Je suis en profond désaccord avec l'idéologie "non violente" qui pour moi recèle les mêmes impasses que le pacifisme intégral, mais par contre, Tuxanar, tu dis des énormités sur le régime Cubain :
Celui-ci a réprimé les anarchistes dès les années 60. Ceux là même qui avaient lutté pendant des dizaines d'années contre Batista.
Un manifeste de l’Association Syndicaliste Libertaire de Cuba (décembre 1960).
1. Contre l’État, sous toutes ses formes
Les adhérents de l’Association Syndicaliste libertaire, considèrent comme un devoir impérieux d’affirmer, dans cette étape de réalisations révolutionnaires de notre peuple, que nous sommes opposés, non seulement à certaines formes de l’État, mais à l’existence même de celui-ci comme organisme dirigeant de la société, et partant, à toute politique qui tende à créer une hypertrophie étatique, à amplifier les pouvoirs de l’État, ou à lui donner un caractère totalitaire et dictatorial.
Les militants syndicalistes libertaires, ainsi que les camarades des autres pays, estiment qu’il est impossible de réaliser une véritable révolution sociale sans procéder en même temps qu’à la transformation économique, à l’élimination de l’État, en tant qu’entité politique et administrative, en lui substituant les organismes de base révolutionnaires, comme les syndicats ouvriers, les municipalités libres, les coopératives agricoles et industrielles autonomes, les collectivités d’usine et de paysans, libres de toutes ingérences autoritaires.
Les superstitieux de la politique croient que la société humaine est la conséquence de l’État, alors que la réalité montre que l’État n’est que l’expression la plus terrible de la dégénérescence de la société divisée en classes ; dégénérescence qui trouve son point culminant dans les brutales inégalités, les injustices et les antagonismes du régime capitaliste.
En définitive, l’État n’est qu’un excroissance parasitaire produite par le régime de classes, appuyé sur la propriété privée des moyens de production, et il doit commencer à disparaitre définitivement dans l’étape de transformation révolutionnaire de la société bourgeoise en société socialiste.
2. Les syndicats sont les organes économiques de la révolution
Les syndicalistes libertaires affirment qu’il n’existe pas de représentation plus naturelle de la classe ouvrière que les syndicats, et que par conséquent, ceux-ci sont appelés à réaliser la transformation économique de la société, en remplaçant, comme dit le vieux mot d’ordre socialiste : « Le gouvernement des hommes par l’administration des choses... »
Les syndicats et les fédérations d’industries, restructurées de façon rationnelle, contiennent en eux-mêmes tous les éléments techniques et humains nécessaires, pour développer pleinement les plans d’industrialisation collective.
Face aux arrivistes de la politique révolutionnaire et aux revanchards de la politique réactionnaire, qui prétendent s’emparer de nouveau du pouvoir public, nous maintenons le critère suivant : avec la révolution sociale, non seulement les syndicats ne doivent pas disparaitre, mais maintenant, au contraire, en pleine période de réorganisation sociale, les organismes syndicaux ouvriers, qui, de moyens de lutte revendicative se sont transformés en instruments de direction et de coordination économiques, doivent remplir leur rôle le plus important et décisif.
Dans ces circonstances, la subordination des syndicats à la politique de l’État, bien que nous soyons dans une étape révolutionnaire - et peut-être à cause de cela - est une trahison envers la classe ouvrière, une basse manœuvre pour la faire échouer dans le moment historique où elle doit remplir sa mission la plus importante du point de vue socialiste : l’administration, au nom de la société tout entière, des moyens de production, et la responsabilité d’organiser la distribution au peuple des produits de consommation nécessaires, aux prix les plus bas et les plus justes.
