation prenant position clairement contre la mise en œuvre de la réforme ;

2/ ne pas préparer les maquettes de masters d’enseignement ou parcours s’inscrivant dans cette logique ; intervenir dans chaque conseil pour bloquer leur élaboration et leur remontée.

3/ ne pas participer à la mise en place des nouveaux concours au dernier trimestre 2010 (ne pas élaborer de sujet d’épreuves, démissionner des jurys).

4/ ne pas collaborer avec les rectorats pour mettre en place les remplacements déguisés en stages.

Elle invite tous les collègues des premier et second degrés à trouver les modalités les plus adaptées pour bloquer la mise en place de cette réforme. Cela pourrait prendre les formes suivantes :

1/ ne pas mettre en responsabilité dans ses classes des étudiants préparant les concours

2/ ne pas jouer le rôle de tuteur des étudiants n’ayant pas encore réussi les concours

3/ ne pas jouer le rôle de tuteur des lauréats des concours, qui seront placés en responsabilité à temps plein et privés d’une véritable formation en alternance

4/ alerter les parents d’élèves lorsque leurs enfants seront face à des intervenants non formés

5/pour les enseignants du premier et second degré bénéficiant d’un stage de formation continue : refuser de laisser leur classe à un intervenant non formé.

Il est également souhaitable que :

1/ les Conseils d’écoles, conseils d’administration des collèges et lycées s’opposent au recours aux vacataires

2/ les formateurs d’enseignants (Inspecteurs de l’Education nationale, conseillers pédagogiques, maîtres-formateurs, professeurs d’IUFM…) refusent de participer à des formations dont les remplacements seraient assurés par des étudiants.

3/ les Conseils d’écoles et les Conseils d’administration des collèges et lycées fassent voter une motion du type : « Le Conseil d’école/ le CA de l’établissement demande au directeur d’école/au chef d’établissement de ne pas accepter de confier les classes aux étudiants n’ayant pas encore réussi les concours. Il demande également à l’ensemble des enseignants de l’école/de l’établissement de refuser le tutorat d’étudiants n’ayant pas encore réussi les concours ou de lauréats des concours qui seraient placés en responsabilité à temps plein, tout en étant privés d’une véritable formation en alternance. »

Nous appelons tous les enseignants des premier et second degrés à diffuser largement cet appel dans les établissements, par tous les moyens.

Nous appelons tous les enseignants à signer, et à faire signer par les parents, la pétition « 100.000 voix pour la formation des enseignants ! » (www.100000voixpourlaformation.org).

Nous appelons les syndicats enseignants, de la maternelle à l’université, à amplifier la bataille du retrait des décrets et d’abandon total d’une réforme qui casse la formation des enseignants, nuit à la qualité de la recherche et remet en cause l’appartenance des futurs enseignants à la fonction publique d’État.

***

La CNU soutient l’Appel de Sauvons La Recherche :

« Non aux expertises de l’ANR et de l’AERES »

Il y a plus d’un an maintenant, Sauvons La Recherche appelait tous les chercheurs et enseignants-chercheurs à refuser d’effectuer des expertises pour l’ANR et l’AERES, comme le firent ensuite le C3N, le SNCS et le SNESUP. Ce moratoire devait durer tant que le gouvernement n’adopterait pas une autre politique scientifique : augmentation du financement récurrent des organismes, création de postes statutaires, rétablissement de structures collégiales d’évaluation. Ces conditions sont loin d’avoir été remplies. En effet, au moment même où a été annoncée une baisse de 10% des budgets de tous les organismes nationaux, à commencer par le CNRS, l’ANR a vu renforcer son budget (250 M€ en 2005, 650 M€ en 2009). Si l’exceptionnel mouvement du printemps 2009 a forcé le gouvernement à ne supprimer aucun poste statutaire en 2010 (mais sans engagement pour les années à venir), aucun poste n’a été créé et le recours à des personnels précaires n’a cessé d’augmenter : selon les estimations actuelles, il existe plus de 6000 CDD ANR et d’après l’ANR elle-même, seuls 35% d’entre eux trouvent un emploi.

De même, le principe de l’AERES reste toujours impossible à cautionner. Son coût apparaît prohibitif : en 2009 elle a dépensé environ 7585000€ pour 1517 visites, soit 5000€ la visite (train 1ere classe, hôtel 4 étoiles, 200€ de défraiement), sans compter les 20000€ versés aux délégués). Les membres de cette agence restent toujours nommés et les rapports confirment le constat d’opacité porté les années précédentes. Aujourd’hui, la situation s’est aggravée, car les prérogatives de l’AERES se sont étendues : en octobre 2009, le Comité National a été dessaisi de sa fonction d’évaluation (il n’émet plus que des « avis de pertinence ») au profit de l’AERES.

On ne voit donc aujourd’hui aucune raison de suspendre ce moratoire, dont l’efficacité est avérée : en SHS par exemple, 54% des personnes sollicitées en 2009 ont refusé de livrer des expertises. En février et mars 2009, tous les Comités Scientifiques de Discipline de l’ANR ont voté des motions exprimant l’inquiétude de la communauté scientifique, et huit de ces Comités sur onze ont démissionné collectivement. En février 2009, le C3N a également appelé à un moratoire des expertises, position validée par l’ensemble du CoNRS lors de la réunion plénière du 10 Juin 2009. Le C3N, qui était mandaté par le CoNRS pour se prononcer sur la poursuite du moratoire, au vu de l’évolution de la situation, a pris la décision, incompréhensible pour nous, d’appeler à la levée du moratoire en décembre 2009. Cette décision ne peut être justifiée par une évolution positive de la situation globale, bien au contraire, et nous la dénonçons. A l’inverse le SNCS a appelé en Décembre 2009 à la poursuite du moratoire. Sauvons La Recherche recommande donc plus que jamais à tous les chercheurs et enseignants-chercheurs de refuser de participer aux expertises de l’ANR et de l’AERES, agences qui participent d’une politique de destruction du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche. Nous rappelons qu’il n’est pas nécessaire d’avoir été sollicité par ces agences pour s’engager dans le moratoire. Il s’agit d’une position de principe à laquelle tout chercheur ou enseignant-chercheur peut souscrire, même s’il estime inévitable le recours au financement de l’ANR pour la survie de sa recherche.

Motion « Evaluations des enseignants-chercheurs »

La Coordination Nationale des Universités dénonce le « management » des universitaires selon des critères incompatibles avec la mission de service public de l’enseignement et de la recherche.

Les nouveaux modes d’évaluation tous azimuts des chercheurs et des enseignants-chercheurs, qui sont déjà évalués de manière individuelle et collective, relèvent d’une logique gestionnaire étrangère à l’activité scientifique.

L’évaluation supplémentaire mise en place par le ministère possède une triple fonction :

- cautionner une absence totale de revalorisation des rémunérations, dont la nécessité est pourtant reconnue. La prime dite d’excellence scientifique ne peut être accordée a priori qu’à un faible pourcentage d’enseignants-chercheurs et de chercheurs ; il est donc d’emblée nécessaire de trouver un nombre élevé de personnels qui ne sauraient en bénéficier.

pallier les carences en personnels en accroissant sans cesse les tâches des personnels en poste, qui ont déjà fait l’objet d’un alourdissement considérable. La seule finalité de l’évaluation quadriennale des enseignants-chercheurs réside dans la modulation des services, l’augmentation des charges d’enseignement et des charges administratives, au détriment de l’activité de recherche et de la qualité de l’enseignement.

placer les universitaires dans la dépendance du président d’université, enserrer l’activité de recherche dans les liens d’un contrôle de plus en plus étroit, étendre démesurément les procédures bureaucratiques de contrôle à l’ensemble des activités.

