Syndicalisme et mouvements agricoles

Re: Syndicalisme et mouvements agricoles

Messagede bipbip » 03 Mai 2018, 14:09

30 ans de la Conf du Jura - fête paysanne 2018, à Arthenas (Jura)

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La Confédération Paysanne du Jura organise sa 17e fête paysanne le samedi 5 mai prochain à la ferme de Trépugnat à Arthenas- Commune nouvelle de la Chailleuse dans le Jura.

Cette année, la Confédération Paysanne a choisi de fêter ses 30 ans de syndicalisme en faveur d’une agriculture paysanne. L’idée étant de s’adresser au plus grand nombre, nous avons choisi d’utiliser des outils adéquats.
Pour ce faire, nous avons fait appel aux compétences artistiques de la compagnie théâtrale La Carotte, qui nous présentera le spectacle « Visite de ferme » ! Un duo burlesque de guide « temporistes » nous proposera un voyage dans le temps pour vous faire visiter la ferme en 2068 et le point de vue des générations futures sur une agriculture jurassienne disparue.
La fête continuera avec dans la soirée avec une série de concerts dont Kaophonik, groupe de musique africaine, et le clou de la soirée, les SPAKR, musique tzigane qui fera danser petits et grands.
Tout au long de la journée, se succéderont visites de la ferme, expositions diverses sur l’agriculture, mise en avant d’artisans locaux, balade en calèche, et activité pour les enfants. Egalement, la journée sera animée par un marché paysan composé d’une douzaine de producteurs locaux, et par la présence d’associations militantes.

Les personnes présentes pourront profiter d’un grand banquet paysan le midi et de pizza cuite au feu de bois le soir.

Entrée libre de 10h30 à minuit.


https://reporterre.net/30-ans-de-la-Con ... sanne-2018
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Messagede bipbip » 27 Mai 2018, 18:16

La France et l’Europe nient les cultures paysannes

Plusieurs mesures agricoles prises par la France et l’Union européenne font réagir l’auteure de cette tribune, qui y voit une logique hors-sol à l’encontre du lien ancestral.

Nicole Pignier est professeure des universités en sémiotique à la faculté des lettres et des sciences humaines de l’université de Limoges. Elle a écrit Le Design et le Vivant. Cultures, agricultures et milieux paysagers (2017).

De nombreuses mesures liées aux politiques agricoles suscitent la critique tant des paysans, des chercheurs que de la société civile. On pense à la France qui laisse les lobbies de l’agro-industrie, en tant que « représentants du monde agricole », peser sur la cartographie des cours d’eau au sein de chaque territoire. On pense à l’Union européenne qui met en péril le pastoralisme. Plus largement, la nouvelle PAC (Politique agricole commune) en préparation pour 2019 remet en cause la survie des cultures paysannes en faisant la part belle aux biotechnologies dont personne ne peut maîtriser les forces de dissémination.

On pourrait assimiler les contestations de ces lignes politiques à de simples débats dignes de la démocratie. En réalité, ce qui se joue dans cet élan contestataire ne relève pas seulement de différences d’opinions. Il s’agit de dénoncer le fait que nos pays développés mettent un coup d’arrêt au principe universel sur lequel se sont bâties les cultures culturelles (manières d’être au monde, croyances, valeurs, savoirs et savoir-faire) en interrelation avec les cultures culturales (manière de se nourrir, de travailler la terre).

Depuis qu’ils existent, les êtres humains ont fait émerger des langues et autres modes d’expression symboliques tels que l’art mais aussi des techniques comportant des outils, des manières de faire dans une interaction continue et créative avec les spécificités de leur milieu de vie. Comme l’explique le géographe et philosophe Augustin Berque, le « milieu » désigne les singularités géographiques, géologiques, écologiques, socioculturelles, historiques de la réalité d’un lieu telle que les êtres vivants la perçoivent.

Cultures paysannes imprégnées de ce lien créatif entre les êtres humains et leur milieu

Ainsi, chaque milieu a offert aux êtres humains qui y ont passé et/ou qui s’y sont installés une propension à cueillir, à chasser, à cultiver, à élever des animaux. C’est dans ce lien créatif, jamais déterministe, qu’au fil des siècles les communautés paysannes ont façonné des cultures culturales selon une orientation culturelle spécifique, tenant compte des singularités de leur milieu y compris des contraintes historiques, politiques.

