L'université en lutte

Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Olé » 15 Mar 2009, 16:43

Putain c'est vraiment le jour et la nuit à côté de Dijon....

Franchement bravo pour être allé au charbon. Ici dans le même genre ( qd on a tenté d'aller occuper la gare) ça a rebroussé chemin devant 15 mobiles en lignes :roll:
Et puis 0 arrestation c'est vraiment encourageant pour vous, ça veut dire que du début à la fin vous avez bien géré, même dans le repli ( avec surement un peu de chance aussi mais il en faut).
Merci de tenir au courant.
Olé
 

Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede AnarchiVe » 15 Mar 2009, 17:26

on a eu du pot...

faut savoir qu'en vu de l'otan, tout les "representants de l'ordre" sont sur les nerfs, au taquet, et tapent et lacrymogenisent sans sommation [bouffées d'adrénaline promises :) ]

Je vous tiens au jus, cette semaine va être tendue: actions coups de poing prévues et grosse manif jeudi...

salutation et bonne chance à tous
AnarchiVe
 

Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 15 Mar 2009, 23:42

Expression de SUD-Etudiant Montpellier, le 13/03/2009

Évacuation musclée d'une université de Montpellier: non à la criminalisation des mouvements sociaux !

Jeudi 12 mars 2009, vers 23h30, la présidente de l'Université Paul Valéry-Montpellier III a donné son autorisation pour que les forces de l'ordre pénètrent sur le campus, dans le but d'évacuer les étudiant-e-s qui occupaient le site depuis plus d'une semaine, appliquant les décisions des Assemblées Générales. Sous le motif fallacieux d'une vitre brisée, et sans aucune preuve de l'implication des étudiant-e-s grévistes, la décision de faire intervenir la police a été prise. Les étudiant-e-s présent-e-s décident alors de quitter le campus, par l'issue opposée aux forces de répression de l'Etat, afin d'éviter violences et arrestations.
L'intervention policière fut donc inutile, injustifiée et d'une grande brutalité. Les policiers en uniforme aidés par la BAC (Brigade anti-criminalité), ont fait usage de la force sans aucun ménagement. Un étudiant frappé au flanc avec une matraque télescopique, a été tabassé par des policiers alors qu'il était sonné par le coup qu'il venait de recevoir. Deux étudiantes qui voulaient calmer le jeu ont été à leur tour frappées à coups de matraques et interpellées, en plus de l'étudiant susnommé. Bilan de l'évacuation: plusieurs étudiant-e-s frappé-e-s violemment et trois interpellations. Certains d'entre eux sont poursuivis
pour rébellion (sans doute pour ne pas avoir gentiment attendu la bastonnade et avoir tentés de quitter la fac sans affrontement). La présidence de l'université a de plus annoncé de manière unilatérale et inacceptable des interdictions de campus pour des étudiant-e-s mobilisé-e-s, sans qu'aucune enquête ou conseil de discipline n'aient lieu.
Ces méthodes ne sont pas nouvelles, et l'Etat y a eu recours à de nombreuses reprises l'année dernière pendant la mobilisation étudiante contre la loi relative à l'autonomie des universités (LRU). Les forces de l'ordre étaient alors intervenues à plusieurs reprises sur le campus afin de mater la contestation universitaire. Grenades assourdissantes, matraquages, interpellations avaient rythmés la mobilisation des étudiant-e-s. Cette année plusieurs manifestations (Lyon, Rennes, Paris, etc...) ont été réprimées avec une grande violence. Les fermetures administratives se multiplient et des groupes réactionnaires font
étonnement leur réapparition. Ainsi à Tours, un mannequin à l'effigie de SUD-Etudiant a été pendu dans l'université par des militants de l'UNI (branche universitaire de l'UMP), équipés de matraques et d'armes blanches. Nous n'avons pas oublié l'intervention cautionnée par les administrations universitaires de militants fascistes à Paris et à Perpignan l'année dernière. Les menaces, matraques et poursuites judiciaires et administratives ne feront pas taire la contestation étudiante !
Sud-Etudiant condamne cette intervention policière, à laquelle le gouvernement n'a eu que trop souvent recours pour répondre aux revendications portées par la jeunesse dans les universités. Nous exigeons qu'aucune poursuite ne soit engagée contre les étudiants grévistes, et que l'interdiction du campus soit levée pour les étudiant-e-s concerné-e-s.
Nous condamnons fermement toute forme de répression des mouvement sociaux, qu'elle vienne du gouvernement ou des présidences des universités. Nous
réaffirmons que face à la répression, seule la lutte paye !
Contacts à Montpellier : Ben: 06 18 95 42 64 http://www.sudeducation.org
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 17 Mar 2009, 02:02