Ces conditions de travail aberrantes portent atteinte à l’indépendance nécessaire à la recherche.

Les personnels ITA et BIATOSS, dont chacun peut constater quotidiennement le nombre insuffisant, sont également soumis à une politique d’individualisation de primes, seule « réponse » du gouvernement à des besoins pourtant criants.

Nous dénonçons des évaluations dont le seul but est de faire injustement porter le poids de politiques gouvernementales néfastes sur les individus : chercheurs, enseignants-chercheurs, ITA, BIATOSS.

En conséquence :

1) Nous appelons les collègues siégeant au CNU à refuser de préparer et de réaliser l’évaluation quadriennale qui a pour but de moduler les services.

2) Nous appelons les conseils d’administration à voter des motions s’engageant à ne pas tenir compte des évaluations quadriennales, si elles avaient lieu, et à ne pas moduler les services.

3) Si l’évaluation semble si naturelle à nos ministres, nous évaluerons, dans la transparence, les évaluateurs (les Ministères, l’AERES et le fonctionnement des sections du CNU).


***

Déclaration finale sur la situation de l’Université et de la Recherche

Réunis ce 25 janvier 2010 en Coordination Nationale, nous, enseignants, chercheurs, personnels administratifs, techniciens, bibliothécaires et étudiants dénonçons la politique de l’enseignement supérieur et de la recherche que mène l’actuel gouvernement.

Nous dénonçons les effets d’annonces budgétaires et financières alors que, de 1998 à 2008 la France est passée du 3ème au 6ème rang européen pour l’intensité en Recherche et Développement, et que pour celle des crédits budgétaires publics, elle est passée de la 1ère place en 1996 à la 7ème en 2007.

Nous dénonçons la casse du statut de la fonction publique de 1946 qui se traduit par la suppression massive dans l’enseignement et la recherche des emplois de titulaires, remplacés par des emplois précaires. Si nous avons fait reculer le gouvernement pour la suppression de postes prévue en 2010, rien n’est acquis pour le futur et, de toutes façons, sans création nette d’emplois, la recherche et l’université françaises reculeront par rapport aux autres grands pays.

Nous dénonçons la Loi LRU, la présidentialisation des universités, les compétences élargies, la réforme du statut des enseignants, la mastérisation, la réforme du CNRS, les modes de fonctionnement et d’intervention de l’AERES et de l’ANR, l’évaluation permanente et la différenciation salariale. Il s’agit de réformes menées sans concertation, dans la précipitation, dont la mise en œuvre accélérée et simultanée perturbe les établissements et décourage tous les personnels.

Nous dénonçons la façon dont le gouvernement prétend œuvrer pour l’autonomie des universités alors qu’il entend en fait contrôler la mise en place des PRES, la création de campus, la réorganisation immobilière des universités parisiennes, et la carte des diplômes et de la recherche via les habilitations de diplômes et de laboratoires.

Nous dénonçons la mise en place d’un système universitaire à deux vitesses, cherchant à distinguer toujours et à tous les niveaux une excellence sur laquelle se polarisent les moyens et le reste dont la pérennité semble compromise. S’ajoutant aux réformes évoquées et à la mise en concurrence généralisée de tous les personnels et des établissements, cette stratégie signe la fin du service public et d’une certaine conception de l’aménagement du territoire.

Nous dénonçons une politique de désinformation, et plus précisément l’accent mis sur les classements défavorables à la recherche française (Shangaï), qui servent de prétextes aux réformes évoquées, et le silence sur ceux qui lui sont favorables, comme le classement de Scimago qui place le CNRS à la première place mondiale des institutions de recherche, l’INSERM 10ème, le CEA 54ème et l’université Pierre et Marie Curie 76ème devant beaucoup de grandes universités américaines.

Nous dénonçons une politique qui prétend faire payer la crise aux seuls salariés dans le secteur public comme le secteur privé, tout en exigeant des contribuables le financement budgétaire massif des banques et des grands groupes privés. Cette politique n’affichr des objectifs ambitieux que pour mieux tromper l’opinion et détourner l’attention de ses pratiques réelles.

Nous dénonçons finalement une politique dont le principal défaut est que les principes réels qui la guident et toutes ses conséquences pour l’enseignement supérieur, la recherche, l’emploi, la formation des jeunes depuis le primaire jusqu’au supérieur, l’égalité des chances et les équilibres territoriaux n’ont jamais été explicitées et réellement discutées publiquement, notamment par la représentation nationale, c’est-à-dire par le parlement.

Le Processus de Bologne lancé en 1998 au sein du Conseil de l’Europe, et la stratégie de Lisbonne adoptée en 2000 par l’Union Européenne, ont institutionnalisé la notion de « grand marché » de la connaissance, de l’éducation et de la recherche. La transformation de la connaissance en marchandise exclut les notions d’un enseignement accessible à tous et d’une recherche au service de l’intérêt général.

Vu la gravité de la situation actuelle, la Coordination Nationale des Universités considère qu’une remise en question globale de la politique des années récentes est devenue une nécessité urgente. Elle confirme sa demande d’abrogation de la Loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) et du Pacte pour la Recherche.

La Coordination exige :

le retrait des décrets promulgués depuis le printemps 2009 concernant l’enseignement supérieur, le statut des enseignants-chercheurs et la formation des enseignants ;

l’abrogation de la loi « relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique » et l’arrêt des suppressions programmées de postes de fonctionnaires ;

la fin de la précarité dans la recherche et l’éducation, avec des créations de postes de fonctionnaires liés aux besoins réels et des budgets correspondant à ces besoins, ainsi qu’une actualisation acceptable des rémunérations des agents et des bourses des étudiants ;

le retrait de l’actuel contrat d’objectifs 2009-2013 du CNRS, et le maintien du statut des unités mixtes de recherche.

une révision globale de la Loi Organique Relative aux Lois de Finances (LOLF) d’août 2001 et de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) qui lui a fait suite.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 05 Fév 2010, 19:42

LA BIU MALMENEE!


La Bibliothèque Interuniversitaire de Montpellier est un service commun de documentation interuniversitaire qui, depuis plusieurs décennies, a prouvé son efficacité auprès des usagers des trois universités. Concernée par la fusion de celles-ci, prévue pour janvier 2012, la BIU a vu récemment son statut et ses moyens remis en cause.
Un comble pour ce service déjà mutualisé!

La BIU n’étant pas un établissement, elle doit être rattachée à une université. Ceci n’est pas un fait nouveau puisque Paul Valéry en a la gestion depuis de nombreuses années. La nouveauté vient du récent modèle ministériel «SYMPA» d’allocation des moyens qui ne tient plus compte de la notion interuniversitaire. Montpellier3, s’est alors vu imputer la globalité des dépenses et des postes de la BIU. Celle-ci, c’est évident, ne peut en assumer seule le coût financier et la dotation en personnel. Elle menace donc de revoir sa position en matière d’interuniversitaire.

Depuis maintenant plus d’un an, les négociations se multiplient tantôt entre les trois présidents
d’universités, tantôt avec le ministère, tantôt avec le rectorat et vice versa sans que des solutions satisfaisantes soient trouvées. Il a même été demandé à la direction de la BIU de restituer des postes, ce qui évidemment accentuerait le déficit déjà existant. En effet, depuis 2003, il n'y a eu aucune création de poste au sein de la BIU. Et, néanmoins, le personnel assume de nouveaux services comme par exemple une amplitude plus grande de ses horaires.
Les représentants du personnel de la BIU n’ont jamais été associés à ces discussions.

