Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede Nico37 » 28 Mai 2009, 10:17

Coupat, suspect de l'affaire SNCF, serait libéré ce jeudi

Julien Coupat, principal suspect dans le dossier des sabotages de lignes de TGV en France en novembre 2008, sera remis en liberté ce jeudi après six mois et demi de détention, a déclaré une source judiciaire.

Le parquet a confirmé mercredi soir des informations de presse selon lesquelles il ne s'opposait plus à cette libération et demandait un placement sous contrôle judiciaire.

Le juge d'instruction Thierry Fragnoli va donc prendre jeudi l'ordonnance directe de remise en liberté, comme il en a le pouvoir. Quatre demandes avaient jusqu'ici été rejetées par les juges des libertés et, en appel, par la chambre de l'instruction de Paris.

Julien Coupat, 34 ans, restera mis en examen pour "destruction en réunion et direction d'une association de malfaiteurs", le tout "en relation avec une entreprise terroriste", des crimes passibles des assises.

Il est présenté par l'accusation comme le chef d'un groupuscule d'ultragauche auquel sont imputés les sabotages commis par le placement de fers à bétons sur des caténaires dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, ainsi que le 26 octobre 2008.

Il clame son innocence et se dit victime d'un dossier monté de toutes pièces pour des raisons politiques. Neuf personnes sont mises en examen au total dans ce dossier mais Coupat est le dernier à être en prison, les autres ayant été libérées au fil de l'enquête, qui est critiquée.

Dans un texte publié cette semaine dans Le Monde, il décrivait la prolongation de sa détention comme "une petite vengeance" mais se réjouissait paradoxalement de son sort, dont il rendait responsable ce qu'il appelle "la clique sarkozyste".

"Chaque manoeuvre par quoi ils se figurent conforter leur pouvoir achève de le rendre haïssable. En d'autres termes : la situation est excellente, ce n'est pas le moment de perdre courage", disait-il.

Principal élément à charge, la police, qui surveillait le groupe, dit avoir localisé Julien Coupat et sa compagne Yldune Lévy le soir du 7 novembre, en rase campagne, non loin du lieu du sabotage d'une voie ferroviaire.

L'accusation avance aussi d'autres indices d'une activité clandestine, comme le manuel de fabrication d'un engin explosif retrouvé sur l'ordinateur d'Yldune Lévy, et d'autres indices matériels retrouvés dans les affaires du couple et transmis récemment par la justice canadienne.

Thierry Lévêque
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Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede abel chemoul » 28 Mai 2009, 13:39

Enfin... (enfin... normalement...)

"Après plus de six mois de détention, Julien Coupat devrait sortir de la prison de la Santé dans l’après-midi. Le juge d’instruction a ordonné sa remise en liberté sous contrôle judiciaire, suivant donc les réquisitions du parquet de Paris."

http://www.france-info.com/spip.php?art ... s_theme=11
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Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede CARNUS » 28 Mai 2009, 17:53

Ouaih, mais on lui a demandé de verser une caution, ce qui n'était pas le cas des 8 précédents encabanés !

piège ou humiliation pour lui montrer qu'il est toujours coupable ?
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Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede Dorhinel » 28 Mai 2009, 18:20

D'après Bellaciao (toujours pratique pour l'information au jour le jour), il est aussi assigné à rester... En Île de France (sympa, pour un type qui vivait d'une épicerie à la campagne). Et il doit remettre ses papiers d'identité, son passeport, et ne doit pas rencontrer les autres mis en examen.

L'ONU condamne l'assignation à résidence d'Aung San Suu Qyi, me semble-t-il, non ?


EDIT parce que j'ai écrit trop vite : Et voilà la source : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article86527
Et le Nouvel Obs confirme : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualit ... rison.html (même s'ils font dans la désinfo en disant que les autonomes allemands ont saboté outre-Rhin... Sans dire qu'ils ont revendiqué des sabotages en France.
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Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede FRED » 28 Mai 2009, 19:34

L'ancienne magistrate Eva Joly a conclu de cette remise en liberté que "les charges ne doivent pas être très lourdes" contre lui.
* « Nous n’avons pas peur des ruines. Nous sommes capables de bâtir aussi.

Buenaventura Durruti
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Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede CARNUS » 28 Mai 2009, 19:46

En attendant, et comme je l'avais prévu (hypothèse n°1 du coup de fil avec Lepauvre en début d'après-midi)
Julien est sorti par derrière la prison de la santé, récupéré par ses proches, pour ne pas avoir affaire avec la meute des journaleux et autres photographes (arf!)
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Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede Vilaine bureaucrate » 28 Mai 2009, 22:26

CARNUS a écrit:Ouaih, mais on lui a demandé de verser une caution, ce qui n'était pas le cas des 8 précédents encabanés !

piège ou humiliation pour lui montrer qu'il est toujours coupable ?

