Mouvement dans l'éducation, à suivre...

Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 23 Nov 2009, 20:07

Revue Classes en luttes spécial grève du 24 novembre dans l’éducation.: http://fr.calameo.com/read/0000627404f0d96fe4a68

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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 13 Déc 2009, 11:01

http://www.vousnousils.fr
Dépêches de l'Education du vendredi 11 décembre 2009

Réforme du lycée: trois lycées partiellement bloqués à Lille

Des élèves ont organisé vendredi des "blocages filtrants" dans trois lycées de l'agglomération lilloise pour protester contre le projet de réforme du lycée, a-t-on appris auprès du rectorat de Lille.
Ces blocages partiels ont affecté les lycées Faidherbe et Montebello de Lille, où les élèves de classes préparatoires ont tout de même eu accès aux cours. Au lycée Beaupré d'Haubourdin, un blocage filtrant a également été mis en place. "Ceux qui veulent vraiment aller en cours y vont", a dit le rectorat.
Deux autres établissements ont été touchés par le mouvement contre la réforme sans être bloqués. Au lycée Van der Meersch de Roubaix, qui a fait l'objet d'une tentative de blocage infructueuse, l'accès a été laissé libre mais il y avait vendredi "très peu d'élèves en cours", selon le rectorat.
Peu d'élèves étaient présents au lycée Marguerite de Flandre, à Gondecourt, où une assemblée générale a pourtant voté contre le blocage.
Le projet gouvernemental de réforme du lycée prévoit une revalorisation des filières technologique et littéraire, généralise le soutien et rend l'orientation "réversible". La réforme doit aussi rendre optionnelle l'histoire-géographie en terminale S, recentrée sur les sciences.

............................................................................................................................................

Réforme du lycée: nombreux blocages maintenus au Pays basque

Les lycéens continuaient de bloquer de nombreux établissements vendredi dans les principales villes de la côte basque, au lendemain d'une manifestation contre la réforme du lycée qui a réuni quelque 1.500 jeunes jeudi dans les rues de Bayonne.
Les grands lycées de la région, à Bayonne, Anglet, Biarritz comme à Saint-Jean-de-Luz restaient largement bloqués par les élèves vendredi matin, selon les directions de ces établissement contactées par l'AFP.
C'est le cas des lycées technologiques Louis de Foix à Bayonne et Cantau à Anglet, dont les élèves ont été parmi les premiers dans la région à entreprendre des actions de protestation contre la réforme annoncée par le ministre de l'Education nationale Luc Chatel.
Au lycée Malraux, à Biarritz, le proviseur a tenté de s'opposer au blocage à l'entrée de l'établissement, mais n'a pu obtenir que le passage "d'environ 150 à 200 lycéens, soit un tiers de l'effectif", dans une atmosphère "très lourde", selon le compte rendu d'un membre de la direction.
La situation de blocage restait sans changement par rapport à la veille dans les lycées René Cassin et Paul Bert à Bayonne et au lycée Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz.
Selon une étudiante du lycée Louis de Foix de Bayonne, membre d'une "coordination improvisée" entre les "lycéens en lutte" des établissements de la région, les lycéens devaient organiser des votes pour décider de la suite éventuelle des blocages la semaine prochaine.
Un premier projet, l'an dernier, avait finalement été écarté, en raison de la mobilisation lycéenne.
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 13 Déc 2009, 17:21

http://pascettereformdeslycees.org/

Monsieur le Ministre,
Votre projet de réforme est inacceptable.

Il constitue une réforme globale du second degré à travers les modifications du décret EPLE qui concerne également le collège.

Il se traduit par :
- un accroissement dangereux de l’autonomie des établissements et des prérogatives des chefs d’établissements. Ainsi serait confié à la gestion locale près d’un tiers de l’horaire professeur au risque de conduire au développement des inégalités et à la concurrence entre les disciplines, voire entre les établissements ;
- un « accompagnement personnalisé » des lycéens installé au détriment des horaires disciplinaires dispensés aux élèves et qui ne répond pas à leur demande légitime ;
- une dénaturation de l’enseignement disciplinaire, en particulier pour les disciplines qui sont cantonnées en seconde dans les enseignements d’exploration réduits à 1h30 ;
- la mise en place d’un tronc commun en classe de première qui ne répond en rien à de réelles possibilités de changement de parcours pour les élèves, mais qui permettrait l’augmentation des effectifs dans les classes et la poursuite des suppressions de postes ;
une extension des missions des enseignants bien au-delà de leurs responsabilités, en premier lieu sur l'orientation et une remise en cause des missions des conseillers d’orientation psychologues.
Il n’apporte aucune réponse à la demande unanime d’amélioration des conditions de travail des personnels et des conditions d’étude des élèves.
Pourtant, le lycée doit être amélioré et personne ne peut se résoudre à la persistance de l’échec d’un nombre important de jeunes, en particulier en classe de seconde.

