Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede georges » 04 Juin 2009, 15:32

vroum a écrit:un article à prendre avec des pincettes, mais si c'est sérieux ce serait rigolo :

http://dossierssignales.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/06/03/tarnac-mariage-en-vue-pour-coupat.html


Avec 9 personnes sous très strict contrôle judiciaire, des soutiens arrêtés, cet article (sur un évènement privé, et vu le ton moqueur employé) n'a absolument aucun intérêt...
D'ailleurs on ne va pas rendre compte de toutes les conneries écrites par la presse bourgeoise sur, autour et à partir de "l'affaire de Tarnac".
Le pisse-copies, auteur de l'article, est présenté comme journaliste d'investigation (!) au magazine publicitaire "Le Nouvel Observateur"... il fut surtout et constamment la voix du ministère de la l'Intérieur :
http://dossierssignales.blogs.nouvelobs ... oupat.html
http://dossierssignales.blogs.nouvelobs ... -otan.html
etc
georges
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede georges » 04 Juin 2009, 19:18

Tarnac, des terroristes? Pourquoi le juge persiste

Paru sur Médiapart le 02 Juin 09 par David Dufresne,

La prose est juridique, mais pas seulement. Du moins, elle est de celles qui en disent bien plus que le droit. Sur vingt pages, le juge Thierry Fragnoli, qui enquête sur les sabotages de la SNCF, répond en premier lieu aux avocats de la défense. Le document, que Mediapart révèle, est donc à lire à cette aune-là. Mais pas uniquement. C’est bien de convictions dont il s’agit. Les convictions d’un juge anti-terroriste, dans la France des années 2008-2009, et qui devait bien imaginer que son document allait tôt ou tard être rendu public tant tout, dans cette affaire, a été mis en lumière – mis en scène dès les premières minutes.

Des convictions et des frictions, aussi : qu’est-ce que le terrorisme ? Qu’est-ce qu’un ouvrage subversif ? Qu’est-ce que le trouble à l’ordre public ? Et c’est probablement ainsi qu’il faut avant tout analyser cette «ordonnance de rejet de requête en déclaration d’incompétence» dont nous fac-similons les conclusions. Comme une pièce au débat, une sorte de parole à l’accusation, dans ce qu’elle a de plus minutieuse, pour bien comprendre de quoi l’affaire (s’)est-elle vraiment faite ? Et surtout, comment les enquêteurs l’ont orientée.

Le contexte est simple : le 25 mars, Irène Terrel, qui défend Julien Coupat, Benjamin Rosoux et Gabrielle Hallez, et William Bourdon, le conseil d’Yildune Lévy, tous mis en examen dans l’affaire, demandent au juge de se déclarer incompétent. En clair : pour eux, le qualificatif de terrorisme ne tient pas. Sauf à considérer qu’il est le fruit d’«une instrumentalisation politique préméditée». Près de cinq semaines plus tard, le 6 mai, la réponse tombe. C’est non, pas d’incompétence du juge. Oui, c’est du terrorisme, aux yeux de Fragnoli. Qui s’élance sur vingt feuillets écrits serrés, où chaque virgule compte comme si toute la procédure en dépendait. Ou comme si, selon Me William Bourdon, «le juge avait fait un effort à la hauteur de l’impossibilité de la tâche pour trouver une apparente cohésion à sa décision».

Revue de détails.

Sur la notion de terrorisme

C’est de loin la question centrale, qui traverse toute l’ordonnance. Les dégradations des caténaires de quatre lignes SNCF, le 7 novembre 2008, et d’une première, quelques nuits plus tôt, à l’aide de fers à béton, relèvent-elles de la simple dégradation ou du terrorisme ? Répondre à cette question, c’est décider du sort de l’affaire, quelle que soit la culpabilité présumée de tel ou tel. C’est soit une chambre correctionnelle du premier tribunal venu, soit la cour d’assises spéciales de Paris. Quelques mois de prison encourus, ou vingt ans. Les policiers de la Sous-direction anti-terroriste (SDAT) de Levallois-Perret, ou les gendarmes du coin.

