Spécial dédicace à Maxime Le Fox-Terrier, pour ses déclarations "pétainistes" :
- Univers sale (sur l'air de "San Francisco") : "C’est une maison d’vieux Adossés à la combine : On y vend des disques, on ne donne pas Ceux qui vivent de ça, ont perdus la clé On les retrouve ensemble Après des années de doute On les voit s’assoir autour du repas Et des caméras, aux restos du coeur Quand Universal s’embrume Quand Universal t’allume Univers sale ! Où en êtes-vous ? Juliette et Pierre ? Carla, entendez-moi ..."
- Mon vieil artiste (sur l'air de "Parachutiste") : "Tu avais juste soixante ans Quand on t’a r’mis un tapis rouge Quand on t’a dit "Entre dedans Tout ce qu’est louche" C’est pas exprès qu’t’es sarkozyste, Mon vieil artiste ..."
Loppsi 2, bientôt Hadopi en pire ? par Astrid Girardeau
« Hadopi, et après ? » peut-on lire un peu partout depuis quelques jours. Il reste à assister à la mise en place de cette usine à gaz, et peut-être voir, enfin, se lancer une réflexion de fond. Pour les autres projets du gouvernement relatifs à Internet, prendre la route du ministère de l’Intérieur, direction Loppsi 2. Ou « loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure ».
Bien que maintes fois annoncée, et même prévue dans la loi de finances pour 2008, la Loppsi 2 est sans cesse repoussée. En février dernier, Michèle Alliot-Marie, la ministre de l’Intérieur assurait que le projet serait « présenté au Parlement avant l’été ». Loppsi 2 d’ici fin juin ? « On a encore le temps, nous indique un collaborateur de l’Assemblée. Si c’est adopté en conseil des ministres avant l’été, ce sera déjà bien ». Le programme de l’Assemblée Nationale est bouclé jusqu’aux vacances. Puis, à la rentrée, il y aura le Grenelle 2, le vote du budget, etc. Bilan : « ce texte ne devrait pas être examiné en 2009 ».
La Loppsi 2 se veut donc la suite de la Lopsi (pareil mais sans la « performance »). Déposée par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, et adoptée en juillet 2002 par le Parlement, elle vise à modifier les moyens juridiques et sécuritaires afin de renforcer la lutte contre la délinquance et de la criminalité. La nouvelle loi doit privilégier « le redéploiement de moyens existants et le renforcement de la police technique et scientifique », comme le soulignait le Président de la République en juillet 2007. Parmi les actions, on trouve pêle-mêle : « conforter la réduction du nombres d’accidents [de voiture] », « renforcer la lutte contre le terrorisme » et « combattre l’immigration clandestine ». Et aussi, lutter contre la cybercriminalité. Par exemple, sanctionner d’avantage l’usurpation d’identité, autoriser la captation de données numériques à distance ou faire filtrer les contenus à caractère pédo-pornographique par les fournisseurs d’accès à internet.
C’est donc le retour des contenus à caractère pédo-pornographique présentés comme épouvantails et prétextes à tout (et n’importe quoi). Par exemple à la mise en place d’un système de blocage des contenus par les FAI. Sur ce point, la ministre affirmait en février avoir l’accord des opérateurs et hébergeurs « pour bloquer les sites pédopornographiques dès lors que nous les leur signalons. » « Rien n’a été signé », nous assurait-on du côté de l’AFA (Association des fournisseurs d’accès) et de la FFT (Fédération Française des Télécoms).