Appel de la coordination nationale étudiante de Lyon:

Nous, étudiant-e-s de 47 Universités, Instituts et écoles en lutte depuis fin janvier et réuni-e-s à Lyon en coordination nationale étudiante les 14 et 15 mars, appelons à amplifier, radicaliser et unifier la mobilisation.

A-Le 19

Nous participerons à la journée de grève interprofessionnelle du 19 mars pour faire

face aux attaques du gouvernement. Nous appelons l'ensemble des Universités à descendre massivement dans la rue ce jour.

B-Nous étudiants & facs

Les réformes que nous impose le gouvernement suivent une même logique de rentabilité et de concurrence entre Universités induite par les processus européens de Bologne et de Lisbonne. Celles-ci sont:

* La LRU
* Les décrets (statut des enseignant-e-s chercheurs/euses, mastérisation, etc.)
* Le plan licence
* Le plan campus
* Le contrat doctoral
* La réforme des CROUS
* le financement sur la performance


Ces réformes accentuent la concurrence entre les Universités et entre les individus, soumettent le contenu des enseignements aux besoins immédiats des entreprises, dégradent nos diplômes et donc nos conditions de futurs/es salariés/ées.

Nous exigeons le retrait de ces réformes et décrets. A l'inverse de ces logiques nous nous battons pour :

* Des Universités publiques, gratuites et non sélectives
* Des diplômes de qualité offrant de réelles garanties d'indépendance aux étudiant-e-s sur le marché du travail.
* Un véritable système d'aides sociales étudiant sur critères sociaux (sachant qu'un/e étudiant/e sur deux est un/e travailleur/se )
* Un vrai cadrage national des diplômes
* Régularisation de tous les sans papiers
* Une titularisation de tous les personnels précaires parmi les BIATOSS, CROUS, enseignant-e-s …
* Le recrutement massif et pluriannuel de personnels (enseignant-e-s, chercheurs/euses, personnels administratifs )
* Un financement 100% public et à hauteur des besoins
* La suppression des accords passés avec le Vatican reconnaissant la validité de leurs diplômes



Nous appelons donc dès à present au blocage total et illimité de toutes les Universités, Ecoles et IUT.

Par notre conception de l’université, nous défendons la mission de diffusion des savoirs et d’émancipation intellectuelle des étudiant-e-s. Son rôle n’est pas que professionalisant.

Nous rappelons par ailleurs que la voix du mouvement étudiant s'exprime par le biais de la Coordination Nationale Etudiante, les directions syndicales ne sont donc pas légitimes si elles prétendent négocier en notre nom. Nous appelons les étudiant-e-s d'IUT mobilisé-e-s à participer à la Coordination Nationale Etudiante et à élire des représentant-e-s.

C-L'enseignement en général

Le manque de personnel ne touche pas seulement l'enseignement supérieur, mais tout le système éducatif, de la maternelle à l'université (80 000 postes supprimés d'ici 2012 dans le primaire et le secondaire, 1 090 postes pour l'université en 2009) mais aussi les organismes de recherche comme le CNRS, ainsi que l'ensemble des services publics subissant ces réformes.

Nous voulons construire la lutte en solidarité avec les lycéens/nes, qui ont obtenu le report d'un an des mesures Darcos.

D-Le 19 n'est pas une fin en soi

Malgré les manoeuvres du gouvernement pour désamorcer la mobilisation, la grève se poursuit. Nous condamnons les fermetures administratives abusives, la répression policière et la présence des forces de l'ordre sur les campus, ainsi que le recours à des sociétés privées de sécurité. Ces dérives autoritaires qui visent à museler le mouvement au nom de pretextes sécuritaires fallacieux n'entameront pas notre détermination. Dans la semaine qui s'annonce, la journée du 19 mars sera déterminante. Nous appelons toutes les universités à l'arrêt total d'activité pour descendre dans la rue. Les mouvements interprofessionnels et la grève générale menés par les populations d'outre-mer sont un exemple pour la mobilisation dans l'hexagone. Cette journée n'étant pas une fin en soi, nous aussi sommes déterminés/es à faire plus et mieux qu'une journée d'action symbolique.