16.000 E, lol, c'est vouloir le discréditer..
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"ils ont fait un leurre" dit un journaleux devant la prison

Messagede georges » 28 Mai 2009, 23:58

Remettre à leur place les journaflics rapaces ... par une sortie "invisible" :D

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Libération de Julien. Deux communiqués.

Messagede georges » 29 Mai 2009, 01:10

Un bouquet de fleurs pour Michèle Alliot-Marie

Non, nous ne sommes pas soulagés. Non, la libération de Julien n’est pas une « victoire ». C’est au mieux un camouflet pour tous ces impudents qui nous ont attaqués. Pour nous, ce n’est qu’une étape. Vers l’impunité, pour tous et pour tout. Nous n’enverrons pas de bouquet de fleurs au parquet.

Leur harcèlement va continuer, contre nous, nos amis, contre d’autres. Les contrôles judiciaires, les amitiés interdites, les surveillances, les garde-à-vues de 96h. Ce qui s’est fait jour dans cette affaire c’est la détermination, la détermination pathétique d’un ordre sénile prêt à tout pour anéantir ce qui lui résiste et compte bien lui survivre. Tout ne fait que commencer, pour eux, comme pour nous tous. Nous continuons, donc.
Notre défense est tout aussi préventive qu’offensive.

Il a été question de déplacer l’affrontement du plan judiciaire au plan politique. Cela a provoqué quelques incompréhensions.

Nous annonçons donc la tenue, le 21 Juin (jour de la fête de la musique) à 15h aux Halles à Paris une grande manifestation. Nous y invitons toutes les personnes, toutes les bandes, tous les ouvriers, tous les manifestants ayant subit le harcèlement brutal et judiciaire de la police et de ses politiciens. Nous y appelons toutes celles et ceux qui ne supportent pas cet ordre du monde, toutes celles et ceux qui s’organisent pour survivre, envers et contre tout. Nous y invitons toutes celles et ceux pour qui il est temps, enfin, de se retrouver.

Pour Julien, tous les autres et contre tout :
Rendez-vous Dimanche 21 Juin – 15H – Fontaine des innocents - PARIS


______________________



Libération de Julien. Tout continue.

Ca y est. Les journalistes annoncent la libération de Julien Coupat. En insistant sur la clémence du parquet, qui ne s’y opposera pas, cette fois. Qui déclare que la détention n’est plus justifiée. Fiction d’un antiterrorisme raisonnable, juste, mesuré.

Dans les dépêches de presse on rappelle que c’est bientôt l’anniversaire de Julien. Comme s’il s’agissait d’un cadeau. Il faudrait donc que l’on soit heureux, que l’on sable le champagne, que l’on crie à la victoire. C’est ça qui est magnifique : on maintient envers et contre tout quelqu’un en détention pendant 6 mois, et parce que, soudain, sans aucune explication, on le libère, il faudrait que l’on soit content, que l’on remercie la justice d’être si juste, et les juges d’être si cléments.
Non, le sentiment qui domine c’est toujours et encore de la colère. Pour l’incarcération de Julien, et des autres. Pour les arrestations en pleine rue, qu’ils se permettent encore. Pour les gardes-à-vues de 96h, devenues systématiques. Pour ce con de Jean-Marc, simple flic à la SDAT.
Donc il n’est pas question de s’arrêter là.

Avec l’affaire de Tarnac, le pouvoir a tenté un coup : user de ses dispositifs d’exception, policiers et juridiques, sans honte, tout en le faisant savoir au plus grand nombre. Ce qui a été tenté, c’est la banalisation des dispositifs antiterroristes. Dans l’état actuel des choses on peut dire qu’il n’a pas réussit. Mais il n’a pas encore échoué. L’enjeu, outre que cette affaire cesse une bonne fois pour toute, c’est de mettre à mal, pour longtemps, les mesures antiterroristes.

L’autre chose qui a été révélée par cette affaire, c’est l’existence de formes de contestation diffuses, d’une politique radicale qui se déroule hors des partis et des syndicats, et sa tentative de captation sous le terme "anarchoautonome" ou "ultragauche". Ce qui s’est fait jour, pour faire vite, c’est l’existence d’une jeunesse qui souhaite la fin de cette société. Et cela non plus ça ne s’arrêtera pas.