Premier point. Thierry Fragnoli le reconnaît : difficile de définir le terrorisme. Même «le “Comité Spécial” de l’ONU, chargé d’élaborer une convention générale sur le terrorisme, rappelle-t-il, n’a, à ce jour, toujours pas surmonté les difficultés internes lui permettant de proposer une définition universelle du terrorisme». Alors, le magistrat s’en remet à une convention du Conseil de l’Europe de 2008, compatible à ses yeux avec le droit français, et qui précise «que les actes de terrorisme, par leur nature ou leur contexte, visent à intimider gravement une population, ou à contraindre indûment un gouvernement ou une organisation internationale à accomplir ou à s’abstenir d’accomplir un acte quelconque, ou à gravement déstabiliser ou détruire les structures fondamentales politiques, constitutionnelles, économiques ou sociales d’une organisation internationale». En langage courant : on peut terroriser simplement en intimidant ou en sabotant l’économie. Pas besoin de sang versé. Pas besoin de bombes. Nul attentat, nul mort ni blessé.

A vrai dire, le juge insiste à plusieurs reprises sur la notion – encore rarement évoquée dans l’affaire – du préjudice financier et du fait de «désorganiser et déstabiliser un secteur économique essentiel». Sur ce point, et au vu du dossier, la SNCF n’y est pas allée de main morte, quand elle a présenté sa facture. Le moindre déplacement du moindre expert sur les lieux des délits est ainsi noté et tarifé. Néanmoins, quel que soit le montant, si l’affaire s’achemine vers un simple règlement de comptes (financiers), il aura été cher payé.

Quant à la définition stricte du terrorisme en droit franco-français, le juge semble se régaler. Entre leçon de droit et argutie juridique, sa plume remonte le temps – 1996 (loi anti-terroriste en vigueur), 1986 (loi antérieure), jusque 1789. Mais, là encore, Thierry Franoli l’admet : «trouble grave à l’ordre public par l’intimidation ou la terreur», tel que la loi le dit, cela est vague, cela est vaste.

Il nuance : «Si le terme “terreur”, particulièrement fort, apparaît comme provoquant une peur collective viscérale dépassant la sphère de l’individu pour toucher l’ensemble d’une population, annihilant sa résistance, avec une connotation quasi physiologique, en revanche, le terme “intimidation”, moins violent et aux conséquences a priori moins graves, inspire cependant de la crainte ou de l’appréhension de nature à dissuader, les organisations ou les individus s’abstenant d’eux-mêmes de certaines actions, ou de s’exprimer, versant ainsi dans une autocensure psychologique. L’intimidation et la terreur ne pouvant cependant se concevoir que par des actes répétés et vécus comme un harcèlement.»

Et Thierry Fragnoli d’égrener ce qui consitue, selon lui, «des indices graves et concordants» sur l’implication du goupe de Tarnac contre «l’atteinte à l’autorité de l’Etat». Pêle-mêle, il piste «le contournement des règles relatives aux documents administratifs, la commission de faux, la falsification de documents administratifs, la détention de documents permettant la confection artisanale d’engins incendiaires, des réunions et des déplacements communs préparatoires aux violences et dégradations projetées».

Réaction de Me William Bourdon : «Si cette ordonnance est confirmée, la France sera à l’avant-garde d’une conception très extensive du terrorisme et très éloignée de ce qu’en dit le droit international.»

Sur la notion d’associations de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste

D’abord, le mode de vie. Le juge donne sa vision des faits. Pour lui, la vie à la campagne façon Tarnacommnautaire, où les portes de la ferme du Goutailloux ne sont jamais fermées, où l’on s’échange des livres, et des idées, des plus simples aux plus radicales, cela peut devenir : «Au delà d’un attrait évident pour la ruralité, sans doute sincère pour certains des mis en examen, le site du Goutailloux paraissait être la base logistique du groupe, celui-ci étant fréquenté par plusieurs individus de différents pays européens ou de la région rouennaise.»