Nous vous demandons solennellement de renoncer à ce projet, de reprendre les discussions sur d’autres bases, et de poursuivre celles sur les séries STI - STL.
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 22 Déc 2009, 00:14

La direction de l'Afpa a concocté un plan stratégique qui ressemble à une notice de démantèlement. Celui-ci a été diffusé aux salarié sur l'intranet de l'Association. Tout y est :
- mobilité généralisée, professionnelle et géographique
- économies
- productivité accrue, politique du chiffre (d'affaires)
- non replacement systématique des départs
- gel des recrutement de CDD
- encadrement réduits sur le terrain
- reprise en main par un pouvoir central plus fort, relayé par 5 grandes régions chapeautant les régions administratives
- menace de plan de licenciement si les objectifs ne sont pas atteint

Si cela n'est pas du management pas le stress, c'est quand même rudement bien imité

Par ailleurs, le départ de la majorité des personnels des services d'orientation vers Pôle Emploi sera effectif avant le second semestre 2010.

Les syndicats CGT, CFDT et SUD FPA répondent au voeux destructifs de la direction par un appel à la grève le 22 décembre 2010. J'attends davantage de précision sur les actions de mardi.

Accéder à la formation devient de plus en plus difficile dès lors que l'on ne fait pas parti des publics prioritaires. Le cercle des personnes pouvant
bénéficier de financement pour se former continue à se restreindre.
Bientôt pour tous ce sera comme pour Gérard. Oui Gérard, c'est le nom qu'ils ont donné au type qui tape à la porte de la Caisse d'Epargne pour pouvoir se former. C'est comme ça que ça se passe dans la pub entendu l'autre matin sur France Inter. Ils sont formidables à la Caisse d'Epargne, et pourquoi pas le slogan : Formation Professionnelle, les stagiaires vont être les premiers à banquer !
C'est déjà la situation d'un certain nombre de stagiaires qui paient partiellement ou totalement leur formation.

Les salariés des centre Afpa du Vigeant et de Châtellerault prendront part au mouvement de mardi.
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Des stages pour les prof's !

Messagede sebiseb » 29 Déc 2009, 14:11

La députée Françoise Guégot a proposé d'envoyer les prof's en stage ;
http://www.rue89.com/2009/12/28/faut-il ... ise-131505

Je propose que l'on instaure également, ce genre de stage obligatoire pour les députés. Et par soucis d'économie, qu'ils soient astreint à remplacer les enseignants malades ou en stage, juste pour se rendre compte de l'ineptie de leurs décisions en général :)
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Pïérô » 11 Jan 2010, 22:03

d'Alternative Libertaire Alsace :

De la maternelle à l’université : à l’école du capitalisme


On croyait le gouvernement Sarkozy-Fillon-Chatel lessivé, usé, dépassé après 2 ans et demi de bons et loyaux services envers le patronat, à coup de destructions des conquêtes sociales, d’acharnement sur les classes populaires, « violentes et dangereuses » selon lui ; mais toujours plus haut, plus fort et plus vite, il enchaîne avec le passage en force de la contre-réforme du lycée, la suppression de plus de 5 200 postes d’enseignants de collège et lycée, s’ajoutant au 45 000 postes supprimés depuis 2003 (plus de 10% des profs !)… enfin bref tout ce qu’il faut pour accélérer la privatisation de l’enseignement !

L’Etat met le feu aux bahuts

Après une forte mobilisation lycéenne en 2008, qui a rassemblé plus de 150 000 personnes le 18 décembre, la « réforme » du lycée semble entrer en vigueur cette année sans trop d’opposition.

Ce projet gouvernemental, sur le papier, se veut exigeant avec la qualité de l’enseignement et prétend améliorer le niveau des élèves français, en comparaison avec les élèves d’autres pays dits « concurrents ».

Mais dans la réalité, le nombre d’heures d’enseignement diminue (de 2 heures sur les enseignements communs dès la seconde, sans compter les autres matières) et, naturellement, le programme reste le même : on impose donc un modèle de bachotage, une sorte de « marche ou crêve » pédagogique, au détriment d’un travail plus épanouissant qui laisserait le temps et les moyens de développer des visions plus critiques du savoir. Loin de faire progresser le niveau général, cette contre-réforme ne vise qu’à augmenter la sélection et réserver la réussite au lycée une l’élite.

La spécialisation du cycle terminal augmente, enfermant les élèves dans des filières. La spécialisation de chaque bac limitera d’autant les possibilités réelles de choix d’orientation dans l’enseignement supérieur, les étudiants et étudiantes arrivant à l’université seront encore davantage triés, classés, marqués.

L’université de Son Excellence

Dans la même perspective, les mobilisations des étudiants et étudiantes contre la LRU depuis 2007 ont mis en lumière la casse de l’éducation supérieure entreprise par le gouvernement. Cette LRU est le cheval de Troie qui permettra au patronat de prendre en main les formations universitaires : un programme argent contre main d’œuvre qui correspond à la politique européenne entamée par le processus de Bologne. Le but est le même partout en Europe, des universités à deux vitesses : les unes pôles d’excellence avec des frais d’inscriptions très élevés pour l’élite, les autres, petites universités sans renommées ni financement pour le bas peuple. Après plus d’un siècle d’école étatique, spécialisée dans le bourrage de crâne patriotique, fournissant la chair à canon, on passe à une école fournissant la chair à patron.