C’est pourquoi, nous voulons sensibiliser la communauté universitaire de Montpellier à la difficulté que rencontre la BIU dans le cadre de «l’Opération campus».
Le personnel de la BIU n'est pas dupe et ne veut pas servir de levier d'action ou de variable d’ajustement pour les universités. Mais, les rumeurs diverses et variées le déstabilisent.
Ses représentants restent, cependant, vigilants. Nous avons, d’ores et déjà, déposé plusieurs motions auprès des commissions locales et nationales où nous siégeons.
Pour information, la fusion des universités, avec la même configuration, a été menée à Grenoble et s’est déroulée sans heurt pour les bibliothèques.

A ce jour, nous ne savons toujours pas où cette «manipulation» va nous mener et comment ce problème sera réglé?

Nous demandons que cesse cette cacophonie et que la BIU «modèle d’exception dans le paysage universitaire français» soit reconnue comme telle par ses instances de tutelles.




Les représentants du personnel de la BIU de Montpellier
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 14 Fév 2010, 15:49

SUD Etudiant s’opposera à la réaction, quel que soit son cache sexe

MET, UNI, RED, RE, GUD, FE... Quels que soient les sigles derrière lesquels elles se cachent, la droite et l’extrême droite diffusent toujours les mêmes idées. D’un côté, une droite extrême, composée de militant-e-s nationalistes et/ou identitaires milite de manière anecdotique sur les universités, faisant de la violence son mode d’expression, de la provocation sa signature. Le RED dissout pour cause de dissensions découlant d’une absence de fond politique commun pour ces étudiant-e-s que seuls la haine du « gauchiste » et de l’étranger rassemblent, le GUD disparut (mais qui tente apparemment de renaitre une fois de plus, la tentation de récupérer le sigle mythique de l’extreme droite étudiante étant redondante, pas franchi à Clermont), seul le Forum Etudiant est actuellement en activité, ce qui se traduit par une expression politique des plus poussées (tags « la fac aux français » sur les murs et propagande électorale inspirée du Front National dont ils sont proches : « Jeanne d’Arc aurait voté FE »). Toutefois, le recentrage de l’UNI dans laquelle militaient des identitaires et une partie de l’extrême droite traditionnelle pourrait favoriser l’émergence de nouveaux groupes plus radicaux. La disparition de l’UNI comme association étudiante qui laisse place au MET n’est qu’une supercherie destinée à contester les structures progressistes en place dans les universités. Lancé opportunément avant les élection, le MET à l’image plus présentable que l’UNI créé dans le giron du SAC, tenant des propos homophobes comme lors des élections aux conseils centraux du Havre, ne dupera pas les étudiante- s. En effet, quel que soit son nom, la droite universitaire ne fait que propager des idées rejetées massivement par le population étudiante : sexisme, xénophobie, défense des intérêts privés... La prétendue indépendance nouvelle du MET, lancé par l’Elysée et qui invite Valérie Pecresse à son congrès de fondation ne trompe personne. Contrairement à ce qu’affirme la ministre, candidate UMP aux régionales, il ne répondra pas mieux que d’autres aux attentes des étudiant-e-s. Ce que nous voulons, ce n’est pas les expulsions de nos camarades d’amphis, ce n’est pas la vente de nos formations, ce n’est pas la baisse des moyens, ce n’est pas des bibliothèques ouvertes la nuit et le dimanche. Ce que nous voulons c’est une éducation gratuite, critique, émancipatrice, égalitaire et surtout ouvertes à toutes et à tous. C’est ce que SUD Etudiant continuera à défendre. En toute indépendance. Version imprimable

Contacts des porte-parole :
Sylvain NUÑEZ : 06 74 67 39 83
Amaël FRANÇOIS : 06 84 30 78 96

le 4 février


Elections aux CROUS 2010 : La droite universitaire à la croisée des chemins

Publié le 13 janvier 2010, mise à jour le 25 janvier 2010 par REFLExes

Les élections pour désigner les représentants aux CROUS qui se tiendront dans les universités en mars-avril prochains risquent d’être très mouvementées à droite. Non pas tant à cause d’un activisme qui n’a jamais été aussi faible que parce qu’une recomposition se profile à l’horizon, avec des conséquences qu’il est difficile de prévoir.

L’UNI dans la tourmente

En effet, l’UNI [1], principale composante de la droite universitaire depuis plus de 40 ans, pourrait disparaître en 2010 sous la pression de l’UMP. Symptôme de cette crise : Jacques Rougeot [2], membre fondateur du MIL et président historique de l’UNI, a démissionné fin 2009 du poste qu’il occupait depuis les origines de l’organisation sans raison officielle. Les plus hautes instances de l’UMP auraient décidé d’en finir avec l’UNI et de la remplacer par une nouvelle structure : le Mouvement Etudiant ou Mouvement Populaire Etudiant, directement lié aux Jeunes Populaires, la structure jeune de l’UMP, très mal en point en termes d’effectifs. Benoist Apparu a annoncé la décision aux RDJ (Responsables Départementaux de la Jeunesse) de l’UMP fin 2009 lors d’une réunion à Paris, et semble avoir oublié de le dire aux cadres de l’UNI. La décision semble venir directement de l’Elysée. C’est là une bien vilaine façon de remercier un mouvement qui depuis le début des années 2000 était rentré dans le rang, après une première menace de dissolution en 2002. L’UNI n’est pas le seul mouvement droitiste à subir les foudres de l’Elysée. Le MIL, structure qui a pris le relais en 1982 après la dissolution du SAC, a récemment vu sa subvention allouée par l’UMP passer de 475.000 à 144.000 euros !

Il n’est pas certain que cette évolution et ces méthodes si peu « démocratiques » soient du goût de tout le monde au sein de l’organisation. Certains commencent à s’organiser et cherchent de nouveaux alliés, principalement à la droite de la droite. C’est tout du moins ce que laissent penser certains évènements comme la série d’actions musclées contre les locaux du PCF lors des « commémorations de la chute du mur de Berlin » début novembre un peu partout en France ou ces alliances locales avec l’extrême droite comme à Bordeaux, où l’UNI semble avoir des contacts individuels avec les Identitaires. Enfin récemment, l’UNI de Tours, qui a pris officiellement position contre la dissolution du mouvement, a diffusé un clip officiel sur Youtube avec en fond sonore le groupe de Rock Identitaire Français In Memoriam. Le message est très clair !

GUD le retour

Parallèlement, en novembre, Minute éventait les projets de reformation d’un GUD, 40 ans après la création de ce groupe. Menée par Edouard Klein, fils de militants de l’extrême droite historique (papa aurait été au GUD et maman à Ordre Nouveau), l’initiative était ainsi sûre d’être torpillée et ce n’est évidemment pas surprenant de la part de Minute dont le rédacteur en chef est Bruno Larebière, membre du bureau exécutif du Bloc Identitaire sous le pseudonyme de Bruno Vendoire [3]. Le journal est de fait devenu l’organe officieux du Bloc et sert à Bruno Larebière à envoyer des torpilles plus ou moins efficaces en direction de ce qui peut apparaître comme une gêne pour le développement du Bloc, en particulier les structures concurrentes. Un nouveau GUD se placerait dans ce cas de figure puisqu’il serait susceptible de venir compléter une offre déjà pléthorique en terme de groupuscules sur la scène parisienne. D’autant que certains contacts montrent que ce GUD nouvelle mouture ne serait pas exactement sur la ligne des « anciens » [4].