Suit une liste de voyages attribués à Julien Coupat et cet échange téléphonique, entre Gabrielle Hallez et Coupat, précisément de retour d’un voyage à Thessalonique (Grèce), après un grand raout de l’extrême gauche européenne. Echange dont on peut déduire tout. Et son contraire.

G : C’était bien alors vraiment ? J : Ouais c’était très bien. Je vous raconterai tout. G : Tout ? J : Tout. G : T’as vu nos amis ? J : Ouais, j’ai vu tout le monde. G : Ils vont venir par là aussi ? J : Comment? G : Ils vont venir ou pas ? J : Ouais, un de ces jours.

Ensuite, Coupat-le-chef (présumé). Thierry Fragnoli cite un témoin sous X, passablement discrédité, notamment après les révélations de Mediapart. Il écrit : « S’agissant des allégations émises sur la crédibilité de la personne entendue selon la procédure (…) elles relèvent de la liberté d’opinion de chacun et de l’expression publique de celle-ci, et non des éléments objectifs du dossier.». N’empêche, si le magistrat cite le témoin sous X, il le fait finalement bien peu. Nettement moins en tout cas que les enquêteurs de la SDAT dans leur rapport intermédiaire de synthèse en novembre 2008.

Thierry Fragnoli retient néanmoins que le témoin sous X validerait «certains des premiers éléments [de l’enquête, NDLR], et permettait de les préciser en expliquant à propos de ce groupe qu’il avait pris la dénomination de “comité invisible sous section du parti imaginaire” et qu’il s’était étoffé, comptant environ en France 70 membres, ayant établi, depuis 2004, des connexions avec d’autres groupes similaires, notamment en Allemagne, en Belgique, en Italie, aux Pays-Bas et en Suisse».

Enfin, les «actes préparatoires intentionnels convergents vers un objectif commun». Le juge détaille par le menu tout ce qui pourrait amener à qualifier la bande de copains de bande organisée ; le groupe d’activistes en noyau terroriste. Thierry Fragnoli prend d’ailleurs bien soin de préciser qu’il ramasse ici des faits qui «ne résultent pas de l’expression d’une simple opinion politique ou du choix d’un mode de vie». Une précision qui s’apparente à une précaution. Ou, du moins, à une riposte par anticipation de ce que le procès du procès sera sans doute : que juge-t-on exactement? Des actes ou des modes de vie? Voire : des modes de vie qui appellent des actes?

Suit alors une page et demie où le juge passe de livres rédigés en allemand à propos des sabotages des lignes de chemin de fer outre-Rhin, retrouvés dans la bibliothèque commune de Tarnac, à «des adresses de messageries internet [allemandes, NDLR] faisant actuellement l’objet d’investigations». Puis glisse des dégradations SNCF de novembre 2008 (qui relèvent, donc, selon ses critères, du terrorisme), à une manifestation musclée de Vichy (qui ne relève, elle, éventuellement, que du trouble à l’ordre public). Il évoque ainsi «deux réunions préparatoires à ces violences organisées, à Rouen, puis dans la ferme du Goutailloux, animées par Julien Coupat».

Verdict de l’avocate de ce dernier : «Tout cela est un tissu de lieux communs. Pour démontrer son pré-supposé, le juge construit une mosaïque de choses qui sont à l’anti-thèse du terrorisme.» Un souffle, et Irène Terrel reprend : «A cette histoire, on peut faire dire tout et son contraire.» Selon nos informations, un des mis en examen pourrait écrire au juge pour lui exprimer sa colère face à l’utilisation de ses propos, tenus devant les policiers, repris ici, et pourtant démentis face au magistrat.