Grande braderie de l’Education Nationale

Tous ces projets semblent basés sur une logique économique : l’éducation coûterait trop cher, il faudrait réduire les coûts. Mais, loin d’être une catastrophe naturelle aussi inévitable qu’un tremblement de terre, cette politique éducative vise à détériorer l’enseignement public, pour pouvoir le privatiser.

La méthode est simple :

. inciter les familles aisées à inscrire leurs enfants dans le privé, grâce aux différentes mesures qui dégradent l’éducation publique

. suppression massive de postes pour alourdir les classes des établissements publics

. recrutement massif de profs pour alléger les classes des établissements privés (1260 postes au concours en 2010 contre 569 en 2009), mais payés par l’Etat.

. loi Carle votée le 29 septembre 2009 qui oblige les maires à financer les écoles privées, même à l’extérieur de leur commune.

Les intérimaires de l’enseignement

De la même façon, le projet de masterisation de la formation des enseignants permettra de former un grand nombre d’étudiants et d’étudiantes aux métiers de l’enseignement… sans les recruter ! La fin en est de fournir un stock de profs qui n’ont pas réussi le concours, disponibles pour de petits boulots précaires. L’Etat peut ainsi supprimer encore plus de fonctionnaires, recruter des contractuels plus dociles et plus flexibles… C’est naturellement l’éducation privée qui sortira gagnante de cette politique devenant un secteur rentable, alors que les jeunes des classes populaires auront de plus en plus de mal à accéder à enseignement de qualité.

Lutte pour les classes

Comme l’année dernière, seule une mobilisation unitaire peut faire reculer ce gouvernement arrogant. Aux lycéens et aux lycéennes, aux étudiants et aux étudiantes de prendre en main la lutte contre ce projet de privatisation et pour la réappropriation de leur enseignement, en lien avec les personnels de l’éducation, de créer des comités d’action, pour sortir de la logique de certains syndicats, qui ne mobilisent qu’avec des visées électoralistes.

Ce n’est qu’en prenant nous même en main le système éducatif que nous pourrons en faire un outil d’émancipation pour l’ensemble de la population. Pour cela, il faut se réapproprier nos lieux d’apprentissage, et commencer par refuser l’offensive qui vise à les détériorer et les privatiser !

Tous et toutes en grève jeudi 21 janvier !

A Bischheim, Illkirch ou Schilick… l’énergie de nos lycées déjà privatisée !

Sous prétexte d’écologie et d’économie, la région Alsace a déjà confié l’alimentation énergétique et sa gestion pour 14 lycées à une société privée. Prétendant le secteur privé forcément plus écolo, la région a dépouillé les personnels techniques de l’Education Nationale de l’une de leurs missions. Il faut pourtant rappeler que le but d’une entreprise est de faire du profit, donc de vendre plus cher que le coût de revient, ce qui obligera les lycées à payer au final leur énergie plus cher que si elle était restée publique.

A l’école des libertaires

Depuis un siècle et demi, les libertaires développent l’idée de lycées polyvalents, sans hiérarchie entre enseignement manuel et intellectuel, sans compétition entre les différents lycéens et lycéennes. Des expérimentations en lycée de ce type existent depuis longtemps, comme au lycée expérimental de St-Nazaire ou au lycée autogéré de Paris.

Dans le supérieur, des expériences de cours alternatifs ont eu lieu lors du mouvement de 2009. Ces cours, à l’image de l’expérience de l’université de Vincennes, déconstruisent les rapports d’autorité, avec une posture de recherche critique, ouverte et innovatrice.

AL Alsace
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Pïérô » 15 Jan 2010, 20:08

Tract de SUD Éducation

Tous en grève le 21 janvier !

Pour organiser la défense de l’école publique et laïque et refuser des contre-réformes toujours plus régressives

La casse du métier et la disparition de la formation professionnelle

La « masterisation » est un recul historique dans le système éducatif français : disparition des IUFM et masters vidés de tout volet pédagogique ou didactique, allongement des études universitaires (dont aucune étude n’a montré la nécessité) non payées, au détriment des étudiants socialement les moins favorisés.

Cette réforme constitue un pas de plus dans la déstructuration de la Fonction Publique d’État et du statut de fonctionnaire. Après la loi de 2005 qui autorise le recrutement de contractuels sur des emplois permanents, elle prépare un vivier important de personnes ayant un haut niveau de diplôme universitaire (master), se destinant à l’enseignement, recalées aux concours de recrutement mais employables comme précaires. Cette réforme n’est pas négociable, nous devons exiger son retrait.


Le lycée à l’heure libérale

Par un accroissement dangereux de l’autonomie des établissements et des prérogatives des chefs d’établissements, le gouvernement veut clairement rentabiliser le travail des enseignants : alourdissement du nombre de classes et des effectifs à prendre en charge, mise au pas de la profession avec la création d’une hiérarchie intermédiaire de professeurs (conseil pédagogique). La multiplication des tâches intégrées au service (aide) ou effectuées en heures sup. (tutorat, orientation) est inacceptable quand le ministère ne cache plus sa volonté d’en finir avec les COP (conseillers d’orientation psychologues) et un service public d’orientation propre à l’Éducation.