Sur son blog, Jean-Michel Planche, président de Witbe, donne des précisions. Citant « l’un des commanditaires qui signe par délégation pour le Ministre (de l’Intérieur, de l’Outre Mer et des collectivités territoriales) », il rapporte que l’article 6 de la Loppsi prévoit un dispositif pour « imposer aux fournisseurs d’accès à Internet l’obligation d’empêcher sans délai l’accès aux contenus illicites dont les adresses électroniques sont désignées par arrêté du ministre de l’intérieur sous peine d’un an d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. » Au-delà de la remise en cause de la LCEN (loi pour la confiance dans l’économie numérique), pour l’un des dinosaures du web français, « il s’agit ni plus ni moins de l’enterrement en première classe de la notion de Neutralité d’Internet ». Et celui qui, en octobre dernier, lançait la version française de Internet for Everyone de lancer : « nous entrons dans la phase II du conflit et cela se durcit. Le soldat Internet est plus que jamais attaqué de tous les côtés et il faut le sauver. »
Hier, lors d’un tchat sur le site du Monde, un internaute lui demandait : « Doit-on s’inquiéter de la tournure des événements concernant le futur d’Internet (...) puisque les moyens de contournement d’Hadopi (VPN, SSL, etc.) pourront être considérés comme des moyens “terroristes” pouvant faire l’objet de poursuites ? » Et Jean-Michel Planche de répondre : « Oui, mille fois oui. Après s’être occupé des ordinateurs, on va s’occuper des infrastructures et fondamentalement modifier la structure même de l’Internet. (...) Et le pire, c’est que cela ne règlera strictement rien. Au mieux, on aura réussi à fragiliser une infrastructure qui a été faite pour résister à un conflit nucléaire. »
Avec le projet de loi Création et Internet, le gouvernement a mis un pied dans la porte sur des questions aussi essentielles que le filtrage, la surveillance, et la neutralité du net. Aucun argumentaire ni démonstration technique n’ont réussi à arrêter la machine à vouloir contrôler, surveiller, réguler. On se souvient par exemple du « Je vous en supplie, madame la ministre, ne faites pas cela ! (...) Vous êtes en train de faire quelque chose de très grave ! » adressé par Jean Dionis du Séjour à Christine Albanel lors des débats à l’Assemblée Nationale.
Après l’apéritif, le plat principal. On attend donc de voir ce que mijote Michèle Alliot-Marie qui, pour rappel, est arrivée en tête dans la catégorie « Orwell Ensemble de son Œuvre » lors des derniers Big Brother Awards. « On est dans un système où on ne sait pas qui veut contrôler quoi, mais on ressent une menace. Par exemple, que font les gens comme CISCO et d’autres à installer chez les opérateurs et les FAI des logiciels permettant d’analyser les paquets [unités d’information ndlr] qui circulent sur les réseaux ? On est déjà dans l’analyse des paquets et dans le filtrage », nous indiquait récemment Jean-Bernard Magescas, ancien président de FON France. Et de lancer : « Alerte rouge, Hadopi n’est que le début ! »
On en reparle bientôt...
Le problème n'est pas gauche-droite. Il est haut-bas.
J'allais justement y mettre l'article sur Lopsi.. Bon, c'est clair, l'objetcif c'est de criminaliser ce qui ne cadrent pas avec les idées du gouvernement.. Je voulais dire, de sarkozy
sebiseb a écrit:J'allais justement y mettre l'article sur Lopsi.. Bon, c'est clair, l'objetcif c'est de criminaliser ce qui ne cadrent pas avec les idées du gouvernement.. Je voulais dire, de sarkozy
Sinon il aurait instauré une taxe puis point barre, comme le teste ADN sensé être utile contre les Pédophile, et qui est utilisé pour fiché des syndicalismes.
* « Nous n’avons pas peur des ruines. Nous sommes capables de bâtir aussi.
sebiseb a écrit:J'allais justement y mettre l'article sur Lopsi.. Bon, c'est clair, l'objetcif c'est de criminaliser ce qui ne cadrent pas avec les idées du gouvernement.. Je voulais dire, de sarkozy
Sinon il aurait instauré une taxe puis point barre, comme le teste ADN sensé être utile contre les Pédophile, et qui est utilisé pour fiché des syndicalismes.
Il y a un type de criminels qui échappent aux tests.. la délinquance financière ! NO COMMENT !
si on pirate son voisin pour télécharger illégalement en pensant ne pas se faire prendre, c'est très con. Parce que c'est le voisin qui se fera choper au début (on passe sur l'éthique, là n'est pas le sujet), mais après, on va vérifier dans les logs, et qu'est ce qu'on va voir? Oh, un zoyeux lurons qui squatte la connexion. Bon ben on va frapper chez les voisins, voir qui c'est. Ou alors, parade, faut aussi pirater la boite mail, et au 2ème mail d'avertissement, on change de pigeon voisin. Mais bon, vie privé, tout ça...
La loi Hadopi est donc - avec quelques houleux retards à l'allumage - finalement votée. Avec la loi Dadvsi de 2006 sur le droit d'auteur, et qui avait également provoqué un tollé, voici que se profile Loppsi, qui élargit encore le champ sécuritaire lié aux nouvelles technologies. Mis bout à bout, ces trois éléments forment un véritable arsenal de "cybersécurité", promue priorité par Nicolas Sarkozy.