A propos de «L’Insurrection qui vient»

Dans les neuf pages de conclusion, Thierry Fragnoli revient à plusieurs reprises sur l’ouvrage L’Insurrection qui vient, signé du Comité invisible. Ces passages comptent parmi les plus délicats de sa décision. Au fil des mois, plus le livre semblait apparaître comme l’épine dorsale de l’accusation, plus la défense se faisait entendre. Pour la police et la justice, l’ouvrage sonnait comme une revendication a priori des actes de sabotages. Pour la défense, cet argument relevait du délit d’opinion.

D’où le choix des mots, pesés au gramme et à la lettre près par le magistrat instructeur. D’abord, Thierry Fragnoli résume : «Selon ce texte, pamphlet susceptible d’avoir été rédigé en grande partie par Julien Coupat, dont la grande production littéraire était soulignée par son père, l’Etat et l’organisation sociale de la société sont perçus comme des obstacles au développement harmonieux des personnalités, et réduisent à néant l’individu. Les cibles privilégiées de l’action devant être tout ce qui permettait la survie de l’Etat et de la société de consommation, et notamment le réseau TGV et les lignes électriques, points névralgiques sensibles à partir desquels il était possible d’arrêter aisément les échanges de biens et de personnes, portant ainsi atteinte au système économique.»

Ensuite, le juge cogne. Ou plus exactement, il justifie son intérêt pour la chose littéraire :

«Si la rédaction et la publication de cet ouvrage étaient légales, et s’inscrivaient dans la lignée d’autres ouvrages similaires, celui-ci prenait une tout autre dimension dès lors qu’il apparaissait en relation avec les faits de dégradations des lignes à grande vitesse des 25-26 octobre et 7-8 novembre, cessant d’être, de la sorte, un simple ouvrage théorique de “philosophie politique”, mais servant de justification, voire de programme et de support idéologique à des actes de sabotages, ou de violences, ayant pour objectif de troubler l’organisation économique et sociale en dehors des procédés démocratiques.»

Réponse de Me Irène Terrel, à Mediapart : «On peut trouver pléthore de livres encore plus clairs, et plus anciens. On devrait alors les interdire ? Faire un énorme autodafé ?»

Jurisprudence

D’après quelques indiscrétions chez les enquêteurs, l’instruction pourrait être bientôt ficelée. Hormis quelques recoupements du côté de la police allemande, jugée un brin tatillonne («c’est très compartimenté, chez eux, lâche un policier, franchement amer : les commissions rogatoires internationales mettent un temps fou à revenir, deux fois plus que dans n’importe quel pays !»), plus grand-chose n’est vraiment attendu. Idem du côté de la galerie Saint-Eloi, où travaille le pôle des juges anti-terroristes.

Si Julien Coupat aurait ainsi été libéré la semaine dernière, c’est que le juge lui-même n’attendait plus rien ni de lui ni de ceux qu’il considère comme ses proches, et qui avaient été arrêtés à Rouen quelques jours plus tôt. Et puis, surtout, comme nous le révélions la semaine dernière, Thierry Fragnoli tenait à «libérer» lui-même Julien Coupat. Etre un juge qui ne se déjuge pas, en somme, estimant que «la concertation frauduleuse» entre les témoins, qui maintenait Coupat à la prison de la Santé, n’avait plus lieu d’être. Autrement dit : vivement l’été, que l’instruction se termine, pas sûr même qu’il y ait d’autres gardes à vue, ni perquisitions nouvelles.

Quant aux avocats, Irène Terrel et William Bourdon, ils ont fait appel de l’ordonnance de rejet en incompétence de Thierry Fragnoli. Pour William Bourdon : «S’il devait y avoir une jurisprudence Coupat, alors ce serait la voie ouverte pour démoniser et criminaliser tous les mouvements sociaux très contestataires.»