Dans le même temps la qualité des enseignements est bradée : ponctions horaires globales importantes, suppressions des dédoublements sous couvert d’une aide « fourre-tout » pour les élèves, et d’une globalisation d’une part importante des horaires. Cette mise en concurrence des disciplines conduira à des choix très inégalitaires suivant les établissements et leurs publics. Dans ces conditions on peut même s’interroger sur le maintien du bac comme 1er grade universitaire.

Ce projet renforcera le développement d’un lycée à plusieurs vitesses et aggravera la reproduction des inégalités sociales.

SUD éducation ne se retrouve en rien dans cette vision d’un lycée pour chacun au détriment du droit à l’éducation pour tous. SUD éducation n’a jamais pris part aux négociations en vue de cette réforme et déplore que certains syndicats la soutiennent au nom d’un progrès « pédagogique » ou d’une « autonomie » imaginaires, tout en se plaignant des suppressions de postes que cette réforme ne va faire qu’aggraver !


L’école en miettes

Le retour à une conception mécaniste des apprentissages imposé par Darcos a été dénoncé par l’ensemble du monde éducatif, par la majorité des chercheurs. Aujourd’hui la tendance est à l’externalisation de toute difficulté scolaire ou d’apprentissage. L’Etat se désengage de ses missions, déléguant hors de l’école ce qu’elle devrait assurer pour tous. Il en va ainsi de la casse des RASED et leur remplacement par un soutien individualisé en dehors de l’horaire scolaire ou pendant les vacances. Dans le même temps, le marché du « rattrapage scolaire » explose. Ces mesures constituent un handicap supplémentaire pour les élèves des milieux populaires et le gouvernement qui prend ces décisions n’ignore rien de ces conséquences.

Ajoutons à cela le pilotage par l’évaluation qui fait peser une menace lourde sur le système éducatif, en instaurant un outil de mesure des résultats qui va permettre une concurrence entre les écoles, et à terme, avec la disparition de la carte scolaire, la transformation de l’école en un vaste marché.


Suppressions de postes pour tous

Le dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite constitue un véritable démantèlement des services publics. Depuis 2007, cette politique a supprimé 100 000 emplois dans la seule fonction publique d’Etat, politique aggravée par la remise en cause des statuts et le blocage des salaires. Cette année encore, 13 500 postes doivent être supprimés dans l’enseignement public. Tous les niveaux et tous les services sont visés. Dans les services administratifs (inspection académique, rectorat, université) la détérioration des conditions de travail est à son comble et de nouvelles suppressions sont prévues. Dans les classes de tous les niveaux les effectifs augmentent, les dédoublements de classes se font toujours plus rares, les possibilités de travail en petit groupe disparaissent. En mettant les personnels en rivalité, les nouvelles évaluations basées sur l’entretien individuel renforcent le pouvoir des petits chefs. La concurrence et la gestion managériale s’attaquent à tous les niveaux : les établissements classés en fonction de leurs performances, les personnels recrutés sur profil, la suppression de la carte scolaire.

Face à la politique du gouvernement et aux idées de ceux qui le soutiennent, c’est toute l’école publique et laïque qui est en danger quand dans le même temps l’enseignement privé voit plus que doubler le nombre de postes à ses concours.

À travers les « adaptations » aux budgets de rigueur, ce sont les contours d’une École toujours plus inégalitaire qui se dessinent. Aussi, nous voulons combattre les suppressions de postes parce que nous refusons l’école promue par Sarkozy, Fillon, Darcos, Précresse, Châtel, et leurs amis du Medef.

. Contre les suppressions de postes, pour l’augmentation des recrutements aux concours.
. Pour l’arrêt des recrutements de salariés précaires et la titularisation sans condition de ceux déjà en place.
. Pour le retrait des décrets sur la formation des enseignants et une véritable formation professionnelle avec recrutement par concours après la licence sous statut de fonctionnaire stagiaire.
. Pour le maintien et le développement des RASED et la réaffirmation de leurs missions.
. Contre le recours massif aux heures supplémentaires.
. Contre l’école sécuritaire de la généralisation de la vidéosurveillance et des Équipes Mobiles de Sécurité, pour la suppression de Base-Elèves et des fichiers informatisés et centralisés concernant les élèves et les personnels.
. Contre les expulsions de jeunes sans-papiers scolarisés.
. Pour le retrait du texte sur la réforme des lycées.
. Pour la défense de l’École laïque et l’abrogation de la loi Carle.

SUD éducation appelle l’ensemble des personnels [1] à la grève, le jeudi 21 janvier 2010

Cette grève nationale dans l’éducation, et dans toute la fonction publique, appelée en commun avec la FSU et la CGT, doit permettre d’organiser un véritable rapport de force, seul moyen de contraindre le gouvernement à retirer ses réformes. SUD éducation appelle les personnels à tenir des Assemblées Générales le 21 janvier afin d’organiser collectivement la suite du mouvement. Pour Sud Éducation, on ne pourra faire l’économie d’une grève prolongée jusqu’à satisfaction des revendications. Les grèves d’un jour ont montré leur inefficacité. La reconduction de la grève doit être débattue, ainsi que la construction d’un véritable rapport de force au niveau interprofessionnel



[1] enseignants et chercheurs, IATOSS et personnels éducatifs, titulaires ou précaires, de droit public ou de droit privé

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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Pïérô » 19 Jan 2010, 01:42

.
Tract d'Alternative Libertaire :

Fonction publique, services publics, Education
En 2010 : lutter plus pour gagner plus

On ne compte plus les attaques ou projets d’attaques contre le service public et ses salarié-e-s : suppressions de postes, attaques contre les statuts (RGPP, loi de mobilité), restructurations ( RéATE), etc. Toutes ces attaques participent d’un projet de société capitaliste indifférent aux besoins de la population.

