Sultan Rahi a écrit:En partie. Pour faire simple : la révolution vient en réaction au franquisme, une politique basée sur la force armée. D'où guerre. Dès ce moment-là, la révolution perd de sa force puisque on ne lutte plus uniquement pour elle mais aussi contre la menace franquiste qui, cela a déjà été souligné, avait différents atouts (meilleure organisation militaire, pas Staline sur le dos...) qui furent décisifs. Mais j'avoue que cela se joue vraiment sur pas grand chose (prévoir cette attaque franquiste par exemple).
Je comprend ce que tu veux dire et l'idée que tu défends, mais tu ne peux faire dire à l'Histoire des choses qui ne sont pas.
Suite à l'election démocratique d'un front répubicain et de centre gauche, se produit un putch militaire. Dans ce cadre il y a eu une réaction populaire vive dans laquelle les anarchistes ont eu un rôle prépondérant, et les armes ont été prises pour empêcher ce putch et se défendre. Les généraux ont dû ensuite s'appuyer sur les endroits où le putch avait réussi ainsi que sur les troupes envoyées du Maroc pour entreprendre une guerre de reconquète. Dans cette dynamique de lutte contre les militaires il y a eu une dynamique révolutionnaire portée par le mouvement anarchiste, une dynamique de socialisation, de collectivisation et d'expropriation, c'est là que commence cette expérience révolutionnaire et communiste libertaire.
Donc et évidemment, s'il n'y avait pas eu réaction au putch il n'y aurait rien eu du tout, et si la question de la violence et des armes est bien une question de choix, la question révolutionnaire y était complètement liée et inséparable. Dire que l'échec de la révolution libertaire espagnole est lié au choix des armes est donc un argument qui ne peut être reçu car il s'appuie sur une erreur historique, puisque l'histoire montre le contraire.
L'echec de la révolution est à chercher ailleurs...