Il semble en effet que l’initiative ait suscité l’intérêt des milieux les plus droitiers et groupusculaires de la communauté juive et que des liens se soient noués, Assas oblige, entre Edouard Klein et Alexandre Gitakos. Or celui-ci est une figure particulièrement active du milieu droitier universitaire. Animateur du blog pro-israélien Le Lion Ardent [5] , qui se revendique « occidentaliste, libéral et patriote », il a derrière lui et depuis 2005 un passé bien rempli à la droite extrême. De France-Israël Jeunes [6], dont il se vante d’avoir gravi peu à peu tous les échelons, à l’UNI en passant par des associations comme « Stop la grève » ou le collectif « Etudiants Contre les Blocages », il n’est tout naturellement pas étonnant de le découvrir dans le nouveau parti - mouchoir de poche de Jean-François Touzé, l’Alliance pour les Libertés (APL) [7].

Cette activité débordante dont se souviennent certains militants sur Assas ne pouvait que l’amener à rencontrer Edouard Klein, activiste du RED sur Assas, groupuscule dont il prit la direction à partir de l’automne 2008 [8], alors que le groupe étudiant était en proie à des remous internes sur la stratégie à adopter, en particulier à l’égard du FN et de la montée en puissance de Marine Le Pen.

Image
Une des actions organisées par le RED à ses origines en octobre 2005, contre le salon homosexuel Rainbow attitude. Les militants font alors incursion sur le podium emmenés par deux dirigeants des Jeunesses Libanaises Chrétiennes, Tony Baroud et Philippe Sfeir.
Image
Photographie de groupe. Les organisateurs de l’action, Romain Vincent et Frédéric Pichon, avaient pris soin de rester en dehors de l’action.

L’absence de positionnement clair, entre ligne NR et marinisme, entre soutien pro-palestinien à fondement antisémite et refus de défiler aux côtés du centre Zahra, finit par provoquer l’implosion du RED au printemps 2009. Edouard Klein ne semble d’ailleurs pas lui-même savoir sur quel positionnement politique danser, entre présence assidue aux repas mensuels amicaux du GRECE à Paris au bar Le Jadis, ligne « Ni keffieh, ni kippa » ou encore participation au 9 mai 2009 avec la casquette de responsable du SO [9]. Plus qu’un véritable accord politique entre des milieux au demeurant dissemblables, le point de jonction pourrait se situer sur une volonté commune d’en découdre dans les facultés parisiennes avec les « islamo-gauchistes » selon la terminologie employée depuis quelques années par Maître Goldnadel puis par d’autres, y compris dans certains journaux de la communauté juive. Une telle entreprise pourrait alors trouver le renfort de cogneurs patentés comme Maxime Benhaïm, lui-aussi bien connu pour ses frasques à l’UNI - où il devint un proche de Gitakos - et son appartenance à la LDJ. C’est d’ailleurs au titre de cette appartenance politique que nous avions évoqué son activisme dans un précédent article. Cet intérêt pour une refondation du GUD représenterait un véritable saut qualitatif pour celui qui signait il y a encore peu ses mails de menaces d’un explicite « Maxime, un Français de pur souche ». D’autant qu’il reste l’un des membres les plus virulents et les plus actifs de la LDJ, comme le montre par exemple la photo suivante prise lors d’un très rares collages de la LDJ sur Paris et qui sert d’illustration au site de la fantomatique section lyonnaise de la LDJ :

Image
Maxime Benhaim LDJ

Pour l’instant, l’initiative semble en sommeil mais les contacts existants, ils ne demandent qu’à être réactivés, surtout qu’ils vont bien au-delà du seul Klein.

Hors les murs

En province, la situation semble plus calme si on excepte Bordeaux mais ce cas a déjà été traité par le blog de Abel Mestre et Caroline Monnot et nous ne saurions rien rajouter de plus que ce qui y a été écrit. La seule autre interrogation pourrait être Nice. Même si les Jeunesses Identitaires sont restées pour l’instant à l’écart du combat universitaire, tirant ainsi sans doute les leçons du peu de retour des investissements passés (RE [10], UDEN [11]), il serait pourtant surprenant que leur poids relatif dans cette ville ne finisse pas par les pousser à occuper également ce créneau qui demeure fondamental dans le repérage et la formation des futurs cadres politiques qui font par ailleurs cruellement défaut au Bloc Identitaire.


[1] Union Nationale Interuniversitaire

[2] http://reflexes.samizdat.net/spip.php ?article289

[3] À ne pas confondre avec Bruno Vendière, alias Bruno Archier, en charge du secteur international du Renouveau Français.

[4] Entendre la génération de militants gudards des années 1980 puis celle des années 1990.

[5] La réouverture du Lion Ardent fut vivement saluée par la Ligue de Défense Juive en mai 2009.

[6] Alexandre Gitakos restera l’inoubliable auteur, au nom de France-Israël Jeunes, d’un communiqué de soutien à Benoît Fleury lorsque celui-ci est entré au conseil général de Vendée au début de l’automne 2009. Le même Fleury qui, rappelons-le, déclarait dans l’Echo des Savanes en mars 1999 qu’il fallait rayer Israël de la carte (sic) et que le GUD avait mis une danse (re-sic) au Bétar lors du procès Garaudy. La solidarité, c’est émouvant. Pour autant, France-Israël n’était pas une association d’extrême droite avant que William Goldnadel en prenne la direction il y a quelques années. Fondée en 1933 par Justin Godard sous le nom de "France-Palestine", l’association a eu pour président le général Koenig et était jusqu’en 1967 largemet composée de gaullistes issus de la résistance. Se reporter à l’ouvrage de Samy Cohen De Gaulle, Israël et les Juifs pour plus de détails.

[7] Parti sur lequel nous aurons l’occasion de revenir, d’autant qu’il comporte quelques figures pittoresques comme Maître Philibert Lepy dont nous avons déjà eu l’occasion de parler et qui poursuit une trajectoire toute en cohérence…

[8] Il succéda ainsi à Romain Vincent dit "La Bête" et Romain Riedberger, aux orientations politiques relativement dissemblables : proche de Marine Le Pen pour le premier et nationaliste et catholique pour le second.

[9] Le 9 mai 2009 était organisé par Serge Ayoub qui n’est pas réputé pour son philosémitisme...

[10] Renouveau Etudiant

[11] Union et Défense des Etudiants Nationalistes
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 05 Mar 2010, 20:10

Appel des Biatoss en colère de l’université d’Evry : Non à la dégradation des conditions de travail dans la fonction publique. 12 février 2010