Les cultures en terrasse en Amérique du Sud, les forêts nourricières en Indonésie, les jardins flottants dans les îles du Pacifique, le bocage en Europe de l’Ouest, l’agropastoralisme pratiqué ici et là dans le monde avec nuances et variations constituent quelques exemples de cultures paysannes imprégnées de ce lien créatif entre les êtres humains et leur milieu. Si l’agriculture mésopotamienne dictée par les puissances des pouvoirs politiques s’est avérée particulièrement dévastatrice, elle n’a pour autant pas réussi à priver les communautés paysannes de créativité et de résilience.

C’est ainsi qu’au fil de l’histoire, chaque paysage nourricier s’est dessiné dans un lien d’ajustement au milieu en tant que milieu culturel et en même temps écologique. Le radical « éco », rappelons-le, vient du grec « oikos » et désigne la maison, l’accueil de la vie. C’est la terre en tant que sol vivant qui nous porte et nous supporte, qui permet de faire pousser la nourriture. C’est également la Terre avec un « T » majuscule ; la biosphère ou accueil du vivant.

Négation de toute invitation à prendre soin des biens communs

Mais les politiques agricoles qui ont sous-tendu et accompagné l’agriculture industrielle mondialisée d’après-guerre ont coupé ce lien avec l’éco-, l’oikos. À une logique d’ajustement entre les communautés paysannes et leur milieu, elles ont opposé et opposent une logique de domination et de conquête de l’oikos, de la terre/Terre avec une puissance, mais également une étendue jamais égalées. Sous couvert de développement, d’innovation, elles tentent d’étendre une dynamique mortifère d’anesthésie partout dans le monde. Coupées des sensibilités culturelles comme du vivant, elles nient le principe universel de lien à l’oikos pour lui substituer le principe mondial du hors-sol.

Des politiques dignes d’États de droit peuvent-elles soutenir l’extermination des cultures ? Des sociétés peuvent-elles se dire développées quand elles excluent les paysans du paysage social, culturel, écologique, économique au lieu de cultiver le grandir ensemble ? Des politiques ne peuvent se dire innovantes que si elles invitent à un changement de paradigme. Or, au lieu de soutenir de véritables innovations alliant aux connaissances scientifiques contemporaines les savoir-faire des cultures paysannes comme l’agroforesterie, le design permaculturel, elles nient toute invitation à prendre soin des biens communs, à rapporter l’économie à la mesure de l’éco-, l’oikos. Au-delà des polémiques du légal-illégal, n’est-ce pourtant pas à cette reconcrétisation de l’existence que nous invitent les créations culturelles et culturales qui ont émergé dans le bocage nantais, à Notre-Dame-des-Landes ?


https://reporterre.net/La-France-et-l-E ... -paysannes
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Messagede bipbip » 29 Mai 2018, 08:34

Procès des porte paroles de la Confédération Paysanne 09

Foix (09) mardi 29 mai 2018
à 16h, Sous la Halle, allée de Villotte

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https://herault.demosphere.eu/rv/9022
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Messagede bipbip » 12 Juin 2018, 08:24

AGROCARBURANTS
Blocage des raffineries : stop au double discours !

La FNSEA* mobilise donc ses troupes pour défendre les intérêts du groupe Avril, concurrencé par le pétrolier Total, pour capter le marché des agrocarburants. Pour rappel, le groupe Avril importe par an 200.000 tonnes d'huile de palme quand Total à La Mède s'est vu autoriser par l’État la possibilité d'en importer 300.000 tonnes par an.

Le revenu et l'avenir des paysannes et des paysans ne se jouent pourtant pas devant les raffineries mais dans les cabinets ministériels où régulièrement la FNSEA* demande toujours plus de dérégulation, de libéralisme et toujours plus « d'accès au marché » ! On se souvient notamment de sa position très favorable aux accords de libre-échange avec le Maroc lorsqu'il s'était agi de mettre la main sur la filière huile !

