Alors voilà je remet en ligne ce petit texte de Malatesta qui avait suscité un début de débat mais qui a disparu suite au bug du forum.
"Les individualistes supposent, ou font comme s'ils supposaient, que les communistes (anarchistes) veulent imposer le communisme, ce qui naturellement les situeraient absolument en dehors de l'anarchisme.
Les communistes supposent, ou font comme s'ils supposaient, que les individualistes (anarchistes) repoussent toute idée d'association, veulent la lutte des hommes entre eux, la domination du plus fort [...] ce qui les situeraient en dehors de l'anarchisme et même de l'humanité.
En réalité, les communistes sont communistes parce qu'ils voient dans le communisme librement accepté la conséquence de la fraternité et la meilleure garantie de la liberté individuelle. Et les individualistes, ceux qui sont réellement anarchistes, sont anti-communistes parce qu'ils craignent que le communisme ne soumette les individu à la tyrannie de la collectivité et, en fait, à celle du parti ou de la caste qui, sous prétexte d'administrer, arriverait à s'emparer du pouvoir de disposer des choses et, par contrecoup, des hommes qui ont besoin de ces choses. C'est pourquoi ils veulent que chaque individu ou chaque groupe soit à même d'exercer librement sa propre activité et de jouir librement des produits de son travail, dans des conditions d'égalité avec les autres individus et groupes, et en maintenant avec eux des rapports de justice et d'équité.
S'il en est ainsi il n'y a pas de différences essentielles. [...]"
Errico Malatesta Pensiero e Volontà 1er juillet 1924
Voilà, et comme je disais dans le fil de discussion avant qu'il ne soit perdu, un individualisme qui ne conçoit pas de communisme au moins a minima pour organiser le vivre ensemble est une ânerie (voire du libertarianisme), et un communisme qui ne met pas l'individu et sa liberté au centre de l'organisation des rapports sociaux est une ânerie (voire du stalinisme ou assimilé).
Bref, des réactions ? (ah... et j'ai mis des bouts de phrases en gras... cherchez pourquoi... ça vous inspire quoi ?)


). La question ne doit d'ailleurs plus vraiment être posé en terme "d'unité", mais en terme du faire ensemble quand c'est possible d'une part, et du construire ensemble dans une démarche globaliste et non réductrice d'autre part. On peut donc imaginer une forme de structuration souple reposant sur le fédéralisme ne niant pas les formes d'organisations multiples actuelles, comme les formes de militances rencontrées.