Réunis le 9 février, nous, près de quarante Biatoss (personnels non-enseignants, administratifs et techniques) de l’Université d’Evry, de la Bibliothèque Universitaire et de l’IUT de Brétigny voulons faire part, par cet appel, de notre sentiment d’écoeurement par rapport à la nouvelle gestion des personnels mise en place par la Direction des Ressources Humaines (DRH) de notre université sous la responsabilité du Président de l’Université d’Evry :
multiplication des avertissements avec parfois refus de donner un motif par écrit,
réorganisation des services avec déplacements des agents sans concertation,
critères d’attribution des "primes au mériteé non communiqués à l’ensemble des personnels,
non respect de la règlementation en matière d’Hygiène et Sécurité du travail, mise en danger des personnels,
entrave continuelle au droit à l’information des personnels concernant des données importantes (composition et compte-rendus des différentes instances, commissions, comités de l’université), obstruction à la mise en place de la Commission Consultative des non Titulaires.
À l’issue de cette réunion, et face au silence de la Présidence et de la DRH depuis des semaines, nous sommes donc convenu(e)s
1) de faire connaître, par tous les moyens (tracts, affichage, medias locaux ...), ces abus et ces irrégularités par rapport au code du travail dans toute l’université (IUT compris), et plus largement aux citoyens des localités voisines,
2) de faire connaître par courrier au Rectorat, au Ministère, à la Mairie d’Evry, à la Communauté d’Agglomération Evry Centre Essonne, au Conseil Général de l’Essonne et au Conseil Régional d’Île-de-France (deux élus de ces conseils siègent dans notre Conseil d’Administration, en qualité de personnalités extérieures) et autres autorités politiques locales, ces mêmes abus d’autorité et de non-respect des règlementations de la part de la direction de l’université,
3) que soit réalisé un AUDIT SOCIAL, sous la responsabilité du Ministère, avec l’organisation d’une TABLE RONDE entre LES DIFFERENTS ACTEURS DE CE CONFLIT : la DI- RECTION, la DRH, la MEDECINE DE PREVENTION, les PERSONNELS BIATOSS, pour régler les problèmes.
CETTE DEGRADATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL, CETTE GESTION DES RESSOURCES HUMAINES, CONDUISENT À UNE SITUATION DE STRESS AU TRAVAIL À l’UEVE, À LA MULTIPLICATION DES ARRÊTS MALADIE, NOUS VOULONS NOUS DEFENDRE !
Le Comité pour la Défense des Biatoss de l’Université d’Evry Val-d’Essonne
le 12 février 2010
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 06 Mar 2010, 13:04

Les universités à but lucratif modifient le paysage de l'enseignement supérieur américain

Alors qu'elles ont été longtemps considérées comme étant des universités de "seconde zone", les universités à but lucratif ("for profit colleges") prennent leur revanche et s'affirment désormais comme les stars montantes dans le marché de l'enseignement supérieur américain. Alors que le monde académique "traditionnel" continue de dénigrer ces universités, les inscriptions dans ce type d'établissement ont connu une hausse moyenne de 9% par an au cours des 30 dernières années contre 1,5% par an pour les autres types d'établissement d'enseignement supérieur. Les universités à but lucratif forment aujourd'hui environ 7% des 19 millions d'étudiants s'inscrivant chaque automne dans l'objectif d'acquérir un diplôme. Et cette proportion passe à 10%, soit 2.6 millions, si nous comptabilisons l'ensemble des étudiants s'inscrivant cette fois tout au long de l'année. Cette année, à titre d'exemple, l'Université de Phoenix a surpassé la California State University et est devenue le second plus important système d'enseignement supérieur du pays avec 455.600 étudiants, après l'Université de l'Etat de New York (State University of New York). Si en 1990 seulement 10% de ces établissements offraient des bac+2 (associate degree), des Bac+4 (bachelor degree) ou des diplômes professionnels, aujourd'hui ce taux est passé à 50%. Mieux encore, plus de 90% des étudiants inscrits dans les universités à but lucratif sont inscrits dans le cadre d'un parcours diplômant. Et seulement 30% des étudiants sont des étudiants à mi-temps. Ces établissements attirent donc désormais un public plus proche de celui des universités traditionnelles, tout en conservant un avantage comparatif sur les publics atypiques.

Les raisons du succès

Nous pouvons expliquer cette croissance du secteur des for-profit colleges pour plusieurs raisons. Tout d'abord, ce secteur récupère depuis longtemps les étudiants ignorés ou rejetés par le système traditionnel comme les adultes qui travaillent, en offrant notamment des emplois du temps adaptables à chaque situation. Le secteur à but lucratif se concentre davantage sur l'étudiant et ses besoins. Les universités traditionnelles, notamment les petits établissements privés qui peinent à recruter des étudiants en raison de la crise, ont bien compris cela, et adaptent aujourd'hui leur offre à destination des adultes, mettent en place des programmes en ligne, sont plus flexibles sur les emplois du temps. Pourtant ces établissements ne paraissent pas prêts à affronter la concurrence du secteur à but lucratif. Non seulement ce dernier continue d'accueillir les personnes rejetées par le secteur traditionnel mais il s'adapte continuellement aux évolutions rapides du marché de l'emploi. D'autre part, les procédures administratives d'admission dans les universités à but lucratif sont moins longues et un accompagnement personnalisé de l'étudiant à la constitution de son dossier de candidature est pratiquement systématique. Ainsi, l'étudiant peut intégrer beaucoup plus rapidement une formation d'enseignement supérieur. Enfin, la qualité des enseignements, longtemps critiquée, est de plus en plus reconnue et les universités à but lucratif voient leurs programmes de plus en plus accrédités.

Par ailleurs, ces institutions investissent également beaucoup dans la publicité de leur établissement et dans les campagnes de recrutement d'étudiants. Une fois qu'un étudiant est recruté, l'établissement à but lucratif va également fournir des efforts pour le satisfaire et le garder en son sein. L'étudiant est plus entouré et guidé par ses professeurs. Il apparaît que les for-profit colleges jouent un rôle important dans l'intégration et la promotion sociale des personnes issues de milieux modestes et des personnes issues de l'immigration. En effet, dans les universités à but lucratif, 43% des étudiants sont issus des minorités, 50% sont la 1ère génération de leur famille à poursuivre des études supérieures et 75% travaillent en même temps qu'ils font leurs études. Malgré cela, le pourcentage de diplômés Bac+2 des for-profit colleges est plus important que celui des étudiants dans les Community Colleges : 60% en 2007 contre 26% [1].

Ainsi, cette capacité à s'adapter à la demande croissante permet à ces établissements de ne pas baser leur attractivité seulement sur les coûts modérés.

Les universités à but lucratif : coût des études

Sur les quelques 3.000 institutions à but lucratif, 40% d'entres elles sont détenues par les 13 entreprises qui dominent ce marché et qui sont cotées en bourse. On peut citer à titre d'exemple l'Université de Phoenix (Apollo Group) qui est passée d'une institution regroupant 25.100 étudiants en 1995 à 455.600 étudiants aujourd'hui. Il y a 15 ans l'Université de Phoenix avait approximativement la même taille que la George Washington University à Washington DC. Elle rassemble aujourd'hui 200 campus dans 39 pays.



Le modèle économique de ces universités n'est pas pour autant, comme on a pu le mentionner plus haut, seulement fondé sur une logique de coûts de scolarité modérés. Les universités à but lucratif représentent en effet un investissement financier significatif pour l'étudiant et clairement supérieur à celui des Community Colleges et autres universités publiques. En effet, selon le College Board, les frais d'inscription annuels sont en moyenne de 14.174 USD pour un établissement à but lucratif, de 2.544 USD pour un Community College (2 ans) et de 7.020 USD -pour les résidents de l'Etat concerné- pour une université publique d'Etat (en 4 ans). Les étudiants des institutions à but lucratif empruntent certes plus mais ceci résulte également du fait que ces étudiants sont souvent issus de milieux défavorisés, des minorités, ont de faibles revenus et n'ont pas la plupart du temps de soutien financier familial.

La raison de ce succès réside dans le fait que ces institutions, qui existent depuis plus de 150 ans et offrent des certificats et diplômes mieux reconnus, envahissent le territoire des établissements d'enseignement supérieur traditionnels et qu'ils s'adaptent continuellement au marché. Les for-profit colleges semblent réunir toutes les conditions du succès. Ainsi, ce secteur, qui se concentre davantage sur l'étudiant, semble le plus à même de répondre positivement à l'objectif du Président Obama de produire 5 millions supplémentaires de diplômés.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 26 Mar 2010, 19:38

Bonjour à tous,

Comme vous le savez sans doute, 8 étudiants grévistes sanctionnés par la section disciplinaire de l’Université Jean Monnet, ont décidé de faire appel devant CNESER qui se réunira le 30 mars au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la recherche.