La Confédération paysanne est solidaire de tous les producteurs et productrices qui luttent pour un revenu. Nous avons d'ailleurs fait valoir nos propositions en la matière auprès des sénatrices et sénateurs qui entament demain l'examen du projet de loi agriculture et alimentation en commission. C'est pourquoi, nous dénonçons l'instrumentalisation de cette question au profit des intérêts très particuliers de l'agro-industrie. Ce n'est pas en bloquant des raffineries que l'on sauvera les paysan-ne-s !

Oui les importations d'huile de palme, dont la production est une catastrophe en termes de déforestation et d'impacts sur les paysans du sud, doivent être dénoncées. Pour autant, transformer de l'huile de colza en agro-carburant est aussi une impasse pour les paysans, dont le bilan environnemental s'avère calamiteux. La France transforme quasiment toute la production d'huile de colza en diester, ce qui fait que l'on importe de l'huile de colza pour la consommation alimentaire, alors même qu'il s'agit d'une des meilleurs huiles pour l'alimentation humaine.

La filière des agrocarburants étant au bout de son incohérence en matières technique, économique et environnementale, la FNSEA* cherche un bouc émissaire à la faillite de ce système... Depuis 2005, la Confédération paysanne dénonce cette mystification qui appauvrit les paysans, affame les populations et détruit la planète.


https://www.confederationpaysanne.fr/ac ... 8mdm3obq20
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Messagede bipbip » 14 Juin 2018, 12:15

La FNSEA coincée entre l’huile de palme et le carburant au colza

L’autorisation donnée à la raffinerie Total de la Mède d’importer massivement de l’huile de palme a provoqué la colère de la FNSEA. Ses membres, en particulier les producteurs de colza, protestent contre cette « concurrence déloyale » pour la fabrication d’agrocarburant et invoquent des arguments écologiques.
Grigny (Essonne), reportage

... https://reporterre.net/La-FNSEA-coincee ... t-au-colza
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Messagede bipbip » 28 Juin 2018, 23:09

PAC
Carton rouge pour la Commission européenne !

Une autre étape de la réforme de la Pac post 2020 est franchie : les propositions législatives de la Commission européenne ont été dévoilées le 29 mai dernier par Phil Hogan, le commissaire européen à l’Agriculture.

Nous ne nous attendions pas à la révolution, nous n'avons pas été déçu ! Plutôt que de donner un nouveau souffle à l'Union européenne via sa politique agricole, la Commission a choisi de proposer un catalogue d'ajustements technocratiques. La principale “innovation” est de confier à chaque État membre la réalisation d'un plan stratégique conforme aux objectifs européens. On s'oriente donc vers une Pac à la carte, a priori sans réel cadre contraignant pour les États membres qui pourront continuer à jouer à être « moins disant » sur les normes environnementales, sociales et fiscales pour gagner quelques parts de marché, le tout sur le dos des paysan·nes !

Malgré les conséquences désastreuses de l'abandon des outils de régulation - la filière sucre en est le dernier exemple après celui du lait - la Commission ne propose rien pour discipliner les marchés agricoles. Par contre, la mise en place d'outils de gestion des risques deviendrait obligatoire pour les États, laissant les portes ouvertes au financement des assurances par la Pac, et du même coup ponctionnant le budget du deuxième pilier, déjà largement impacté par la baisse globale du budget agricole européen (on parle de -15 % à -25%). Celui consacré aux aides couplées baisserait aussi, ce qui pourrait avoir des conséquences dramatiques (1) ! Rien de bien réjouissant sur le front du revenu des paysannes et des paysans ...

On voit quelques avancées sur la prise en compte de l'emploi paysan via une majoration sur les premiers hectares (la surprime de 50 euros sur les 52 premiers hectares en France) qui deviendrait un mécanisme obligatoire. Ça pourrait être une vraie victoire pour la Confédération paysanne si cette mesure va au bout et si elle est suffisamment dotée. La Commission ouvre aussi la possibilité à un forfait petite ferme, ce qui serait une belle opportunité pour leur reconnaissance. Le débat semble avancer un peu aussi sur une revendication historique de la Conf', avec une proposition de dégressivité des aides à partir de 60 000 € et un plafonnement à 100 000 €. Mais la Commission propose la prise en compte de tous les actives et les actifs, y compris salariés et familiaux, rendant la mesure strictement inefficace. Le diable est dans les détails, paraît-il...