Sarkozy veut toujours moins de services publics pour financer les cadeaux fiscaux aux patrons et pour éponger les dettes des banques. Mais il a aussi pour but de substituer les entreprises privées aux services publics et d’offrir aux patrons de nouveaux et juteux marchés. Il s’agit aussi de tout faire fonctionner sur le modèle de l’entreprise capitaliste : casser les droits et statuts assimilés à des « rigidités » et introduire de plus en plus de précarité pour disposer d’une main-d’œuvre corvéable à merci.

L’éducation, un secteur significatif

Le gouvernement cherche à asphyxier l’école publique : plus de 40000 postes supprimés ces deux dernières années, financement accru du privé et multiplication par deux des recrutement de l’enseignement privé ! La réforme du lycée vise à faire travailler toujours plus les personnels, en officialisant la concurrence de tous contre tous, l’autoritarisme des chefs d’établissements-managers, et les inégalités entre lycées. La mastérisation vise la fin de toute formation professionnelle pour les enseignant-e-s et la disparition à terme des profs fonctionnaires au profit du « tous précaires ». Il en va de même pour la loi d’autonomie des universités. Le gouvernement veut casser l’école publique et ce qu’elle peut (imparfaitement) avoir d’égalitaire et d’émancipateur, pour en faire une simple entreprise, et pour faire du savoir une simple marchandise.

Construire le rapport de force, par la grève reconductible à la base

Cette politique est très contestée, mais dans l’éparpillement. Beaucoup de secteurs se sont mobilisés ces derniers mois dans le public (poste, culture, territoriaux, hospitaliers, éducation …) comme dans le privé (industrie, dockers, grèves de sans-papiers). Ce qui manque c’est un véritable mouvement de confrontation, inscrit dans la durée. Un mouvement dont la colonne vertébrale ne pourrait être qu’une grève reconductible. C’est en nous organisant sur notre lieu de travail et en agissant tous ensemble, en nous fédérant, en associant partout les usager-e-s dans les quartiers, que nous ferons bouger les choses. Les centrales syndicales n’ont pas montré leur volonté d’organiser une telle épreuve de force. De ces directions confédérales qui ne font qu’entériner les régressions nous n’avons rien à attendre. L’unité syndicale du 21 janvier, restreinte aux syndicats plus « combatifs », peut cependant entraîner des salarié-e-s dans l’action et être un atout pour la suite.

L’espoir doit renaître !

Les journées de janvier et mars 2009 ont rassemblé des millions de salariés du public et du privé. Il y a en ce moment même une combativité très forte dans certains endroits. Il y a donc toujours de la matière pour construire un mouvement d’ensemble. Militant-e-s communistes libertaires et syndicalistes révolutionnaires, nous pensons qu’il faut s’attaquer directement à la domination du capital, c’est-à-dire à la propriété privée des moyens de production, en ayant comme boussole l’autogestion communiste de l’outil de production et de la société par celles et ceux qui produisent les richesses : les travailleuses et travailleurs !



Listes des Manifestations dans votre ville

(Source : CRC, http://lecrc.forumactif.fr/organisation ... .htm#48050 )