Nous appelons d'ores et déjà l'ensemble des Universités à organiser des meetings-débats avec les secteurs en lutte le mardi 24 mars.

La logique de marchandisation et d'exploitation s'applique à tous les secteurs, publics ou privés . Etudiant-e-s, nous sommes de plus en plus nombreux à être aussi des travailleurs/euses précaires. Et si c'est de l'Université qu'est parti notre mouvement, nous sommes conscients des limites de la simple défense du statut d'étudiant. Les limites s'imposent aujourd'hui dans ces conditions même de notre lutte : nombreux sont ces étudiant-e-s pour la Grève, mais contraints de déserter les facs afin de travailler. La question aujourd'hui, c'est donc celle d'une grève générale reconductible et sans négociations face aux différents gouvernements. A partir du 19, elle sera sur toutes les lèvres. Nous appelons le mouvement étudiant à se saisir de cette question et à participer avec l'ensemble des membres du service public et des autres travailleurs/euses précaires ou non à construire en particulier par la multiplication d'initiatives inter-luttes (gratuité, blocages économiques, manifs nationales et débats), les conditions de cette grève générale.

Nous appelons également à une journée de grève de l'éducation de la maternelle à l'université le 26 mars, pour laquelle nous incitons l'ensemble des organisations syndicales à déposer des préavis de grève.

Le mouvement doit continuer de s'amplifier et de se radicaliser jusqu'à satisfaction de toutes nos revendications.

Etant donné que les luttes espagnoles, italiennes, portugaises et allemandes appellent à se rendre à Louvain au contre sommet le 28 et 29 avril, c’est l'occasion de nous coordonner au niveau européen. Nous appelons également à s'y rendre massivement.

La prochaine Coordination Nationale se déroulera à Strasbourg les 21 et 22 Mars
Nico37
 
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede AnarchiVe » 17 Mar 2009, 11:05

la prochaine CNU et la prochaine CNE se déroulent à Strasbourg, ce week end et lundi prochain [une occasion de rencontrer certains d'entre vous?]
Sinon, nous lançons aujourd'hui la diffusion du journal de "La Commune Libre de Strasbourg": le Cri du Peuple [je le mettrai en lien ici]

Hier grosse AG à plus de 1000 personnes [je ne sais pas combien exactement, mais l'amphi était bondé de chez bondé]
Pas d'avancées extraordinaires... bloquage maintenu jusqu'à mardi prochain, organisation en cours pour les CNU/CNE...
à noter: une forte présence des gens de l'uni et des jump, signe que le mouvement se porte bien !

Cette après midi: cortège d'action en ville
Mercredi 18: AG "extraordinaire" en vue de l'organisation logistique des CNU/CNE [si vous avez des tuyaux, pouvez vous me mailler?]
Jeudi 19: Grosse manif prévue [sa va péter], avec de l'action au programme !

des nouvelles dés qu'il y en a

Salutations à vous.
AnarchiVe
 

Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 17 Mar 2009, 19:26

Motions de la 6ème coordination nationale des universités‏
16 mars à Dijon

Communiqué du matin

Depuis six semaines, l’université et la recherche sont en grève. Cinq coordinations nationales des universités, quatre coordinations étudiantes, deux coordinations de la CNFDE se sont réunies à ce jour ; les laboratoires en lutte, les docteurs non titulaires et doctorants, ainsi que les salariés de l’Education Nationale et les parents se sont également constitués en coordinations ; les IUT, les BIATOSS s’organisent en coordinations dans la semaine qui vient.