Avec la libération de Julien tout continue. Les comités de soutien devraient annoncer de nouvelles initiatives très prochainement.

http://www.soutien11novembre.org/spip.php?article494
georges
 

Tarnac : les avocats des prévenus réclament un non-lieu

Messagede georges » 29 Mai 2009, 17:08

Tarnac : les avocats des prévenus réclament un non-lieu

LEMONDE.FR | 29.05.09 | 15h16 • Mis à jour le 29.05.09 | 16h18

Après plus de six mois de détention, Julien Coupat est sorti de prison, jeudi 28 mai. Présenté comme le cerveau d'un groupe soupçonné de sabotages de lignes de trains à grande vitesse (TGV) fin 2008, il a quitté la maison d'arrêt de la Santé, mais l'affaire n'est pas terminée pour autant. Le jeune homme de 34 ans reste mis en examen, notamment pour "destruction en réunion et direction d'une association de malfaiteurs", le tout "en relation avec une entreprise terroriste", des crimes passibles des assises.

Cette libération a suscité de nombreuses réactions : l'opposition dénonçant un "fiasco" et Arnaud Montebourg (PS) allant jusqu'à réclamer la démission de la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, pour avoir "fait monter une sauce politicienne au goût infect". Vendredi, le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, a lui tenu à préciser que la remise en liberté d'une personne "au cours de l'information judiciaire ne saurait être interprétée comme le signe de l'absence ou l'insuffisance de charges contre elle".

Les avocats des mis en examen, eux, n'ont pas désarmé. Me Irène Terrel, avocate de M. Coupat, réclame l'"abandon de toutes les poursuites" et envisage de faire appel du placement sous contrôle judiciaire de M. Coupat. Ce dernier a été libéré contre une caution de 16 000 euros, et est obligé de se rendre une fois par semaine au commissariat de Montreuil, de demeurer en Ile-de-France et a dû remettre ses papiers d'identité et son passeport. Il lui est également interdit de rencontrer les huit autres prévenus dans ce dossier.

"QU'EST-CE QUE M. FILLON CONNAÎT DE CE PROCÈS ?"

Me William Bourdon, l'avocat d'une des mises en examen, Yldune Levy, promet qu'après consultations avec ses collègues, les avocats de la défense "se mobiliseront pour obtenir du magistrat instructeur la seule décision qui s'impose, à savoir un non-lieu". "Tout démontre dans ce dossier que cette affaire est le fruit d'une grande manipulation politique", maintient Me Bourdon, citant pêle-mêle "la scénarisation des interpellations, la mobilisation de moyens exceptionnels, l'acharnement des policiers à tracer des éléments de preuves imaginaires" ou encore "la scénarisation, en forme de communiqué du parquet, de la libération de Julien Coupat".

Si l'on doutait de la dimension politique de cette affaire, note Me Bourdon, il suffit selon lui d'écouter le premier ministre, François Fillon, expliquer, vendredi matin sur Europe 1, que la "procédure a été respectée". "La justice estime désormais que l'enquête a suffisamment avancé pour qu'il soit libéré. Il y aura un procès, on saura à ce moment-là la vérité", a notamment dit M. Fillon, des propos qui mettent l'avocat hors de lui. "C'est sidérant ! M. Fillon sait avant tout le monde que le magistrat instructeur va renvoyer certains des mis en examen devant le tribunal. Qu'est-ce que M. Fillon connaît de ce procès pour se prononcer de cette façon ?", lance-t-il, qualifiant les propos de "tentative maladroite pour justifier a posteriori une détention provisoire absolument scandaleuse". A l'heure actuelle, aucune date n'est fixée pour un quelconque procès et le magistrat instructeur doit encore statuer sur le sort des cinq mis en examen.

En attendant, le comité de soutien aux mis en examen promet également de "déplacer l'affrontement du plan judiciaire au plan politique". "Avec la libération de Julien tout continue (...) L'enjeu, outre que cette affaire cesse une bonne fois pour toute, c'est de mettre à mal, pour longtemps, les mesures antiterroristes", peut-on lire dans un communiqué. "Donc il n'est pas question de s'arrêter là."

Luc Vinogradoff
http://www.lemonde.fr/societe/article/2 ... _3224.html
georges
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede CARNUS » 29 Mai 2009, 21:36

Sur mon site :

http://orailec.free.fr/

j'ai récupéré, jours après jours, comme une petite fourmi laborieuse (arf!), les commentaires concernant les signataires de la pétition pour les inculpés du 11 novembre :

http://orailec.free.fr/CSA/petition_tarnac.pdf

depuis le 29 novembre, pour ètre précis.

la lecture est fondamentalement édifiante, et je dirais même rassurante, en tout les cas ça fait du bien, donc voilà et bonne lecture.