Tarnac-Fragnoli-Mediapart.pdf
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http://www.mediapart.fr/journal/france/ ... e-persiste
georges
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede georges » 04 Juin 2009, 22:45

vroum a écrit:un article à prendre avec des pincettes, mais si c'est sérieux ce serait rigolo :

http://dossierssignales.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/06/03/tarnac-mariage-en-vue-pour-coupat.html

(...)

Remis en liberté la semaine dernière, Julien Coupat est en effet assujetti à un contrôle judiciaire très strict.

Celui-ci lui interdit notamment tout contact avec les autres mis en examen de l'affaire de Tarnac.

Donc avec Yildune.

Une restriction que la justice serait quasiment obligée de lever si les deux "mis en cause", comme on dit dans les fichiers de police, devenait mari et femme...(...)



L'article moqueur de la raclure du Nouvel Obs brode autour de Julien et d'Ydulne pour ne présenter qu'à la fin et très timidement les "motivations" de cet évènement privé : utiliser le "droit" pour lutter contre les restrictions bien réelles du contrôle judiciaire ...
georges
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede Dorhinel » 06 Juin 2009, 00:31

À mon avis, c'est plutôt un coup de Julien et Yldune, de manière à montrer que l'interdiction de se voir est complètement absurde, entre amoureux.

Enfin j'espère... Mais je vois mal des gens comme eux se marier pour de bon, avec de la paperasse, le maire, une fête... C'est quand même des anarcho-autonomes épiciers d'ultra-gauche ! Haem.
Dorhinel
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede bajotierra » 06 Juin 2009, 13:10

Les situs disaient cela et même Diogéne ... Les situs écrivaient dans les gares et les métros "Cours esclave ton patron t'attend"



"cours camarade , le vieux monde est derrière toi" c'est plus exact et c'est mieux .

lui, il vas en taule, il a tout gagné quand il sort, toi tu as perdu le peu que tu avais ! lui, il l’a bien vécu, avec philosophie, mais ce n’est pas le cas de tout le monde ! la taule c’est pour la pluspart la mort, avec ces journées interminables, ou tu n’as rien a espérer pour sauver ce temps qui t’es voler !
J’ai vu poindre le petit chef invisible, dans son interview au monde, qui sent son autorité se renforcer, comme se demi deni d’avoir ecrit l’iqv, deni qui ne se situe qu’au niveau de la pose, et qui dit en même temps « c’est y pas extraordinaire ce que j’ai écrit » !
Apres, je precise que c’est quand même tant mieux qu’il soit sortis, et si je suis pas fan de l’ »insurrection », je crache pas dessus non plus, ne serait-ce que pour le nombre de vocation que ça a créer !
edit : la prison, n'y allez jamais, c'est très surfait !


Tout a fait d'accord avec Jo

Le mariage c'est trés classique comme signe d'intégration auprés des juges , de même que trouver un travail salarié stable est a leurs yeux un acte plein de promesses quand a notre soumission future ce qui permet donc de demander d'alléger les conditions du contrôle judicaire , c'est valable pour tous .

Mais pour JC , il écrira un livre au moins sur le sujet puis un téléfilm qui le séparera définitivement du commun des mortels .. Et cela ce ne sera pas valable pour ceux et celles qui auront cru aux conneries de "l'insurrection qui vient " et dont certains sont encore en taule .
bajotierra
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede georges » 06 Juin 2009, 13:41

bajotierra a écrit:
Mais pour JC , il écrira un livre au moins sur le sujet puis un téléfilm qui le séparera définitivement du commun des mortels ..


Pourquoi ces attaques gratuites contre Julien ? Tu lui prêtes donc toi aussi des "mauvaises intentions"...
On dirait du Alain Duhamel http://www.liberation.fr/politiques/010 ... int-coupat

bajotierra a écrit:Et cela ce ne sera pas valable pour ceux et celles qui auront cru aux conneries de "l'insurrection qui vient " et dont certains sont encore en taule .