En dépit d’un mouvement sans précédent, malgré des centaines de motions, d’analyses produites depuis des mois, malgré les dizaines de milliers de manifestants rassemblés chaque semaine, les ministres de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et de l’Education Nationale persistent à ignorer l’ensemble des revendications des enseignants, des étudiants, des chercheurs, des personnels administratifs et techniques, en particulier l’abrogation de la loi LRU et du pacte pour la recherche. Une mascarade – l’annonce d’une année de «transition» vers la masterisation – en suit une autre – la « réécriture » du décret statutaire. La plupart des dossiers sont tout bonnement absents des discours de V. Pécresse et de X. Darcos. Comme si cette farce n'était pas suffisante, 92 députés de la majorité viennent de déposer avec le plus grand cynisme au regard de la situation actuelle un projet de loi, en continuité avec les préconisations de l’OCDE, qui entend faire porter aux seuls étudiants et à leur famille le coût du désengagement sans précédent de l'Etat de l’enseignement supérieur.

La 6e Coordination Nationale des Universités réunie à Dijon dénonce l’irresponsabilité et le cynisme des ministres dans la gestion d’une crise majeure de l’enseignement supérieur et la recherche. Ils portent seuls la responsabilité de la radicalisation du mouvement. Ils ne représentent en rien l’esprit de notre communauté. La Coordination Nationale des Universités refuse tout chantage qui enfermerait les personnels et les étudiants dans le dilemme : sauver la promotion actuelle ou sauver les promotions à venir. Elle ne peut être tenue pour responsable d’une situation que nous subissons.
Elle exige du gouvernement le retrait des réformes contestées et la mise en place urgente des conditions d’ouverture d’un véritable dialogue. Elle appelle au renforcement d’une mobilisation unitaire et à la multiplication de ses actions. Elle ouvre, aujourd’hui lundi 16 mars, à Dijon, le « printemps des universités et de la recherche » dont le premier acte aura lieu le 19 mars 2009.

Motion concernant le porte parolat de la CNU

La CNU est formée par la réunion des personnels administratifs et techniques, enseignants et chercheurs, étudiants, mandatés par les AG. Elle représente la majeure partie des universités et institutions d’enseignement supérieur public et de recherche français. La CNU est une organisation représentative du mouvement.

La CNU désigne pour la représenter une équipe de porte parole représentative, renouvelable à la coordination suivante, et lui accorde mandat impératif de communication sur la base de l’appel national constitué par l’ensemble des motions adoptées par les coordinations ayant eu lieu à ce jour. Cette délégation n’a pas mandat pour négocier. Elle réagit à l’actualité de la mobilisation, joue un rôle de facilitateur organisationnel entre deux coordinations, elle fait le lien avec l’intersyndicale. Sa mission est de porter la parole de la CNU entre les assemblées générales de celle-ci, seule expression légitime du mouvement. Les porte parole sont élus de manière paritaire parmi les mandatés de la CNU actuelle.

Motion stratégique : calendrier et actions

Nous, membres de la communauté universitaire et de recherche, assumons notre responsabilité de défense de la transmission du savoir à travers une éducation accessible à tous, une recherche menée avec passion et les tâches indispensables nécessaires à son fonctionnement. Nous défendons avec force ces valeurs, niées par les réformes que nous combattons. Nous observons en outre qu’aucune des revendications formulées dans les précédentes motions adoptées par les AG n’a été satisfaite.

La CNU attire l’attention du gouvernement sur l’inquiétude croissante des étudiants concernant l’issue de leur année universitaire. Elle les assure de sa solidarité et invitera les universités à étudier en temps utile les mesures nécessaires à une juste évaluation de leur année. Elle affirme que le gouvernement doit prendre ses responsabilités face aux étudiants, aux personnels et à notre société.

La CNU se déclare particulièrement choquée par l’attitude de mépris voire de provocation des deux ministres de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, et de l’Education Nationale. Elle condamne avec force la répression violente de manifestations pacifiques, les fermetures administratives.
La CNU soutient les enseignants du second degré qui défendent les commissions paritaires et transparentes d’affectation et de mutation dans un cadre national et solidaire. Elle apporte son soutien total aux enseignants des écoles qui luttent contre la casse de celle-ci et plu particulièrement aux enseignants entrés en « résistance ».

La CNU dénonce les manquements graves à l’éthique que constituent les mensonges répétés de X. Darcos (par exemple sur l’allongement de la formation des enseignants) et de V. Pécresse (par exemple sur les budgets). Elle demande leur démission.