Autre nouveauté : l'introduction obligatoire d'un “schéma écologique” dans le premier pilier. Les mesures devront aller au-delà de la conditionnalité et seront à l'hectare (on peut imaginer que les prairies permanentes, le maintien en agriculture biologique… s inscriront dans ce dispositif). La conditionnalité des aides serait renforcée avec l'intégration du verdissement actuel (rotation des cultures, maintien des prairies permanentes) et l'ajout d'autres mesures.

En l'état actuel, la proposition de la Commission est loin de faire consensus, que ce soit au niveau des Etats membres que du Parlement européen. Il est donc probable que le texte soit revu par la prochaine Commission qui se mettra en place suite aux élections européennes de mai 2019. Ce qui est certain, c'est qu'il va falloir que la Confédération paysanne se batte, encore et encore, seule et avec ses alliés, pour que la principale politique publique de l'agriculture redonne du revenu, du sens et des perspectives aux paysannes et au paysans !

Mathieu Courgeau,
paysan en Vendée

(1) De son côté, l'Etat français met en avant la possibilité de programmes par filière pour monter en gamme mais le financement reste très faible.


https://www.confederationpaysanne.fr/ac ... 5uabosh4p3
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Re: Syndicalisme et mouvements agricoles

Messagede bipbip » 17 Juil 2018, 18:11

PRIX
Fruits et légumes : défendre les paysan.ne.s et en finir avec les distorsions de concurrence

La Confédération paysanne organise une semaine de mobilisation nationale pour dénoncer la situation catastrophique des productrices et producteurs de fruits et légumes. Nous organisons des actions à destination des professionnels du secteur, ces 16 et 17 juillet à Agen et Châteaurenard, et des consommatrices et consommateurs, ce 18 juillet à Paris, place de la République, pour une vente de fruits et légumes à prix rémunérateur.

Ce secteur, grand oublié des politiques agricoles, s'effondre : en six ans 29% des fermes fruitières françaises ont disparu et près de la moitié des fruits et légumes consommés en France sont désormais importés.

La majorité des produits importés provient de pays de l'Union européenne où les réglementations et pratiques sociales au rabais permettent d'obtenir un avantage-prix qui fausse le marché. Ces distorsions de concurrence sont mortifères pour le revenu des productrices et producteurs français et limitent toute marge de manœuvre pour une transition agricole ambitieuse.

C'est pourquoi, la Confédération paysanne propose l'instauration de prix minimum d'entrée sur le marché français, applicables à l'ensemble des fruits et légumes importés. Concrètement, pour chaque espèce, ne seraient admis sur le marché hexagonal que les lots dont le prix serait supérieur ou égal au prix de revient moyen en France, comprenant le coût de production et la rémunération paysanne.

Ce mécanisme permet de répondre à deux objectifs complémentaires : en France, stopper l'hémorragie qui frappe le secteur du fait de ce dumping social et relancer son développement sur des bases nouvelles ; en Europe, créer les conditions pour que les paysan.ne.s et les ouvriers agricoles des pays exportateurs obtiennent, eux aussi, une meilleure rémunération de leur travail dans une logique d'harmonisation par le haut des conditions économiques et sociales de production des fruits et légumes.

Ce mécanisme de protection du revenu des paysan.ne.s est techniquement simple d'application, nous demandons donc au Gouvernement de s'en saisir rapidement.


http://www.confederationpaysanne.fr/act ... msm9ui3ds7
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Re: Syndicalisme et mouvements agricoles

Messagede bipbip » 17 Juil 2018, 18:23

Les normes écrasent les agriculteurs

C’est la hantise de nombreux paysans : un seul contrôle peut faire basculer leur ferme dans la crise. Pour les aider, la Confédération paysanne a publié un « Guide des droits et devoirs ». Mais beaucoup de normes sont conçues pour les grosses exploitations plutôt que pour les petites fermes.