3. La terre à celui qui la travaille
Les hommes et les femmes de l’Association Syndicaliste Libertaire maintiennent aujourd’hui plus que jamais, la vieille consigne révolutionnaire : La terre à celui qui la travaille. » Nous pensons que le cri classique des paysans du monde entier « Terre et Liberté » est l’expression la plus juste des aspirations immédiates des paysans cubains. Terre, afin de la travailler et de la faire produire ; Liberté pour s’organiser et administrer les produits de leurs efforts et de leur sollicitude, suivant les préférences des intéressés : par l’organisation de fermes collectives, quand cela est possible ; mais toujours suivant la libre volonté des paysans et non imposé par les représentants de l’État, qui peuvent être des hommes très capables au point de vue technique, mais, dans la plupart des cas, ne connaissent pas les réalités matérielles de l’agriculture et ignorent les sentiments, les inquiétudes et les aspirations spirituelles des hommes de la terre.
Notre longue expérience des luttes révolutionnaires chez les paysans nous a convaincus que la planification de l’exploitation de la terre, question vitale pour notre peuple, ne peut se concevoir comme un simple processus technique ; en effet, s’il existe des facteurs inertes, la terre, les machines, c’est le facteur humain qui est décisif, ce sont les paysans. C’est pour cela que nous nous prononçons en faveur de l’organisation du travail collectif et coopératif, sur des bases essentiellement volontaires, l’aide technique et culturelle devant être apportée comme un moyen - sans doute le meilleur -, qui persuade les paysans des énormes avantages présentés par l’exploitation collective, par rapport au système individuel ou familial.
Faire le contraire, employer la contrainte et la force, serait, en définitive, jeter les bases de l’échec total de la transformation agraire, c’est-à-dire l’échec de la révolution elle-même, dans son aspect le plus important.
En lutte contre le nationalisme
En tant que travailleurs révolutionnaires, nous sommes internationalestes, partisans fervents de l’entente entre tous les peuples, par dessus toutes les frontières géographiques, linguistiques, raciales, politiques et religieuses. Nous éprouvons un grand amour pour notre terre : le même que celui des hommes des autres pays pour le leur. De ce fait nous sommes ennemis du nationalisme, quel que soit le manteau dont il se couvre ; opposés à toutes les guerres ; partisans d’utiliser les énormes moyens économiques employés aujourd’hui en armements, pour diminuer la faim et le besoin des peuples défavorisés, de convertir les instruments de mort produits en quantité terrifiante par les grandes puissances, en machines productrices de bien-être pour tous les hommes de la terre.
Nous nous opposons résolument à l’éducation militariste de la jeunesse, à la création d’une armée de métier et à l’organisation d’appareils militaires pour les adolescents et les enfants. Pour nous, nationalisme et militarisme sont synonymes de nazi-fascisme.
Nous lutterons, invariablement et toujours, pour qu’il y ait moins de soldats et davantage d’instituteurs, moins d’armes et plus d’outils, moins de canons et plus de pain pour tous.
Les syndicalistes libertaires sont contre toutes les manifestations de l’impérialisme démodé ; contre la domination économique des peuples qui est si en vogue en Amérique ; contre la pression militaire qui assujettit les peuples et les oblige à accepter des systèmes politiques étrangers à leur particularisme national et à leur idéologie sociale, comme cela se pratique dans une pratique d’Europe et d’Asie. Nous estimons que dans le concert des nations, les petites valent autant que les grandes, et de la même façon que nous sommes adversaires des États nationaux parce qu’ils assujettisent leurs propres peuples, nous sommes aussi - et à un degré supérieur si cela est possible - ennemis des super-États qui, se prévalent de leur force politique, militaire, économique, repoussent les limites de leurs frontières, pour imposer aux pays plus faibles leurs systèmes d’exploitation et de rapine. Face à toutes les méthodes impérialistes, nous nous prononçons pour l’internationalisme révolutionnaire, pour la création de grandes confédérations de peuples libres, unis par des intérêts communs, des aspirations identiques, par la solidarité et l’entraide.
Nous sommes partisans d’un pacifisme actif et militant, qui rejette les subtilités dialectiques à propos des « guerres justes » et des « guerres injustes » ; d’un pacifisme qui impose la fin des armées de métier, et le rejet de toutes les sortes d’armes, en premier lieu des armes nucléaires.