Comme le juge Fragnoli, il faut que tu trouves un auteur à ce livre collectif... le voilà le vrai responsable de tout.
georges
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede bajotierra » 06 Juin 2009, 14:13

Et bien georges de cela , du futur livre et téléfilm, on en reparlera dans quelques années

pour l'instant ,

- je constate qu'il ya un déjà un livre sur le sujet intitulé "Le coup de Tarnac " , titre d'ailleurs piqué a un internaute, et que tout prisonnier ne dispose pas du "Monde" pour s' exprimer et loin s'en faut .

-Quand aux anneries de "l'inssurection qui vient" je n'en ai pas évoqué les auteurs , ce que j'aurai du mal a faire ne les connaissant pas , mais bien les lecteurs .

Même si beaucoup confondent le fait de brûler une poubelle et d'ouvrir un commerce avec un processus révolutionnaire , je pense que la différence entre un auteur et un lecteur n'échappe encore a personne .
bajotierra
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede georges » 06 Juin 2009, 16:38

bajotierra a écrit:- je constate qu'il ya un déjà un livre sur le sujet intitulé "Le coup de Tarnac "


Le livre de Marcel Gay "Le coup de Tarnac " n'est vraiment pas ce qu'il y a de pire (il y expose même la situation d'Isa*, Juan*, Farid* ... qui ont subi bien avant "l'affaire deTarnac" les dispositifs judiciaires antiterroristes dans une certaine indifférence depuis Janvier 2008 )... surtout vu ce que l'on a lu de la part de la majorité des journaflics ou de militants (voir les premiers communiqués de la FA, d'AL, du NPA, de la secrétaire de SUD Rail...)
oui son bouquin est payant, oui il se va faire du fric sur cette affaire... comme la gauche poubelle va se refaire une santé en dénonçant le régime d'exception qu'elle n'a jamais aboli.
Donc ce qui me pose problème c'est la stratégie de défense de Julien Coupat, qui est médiatique (accepter le fait de répondre par écrit aux questions du Monde, journal de tous les pouvoirs et de les marchés, son père qui passe à TV, des éléments entiers du dossier sont fournies à certains médias type Médiapart, LeMonde) et parfois très politicienne ( les conférences de presse avec son avocate et des représentants de la gauche poubelle) ... tout ce qui était déjà rejeté dans le texte "APPEL".
En quête d'icône, un journaleux de la presse bourgeoise et branchouille voyait en Julien Coupat un futur Guy Debord http://blogs.lesinrocks.com/s-kaganski/?p=192 ...
Oui il était vraiment temps qu'il sorte de zonzon pour lui même, pour ses proches, et pour ses futur(e)s "fans".
georges
 

Messagede georges » 06 Juin 2009, 17:08

Rappel (cela date de décembre 2008) : http://basseintensite.internetdown.org/ ... ISIBLE.mp3
georges
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede Tuxanar » 06 Juin 2009, 17:34

Pour précision, le PS n'a jamais pu abolir les lois anti-terroristes car elles n'existent dans leur forme actuelle que depuis 2002 et 2003, je crois, avec les lois Perben I et Perben II. Donc, pas de PS au gouvernement à cette époque.
Par contre, pas sure qu'il aurait aboli ces deux lois liberticides même s'il avait eu le pouvoir.
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Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede georges » 06 Juin 2009, 17:41

Tuxanar a écrit:Pour précision, le PS n'a jamais pu abolir les lois anti-terroristes car elles n'existent dans leur forme actuelle que depuis 2002 et 2003, je crois, avec les lois Perben I et Perben II. Donc, pas de PS au gouvernement à cette époque.
Par contre, pas sure qu'il aurait aboli ces deux lois liberticides même s'il avait eu le pouvoir.