Le 30 mars, les étudiants stéphanois et leurs témoins devront se rendre à Paris pour le jugement en appel.

Pour cette occasion, nous avons décidé de diffuser l’information et d’appeler à un rassemblement et à un pique-nique solidaire le Mardi 30 Mars, à partir de 9h. et jusqu'à 14h. Devant le Ministère de l’Enseignement Supérieur.

Nous vous proposons ci-joint, un tract-communiqué, merci de le diffuser auprès de vos organisations et amis parisiens.

Contre la répression, la solidarité est une arme !!!

Le Comité de soutien

Plus d’info http://ujmenlutte-st-etienne.over-blog.com Rubrique « Répression »/Courriel : soutien.ujm42@gmail.com

Contact : Comité de soutien UJM – Bourse du Travail – 4, cours Victor Hugo 42028 Saint-Étienne Cedex 1
Plus d’info http://ujmenlutte-st-etienne.over-blog.com Rubrique « Répression »/ Courriel : soutien.ujm42@gmail.com

A la suite des longues grèves à l’université du printemps dernier, 9 étudiants grévistes stéphanois ont été sanctionnés par la section disciplinaire de l’Université Jean Monnet ; aujourd’hui, ils font appel devant le CNESER qui se réunira le 30 mars au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
Leur comité de soutien vous invite à un rassemblement et à un pique-nique solidaire à l’occasion de leur jugement et vous informe que l'accès aux séances de jugement est public :
Rassemblement et pique-nique solidaire à l’occasion du jugement en Appel des 9 étudiant.e.s grévistes sanctionné.e.s à Saint-Etienne
Mardi 30 Mars A partir de 9 heures Devant le Ministère de l’Enseignement Supérieur, 1 rue Descartes 75005 Paris

Les sanctions prononcées par le conseil de discipline de l’Université de Saint-Etienne en septembre dernier sont particulièrement graves au regard des faits reprochés, qui relèvent en fait de la contestation issue du mouvement dans les universités au Printemps 2009 un peu partout en France. Ces sanctions scandaleuses condamnent la mobilisation étudiante en elle-même, et constituent par leur sévérité une première pour les universités françaises :
 Blâme pour quatre étudiant-e-s,
 Un an d’interdiction d’inscription avec sursis pour l’un d’entre eux/elles,
 Deux ans d’interdiction d’inscription avec sursis pour les quatre autres.
On cherche à bâillonner le mouvement étudiant, et force est de constater que nous avons affaire à des sanctions politiques qui ont pour seul objectif de couper court à toute volonté de contestation en rapport avec les réformes que connaît actuellement l’université française.
Nous sommes indignés et réclamons le retrait de ces sanctions devant l’instance d’appel.
Nous rappelons que la démarche du Comité de soutien s’inscrit également dans une dénonciation plus large des poursuites engagées un peu partout ailleurs, tant sur un plan pénal que disciplinaire et qui sont, ni plus ni moins, des procès politiques intentés contre ceux qui luttent.

Contre la répression, la solidarité est une arme !!!
Le comité de soutien Stéphanois

Signataires : Capagauche ! Saint-Etienne, CGT cheminots 42, CGT Santé/Action sociale 42, CNT 42, Collectif 100pap, Collectif étudiant de Saint-Etienne, FCPE 42, FERC SUP CGT, FSU 42, Jeunes Communistes 42, La Ligue des droits de l’Homme, MJS Loire, NPA Saint-Etienne, PCF 42, Parti de gauche Loire, PCF Saint-Etienne, Réseaux Citoyens, Section CNT Université de Saint-Etienne, SUD Éducation 42, Solidaires Loire, UD
CGT 42, Union des Étudiants Communistes 42.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 01 Avr 2010, 21:13

GAV pour séquestration de la direction de Paris 1.

Plusieurs militants syndicalistes et associatifs de l’université Paris 1 : de la FSE, de SUD, de la CNT et de la Bibliothèque Alternative sont convoqués le jeudi 1er avril 2010 à 9 et 10h au commissariat du 14e arrondissement, 114-116 avenue du Maine, métro Gaîté.
Tout porte à croire que ces convocations s’inscrivent dans un contexte de dégradation des conditions d’études et de répression anti-syndicale et politique de l’administration de l’université à Tolbiac comme ailleurs. Cela se concrétise entre autres par la remise en cause des locaux syndicaux, de la liberté de se réunir et de la liberté d’affichage de tous-tes les étudiant-e-s.
Ces événements s’ancrent dans un climat de répression policière accrue, de flicage et de fichage systématique comme notamment dimanche 28 mars à Paris où 110 personnes sur 200 ont été interpellées et 70 placées en garde à vue à la suite d’une manifestation contre l’enfermement, pourtant déposée.
Nous trouvons inadmissible que des militants subissent les pressions administratives et policières. Pour nous à Tolbiac, un nouveau pallier à été franchi : il sera le départ d’une mobilisation contre la répression anti-syndicale et politique à l’université.
Contre la répression : Solidarité !
Des étudiant-e-s
*Paris 1 = La Sorbonne et Tolbiac (centre PMF)


La section CNT de Paris 1

appelle a un rassemblement en solidarité aux militants syndicalistes et associatifs de la FSE, de SUD ,de la CNT et de la Bibliothèque alternative de Tolbiac convoqués au commissariat du 14e, le Jeudi 1 er Avril a partir de 9H, 114-119 avenue du Maine, Métro Gaîté.
CNT P1


Suite aux convocations ce matin (jeudi 1er avril) d'au moins 6 étudiants de Paris1, des gardes-à-vues ont été notifiées par le commissariat du 14e arrondissement. Les étudiants visés sont tous des camarades syndicalistes de Sud, de la Fse et de la Cnt ainsi que des membres de la Bibliothèque Alternative de Tolbiac.

Ces faits surviennent dans un contexte de répression anti-syndicale et associative à l'Université Paris 1, alors que toutes les libertés politiques sont remises en cause par la nouvelle administration, parachutée du ministère il y a un peu plus d'un an pour appliquer les réformes de privatisation (LRU).
Remise en cause du droit de réunion (refus systématique d'accès aux salles et amphithéatres pour projections, débats, assemblées...), remise en cause de la liberté d'affichage (arrachage systématique des affiches, harcellement des vigiles), remise en cause des locaux syndicaux et associatifs (menace d'expulsion des organisations dites "non-représentatives") présence permanente de vigiles privés en plus des titulaires de l'administration.

Les convocations et les garde-à-vues sont clairement des tentatives d'intimidation dirigées exclusivement vers les étudiants mobilisés, qui plus est pris au hasard sur les nombreuses personnes présentes. Une nouvelle fois l'administration universitaire et les forces de l'ordre agissent main dans la main pour réprimer les luttes étudiantes. Nous ne nous laisserons pas intimider par cette farce policière !

Au moment où la répression s'abat sur tout les secteurs, nous ne pouvons plus nous contenter de postures défensives : organisons dès maintenant la riposte dans toutes les facs !

Liberté pour tous les gardés à vue ! Arrêt immédiat des poursuites !

Contre la répression : Solidarité avec les syndicalistes et militants associatifs !