Au centralisme bureaucratique
Nous sommes, par nature, ennemi de toute forme d’organisation politique, économique et sociale ayant des caractéristiques et des tendances centralisatrices. Nous estimons que l’organisation de la société humaine doit partir du simple au composé, de bas en haut, c’est-à-dire commencer dans les organismes de base : municipalités, syndicats, coopératives, centres culturels, associations paysannes, etc., etc., pour s’intégrer dans les grandes organisations nationales et internationales, sur la base du pacte fédéral entre égaux qui s’associent librement pour accomplir les tâches communes, sans dommage pour aucune des parties contractantes, qui resteront toujours libres de se séparer des autres quand elles estimeront que cela convient à leurs intérêts. Nous comprenons l’organisation sociale, aussi bien natioanle qu’internationale, dans le sens et sous la forme de grandes confédérations syndicales, paysannes, culturelles et municipales, qui auront à charge la représentation de tous, sans avoir d’autre pouvoir exécutif que celui qui leur sera confié, dans chaque cas, par les organismes de base fédérés. L’esprit de liberté des peuples ne peut trouver son expression complète que dans une organisation de type fédéraliste, qui établisse les limites de la liberté de chacun, et, en même temps, garantisse la liberté de tous. La centralisation politique et économique qui conduit, comme nous le prouve l’espérience, à la création d’États monstrueux, supertotalitaires, à l’agression et à la guerre entre peuples, à l’exploitation et à la misère des grandes masses populaires du monde.
Sans liberté individuelle
Les syndicalistes libertaires sont partisans des droits individuels. Il n’y a pas de liberté pour l’ensemble, si une partie est esclave. Il ne peut exister de liberté collective, là où l’homme, en tant qu’individu, est victime de l’oppression. Nous disons qu’il est urgent de garantir les droits de l’homme, c’est-à-dire la liberté d’expression, le droit au travail et une vie décente, la liberté de religion, l’inviolabilité du domicile, le droit d’être jugé par des personnes impartiales et justes, le droit à la culture et à la santé, etc, etc. ; sans cela, il n’existe pas de possibilité de coexistence humaine civilisée.
Nous sommes contre la discrimination raciale, les persécutions politiques, l’intolérance religieuse et l’injustice économique et sociale. Nous sommes partisans de la liberté et de la justice pour tous les hommes, y compris pour les ennemis de la liberté et de la justice mêmes.
La révolution appartient à tous
L’Association Syndicaliste Libertaire renouvelle sa volonté d’appuyer la lutte pour la libération totale de notre peuple, et affirme que la révolution n’appartient à personne en particulier, mais au peuple en général. Nous appuierons, comme nous l’avons fait jusqu’à ce jour, tous les moyens révolutionnaires tendant à résoudre les maux anciens dont nous souffrons, mais nous lutterons aussi, sans trêve ni repos, contre les tendances autoritaires qui s’agitent dans le sein même de la révolution.
Nous avons été contre la barbarie et la corruption du passé ; nous lutterons contre toutres les déviations qui prétendent amoindrir notre révolution, calquant les modèles supertotalitaires qui écrasent la dignité humaine dans d’autres pays.
L’État, quoi qu’en disent ses adorateurs, de droite ou de gauche, est aussi quelque chose de plus qu’une excroissance parasitaire de la société de classes : c’est une source génératrice de privilèges économiques et politiques et, de ce fait, de nouvelles classes privilégiées.
Les vieilles classes réactionnaires qui essaient désespérement de reconquérir leurs privilèges abolis, nous trouvent dressés contre elles. Les nouvelles classes d’exploiteurs et d’oppresseurs qui pointent déjà à l’horizon révolutionnaire, également.
Nous sommes avec la justice, le socialisme et la liberté. Nous luttons pour le bien-être de tous les hommes, quelles que soient leur origine, leur religion ou leur race.