Ben non elles sont plus anciennes ...
Comme je l'écrivais ici viewtopic.php?f=74&t=894&start=495#p30892
"lors de l'instruction du "réseau Chalabi", le dispostif judiciaire d'exception "antiterroriste" (lois de 1986 ) a permis d'interpeller 138 personnes de 1994 à 1998 ... et 51 d’entre elles seront innocentées après une détention longue de trois ans."


et http://quineditmot.free.fr/index.php/20 ... rorisme-2/
(...)en 1986, le gouvernement Chirac constitue un pôle anti-terroriste à Paris, faisant travailler ensemble juges, procureurs et cours d’assises spécialisés. La loi se durcit et la notion « d’association de malfaiteur » passe de « circonstance aggravante » à infraction en soi[4], aggravée lorsqu’elle est « en relation avec une entreprise terroriste » : c’est le concept d’AMT. La loi anti-terroriste du 22 juillet 1996 fait de l’AMT un délit passible de 10 ans d’emprisonnement.
georges
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede CARNUS » 06 Juin 2009, 18:08

Salut,

Ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que Yldune et Julien avaient un bébé, à Tarnac, lors de leur arrestation le 11 novembre.

Je ne suis pas sûr qu'il soit des 2, peut-être que de Julien ou que d'Yldune, peu importe;
en attendant cet enfant a été pris en charge par la comunauté (il y en avait plus que 9, heureusement pour le bambin)

Et pour revenir au sujet du mariage, que l'info soit vraie ou fausse, pour moi ça me ferait plaisir qu'elle soit vraie, parce que ce serait
un gigantesque pied de nez à Fragnoli et à ses sbires, qui seraient obligés, de part la loi, de ne plus leur interdir leur séparation.

Je me permets également de préciser que le mariage (civil, s'entend) n'est pas une valeur totalement opposée à l'idéal Anarchiste.

On est tous dans le système, certains de nous ont le RMI, d'autres touchent les indemnités de licenciement, etc...
Et le mariage ouvre des possiblités de réduction d'impôt, de donner une couverture sociale améliorée à sa conjointe, de lui laisser à hauteur de 50%
une retraite, car c'est souvent les mectons qui passent l'arme à gauche en premier, etc...

Après, la vie ne change pas parce qu'on est marié, l'amour et la complicité dans un couple est plus forte que tous le reste
et est un formidable lien (moteur) pour avancer, surtout quand on est militant (gnourf!)

Béatrice et Denis.
CARNUS
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede Tuxanar » 06 Juin 2009, 18:36

Merci George pour ces précisions, autant pour moi.

Mais ce que je voulais dire, c'est que les lois Perben I et II ont plus que fortement renforcé l'arsenal anti-terroriste.
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Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede Nico37 » 06 Juin 2009, 19:12

Il y a trois périodes : 1986-1996, 1996-2002/2003, 2003 -> aujourd'hui dans la législation antiterroriste (faudrait que je retrouve la chrono que j'avais faite pour le tract de l'éphémère comité de soutien tourangeau). Au final Tuxanar et Georges avez tous les deux raison par imprécision de votre post respectif...
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Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede georges » 06 Juin 2009, 19:33

Nico37 a écrit:Il y a trois périodes : 1986-1996, 1996-2002/2003, 2003 -> aujourd'hui dans la législation antiterroriste (faudrait que je retrouve la chrono que j'avais faite pour le tract de l'éphémère comité de soutien tourangeau). Au final Tuxanar et Georges avez tous les deux raison par imprécision de votre post respectif...


Ce que je voulais souligner c'est la continuité de l'Etat... et que la gauche-plus-rien n'est surtout pas revenu entre 1997 et 2002 sur le dispositif initial de 1986 (le "pôle anti-terroriste", la notion "d’association de malfaiteur en relation avec une entreprise terroriste " etc) ...

Sinon, toujours en matière de législation répressive.
En 2001, soucieuse de mieux gérer le bâton, c'est la gauche poubelle qui présentait la Loi sur la Sécurité Quotidienne...
Fin janvier 2003, 48 personnes utilisatrices de transports en commun ont été condamnées à de la prison ferme pour "délit de fraude par habitude" (!!!) ... "délit" rendu possible par cette loi.
georges
 

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