Dadvsi et Hadopi, censées lutter contre le téléchargement illégal grâce à des mesures techniques, devraient donc être complétées à l'automne 2009 par un dispositif bien plus ambitieux, axé sur l'ensemble de la cybercriminalité. Loppsi 2 (loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, 2e du nom après la Lopsi de 2002), voulue par Nicolas Sarkozy, serait dotée d'une enveloppe d'un milliard d'euros sur cinq ans (2010-2015).
La clef de Loppsi 2, ce sont les mouchards électroniques. La loi Hadopi prévoit déjà la "Simplification des procédures de contrôle par les services de l'Etat des logiciels intégrant des mesures techniques permettant le contrôle à distance de fonctionnalités ou l'accès à des données personnelles". La Dadvsi évoque également les mouchards électroniques : l'article additionnel 10bis C à l'article 15 permet notamment à la direction centrale de la sécurité des systèmes d'information (DCSSI) de s'affranchir du contrôle des logiciels mouchards susceptibles d'être installés par les administrations de l'Etat, les collectivités territoriales et les opérateurs publics ou privés.
L'ACCÈS AUX DONNÉES INFORMATIQUES SIMPLIFIÉ
En d'autres termes, l'Etat ne sera plus obligé de vérifier la "légalité" des mouchards utilisés par ses services sur le Réseau. Dès lors, c'est la porte ouverte à toutes les "captations" informatiques et sonores, de quelque nature qu'elles soient. Le projet de loi Loppsi 2 reprend ce principe en le perfectionnant, puisqu'il permettrait "sans le consentement des intéressés, d'accéder à des données informatiques, de les observer, les collecter, les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu'elles s'affichent pour l'utilisateur ou telles qu'il les y introduit par saisie de caractère". C'est la légalisation des "chevaux de Troie" (logiciels espions) chez l'internaute, pendant une durée de quatre mois, renouvelable une fois sur accord du juge.
Techniquement, le dispositif pourra être mis en place à toute heure, soit en s'introduisant dans tout lieu physique (avec mise en place d'une "clé de connexion" dans l'ordinateur à surveiller), soit par "transmission par un réseau de communications électroniques", en s'infiltrant à distance dans la machine à surveiller.
PÉRICLÈS SAURA TOUT DE VOUS
Loppsi 2 prévoit également la création d'un fichier informatique appelé Périclès. Ce système "d'analyse sérielle" permettra d'effectuer des rapprochements entre les différents fichiers judiciaires (Stic, Judex, etc.) et de croiser tous les renseignements disponibles pour lutter au mieux contre tous les types de délinquance, et notamment la pédo-pornographie. Mais pour ce faire, ce "super-fichier" contiendra de nombreuses données liées à la vie du citoyen avec tous les dangers de dérives possibles : numéros de cartes grises, de permis de conduire, de puces de téléphones portables (IMEI), factures diverses, etc.
Car selon les informations du Monde, la collecte de ces données proviendrait entre autres de "traitements automatisés de données à caractère personnel concernant toute infraction commise contre les personnes". Ces données ne seraient donc plus uniquement "collectées au cours de procédures judiciaires pénales" comme il était prévu dans le projet de loi originel.
LES FOURNISSEURS D'ACCÈS EN PREMIÈRE LIGNE DU DISPOSITIF
Michèle Alliot-Marie a d'ailleurs précisé en janvier que 555 millions d'euros seraient affectés à la lecture automatisée des plaques d'immatriculation par vidéosurveillance, à la modernisation des fichiers d'empreintes génétiques et digitales, mais aussi à l'enregistrement vidéo des gardes à vue. Cette loi permettrait en outre, selon elle, de créer un délit d'usurpation d'identité, de pouvoir géolocaliser des internautes, ou de bloquer les sites (dont la liste serait fournie par le ministère) ne respectant pas la législation directement chez les fournisseurs d'accès. Pour ce faire, des "crawlers" (logiciels de recherche spécialisés), seraient mis en place par différents services du ministère, notamment l'OCLCTIC (Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication).