Dans cette ligne révolutionnaire, travailleurs, paysans, étudiants, hommes et femmes de Cuba, nous resterons jusqu’à la fin.
Pour ces principes, nous risquerons notre liberté, et si c’est nécessaire, notre vie.
Association syndicaliste libertaire, La Habana, juin 1960
Castrisme et exil
Les anarchistes ont participé à la lutte contre Batista, les uns dans les guérillas orientales ou de l’Escambray au centre le l’île, les autres dans la lutte urbaine. Leur but, comme celui de tout le peuple cubain, était d’abattre la tyrannie de Batista, quoique, d’après leur expérience historique, ils n’aient jamais fait confiance à Castro, qu’ils avaient défini dès 1956 comme un dictateur potentiel, s’appuyant sur une organisation verticale de type totalitaire. Mais Castro s’était transformé, à cause d’une évaluation incorrecte de l’opposition démocratique, en un mal nécessaire et provisoire. Cette illusion était le produit de la confusion, de la division et aussi de la lâcheté qui régnaient chez les opposants à Batista. Comme on le voit, les libertaires observaient Castro et sa révolution dans une perspective opposée à celle des dirigeants politiques du moment, qui espéraient pouvoir manipuler le vainqueur. En fait, au début de 1959, c’est le nouveau gouvernement révolutionnaire qui, sous prétexte de purger la CTC des éléments ayant collaboré avec Batista, releva arbitrairement de leurs postes tous les responsables anarcho-syndicalistes et presque tous les dirigeants sociaux-démocrates, bien que nombre d’entre eux aient souffert de persécutions et connu la prison sous le régime précédent.
Les libertaires, expulsés de la CTC maintenant dite « révolutionnaire », conservaient néanmoins tout leur prestige dans la classe ouvrière. Lors d’un congrès convoqué par le gouvernement révolutionnaire à la fin de 1959, les éléments du Mouvement du 26 juillet engagés dans le syndicalisme sous la houlette du secrétaire général de la CTC, David Salvador, et alliés au Parti communiste et à ses cadres dans la centrale syndicale, livrèrent à nouveau le syndicat, en « bonne tradition démocratique », au gouvernement représenté, cette fois, par le lider maximo, Fidel Castro.
Castro, pour se maintenir au pouvoir à tout prix, fit rapidement alliance avec l’Union soviétique, dans le but de transformer Cuba en une grande colonie sucrière au service des Russes [12]. Les avantages et les droits que les ouvriers cubains avaient obtenus au prix de leur sang sur plus d’un siècle furent jetés aux « poubelles de l’histoire », l’État totalitaire devenant alors le patron unique. L’ancien système politique, social et économique s’écroula et Cuba se convertit en 1961 en un État léniniste.
Au début de 1960, les libertaires avaient rejeté Castro et repris la lutte [Annexe II]. Finalement, leurs publications, El Libertario (Le Libertaire) et Solidaridad Gastronomica (Solidarité dans l’alimentation), furent condamnées à disparaître et il ne resta plus aux libertaires qu’à passer dans la clandestinité puis à s’exiler.
Ce processus se fit en deux temps. En premier lieu, ce fut l’expérience de la lutte réduite à la clandestinité : publication du journal clandestin Nuestra Palabra Semanal (Notre Parole Hebdomadaire), organe du Mouvement d’Action Syndicale, s’adressant à tous les travailleurs, lutte plus acharnée encore qu’au temps de Batista, plus durement réprimée aussi et dont malheureusement la direction était aux mains de Nord-Américains et de bourgeois n’ayant rien à faire d’idéaux libertaires. Les premiers n’étaient pas vraiment intéressés à liquider le système et hésitaient constamment ; les seconds manquaient de préparation et de volonté révolutionnaire pour une entreprise de cette sorte, bien que les deux groupes fussent puissants et disposassent de moyens importants. Les travailleurs de Cuba, eux, n’acceptaient pas le communisme et une grande partie d’entre eux décida de lutter contre le régime. Les anarchistes échouèrent sur tous les fronts, malgré le travail entrepris dans la classe ouvrière et paysanne, avec plus de sacrifices personnels que de moyens.