Denis (n°1508) et Béatrice (n°1429)

Salutations anarchistes, Denis.
CARNUS
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede ChoueTTe » 30 Mai 2009, 08:20

J'en ai fait un petit article sur mon blog, inspiré par l'hypocrisie de certains, et les réactions d'autres.
La galère continue pour les jeunes de Tarnac, mais disons qu'ils ont remportés une bataille.

Vive la France ! :france:


:mrgreen:
ChoueTTe
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede Dorhinel » 30 Mai 2009, 21:32

"Jeunes de Tarnac" ? Allons bon.
Je sais que tu reprends l'expression des médias (enfin, je crois), mais je déteste ça.

Alors quoi, d'abord, un jeune a moins de 20 ans (arbitrairement). Puis un jeune est un habitant de banlieue. Maintenant, le terme "jeune" s'élargit à tous les marginaux ? Et après, on s'étonne pas d'avoir des politiciens aux idées dépassées.
Et ne parlons pas du terme "vieux" qui est méprisant, péjoratif, horrible. D'ailleurs, je demanderai à être qualifié de "personne peu âgée" plutôt que de "jeune", personnellement, parce que ça me diminue !

(Parce que bon, je dis ça, mais Coupat a un peu plus que 30 ans... C'est pas ce que j'appelle un jeune)
Dorhinel
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede ChoueTTe » 30 Mai 2009, 22:22

"Jeunes de Tarnac" ? Allons bon.
Je sais que tu reprends l'expression des médias (enfin, je crois), mais je déteste ça.

Alors quoi, d'abord, un jeune a moins de 20 ans (arbitrairement). Puis un jeune est un habitant de banlieue. Maintenant, le terme "jeune" s'élargit à tous les marginaux ? Et après, on s'étonne pas d'avoir des politiciens aux idées dépassées.
Et ne parlons pas du terme "vieux" qui est méprisant, péjoratif, horrible. D'ailleurs, je demanderai à être qualifié de "personne peu âgée" plutôt que de "jeune", personnellement, parce que ça me diminue !

(Parce que bon, je dis ça, mais Coupat a un peu plus que 30 ans... C'est pas ce que j'appelle un jeune)


J'pense pas qu'il soit nécessaire de jouer sur les mots, encore moins pour en détourner le sens.
Je ne vois pas ce que "jeune" a de péjoratifs, et pour moi des gens âgés de 22/34 ans, ce sont plutôt des jeunes que des vieux.
Après, je comprends ce que tu veux dire par le terme "jeune", mais excuse moi, quand je parle de jeunes, je ne parle pas de délinquants, je laisse ça à TF1 et ses copains.

Bon après j'ai bien conscience que beaucoup de motssont manipulés et vidés de leur sens, mais je ne suis personnellement pas du genre à faire dans l'euphémisme et je ne pense pas que ce soit le cas chez moi.
Y'a des mots comme "terrorisme", "racaille", "anti sémitisme" etc... qui sont davantage manipulés. Bref, pour moi, c'est un non-débat.
ChoueTTe
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede Dorhinel » 30 Mai 2009, 22:39

C'est en effet un non débat, je réagissais à une situation.
Je ne trouve pas "jeune" péjoratif, c'était un peu d'ironie (mais je la maîtrise mal, je finis par en avoir l'impression) sur le fait de devoir dire "personnes âgées" au lieu de "vieux".

Après bon, quand à la classification par l'âge du "jeune", elle est arbitraire... Etant moi-même jeune (et plus que jeune, même), j'ai du mal à assimiler la trentaine à la jeunesse, n'en déplaise aux vieux (plus de 25 ans, quoi :P) du forum.

Pour en revenir à l'affaire... Vous avez vu que tout les politiques ont sauté sur la libération pour condamner l'anti-terrorisme et MAM ? Arnaud Montebourg, élu PS, dit quand même, sur Rue89 "Il n'y a pas matière à s'étonner que des socialistes, héritiers du parti de Jaurès, se lèvent les uns après les autres pour dire tout cela. Jean Jaurès avait déjà en son temps convaincu son parti -la Section française de l'Internationale ouvrière- de soutenir le capitaine Dreyfus dont l'innocence fut salie par une misérable manipulation de l'armée de l'époque et couverte par la justice aux ordres (déjà ! )."
Bon, il oublie juste que la SFIO n'avait pas attendu que Dreyfus sorte de prison pour le défendre. Mais c'est accessoire. (Et puis ils avaient eu plus de temps, les fourbes)
Dorhinel
 

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