Mais les forces de l'ordre ne seraient qu'un des maillons de la chaîne, au même titre que les constructeurs d'appareils connectés par exemple. Ce qui inquiète notamment les fournisseurs d'accès à Internet, qui pourraient se retrouver contraints de filtrer une partie du Web sur demande du gouvernement, comme l'explique Jean-Michel Planche, président d'honneur du Club français des entrepreneurs des télécommunications. Toutes ces dispositions d'exception, accolées à des technologies de plus en plus perfectionnées, pourraient doter l'Etat de moyens de contrôles très importants. Mais tout comme de nombreux experts ont dénoncé, lors du débat sur Hadopi, le manque d'efficacité des solutions techniques dans la lutte contre le piratage, rien ne dit que les "mouchards" électroniques ne souffrent pas du même défaut. En attendant, des opposants au projet de loi se manifestent déjà. Le débat ne fait que commencer. Olivier Dumons
Bien que je ne sois pas le bienvenue ici je vais tout de meme posté ca.. Comme quoi ce que je crois est en phase de se préciser...
Le gouvernement prend le contrôle de nos ordinateurs en automne prochain ! La loi HADOPI visant à réprimer le téléchargement illégal donnera une chance inouïe aux citoyens français de prouver leur bonne foi en installant sur tous leurs ordinateurs un petit logiciel qui enregistrera leurs faits et gestes. Ainsi si l’internaute est accusé à tort de télécharger, il pourra faire un recours avec comme preuve le journal fourni pas la petite bestiole.
Ce n’est qu’une opinion purement personnel, mais pour moi un logiciel qui enregistre ce que je regarde sur mon lecteur video, ce que je tape au clavier, les logiciels que je lance, c’est un logiciel espion. En bon internaute je sais que google est mon ami, je tape donc "define:spyware" et j’ai une foule de définition qui m’aiderons à y voir plus clair. Je me réfère alors à un site gouvernemental : Logiciel qui contient un programme espion et qui emploie à l’arrière plan la connexion Internet de l’utilisateur pour recueillir et transmettre, à son insu et sans sa permission, des données personnelles et modifier le fonctionnement de son ordinateur. (explication de l’Industrie du Canada : www.ic.gc.ca).
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais ça ne me botte pas trop d’avoir ce genre d’insecte quelque part sur mon PC. Et c’est d’ailleurs pourquoi je me barde d’anti-spyware, que je passe du temps à configurer mon firewall et que je tiens mon système d’exploitation et mon anti-virus à jour (si ce n’est pas votre cas : petite piqure de rappel). Mais je crois bien que l’on aura pas le choix. Si la loi HADOPI n’impose pas a priori ce type de logiciel, il y a une autre loi beaucoup moins connu qui risque de nous forcer la main.
DADVSI en 2006, HADOPI en mai 2009, cela donne déjà un grand pouvoir au gouvernement sur la vie numérique de ces citoyens : filtrage de site web, modification du référencement des pages dans les moteurs de recherche, contrainte sur les FAI ...Cela fait bientôt 2/3 mois que le Web est entré activement dans une phase de résistance contre la loi Création et Internet. Mais attention, une loi peut en cacher une autre : et je veux parler de LOPPSI.
La loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure fait suite à LOPSI, avec un seul P (2002). Avec un budget d’un milliard d’euros sur 5 ans, et un Sarkozy insistant, le texte complètera HADOPI en automne 2009. Mais quel est le rapport entre une loi sur la performance de la sécurité intérieure et la Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet ?
Loi Création et Internet - Chapitre IV (Dispositions diverses) - Articles 10 bis C : "Simplification des procédures de contrôle par les services de l’État des logiciels intégrant des mesures techniques permettant le contrôle à distance de fonctionnalités ou l’accès à des données personnelles". Ok, on apprend donc que la loi HADOPI autorise le contrôle à distance de notre machine par l’Etat, mais ce n’est pas tout : "L’assouplissement prévu doit permettre à la DCSSI de s’acquitter effectivement de sa mission, en donnant à ce service la possibilité d’apprécier de l’opportunité de procéder aux évaluations prévues." DCSSI : direction centrale de la sécurité des systèmes d’information, qui est directement sous les ordres du 1er ministre (Nicolas Sarkozy dans notre cas...).
Cela signifie en des termes non langue de bois que l’Etat n’a plus à se soucier de la légalité des logiciels espions que ses services/directions/polices utilisent. Et non il ne s’agit pas de caméras de surveillance du web qui se "contenteraient" de surveiller vos faits et gestes : la LOPPSI autorise "sans le consentement des intéressés, d’accéder à des données informatiques, de les observer, les collecter, les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu’elles s’affichent pour l’utilisateur ou telles qu’il les y introduit par saisie de caractère". Avec cette loi "Trojan & Compagnie", c’est la porte ouverte à toutes les dérives. Les écoutes de tout type seront permises, qu’elles soient informatiques, sonores, téléphonique (?) ! Ces écoutes sauvages dureront jusqu’à 4 mois, renouvelable par un juge.