Les attaques contre l'université et la recherche s'intègrent dans une politique globale contre les services publics et les conditions de vie de la population en général. Nos revendications sont les suivantes : aucun salaire en dessous de 1500€ net, un plan pluriannuel d'embauche, la fin de la précarité.
C'est pourquoi la CNU renouvelle son appel à participer massivement à la journée d'action interprofessionnelle du jeudi 19 mars. Elle appelle les secteurs en lutte et les organisations syndicales à donner une suite très rapide à cette journée.

Calendrier proposé

La CNU recommande :

1. la mise en place de deux manifestations et/ou actions « coup de poing » par semaine, sans précision de lieu.

2. la mise en place dans les lieux publics d’actions (type « cours hors les murs ») manifestant la spécificité de nos métiers, et de nos missions (enseignement, recherche).

- 17 mars : nuit de l’université des facs franciliennes

- 18-19-20 mars : participation à la mobilisation européenne contre la stratégie de Lisbonne à l’occasion du sommet européen des 19 et 20 mars.

- 19 mars : manifestation interprofessionnelle. Appel à la grève générale dans le public et le privé.

- 20 mars : appel pour que les directeurs de composantes des Universités démissionnent à cette date si les revendications ne sont pas entendues par le ministère. Publication de ces démissions (à la façon des aixois, 120 lettres de démission apportées à la présidence et au rectorat).
* Voter la grève en convergence avec d’autres secteurs : appel à des rassemblements dans les villes dans cette perspective.

- 23 mars : 7e CNU à Strasbourg.

- 24 mars :
* appel aux syndicats siégeant au CTPU de voter contre le projet de décret statutaire dont nous exigeons le retrait ; appel à un rassemblement massif au lieu de réunion de la CTPU. Ce même jour, blocage à la même minute de lieux préalablement définis partout en France. Si une coord. nationale a lieu ce jour-là, une manif dans la ville d’accueil.
* réunions publiques et manifestation nationale de la maternelle à l’université ?
* blocage prévu du CA du CNRS.

- 25-26-27 : RPG.
* Rectorats : encerclement à l'ouverture pour interdire l'entrée des personnels
* Péages : tracts, ouverture de barrières et passages gratuits
* Gares : blocages ponctuels des voies ou à défaut simple tentatives d'intrusion dans les gares

- 25 mars : prochaine CNU

- 26 mars : manifestation nationale avec des déclinaisons locales.

- 28 mars. suspension des activités de direction des labos (voté le 14 mars)

- 31 mars, par ex manif nationale de chez Pecresse a chez Darcos, pour ne pas remonter les maquettes. (c'est la nouvelle date de remontée des maquettes).

ACTIONS PAR TYPE :

De la maternelle à l’université :

• proposition de MOTIONS
• militer et converger dans la lutte avec le secondaire et le primaire
• + convergence avec secteur public dont éducation nationale de la maternelle à l’université (déplacements écoles, collèges et lycées)
• tête de manif avec l’ensemble des personnels (protection et solidarité)
• mobilisation du personnel du second degré : évoquer le dernier statut qui garantit les libertés notamment l’affectation par concours national et mutation / création d’une motion commune
• convergence de toutes les coordinations : unité = force, unité à préserver. Dans cette perspective : appel à une journée unitaire le 24 mars.
• descente au flambeau = nuit des écoles et une nuit des universités en même temps
• travailler à la convergence avec les IUFM où la mobilisation est faible et les formateurs continuent à dispenser leurs cours


Administratif :