Il y a à peine plus d’un an, c’est après avoir fui un contrôle sur sa ferme que l’éleveur Jérôme Laronze, 37 ans, était tué par un gendarme. Une série de déboires administratifs avaient poussé l’agriculteur à bout. Se sentant victime de harcèlement, le jour où les contrôleurs, à l’aide de nombreux gendarmes, étaient venus recenser ses vaches en vue de les lui retirer, il était parti en cavale. L’affaire, suivie par Reporterre, s’est terminée par ce que la famille dénonce comme une bavure policière.

Cette histoire tragique a secoué de nombreux paysans. « À la suite de cette affaire, on s’est dit qu’on avait besoin d’un outil pour mieux faire face aux contrôles », raconte Cécile Muret, secrétaire nationale de la Confédération paysanne, présentant le Guide des droits et devoirs en situation de contrôle. Car, si les relations avec l’administration se passent « globalement » bien, reste que les contrôles sont souvent mal vécus par les agriculteurs. « Pourquoi les contrôles sur place ne sont-ils donc pas toujours naturellement l’objet d’un dialogue apaisé ? » s’interrogeait également un rapport commandé par le ministère de l’Agriculture en 2015.

« On revendique le fait que, pour vivre en collectif, il faut des normes et des contrôles, poursuit la paysanne. Et les agriculteurs recevant de l’argent public, il faut une transparence vis-à-vis des citoyens. Mais, même un agriculteur qui fait tout pour être en règle, quand il est contrôlé, va être en situation de stress. » Car les sanctions et l’impact sur la ferme peuvent être lourds : diminution ou suppression des aides, poursuites administratives et judiciaires, interdiction de mouvement des animaux voire abattage, blocage de certaines activités…

... https://reporterre.net/Les-normes-ecras ... riculteurs
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Re: Syndicalisme et mouvements agricoles

Messagede bipbip » 02 Aoû 2018, 17:25

Macron en Dordogne, la fraise sur le dessert

Nous publions la "lettre ouverte à Emmanuel Macron" que nous a envoyée Gaëlle Naulin, la productrice qui a fourni les fraises du dessert offert au Président de la République, mercredi 18 juillet, à l'occasion de sa visite en Dordogne : "la fraise sur le dessert est issue de l'agriculture paysanne, pas de l'agro-business."

Monsieur le Président,
Je vous fais une lettre,
Que vous lirez peut être,
Si vous avez le temps…

Monsieur le Président, nous nous sommes déjà croisés. Paysanne nouvellement installée, j'ai fait partie, le 22 février 2018, des invités au Palais de l’Elysée alors que vous adressiez votre discours à la nouvelle génération agricole. Nous avons échangé, à cette occasion, une poignée de main.

Ce mercredi soir, 18 juillet 2018, à l’occasion de votre visite en Dordogne, nous nous recroisons... Vous avez dîné à « La Péniche ». J’espère que vous aurez apprécié ce repas composé avec nos produits périgourdins. Sachez que la « fraise » sur le dessert vient de notre ferme « Le Gaec des délices » où je suis associée avec mon mari. Nous travaillons en polyculture-élevage en agriculture biologique sur la ferme familiale et sommes spécialisés dans la culture de la fraise.

Ces quelques mots pour vous dire qu'il ne pourrait y avoir une telle richesse gastronomique sans l'agriculture paysanne, l’agriculture défendue par la Confédération paysanne, syndicat auquel mon mari et moi sommes adhérents. La Dordogne est un territoire où grand nombre de filières agricoles sont représentées et où l'agriculture paysanne a tout son sens. On y trouve des fermes nombreuses, diversifiées, autonomes et créatrices d'emplois. C'est ainsi que nous pourrons maintenir une alimentation de qualité et de proximité, préserver les beaux paysages qui dessinent notre pays et plus largement, limiter l'impact des pratiques de l'être humain sur la planète.

L'agriculture n’a malheureusement pas ce seul visage. On nous répète sans cesse la nécessaire cohabitation de l’agro-business et de l’agriculture paysanne. Cela pourrait être envisageable si l’agrobusiness n’était pas prédatrice de l’agriculture paysanne. Nous refusons d’être les « sacrifiés » du système. Le productivisme, le libre-échange et la chimie ne sont pas des systèmes durables et conduisent à des déserts ruraux. La suppression des services publics ne fait qu’accélérer le processus.