Agen (47) 14h Place de la Préfecture Ajaccio (2A) 10h Préfecture Albi (81) 14h Place du Vigan Amiens (80) 10h Lycée Robert de Luzarches (Lycéens) Amiens (80) 14h Hôtel de Ville Angoulême (16) 10h Place de la Gare Annecy (74) 14h30 Préfecture Auch (32) 10h Escaliers d’Etigny Auxerre (89) 10h30 Maison des Syndicats Avignon (84) 10h Cité Administrative (Cours Jean Jaurès) Bar-le-Duc (55) 14h30 Préfecture Bayonne (64) 10h30 Place Sainte-Ursule Besançon (25) 14h Place de la Révolution Béthune (62) 10h15 Sous-Préfecture Bordeaux (33) 11h Place de la République Boulogne-sur-Mer (62) 10h15 Sous-Préfecture Bourg-en-Bresse (01) 14h30 Champ de Foire Bourges (18) 11h Place Séraucourt Brest (29) 10h30 Place de la Liberté Caen (14) 11h Place du Théâtre Cahors (46) 10h Place Charles de Gaulle Castres (81) 10h Lycée Borde Basse Chambéry (73) 14h Place de la Sasson Charleville-Mézières (08) 10h Place Ducale Chartres (28) 14h30 Place des Halles Châteauroux (36) 10h Place de la République Chaumont (52) 14h Marché Couvert Cherbourg (50) 10h30 Place de la Mairie Clermont-Ferrand (63) 10h Place Delille Dieppe (76) 10h30 Sous-Préfecture Dijon (21) 16h30 Place du Bareuzai Dôle (39) 10h Place Barberousse Épinal (88) 11h Préfecture Évreux (27) 14h30 Préfecture Foix (09) 14h Allées de Villote Gap (05) 10h Cité Desmichels (Inspection Académique pour l’éducation, convergence au rond point du Cèdre) Grenoble (38) 14h Gare SNCF Guéret (23) 9h Centre de Gestion de la Fonction publique territoriale de la Creuse La Rochelle (17) 11h Préfecture La-Roche-sur-Yon (85) 14h Préfecture Laon (02) 10h Cité Administrative Le Havre (76) 10h30 Cercle Franklin Le Mans (72) 10h30 Maison des Syndicats Le-Puy-en-Velay (43) 11h Conseil Général Lens (62) 10h15 Sous-Préfecture Lille (59) 14h30 Porte de Paris Lons-le-Saunier (39) 14h30 Place de la Liberté Lorient (56) 11h Sous-Préfecture Lyon (69) 10h30 Place Jean Macé (Lyon 7) Mâcon (71) 16h Cité Administrative Marseille (13) 10h30 Inspection Académique Mende (48) 11h La Chicanette Metz (57) 14h Place de la Gare Mont-de-Marsan (40) 10h Place de la Caserne Bosquet (Maison des Syndicats) Montauban (82) 14h30 Place des Fontaines Montpellier (34) 14h30 Le Peyrou Morlaix (29) 10h30 Sous-Préfecture Moulins (03) 15h Conseil Général Mulhouse (68) 16h Place de la Réunion Nancy (54) 14h30 Place Dombasle Nantes (44) 10h30 Préfecture Nevers (58) 15h Préfecture Nice (06) 9h Place Masséna Nîmes (30) 14h30 Maison Carrée Niort (79) 11h30 Place de la Brèche (11h Inspection Académique pour l’Éducation, pour rejoindre la manif) Orléans (45) 10h30 Place du Martroi Paris (75) 14h30 Place de la République Pau (64) 11h Complexe de la République Périgueux (24) 11h30 Bourse du Travail (?) Perpignan (66) 10h Place de la Victoire Poitiers (86) 11h30 Préfecture Quimper (29) 10h30 Préfecture (Place de la Résistance) Rennes (35) 11h Préfecture Rouen (76) 10h30 Cours Clémenceau Saint-Amand (18) 11h Devant l’Hôpital Saint-Brieuc (22) 10h30 Place du Robien Saint-Étienne (42) 10h30 Bourse Saint-Nazaire (44) 10h Place de la Gare Saintes (17) 11h Sous-Préfecture Toulon (83) 10h30 Place de la Liberté Toulouse (31) 14h Place du Capitole Tours (37) 10h30 Place Jean Jaurès Valence (26) 14h30 Champ de Mars Vannes (56) 11h Préfecture Vesoul (70) 10h Place Edwige Feuillères Vierzon (18) 11h Forum République
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Tuxanar » 19 Jan 2010, 11:56

Un message du SNE de Montepellier sur la nouvelle formation des maîtres (c'est assez technique) :


Montpellier le 14 janvier 2010
*Formation des maîtres : une décision hallucinante !*


Chèr(e) collègue,

Décidemment, le ministère ne sait plus qu’inventer pour supprimer des
postes.
Dernières « victimes » de sa politique, la formation des stagiaires,
les stagiaires lauréats des concours eux-mêmes, et les élèves.
On se souvient que le ministère avait imposé, contre l’avis de tous,
d’augmenter de 8 à 12 h la durée hebdomadaire du service en
responsabilité des stagiaires du 2nd degré reçus à un concours de
recrutement (Capes, agrégation, Caplp, professeurs d’EPS). Décision
déjà particulièrement grave car elle amputait très lourdement la
formation pédagogique des stagiaires.
Mais qui ne lui suffisait pas pour atteindre les 3000 et quelques
suppressions de postes décidées au budget.

Lors du dernier CTPA, le rectorat de Montpellier a présenté le
dispositif qu’il a retenu dans notre académie pour appliquer la
dernière « invention » du ministère : les stages « massés », celui-ci
laissant le soin à chaque rectorat de l’appliquer techniquement sur le
terrain.
La très grande majorité des académies (toutes ?) adoptent des
dispositifs comparables.

A la rentrée, les stagiaires reçus aux concours de recrutement du 2nd
degré seront affectés sur un poste « normal » (de 18h) « pas trop
éloigné » d’un des 3 sites IUFM, qui serait pris sur l’ensemble des
postes disponibles pour le mouvement intra-académique (rappelons que
les stagiaires étaient, jusqu’ici, affectés sur des supports de 8h
créés spécifiquement pour eux).
Jusqu’à la Toussaint, les stagiaires seront en responsabilité dans
leurs classes, pour un service de 18h, en présence de leur tuteur.
Durant ces 6 semaines, le tuteur sera remplacé dans ses propres
classes, par un TZR s’il reste des TZR disponibles, ou par un
contractuel.
De la Toussaint au mois de février, chaque stagiaire assurera seul son
service de 18h.
En février, il suivra une formation pédagogique de 5 ou 6 semaines
(Iufm, université … ? Le rectorat lancera un appel d’offre pour
choisir « l’opérateur » chargé d’assurer cette formation).
Il sera alors remplacé dans ses classes par … un étudiant en M2,
admissible au concours de recrutement et volontaire dans le cadre des
stages « 108 heures ».
Puis, jusqu’à la fin de l’année, le stagiaire assurera seul son
service de 18h dans ses classes.
Enfin pour étoffer un dispositif dont il semble mesurer la légèreté
pédagogique, le rectorat va demander aux établissements de prévoir une
journée « sans cours » dans l’emploi du temps des stagiaires - qui
reste de 18h - afin qu’ils puissent suivre ce jour-là des formations
pédagogiques.

