U.E.: Le Traité de Lisbonne prévoit que l'on tue des émeutiers
Le Traité de Lisbonne admet et prévoit que l'on tue des émeutiers et des insurgés au sein de l’Union Européenne. Cela a été précisé en petits caractères dans le Bulletin officiel de l’Union Européenne du 14 décembre 2007 et dans les commentaires à propos de la Charte des droits fondamentaux qui aurait force de loi si le Traité entrait en vigueur. L’article 2 ('droit à la vie') de la nouvelle Charte des droits fondamentaux dispose que 'nul ne peut être condamné à la peine de mort ni exécuté', mais dans un passage en petits caractères on trouve les exceptions:
'La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d’un recours à la force rendu absolument nécessaire:
* a) pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale;
* b) pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue;
* c) pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection.'
C’est ainsi que l’abolition de la peine de mort est relativisée et invalidée. Selon l’alinéa c), il sera donc possible dans l’UE, malgré l’interdiction officielle de la peine de mort, d’y recourir pour 'réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection'.
Les Irlandais qui avaient été consultés par référendum sur le Traité et l’abandon de leur souveraineté qu’il impliquait l’avaient rejeté en juin 2008 également à cause du retour de la peine de mort. A l’automne 2009, il y aura en Irlande une seconde tentative. Pour que tout marche comme prévu, les 27 commissaires européens se sont mis d’accord en secret, le 18 mars, à Bruxelles, sur le fait de modifier plusieurs lois irlandaises avant le référendum. Ainsi l’UE a mené en Irlande, en dépit de l’interdiction de la propagande politique dans les médias étatiques, une campagne politique en faveur du oui au Traité de Lisbonne, campagne financée avec l’argent des contribuables européens.