• envoi aux élus d’une lettre mettant Pécresse devant ses responsabilités en cas de non remise des diplômes
• occupation des rectorats
• blocage de CA
• radicalisation politique : demander aux votants de cette réforme de venir s’expliquer dans les universités
• condamnation des fermetures administratives des universités
• boycott des jurys de bac
• ne pas laisser en paix ni ministres ni recteurs : installer piquets de grève devant ces espaces stratégiques rappelant la nature des revendications
• démission des directeurs d’UFR
• tenue de la prochaine CNU à Strasbourg
• création de cahiers de doléances en vue d’Etats généraux de l’enseignement et de la recherche
• démission des personnels des fonctions administratives
• demande démission Pécresse / Darcos
• démission des directeurs d’UFR en bloc : efficacité locale prouvée
• journée nationale du blocage des universités (manifester avec un brassard : université n en grève)
• suivre l’agenda des personnalités / recteurs qui se déplacent dans les lycées pour expliquer la nature des réformes…
• revendication salariale : pas de salaire inférieur à 1500 euros nets/mois
• refus de tenir les comités de sélection
• mise en service de caisses de grève (spécialement pour faciliter la mobilisation des BIATOSS)
• mettre sous pression les exécutifs universitaires qui feront remonter au ministère que la situation in situ est devenue intenable


Médiatique :

• rassemblement alternatif devant les chaînes de télé
• acheter un en/4 dans la presse
• prise de force d’une des trois matinales des radios généralistes / Paris
• événements sportifs pour saisir l’opportunité médiatique
• manifestations en nocturne / avec instruments de musique
• lancer un ultimatum au gouvernement

Coups de poing :

• occupation de tous les lieux publics et éventuellement le medef…
• radicalisation dans la longueur avec un temps fort par semaine bien identifié
• radicalisation physique en manifestation
o feu, etc.
o manifestation à poil !
• occupation de gares (en nombre, T-shirts blancs maculés de sang + sleeping), péages d’autoroutes
• convergence actions avec membres du secteur privé
• durcissement imposé par le ministère et les forces de l’ordre, durcissement comme unique réponse : Occupation et blocage des facs (BIATOSS)
• actions deux fois par semaine / organiser des blocages de flux sur les voies de communication / occuper les établissements privés d’éducation / appeler à la grève générale
• rassemblement devant les rectorats
• tracter directement différents publics avec des textes supports différents, ciblés (par exemple : frais d’inscription ciblage étudiants ou précaires de l’éducation nationale pour collègues du secondaire…)
• défilés plusieurs fois par semaine (notamment à Paris)


La Grande Guerre expliquée aux CRS

Vendredi, des enseignants grévistes de la Sorbonne ont tenté de donner un cours en plein air sous l'Arc de triomphe. Cours entrecoupé par les interventions de la police.


par CORDÉLIA BONAL



La pluie, le vent, les voitures... Depuis trois semaines, les enseignants grévistes de la Sorbonne rencontrent nombre de petits désagréments pour tenir les cours «hors les murs» qui caractérisent leur «grève active». Mais faire un cours sur la Grande Guerre devant un cordon entier de CRS, c'est une première.

La scène se passe vendredi, sous l'Arc de triomphe à Paris.
Dans le cadre d'un cycle de visites-conférences sur les lieux historiques de la capitale, trois enseignants de Paris I ont prévu de donner un cours en plein air, ouvert à tous, étudiants ou non. Sujet du jour: le Paris de la Grande Guerre. L'initiative relève du cours classique mais aussi de l'acte militant, annoncé sur le blog «grève active à la Sorbonne», qui coordonne la mobilisation au jour le jour. L'objectif est double: dispenser des cours d'une autre manière et gagner en visibilité.

Mais ce matin-là, quand ils s'approchent avec une petite trentaine d'étudiants de la tombe du Soldat inconnu (sans banderoles et leurs tracs dûment rangés dans leurs besaces), ils sont accueillis «par deux fourgons de CRS et des policiers en civil», rapportent les enseignants.
«Donc, 300.000 soldats disparus»

Nicolas Offenstadt, spécialiste de la Grande Guerre, a à peine le temps d'entamer son introduction sur «Paris et sa population au début du XXe siècle» que, explique-t-il, la petite troupe est poussée manu militari dans les escaliers menant au tunnel.

Aucun coup n'est porté mais la bousculade est brutale, comme le montrent les images tournées par TéléSorbonne. «Nous avons essayé d'expliquer posément aux policiers qu'il ne s'agissait pas d'une émeute mais d'un cours qui ne troublait en rien l'ordre public», raconte Nicolas Offenstadt.

A la préfecture, on justifie l'intervention de vendredi par le fait qu'«aucune manifestation n'est autorisée à cet endroit pour des raisons de sécurité et à cause de la solennité des lieux». «Le groupe a d'ailleurs pu continuer le cours un peu plus loin», ajoute-t-on.