Les syndicats CNT, Sud-étudiant et FSE ainsi que la Bibliothèque Alternative de Tolbiac appelent à un rassemblement d'urgence dès 14h cet après-midi pour soutenir nos camarades victimes des pressions policières : commissariat du 14e, 114-116 avenue du Maine, Metro Gaîté (M°13).
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Pïérô » 10 Avr 2010, 11:45

Communiqué et appel à rassemblement pour le mercredi 14 avril :

Rassemblement de soutien aux 6 étudiants syndicalistes gardés à vue
Le comité de mobilisation ainsi que les syndicats SUD Etudiant, CNT et FSE de Paris 1 appellent à se rassembler place du Panthéon (Paris 5e-RER Luxembourg) en face de la présidence de l'université

le mercredi 14 avril à 15h00 après l'AG qui aura lieu à 12h00.

Ce rassemblement aura pour but d'affirmer le soutien des organisations syndicales et de la communauté universitaire aux étudiants gardés à vue suite à une plainte nominative de l'université à leur encontre pour une séquestration imaginaire.


--------------------------------------------------------------------------------

Militants en GAV : communiqué CNT-FTE/ SUD Étudiant

La CNT-FTE et la fédération SUD Etudiant condamnent fermement les convocations, suivies de mise en gardes à vues pour « séquestration », le 1e avril 2010, de six militants syndicalistes et associatifs de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, au commissariat du 14e arrondissement de Paris.

Cette stratégie d'intimidation de la part de l'administration universitaire, en collaboration avec la police, sévit depuis plus d'un an afin de faire taire toute critique et contestation d'ordre politique et syndical. Aujourd'hui, dans le cadre de la LRU, il faut « nettoyer » les universités pour mieux les vendre aux intérêts privés. Ainsi, obtenir des salles ou des amphis pour y tenir débat ou y projeter films et documentaires est devenu impossible pour les organisations les moins dociles. La répartition des locaux syndicaux est remise en cause au nom de leur redistribution selon la « représentativité » électorale de chaque organisation. Même le droit élémentaire d'afficher librement sur les panneaux syndicaux de la faculté est mis à mal. Tout discours critique est muselé.

L'action syndicale par délégation collective a toujours été utilisée pour obtenir satisfaction. Le recours à la justice pénale pour traiter des affaires politiques est un moyen de pression inacceptable : il confirme l'exercice d'une justice de classe quand d'autres se battent pour la justice sociale.

Ces mesures répressives s'inscrivent dans une logique sécuritaire, de flicage et de fichage systématique menée dans tous les secteurs du monde du travail. Ces derniers jours à Paris, dans un contexte toujours plus oppressif, les personnels des crèches People & Baby, en grève, ont été brutalement licenciés. Lors d'une manifestation anti-carcérale, dimanche 28 mars dernier, 110 personnes sur 200 ont été interpellées, devant la prison de la Santé, et placées en garde à vue. Cette semaine, plusieurs piquets de grève de sans-papiers ont été évacués par les forces de l'ordre dans les arrondissements parisiens.

Nous réaffirmons notre détermination à nous battre pour nos libertés politiques et syndicales.



Pétition de soutien : http://lapetition.be/en-ligne/petition-6830.html
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 18 Avr 2010, 15:40

http://www.jussieu-en-lutte.fr/ouvertur ... iotheques/

Les signataires soutiennent la démarche de l'intersyndicale des bibliothèques engagée par sa lettre du 8 avril 2010 à la Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Télécharger la lettre de l'intersyndicale (.pdf)

Paris, le 8 avril 2010
à Madame Valérie PÉCRESSE
Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
21 rue Descartes
75005 PARIS

Madame la Ministre,
Les syndicats des Bibliothèques de l’enseignement supérieur (CFDT, CGT, FO, FSU, UNSA) réunis en intersyndicale souhaitent par ce courrier répondre à votre discours du 17 février 2010 à l’Université de Paris 13, dans lequel vous avez présenté comme axe prioritaire l'élargissement massif des horaires d'ouverture des bibliothèques universitaires, de 65 heures à 84 heures par semaine.
Nous sommes, comme vous, très attachés à un service public de qualité. Nous pensons qu'il faut répondre aux besoins légitimes des étudiants et des chercheurs.
Mais quels sont véritablement les besoins de nos usagers ? Quels services peut-on leur offrir, et dans quelles conditions, en augmentant les horaires d’ouverture à tout prix et aussi vite que possible (dès les vacances de Pâques, deux mois après votre annonce !), avec du personnel non qualifié ?
Une bibliothèque n’est pas simplement un espace chauffé et convivial !
S'agit-il de répondre aux besoins du service public universitaire, ou de pratiquer une stratégie de communication ?
Les horaires de la plupart des BU ont déjà fortement augmenté ces dernières années, et ce en sous- effectifs, et sans création de postes statutaires. Que proposez-vous, Madame la Ministre, pour les personnels en postes qui voient chaque année leurs conditions de travail et de vie personnelle se dégrader ?
La solution que vous préconisez est de recruter des moniteurs étudiants ou de payer des heures supplémentaires aux agents titulaires, et ceci dans des conditions laissées à l'appréciation de chaque président d’université, dans le cadre de la loi d'autonomie (LRU).
Employer des moniteurs-étudiants à la place de personnels statutaires, n’est-ce pas à terme précariser et déqualifier le service public ? Plus que jamais nous défendons la spécificité et la technicité de nos métiers.
Les emplois correspondant aux besoins permanents des BU doivent être occupés par des postes de personnels statutaires (comme le prévoit le code de l'éducation).
Proposer des heures supplémentaires à des personnels sous payés peut apparaître comme une solution à laquelle devront se résoudre des personnels dont le pouvoir d'achat est chaque année rogné (revalorisation indiciaire notoirement insuffisante, gel de l'indemnitaire voire versement inférieur aux taux légaux !). Savez-vous ce que gagne par exemple un magasinier de 1ère classe ? 1290 € par mois au bout de 15 ans de service. Avec une progression de 4 points depuis 2007 ! Et il faudrait venir travailler la nuit et le dimanche ! Si l’on veut proposer aux lecteurs une bibliothèque de qualité avec des personnels motivés, ne faut-il pas d’abord reconnaître et valoriser le travail de ces personnels, c’est-à-dire revaloriser réellement leurs salaires ?
Par ailleurs nous vous rappelons que l'ouverture d’un établissement public le soir et le week-end implique des mesures similaires aux ouvertures en journée et en semaine, notamment en matière de maintenance informatique, de sécurité, de service médical, de restauration, de chauffage, de nettoyage,... Le plan BU induirait-t-il l’ouverture de tous les autres services de l’université le soir et le week-end ?
Il est nécessaire de tenir compte également des moyens de transport fonctionnant le soir et le week-end, notamment pour les bibliothèques situées loin du centre des villes.
Nous constatons, une nouvelle fois, que ces mesures ont été prises de façon autoritaire, sans concertation avec les personnels concernés, ni avec les organisations syndicales de la filière Bibliothèques.
Nous savons que la CPU et l’ADBU ont demandé également des moyens humains.
Pour nous, organisations syndicales, cela signifie des postes statutaires.
L’annonce de nouveaux projets d’extension d’horaires, dans de telles conditions, a déjà provoqué de réelles tensions dans plusieurs établissements. Au SCD de l’Université Lyon 1, notamment, les personnels ont immédiatement réagi au nouveau projet d’extension d’horaires (à 75 heures par semaine, au lieu de 68h30 actuellement à la BU Sciences et 66h à la BU Santé) par une grève le 12 mars et une nouvelle grève aura lieu le 9 avril si ce projet local n’est pas abandonné. Nationalement, l’intersyndicale des bibliothèques soutient la lutte de ces collègues.
Nous vous informons de notre intention d'associer l’ensemble des collègues à cette démarche en reprenant cette lettre sous forme de pétition et demandons à être reçus très rapidement à ce sujet.
Veuillez agréer, Madame la Ministre, l'expression de notre attachement au service public et nos respectueuses salutations.