En second lieu, il y eut l’exil, illégal ou favorisé par quelque ambassade plus ou moins complaisante. En 1961, fut fondée aux États-Unis le Mouvement Libertaire Cubain (MLC), en relation avec l’ALC à l’intérieur de Cuba, où se regroupèrent les naufragés de l’ouragan castriste. Ils étaient peu nombreux, mais leur activité devint rapidement très précieuse pour la cause de la liberté à Cuba. On se consacrait à la propagande ; on collectait des fonds pour faire sortir de l’île des camarades menacés ; on menait à bien des actions contre la dictature. Les années soixante furent employées à cette lutte. Des sacrifices personnels de toutes sortes furent consentis ; on commença l’édition de El Gastronomico (L’ouvrier de l’alimentation) à Miami, et on tenta, mais sans succès, de convaincre le mouvement anarchiste international que Castro n’était pas un révolutionnaire, comme il voulait le voir, mais un liberticide. Les anarchistes cubains réalisèrent un travail patient de rédaction de manifestes, d’articles, d’essais, de brochures et de lettres. On en appelait aux vieilles amitiés, aux camarades fraternels de toujours avec lesquels on avait partagé les moments difficiles ; on protestait en Espagne, en Italie, en France, au Mexique, en Argentine, au Venezuela, à Panama, au Chili, en Angleterre, aux États-Unis, enfin dans le monde entier. En vain. Peu nombreux furent ceux qui répondirent et furent solidaires. Les anarchistes, au niveau mondial, ou bien ne comprirent pas le drame, ou bien ne voulurent pas le comprendre. Notre effort n’aboutit qu’à un dialogue de sourds.
Au milieu des années soixante-dix, on commença à noter un certain changement dans le paysage acrate international, non à cause des libertaires cubains, mais à cause d’un désenchantement vis-à-vis de la « révolution » castriste. Soudain, Castro apparut comme un dictateur. Mais on avait perdu un temps précieux pour notre histoire. Certains s’étaient exilés ; des camarades de valeur étaient tombés ; d’autres n’avaient pas voulu partir et le reste pourrit en prison [Annexe III]. L’absence de solidarité envers les anarchistes cubains fut notoire, resta la mauvaise conscience, comme on a dit plus tard.
Ce phénomène, uniquement comparable à l’attitude favorable aux bolcheviks de certains anarchistes en 1917 — précédent historique dont personne n’a d’ailleurs tenu compte — fit un mal irréparable. Cependant, cette incompréhension et ce manque de solidarité n’arrêtèrent pas la marche des libertaires cubains sur le chemin de la liberté.
L’anarchisme à Cuba, dans toute sa longue histoire, malgré plus d’un demi-siècle de persécutions, d’assassinats, de déportations et d’emprisonnements, n’a jamais connu, avant le castrisme, une défaite d’une telle ampleur et une répression d’une telle sauvagerie. Le communisme, apparemment, a gagné la partie. Mais les anarchistes cubains ne s’y résignent pas et c’est pourquoi ils ont maintenu ces vingt-six dernières années bien haut leur drapeau et inébranlables leurs idéaux, ne renonçant jamais à voir le peuple libéré de l’oppression.
Les anarchistes cubains ont une longue tradition de lutte en faveur de la liberté : depuis les premières luttes syndicales et corporatives en 1865, leur participation à la guerre d’indépendance contre l’Espagne, leur opposition à la politique « sociale » des deux Républiques, leur combat contre les dictatures de Machado, de Batista et de Castro, jusqu’à la lutte finale qu’ils sont bien décidés à mener, aiguillonnés puissamment en cela par leur foi inébranlable en la liberté qui les regroupe en ce moment sinistre de leur histoire.
Frank Fernandez