Incroyable … mais vrai ! A quelques aménagements éventuels près, c’est
bien là le dispositif retenu pour « former » les futurs professeurs !

Est-il besoin de longs commentaires ? On imagine sans peine ce que
sera la première année de ces collègues débutant dans le métier quand
on connaît les difficultés rencontrés par les actuels stagiaires qui
ont un service de 8h en responsabilité, les problèmes innombrables
auxquelles ils vont être confrontés, les risques que ce dispositif
leur fait courir, la faiblesse de leur formation professionnelle, les
difficultés pour préparer leurs cours, gérer leurs classes …
Quant aux élèves, 30000 au moins d’entre eux (250 stagiaires, 4 ou 5
classes de 30 élèves chacun) changeront plusieurs fois de professeurs,
avec pour l’essentiel un stagiaire et … un étudiant. Les tuteurs
prendront leurs classes … à la Toussaint. Les mutations seront
amputées de 250 postes !

Que le ministère puisse concocter une telle usine à gaz montre à la
fois l’ignorance et le mépris dans lequel il tient notre profession,
ainsi que
l’importance réelle que le gouvernement attache à l’intérêt des élèves
et à la qualité de
l’enseignement.

C’est une nouvelle pièce qui vient s’ajouter à l’ensemble des
décisions, projets et réformes (lycées, charge de travail en collège,
décret Eple, formation des maîtres, droit à mutation, évaluation des
personnels …) mis en place par le ministère pour supprimer des
dizaines de milliers de postes (plus de 60000 depuis 2003) et tenter
d’imposer des transformations radicales de notre système éducatif, la
remise en cause de ses missions et de notre métier (se reporter à
l’US, au dernier numéro de Montpellier-Snes).

Les stages massés permettent de combiner les stages en responsabilités pour
les admissibles (108h = 6 semaines) et pendant ce temps de libérer les
stagiaires pendant 12 semaines (1/3 de l'année). Donc pour un stagiaire en
poste, deux étudiants admissibles.
Pas mal calculé et surtout cela permet de se confectionner un vivier de
contractuel, vacataire, corvéable à souhait pendant deux trois ans," bien"
formé (du moins qualifié) avant la disparition des concours.
Alors mieux vaut tard que jamais mais l'indignation n'est pas
suffisante. Il
faut aller au-delà des mots et poser des actes, de vrais actes ensemble
enfin.

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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 23 Jan 2010, 13:19

Pétition en soutien à Gilles Lehmann et aux profs désobéisseurs


URL Courte : http://6076.lapetition.be/
Un enseignant suspendu en Haute-Vienne pour résistance aux évaluations nationales !
Un enseignant de Haute-Vienne, Gilles Lehmann, s'est vu signifier lundi 18 janvier par son Inspection académique une suspension immédiate de ses fonctions pour avoir annoncé qu'il ne respecterait pas totalement le protocole de passation des évaluations nationales CM2 et n'en ferait pas remonter les résultats.

Il est convoqué le 22 janvier dans le cadre d'une procédure disciplinaire intentée à son encontre.

Une telle suspension immédiate n'intervient habituellement qu’après une CAPD disciplinaire, appliquée en cas de procédure d'urgence, quand les enfants sont en danger.

Nous dénonçons cette décision autoritaire.

Nous exigeons le rétablissement immédiat de Gilles Lehmann dans ses fonctions et demandons au ministre Luc Chatel d'intervenir pour que cesse cette chasse grotesque aux enseignants-désobéisseurs qui ont par ailleurs le soutien de la principale fédération de parents d'élèves.

Cette pétition vise à soutenir Gilles et à protester contre les sanctions qu'il encourt. Elle apporte aussi son soutien à tous les désobéisseurs.
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 06 Fév 2010, 19:20

Le personnel de la clinique dans la rue

| Réagir L.M. | 29.01.2010, 07h00

Au cri de « personnel bradé, indemnités au rabais », une centaine de salariés de la MGEN (Mutuelle générale de l’Education nationale) ont défilé hier après-midi dans les rues du parc de Maisons-Laffitte. Ils entendaient manifester leur colère après l’annonce de 94 suppressions d’emplois dans le cadre de la fermeture, le 31 mars prochain, de la clinique de l’Hôtel-Royal (61 lits) située à Maisons-Laffitte.

« L’établissement a été volontairement coulé. C’est du gâchis pur et simple », lâche Annie, une infirmière, imitée par un médecin qui évoque un « massacre ».