De fait, le cours reprend sur les Champs-Elysées, sous l'œil impassible des policiers et celui nettement plus interloqué des touristes, qui profitent d'un exposé intitulé «Histoire et mémoire du soldat inconnu». «Donc, environ 300.000 soldats disparus, dont on n'a jamais retrouvé les corps. Ça devrait pas laisser insensibles les forces de l'ordre», s'amuse alors Nicolas Offenstadt, tirant parti du comique de la situation. A ce stade, profs et étudiants ont sortis leurs brassards «Grève» et leurs tracts, précise l'enseignant.

Le temps de descendre l'avenue en discourant sur l'inscription de la Grande Guerre dans la toponymie, et voilà la troupe au pied de la statue de Clemenceau. Deux nouveaux fourgons de CRS sont sur les lieux, la tension monte à nouveau. «Les CRS nous ont encerclés tandis que les policiers écoutaient avec attention une analyse de la place de la statue de Clemenceau au sein de la statuaire parisienne», raconte mi-choqué mi-amusé Christian Chevandier, l'un des trois enseignants.
«Complètement disproportionné»

Après une heure et demie de ce petit jeu, l'assemblée est autorisée à se rendre par petits groupes aux Invalides, l'étape suivante.
Au final, enseignants et étudiants retiennent une belle démonstration de force, un cours écourté — les chapitres «Paris bombardé, 1914-1918» et «Les usines de Paris pendant la Grande Guerre» ont été sacrifiés dans le feu de l'action — et la franche impression d'un durcissement dans le traitement de la mobilisation des enseignants-chercheurs.

«Nous avons été dissous par pur principe. Nous étions calmes, nous n'avions aucun matériel», dénonce Nicolas Offenstadt, qui relève le «caractère complètement disproportionné» et la «volonté répressive évidente» de l'opération. Christian Chevandier, lui, note l'attitude «pas très à l'aise» des policiers et se félicite d'avoir pu malgré tout mener à bien la conférence.

http://www.liberation.fr/societe/010155 ... ee-aux-crs
http://www.telesorbonne.com/index.php?o ... ail&id=190
Nico37
 
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Vilaine bureaucrate » 17 Mar 2009, 23:46

occupation de l'ENA PARIS:

UNE 100 de manifestants occupent l’Ecole Nationale d’administration. Suite au rendez entre juliard de pecresse ("comment faire une université efficace?") organisé par les anciens élèves de l’ENA Une centaine d’étudiants mobilisés ont en effet décidé de montrer leur ferme opposition à la réforme des universités et de l’éducation à plus grande échelle. Mais surtout les militants présents à l’intérieur veulent dénoncer ce simulacre de débat entre deux personnes qui sur le fond sont d’accord comme l’atteste la signature de la LRU par Mr Julliard au nom de l’UNEF.


occupation de science po PARIS:

Bonjour,

Voici le communiqué transmis par les étudiant-e-s de plusieurs universités qui occupent actuellement Sciences Po, à Paris

PARCE QUE L’ÉLITISME N’A PAS LIEU D’ÊTRE, LE « PEUPLE » S’INSTALLE AU CHATEAU !

Nous, étudiants et professeurs et personnels de diverses universités franciliennes occupons aujourd’hui SciencesPo. (IEP), symbole du système élitiste et hiérarchique dans l’enseignement supérieur français. Nous entendons ainsi dénoncer les inégalités de nos conditions d’étude et d’enseignement et exprimer notre opposition à une institution dont le seul but est la constitution et la pérennisation d’une bureaucratie d’Etat et d’une technocratie marchande.

Notre démarche s’inscrit dans une mobilisation, entamée il y a 6 semaines, contre la loi L.R.U (loi libertés et responsabilités des universités) et tous les projets de décrets qui en découlent : la destruction des IUFM, le contrat doctoral unique, la modulation des services, la réforme de l’allocation des moyens…

Ces réformes contre lesquelles nous nous unissons aujourd’hui, suivent directement la logique du processus de Bologne : compétitivité, rentabilité, privatisation, précarisation.