Attendez ce n’est pas tout ! Souvenez-vous du fichier EDVIGE. Loppsi compte faire mieux avec sa base de donnée Périclès : numéros de cartes grises, de permis de conduire, de puces de téléphones portables (IMEI), factures diverses, etc. D’après le journal Le Monde, ces données résulteraient d’un"traitement automatisé de données à caractère personnel concernant toute infraction commise contre les personnes". Nous ne sommes ici absolument plus dans le cas de collectes d’informations nominatives dans le cadre d’une procédure pénale.
Avec le trident DADVSI, HADOPI, LOPPSI, le gouvernement se dote de moyen de contrôle du WEB important, en gardant l’oeil et la main sur le PC de ses citoyens, et en contraignant les FAI à l’obéissance.
Mais attention, car TOUT CE QUI EST LOGICIEL EST CRACKABLE. Si l’Etat prend le risque d’installer sur toutes les machines en France un logiciel espion, alors elle s’expose à ce qu’un pirate puisse en prendre le contrôle. Imaginez seulement un hacker à la tête d’une gigantesque réseau de plus de 60 millions de de PC ! Imaginez un Black Hat possesseur des données bancaires de la moitié des Français ! Au vu de la connaissance avancée de nos dirigeants dans le domaine des nouvelles technologies, c’est une option plus que probable.
a noter que internet est déja censuré en nouvelle zélande et pendant ce temps l'UE signe un contrat de marché commun avec les états unis
Comme vous le savez peut-être, le conseil constitutionnel a retoqué la partie la plus importante de la loi HADOPI au grand dame des lobbystes de l'industrie culturelle et autres show buisness (wo)men de gauche y compris.. à savoir qu'en aucun cas une instance administrative ne pouvait couper l'internet de son propre chef, et qu'une telle sanction ne pouvait être prononcée que par un juge.
Sarkozy, instigateur de cette loi scélérate, a enjoint Mme Albanel (Ministre du Show Buisness) de partie de la loi promulgable le plus vite possible. Aujourd'hui, samedi 13 juin, c'est chose faite - Aucune interrogation ne semble se poser sur le sens de ce qui s'est passé avec cette loi ! Hors, et au-delà de son anachronisme, le parcours de ce texte législatif démontre de manière flagrente comment un état démocratique peut baffouer la volonté et la liberté du peuple qui l'a mis au pouvoir au profit d'une poignée déjà très largement privilégié..
Je ne m'étendrais pas a nouveau sur le délire de cette loi, qui n'est heureusement pas encore applicable dans son intégralité mais juste de donner quelques pistes pour bien s'informer et comment faire pour niquer hadopi :
Ce sont les 2 meilleurs sites pour s'informer sur l'évolution du délire de christine et sur un récapitulatif des moyens mis a disposition pour vivre libre sans big brother au dessus de nos épaules. Globalement y a rien de sorcier a comprendre pour pouvoir "jouer" tranquilou.
Aider les artistes, oui ! se faire violer a chaque page html ou autre, non !
Ce qui me surprend le plus dans tout ça, c'est de voir à quel point la résistance est discrète.
De toutes les lois liberticides passées ces derniers temps, les lois qui concernent l'Internet et l'industrie culturelle sont parmi celles qui touchent le plus grand nombre d'entre tous, et dont la liberticidité ( ) est la plus visible. Et pourtant, malgré de sublimes incompétences du gouvernement, la lutte est restée relativement tranquille. On n'assiste toujours pas aux grands mouvements de désobéissance auxquels on pourrait s'attendre. Une banale résistance de citoyens, en somme. Quelques mots acides ou amers glissés ça et là, des conseils pour contourner la traque, un parti pirate invisible qui se noie dans son propre vomis...
Peut-être que l'opposition est larvée, lovée dans quelque recoin poussérieux de la toile, mais si c'est le cas, je me demande bien ce qu'elle attend pour en sortir. Que la loi entre en vigueur, sans doute ?
Je pense que la lutte s'opère sur les réseaux, et il y a une vraie résistance. Elle n'est pas discrète, elle ne se fait pas dans la rue c'est tout ! Il y a énormément d'articles sur la toile, sur les blogs, dans les forums à propos de cette loi.. Le gouvernement n'en tient pas plus compte que du reste, mais ça ce n'est pas nouveau