Une nouvelle fois, nous faisons appel à vous, Monsieur le Président, pour mettre en place d’urgence des politiques publiques qui puissent changer le cap de l’agriculture. Ces politiques doivent valoriser, soutenir l’agriculture paysanne, doivent permettre aux paysannes et paysans de vivre dignement de leur métier. Elles doivent favoriser les installations en agriculture de la nouvelle génération agricole qui a conscience des enjeux actuels.

Monsieur le Président, parce que nous souhaitons que vous puissiez continuer à déguster des produits de qualité ainsi que le plus grand nombre de nos concitoyen.ne.s, nous souhaitons des actes forts qui permettent enfin que l’agriculture paysanne ne soit pas sacrifiée et continue à régaler nos papilles."

Gaëlle Naulin, Eglise-Neuve-de-Vergt (Dordogne), 19 juillet 2018.


https://www.humanite.fr/macron-en-dordo ... ert-658307
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Re: Syndicalisme et mouvements agricoles

Messagede bipbip » 02 Aoû 2018, 18:11

Castres : des agriculteurs murent la permanence du député LREM Jean Terlier

Une dizaine d'agriculteurs tarnais a muré la permanence du député LREM Jean Terlier ce mardi 31 juillet à Castres. Ils s'estiment abandonnés par le gouvernement.

Une dizaine d'agriculteurs de la Confédération Paysanne a muré ce mardi 31 juillet au matin la permanence du député Jean Terlier à Castres.

"Travert abandonne les fermes familiales."
Un morceau de carton scotché sur le mur indique clairement celui qui leur semble fautif.

Dans le collimateur de ces agriculteurs : le gouvernement et son ministre de l'agriculture Stéphane Travert.

Ces agriculteurs tarnais ce sont donnés rendez vous à Castres devant la permanence du député LREM Jean Terlier. L'objectif : manifester symboliquement leur colère contre la majorité gouvernementale. Ils ont muré la porte du local du parlementaire.

Ils protestent contre la baisse des aides à l'agriculture biologique, contre la mauvaise répartition des aides aux fermes de petite taille et contre l'abandon de certaines fermes auparavant classées en zone défavorisée.

... et vidéo https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 20020.html
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Re: Syndicalisme et mouvements agricoles

Messagede bipbip » 08 Aoû 2018, 20:44

Aides de l'Europe : le cri d'alarme d'un éleveur bio

Benoît Biteau, éleveur bio à Sablonçeau (Charente-Maritime), n'a touché aucune aide de la Politique agricole commune depuis 2015. L'Etat lui doit 70 000 euros.

Toutes ses chèvres poitevines, Benoît Biteau, éleveur bio à Sablonçeau (Charente-Maritime), les trait à la main, matin et soir, parce que, dit-il, "cela permet de passer plus de temps avec [ses] animaux". Et surtout "ça ne dure pas plus longtemps que traire avec la machine". Comme il a choisi de travailler de façon biologique, l'éleveur a le droit de toucher des aides européennes. Des aides promises par l'État mais toujours pas versées. "Là il y a trois années de retard pour les aides au ratio / races menacées donc 2015, 2016, 2017. Le cumul non payé par l'Etat ce sont 70 000 euros qui montent dans les caisses de cette ferme aujourd'hui". Soit un tiers de son chiffre d'affaires. Il aurait dû percevoir ces aides pour ses races d'animaux protégés et pour la culture de céréales et de légumes bio.

... https://www.francetvinfo.fr/economie/em ... 86015.html
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Re: Syndicalisme et mouvements agricoles

Messagede bipbip » 11 Aoû 2018, 17:26

Les vignobles de Bolloré occupés dans le Var

Agriculture : Les vignobles de Bolloré occupés dans le Var

Une action a été menée dans le Var par la Confédération paysanne pour dénoncer la financiarisation des terres agricoles et leur accaparement par les multinationales, ici et ailleurs.