Des voeux sous haute tension

A 14 h 30, le cortège arrive au pavillon Talma, un centre de soins de suite également géré par la MGEN, où la direction présente ses voeux. Sous haute tension. Un salarié lit une lettre de revendication. Selon lui, les primes de licenciement et les mesures sont « insuffisantes » pour le personnel. Il ajoute que de nombreux patients ont signé une pétition de soutien. Applaudissements nourris. Au nom de la direction de la mutuelle, Marc Tranchat parle d’un plan « prévisible depuis 2007 ». « Nous sommes victimes de la restructuration des soins de la part de l’Etat, mais assumons nos responsabilités et pouvons reclasser 80 personnes », affirme-t-il. Refusant d’entendre la suite, le personnel quitte la réunion avant de revenir après une pause. La direction, qui a signé hier matin avec trois organisations syndicales sur quatre un accord de méthode, réamorce le dialogue. Mais à l’issue de ce rendez-vous, vers 16 heures, les inquiétudes des salariés ne sont pas levées. Quelques infirmières pleurent.
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Pïérô » 11 Fév 2010, 17:31

Depuis mardi 2 février, des écoles, collèges et lycées sont en grève dans le 93, contre les suppressions de postes et les réformes régressives imposées par le gouvernement.
Au soir du 9 février ont été totalisés 58 établissements en grève.
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede sebiseb » 13 Fév 2010, 11:28

L'Assemblée Générale du 11 février à lancé un appel à la manifestation pour mardi 16 [RDV 14H - Paris-Odéon] : http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2812 ;
  • Je vais essayer d'y aller,
  • Appel relayé dans l'agenda.
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 13 Fév 2010, 15:44

COMMUNIQUE DE PRESSE

L'assemblée générale des grévistes du Jeudi 11 février 2010 a réunie à la Bourse du Travail à Paris, après la manifestation, environ 300 personnes. Étaient représentés: 75 établissements présents dont 63 en grève: 2 écoles, 29 collèges, 26 lycées, 6 CIO. La journée de grève et la manifestation a été réussie: 1500 à 2000 manifestants dans le cortège de l’après-midi pour aller au ministère de l'éducation nationale protester contre les 16 500 suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine.


Appel de l'assemblée générale des grévistes

L'AG des grévistes, réunie à la bourse du travail de Paris après la manifestation devant le ministère jeudi 11 février 2010 qui a réuni près de 2000 personnes, appelle à faire du mardi 16 février une journée de grève.

L'AG appelle à étendre la grève le matin dans chaque établissement, dans chaque ville et à se retrouver M°Odéon, à 14h00, à Paris, pour manifester.

Elle appelle également à une autre journée de grève la plus large possible le jeudi 18 février.

L'appel de l'assemblée générale des grévistes à faire grève et à manifester le mardi 16 février -rendez-vous à Odéon à 14h00- est soutenu par les organisations syndicales de l'éducation : SNES Créteil, la CGT, SUD et la CNT.


Revendications
Texte voté à l’unanimité
AG des grévistes
NOS REVENDICATIONS

Oui à l’embauche massive de personnels enseignants et agents dans l’Education Nationale. Non à la suppression de 16000 postes à la rentrée prochaine, aux classes surchargées et au non remplacement des personnels.

Abrogation de la loi de mobilité des fonctionnaires qui autorise les licenciements dans la fonction publique.

Non à la précarité dans le 1er et 2nd degré. Titularisation et formation de tous les personnels précaires.

Oui à un véritable service public de l’Education Nationale de l’école à l’université. Retrait de toutes les réformes qui visent à le démanteler : réforme des lycées Chatel, EPLE, masterisation, … Non à la RGPP et aux restructurations. Non à la destruction programmée des COP et des CIO.
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede sebiseb » 15 Fév 2010, 13:10

Luc Chatel veut un «dialogue loin des caméras»

S'il n'y avait pas la lutte de certains collègues derrières cette missive, ça me ferait sourire venant d'un gouvernement qui a pris l'habitude - sous l'impulsion de son chef de file de président de la république - de faire de la politique spectacle et des lois "faits divers" !

Le ministre a rappelé qu'il avait reçu «à titre personnel», la semaine dernière, une délégation du lycée de Vitry-sur-Seine. «J'ai compris l'émotion qui était la leur», a-t-il déclaré assurant avoir «tenu compte de la situation particulière de Chérioux». Mais pour lui, «la lutte contre l'insécurité à l'école doit être globale»

Il a compris "l'émotion" ...mais visiblement pas les raisons fondamentales de ce "retrait". "Une situation particulière pour un problème qu'il faut traiter globalement", le ministre ne craint pas de se contredire ! Oui, ce qui s'est passé est symptomatique de ce qui se passe chaque jour dans les écoles, et pas seulement ceux des banlieues chaudes "parisiennes" - C'est la politique sociale qu'il faut changer, et plutôt que de renfermer encore et encore l'école sur elle-même par des grilles ... Ouvrons là, plus et plus encore à toutes et à tous !

source : http://www.leparisien.fr/societe/enseignants-de-vitry-luc-chatel-veut-un-dialogue-loin-des-cameras-15-02-2010-816594.php
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