Tuxanar a écrit:C'est à dire ? C'est marrant, l'histoire montre qu'il faut tout de même une volonté pour que l'anarchie s'implante. Si tu supprimes l'État sans rien prévoir derrière, tu te retrouves avec des mafias.
C'est à dire que les choses doivent se faire naturellement et pas sous la direction d'une avant-garde révolutionnaire.
L'histoire montre surtout qu'avec un système comme tu le présentes l'anarchie disparaît vite, ou plutôt n'apparaît pas.
Supprimez une monnaie "de force" ça veut dire quoi ? Ca veut dire qu'il y a une nouvelle autorité qui ne reconnaît plus la monnaie.
Et pour quelles raisons la propriété privée disparaitra d'elle-même ? Là encore, il faut une volonté politique des gens pour qu'elle soit supprimer. L'État est, je le répète, une forme d'organisation de la société parmi d'autres qui a évolué. L'État n'existe pas depuis la nuit des temps, et la propriété privée existait déjà du temps des tribus franques et germaines du Vè et VIè siècle. Elle existait encore du temps de la société féodale.
Alors comment diable la propriété privée disparaitra-t'elle ?
Parce que les gens n'auront plus ce carcan dans la tête. On dirait que tu pars de la situation actuelle et que tu imposes une "révolution". Or si il y a véritablement révolution la situation serait différente et les mentalités auraient déjà évoluées (sinon pas de révolution...).
Plus pratique...

Tu sais, ça serait aussi plus pratique si on tuait tout le monde sauf quelques anars pour repartir sur des bases sereines.
On peut savoir où t'as lu ça ? Je n'ai jamais dit ça, tu ne réponds absolument pas à l'argument sur le fond.
Ben l'argument de fond c'est quoi ? C'est que c'est pratique pour pas se casser la tête à savoir si ya des gens qui veulent pas bosser dans le nouveau système salarial. Pour moi cette autorité est contraire à toute pensée anarchiste donc je réponds sur le fond, le caractère pratique ne justifie rien, et sûrement pas ce genre de choses.
Tuxanar a écrit:Ben apprend à lire. Je parle d'autres idées pour ne pas rendre le travail obligatoire et garder une certaine justice. Après, personne n'est exploité par personne puisqu'on reçoit selon ses efforts.
En passant sur les attaques gratuites, je ne vois toujours pas l'évolution par rapport au système actuel marchand. "On reçoit selon ses efforts" : une sorte de prime au mérite pour Stakhanovistes ? Tu ne vois pas que tu conditionnes la vie selon le travail ? Ne crois-tu pas que l'anarchie est ailleurs, là où chacun-e prend ce dont il/elle a besoin et apporte, dans la mesure de ses capacités, ce qu'il/elle estime nécessaire et utile pour le bon fonctionnement de la société ?
Pourquoi parles-tu de société libertaire ? Ce que tu veux c'est une société égalitaire (au sens mathématique), mais je vois peu de liberté dans l'uniformité.
La motivation n'a rien avoir avec l'offre et la demande. Explique où tu vois un rapport avec la motivation qui est d'ordre personnel et moral.
Tu comptes motiver les gens par un salaire, ou encore leur coller une carte de travailleur qui permettrait d'accéder aux biens de consommation. Ce sont des mécanismes régulateurs et en même temps discriminatoires. Le salaire il sert à quoi sinon à réguler la distribution des biens et des services ? Salaires et production se tiennent ensemble pour maintenir l'équilibre. Le problème c'est que ce n'est plus le besoin qui est à l'origine de la production.
Pour le salaire, je n'y suis pas favorable, mais c'est une autre solution tout à fait envisageable.
Tu es contre la monnaie alors ? Si tu n'es pas pour le salaire, tu es pour quoi ?
Et toi, quelle est ta vision de la société idéale ? Tu critiques beaucoup mais tu ne proposes rien, tu serais pas nihiliste ?
Je n'impose rien, nuance. Ce que je propose c'est que les décisions concernant le fonctionnement de la société soient prises à l'issue de débats à la base. Si ces débats arrivaient, je proposerai un fonctionnement sans monnaie, où tout le monde se serviraient selon ses besoins (et les indiqueraient pour que puisse s'organiser une production en conséquence).
Quand au nihilisme, c'est peut-être une insulte dans ta bouche mais personnellement je trouve que cette philosophie n'est pas sans lien avec l'anarchisme.
Par contre il est dommage qu'à chaque fois qu'il y a débat sur ces questions d'organisation collective, car il s'agit bien de celà lorsque l'on parle d'une société libertaire et autogestionnaire, il y en ait qui parlent de "dogmatisme" "d'autoritaires" voire remettent en question l'appartenance de certains membres à l'anarchisme là où il n'y a pas à douter justement.
Yen a bien qui parlent de libertariens alors...
Mais le fait que tux ne soit pas anar je m'en fous, c'est pas ça qui me fera faire un jugement de valeur sur lui. Mais ça serait bien que des doctrines politiques étrangères à l'anarchisme ne viennent pas se réclamer anarchistes, c'est juste pour une question de clarté, de définitions.
L'anarchie c'est l'absence de pouvoir, d'autorité, de dominations non ? Rendre le travail obligatoire ça se fait sans autorité ? Non, alors arrêtez un peu de nous amuser avec vos amalgames.
Je relève par contre qu'en dehors de celà les arguments manquent et que je ne vois pas beaucoup de trace voire d'esquisse de ce que pourrait être cette société libertaire et autogestionnaire, reposant sur la gestion directe collective et sent là encore un rapport très individualiste au collectif
Y a t-il un quelconque problème à avoir un rapport individualiste au collectif ? Ne crois-tu pas que c'est justement cette approche individualiste qui permet que le collectif reste bien une libre association d'individus et non pas un amas de moutons dirigé par des valeurs communautaires nécessairement oppressives ?
Il y a beaucoup d'exemples, mais le dernier en parlant d'échange amené par willio ne le situe pas dans un contexte collectif et mondialisé par exemple. Or, et parce que les échanges ne pourront pas être supprimés comme celà, il faut bien imaginer pour prendre un exemple très parlant comment se fournir en ressources et matières premières qu'il faudra quelquefois ramener de loin. Et nous sommes pourtant bien dans un contexte de propriété collective. La seule façon d'imaginer les choses autrement reposerait sur une économie communiste où production et distridution serait planifiée.
Est-ce un problème ? Ou alors il faut préférer la version capitaliste ?
Il doit exister un rapport entre l'activité humaine productive et plus largement utile à la collectivité, et la question de l'accès aux produits mais aussi à la médecine et la santé, aux transports, à l'éducation, à la culture...Ces choses sont à organiser collectivement, et il y aura bien des droits et des devoirs et les mêmes pour toutes et tous
Pourquoi tu t'embêtes avec des théories libertaires quand ta vision est celle du contrat social de Rousseau ?