Pour les organisations CFDT, CGT, FO, FSU, UNSA,

Arlette LEMAIRE Co-secrétaire générale du SNASUB-FSU
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 18 Avr 2010, 19:48

Communiqué des organisations syndicales de Paris 1 CGT, FSE, SNASUB-FSU, SUD étudiant, UNEF pour le retrait de la plainte déposée par l'Université contre des militants étudiants.

La mise en cause judiciaire de militants étudiants suite à une action collective de revendication et la garde à vue qui s'en est suivie pour
6 d'entre eux constitue un précédent grave et inquiétant dans l'histoire de notre université.
Nous insistons sur la disproportion entre les faits incriminés et l'extrême gravité de l'accusation de « séquestration » invoquée dans
la plainte déposée par le Président Colliard. Cette situation créé une vive émotion en particulier au centre PMF et les explications fournies
par le Président dans son communiqué du 2 avril sont loin d'apporter les réponses légitimement attendues par l'ensemble de notre communauté.
Notamment nous dénonçons l'amalgame entre l'occupation des locaux et les tags peints sur les murs de Tolbiac, amalgame qu'ont aussi dénoncé le 8 avril ceux là même qui ont condamné les violences par un vote en Comité Technique Paritaire.
En conséquence, nous demandons à la présidence de l'université Paris 1 le retrait immédiat de la plainte déposée pour séquestration.

CGT, FSE, SNASUB-FSU, SUD étudiant, UNEF.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 07 Mai 2010, 18:25

Lyon 1 : les personnels réclament des postes avant d’ouvrir les bibliothèques plus longtemps

Publié le 7 mai 2010 Par Cecilia Pandolfi

La bibliothèque du campus de la Doua est ouverte 68 h 30 par semaine. Objectif de l’université : passer à 75 heures.

Elargir « massivement » les horaires des bibliothèques universitaires : c’est un des objectifs de Valérie Pécresse annoncé dans son discours du 17 février 2010. Un objectif qui, à l’université Claude-Bernard Lyon 1, s’est heurté à une grève intersyndicale du service commun de documentation, le 9 avril dernier. « Dans les conditions actuelles, ce n’est pas possible d’ouvrir davantage les bibliothèques, il manque déjà une dizaine de postes », a indiqué Éric Tosan, secrétaire départemental de la section Force ouvrière.
Postes statutaires. En septembre dernier, le conseil d’administration de Lyon 1 avait déjà voté cet objectif d’étendre les horaires d’ouverture des bibliothèques dans le cadre du contrat quadriennal à venir, explique François Locher, vice-président ressources humaines. Il était ainsi proposé que la Doua (ouverte actuellement 68 h 30 par semaine) et Rockefeller (66 heures) passent à 75 heures hebdomadaires d’ouverture. Proposition refusée par les personnels en grève, « avant tout bilan sérieux du fonctionnement actuel et des demandes des usagers ». Ils revendiquent la création de postes statutaires « pour répondre aux sous-effectifs et titulariser les contractuels ».
Emplois étudiants. Du côté des étudiants, les élus Inter-Asso maintiennent leur demande d’extension des horaires. Ils proposent de créer des emplois étudiants, d’augmenter le nombre de salles de travail et d’allonger les horaires de celles-ci, qui « peuvent être tenues par un moniteur étudiant sans nécessité de personnel spécialisé ». Après avoir reçu une délégation des personnels le 21 avril, la présidence de l’université a annoncé qu’elle engageait une concertation. Un groupe de travail « devra réfléchir aux conséquences en termes d’organisation », indique François Locher, qui précise que « la réponse aux besoins pourrait être différente selon les secteurs, sciences ou santé »
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Re: L'université en lutte !

Messagede Pïérô » 28 Mai 2010, 15:29

Communiqué intersyndical, et appel à rassemblement le 1er juin :

Education : des créations de postes plutôt que le Grand Emprunt !

Rassemblement à la Sorbonne le 1er juin


Le mardi 1er juin, au moment où le gouvernement annonce la rigueur pour tous les salariés, aggrave la pénurie pour le service public d’enseignement supérieur et de recherche et confirme des suppressions d’emploi dans l’ensemble de la Fonction Publique, Valérie Pécresse présente officiellement l’opération Grand Emprunt, à la Sorbonne.

Le Grand Emprunt n’empêchera pas la rigueur ni les suppressions d’emplois dans la recherche publique et l’enseignement supérieur. La baisse générale des crédits de fonctionnement servira à payer les intérêts du Grand Emprunt. Le Grand Emprunt accélérera le développement d’un inacceptable système universitaire à deux vitesses. Mais même les universités qui bénéficieront des financements du Grand Emprunt seront fragilisées par l’obligation de passer par des partenariats public-privé.

Les organisations signataires appellent les étudiants et les personnels de la recherche et des universités parisiens à se rassembler le mardi 1er juin à 14 heures place de la Sorbonne.

Au moment où des dizaines de milliers de salariés précaires, enseignants, chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs, assurent le fonctionnement des laboratoires et des services, où le gouvernement encourage le développement du Crédit Impôt Recherche et des projets financés par l’ANR, générateurs de précarité, nous rappellerons à la ministre que nous exigeons des créations de postes de fonctionnaires pour permettre la résorption de cette précarité massive. En lieu et place du Grand Emprunt, nous exigeons des emplois et des financements pérennes en quantité suffisante pour l’ensemble des universités et des organismes de recherche.


Signataires : FSU (SNCS- SNESUP- SNEP - SNASUB) - CGT (SNTRS – FERC’Sup) – UNSA (Sup’Recherche-SNPTES) - SGEN-CFDT Recherche EPST – Solidaires (SUD Recherche EPST- SUD Éducation – SUD Étudiant) – CFTC Recherche - SLR – SLU - UNEF.

.

Image


Apéro Géant 1er juin à 14h place de la Sorbonne

Venez nombreux participer à un apéro populaire
Pour soutenir les investissements d'avenir


Valérie Pécresse, ministre de l'ESR, nous invite ce jour-là à 14h30 à la Sorbonne pour "présenter les premiers appels à projets des investissements d'avenir , la méthodologie pour y répondre, et les éléments de calendrier" (voir sur le site du ministère).

Valérie Pécresse sait que la recherche ne peut être faite que par des êtres humains, elle ne saurait nous proposer des projets et des investissements d'avenir inhumains. On a tout lieu d'espérer qu'elle va annoncer des investissements humains , peut-être la création de centaines de postes de chercheurs et d'ingénieurs.

Voilà une bonne façon de prendre à bras le corps le problème de la crise, de parier sur l'avenir en investissant de la meilleure des façons !

Pour fêter cela avec tous ceux qui estiment que les investissements dans les services publics sont une solution d'avenir, nous vous invitons à un apéro géant place de la Sorbonne.

Faites passer autour de vous !


http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article3137
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Mouvement étudiant

Messagede Guitoune » 16 Aoû 2010, 11:29

Salut,
j'entends mes camarad@s étudiant-e-s me dire, qu'un mouvement étudiant est à prévoir des la rentrée au vu des nouvelles lois sur le non cumul des aides...!
Apparemment l'unef serai entrain de préparer une campagne politique sur ce sujet!
Si vous en savez un peu plus????
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Re: Mouvement étudiant

Messagede RickRoll » 16 Aoû 2010, 13:09

Un gros souci est que les étudiant-es devront se battre sur 2 fronts : les retraites et les APL...
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