Mardi 5 juin, soixante-dix paysannes et paysans du sud-est de la France ont occupé les vignes de Bolloré à La Croix-Valmer dans le Var. L’objectif rappelé par Laurent Pinatel, porte-parole national du syndicat, était de dénoncer l’accaparement des terres ici et ailleurs. La région Provence est particulièrement touchée par le phénomène. Le prix de l’hectare de vigne a plus que triplé, passant de 20 000 à 70 000 euros en quelques années. De nombreux domaines sont passés entre les mains d’investisseurs fortunés. Le groupe Bolloré a acquis en 2001 plus d’une centaine d’hectares de vignes.

Dans son communiqué de presse, la Confédération paysanne rappelle ses priorités : « La terre doit aller en priorité à celles et ceux qui la travaillent et qui en ont besoin pour vivre. Le foncier doit servir à installer des paysannes et paysans plus nombreux, non à agrandir celles et ceux qui n’en n’ont pas besoin. » Comme en Afrique, « nous dénonçons la financiarisation de l’agriculture : des personnes extérieures au monde agricole viennent faire du fric sur la terre des paysans en les excluant », déplore Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne.

Au 31 décembre 2015, la Socfin, détenue à 38,7 % par Bolloré, annonçait plus de 400 000 hectares de concessions. La Socapalm, filiale de la société Socfin, loue à l’État camerounais 58 063 hectares de terres agricoles pour 7,69 euros par hectare et par an, quand le loyer annuel des paysans camerounais oscille entre 61 et 154 euros par hectare. Un documentaire du journaliste Tristan Waleckx décrivait les conditions de vie des travailleuses et travailleurs dans les plantations de la Socapalm, logé.es dans des conditions insalubres, travaillant à la tâche et sans vêtements de protection. Le 5 juin 2018 le tribunal correctionnel de Nanterre a relaxé le journaliste, attaqué en diffamation par Bolloré.

Les paysans et paysannes camerounaises voisins des plantations de Bolloré sont privés de terres et voient leurs conditions de vie se dégrader. Une Alliance internationale des riverains des plantations Bolloré-Socfin a été créée en 2013. Le 23 avril 2015 a débuté l’occupation d’une plantation de la Socapalm, filiale de Socfin, pour protester contre l’accaparement de leurs terres par la holding de Bolloré.

La Confédération paysanne dénonce depuis 2005 la mystification des agrocarburants qui appauvrit la paysannerie, affame les populations et détruit la planète. Mais c’est avec une certaine surprise que nous avons appris que, les 10 et 11 juin 2018, la FNSEA avait décidé de mener une action de blocage de raffineries en France, prétendument pour protester contre l’importation d’huile de palme.

Comme le rappelle la Confédération paysanne dans son communiqué du 11 juin 2018, cette action devant les raffineries a été taillé sur mesure pour « défendre les intérêts du groupe Avril » lui-même importateur de 200 000 tonnes d’huile de palme et qui entretient des liens étroits avec la FNSEA. Ainsi Arnaud Rousseau, président du groupe Avril, est aussi vice-président de la FDSEA de Seine-et-Marne.

Georges Claas (AL Var)


et vidéo http://www.alternativelibertaire.org/?A ... ans-le-Var
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Re: Syndicalisme et mouvements agricoles

Messagede bipbip » 16 Aoû 2018, 18:50

Un droit fondamental pour toutes les éleveuses et tous les éleveurs laitiers

La Confédération paysanne a fait inscrire le principe du droit au repos hebdomadaire des éleveuses et éleveurs laitiers dans le plan de filière issu des Etats généraux de l'Alimentation. Explication d'Yves Sauvaget, paysan dans la Manche, un des deux représentants du syndicat au conseil d'administration du Cniel, l'interprofession du lait de vache.

Campagnes solidaires - Dans son discours prononcé à Rungis le 11 octobre 2017, dans le cadre des Etats généraux de l'Alimentation, le président de la République demandait aux interprofessions d'élaborer « des plans de développement et de transformation ». L'interprofession laitière a élaboré le sien (1) dans lequel la Confédération paysanne a obtenu l'inscription du droit au repos hebdomadaire des éleveurs laitiers. Pourquoi cette proposition ?

... http://www.confederationpaysanne.fr/act ... 5kqjb11pj5
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