On veut nous enfermer dans des facultés qui tombent en ruine, alors nous nous enfermons dans l’école la plus riche.


source: bella ciao
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 18 Mar 2009, 18:45

Université de Tours a écrit:
Parce que la mobilisation de la maternelle à l’université est nécessaire,
Parce que les attaques et les méthodes sont chaque fois les mêmes pour brader le service public d’enseignement (« réforme » des lycées, des écoles maternelles, de la formation des enseignants, du fonctionnement des universités, et à la clef toujours des suppressions de postes…),
Parce que, comme ailleurs, la riposte ensemble est possible : Retrouvons-nous en Assemblée Générale aujourd’hui après la manif
RDV 15h salle Thélème, à la fac des Tanneurs pour débattre nombreux des réactions convergentes que nous pouvons envisager ensemble.
C’est le souhait des enseignants et des étudiants mobilisés depuis 7 semaines sur l’université de Tours avec l’ensemble de la communauté universitaire du pays.
A tout à l’heure !


Textes votés au C D F N de la FSU le 17 mars 2009


Formation et Recrutement des Enseignants

La FSU revendique une amélioration de la formation professionnelle et disciplinaire des enseignants du 1er et 2nd degré et la reconnaissance de leur qualification par l'obtention d'un master, mais elle a fortement contesté les modalités prévues par le gouvernement pour la réforme de la formation et du recrutement des enseignants ; elle a fait clairement connaître son exigence d'un report d'un an permettant une remise à plat de celle-ci.

Elle constate que le gouvernement a été contraint de prendre partiellement en compte la force de la mobilisation des universitaires, des étudiants et des personnels du 1er et du 2nd degré.

Elle acte de premières annonces sur l'année de stage et sur l'assurance qu'il n'y aura pas de baisse du nombre de postes aux concours en 2010, mais elle continue à contester le dispositif transitoire qui ne règle aucun problème de fond, ne permet aucune amélioration de la formation, est illisible pour les étudiants et contient de plus le risque de devenir définitif. Ces évolutions restent encore loin du compte. Nombre de questions fondamentales n'ont toujours pas reçu de réponse satisfaisante et l'annonce sur les postes ne saurait entériner un état actuel de recrutements insuffisants par rapport aux besoins d'enseignement.

La FSU revendique une tout autre réforme que le dispositif aujourd'hui prévu ce qui implique l'abandon de l'actuel projet de réforme et l'ouverture de négociations afin d'obtenir une réforme conforme à ses revendications et à celles de ses syndicats nationaux. Cela nécessite que soit maintenu le principe du recrutement par concours avec un nombre de postes correspondant aux besoins. Cela implique notamment que soient discutées et revues les questions :


1. du contenu et de l'articulation des dimensions disciplinaires et professionnelles de la formation « master » ;
2. de l'articulation entre concours et masters ;
3. de la mise en place d'un réel cadrage national de la formation ;
4. du rôle et missions des IUFM ; maintien et développement de leur potentiel d'enseignement et de recherche ;
5. du développement de la recherche en éducation ;
6. d'une programmation pluriannuelle des volumes de postes au concours ;
7. de certaines disciplines de l'enseignement professionnel ;
8. du maintien d'une année de stagiaire post concours partagée entre service d'enseignement réduit et formation permettant des allers-retours entre pratique et analyse réflexive ;
9. des aides financières pour les étudiants et du pré recrutement ;
10. des précaires ;
11. d'une pré professionnalisation et d'un cadrage national des stages en M1 et M2 ;
12. d'une formation complémentaire après titularisation dans le cadre d'une entrée progressive dans le métier ;
13. du calendrier

Elle apporte son soutien aux consignes données par ses syndicats en particulier sur la non remontée des maquettes.

C'est sur ces points qu'en articulation avec ses syndicats nationaux concernés elle fera porter ses interventions auprès du gouvernement en toutes occasions et qu'elle appelle les personnels à l'action dans l'unité.

Texte action

La crise économique s'amplifie et ses conséquences sociales s'accélèrent et apparaissent avec de plus en plus de brutalité. Le scandale des licenciements qui se multiplient en dépit de profits toujours élevés est particulièrement emblématique Cette situation rend d'autant plus urgente la nécessité de politiques économiques et sociales alternatives.

En dépit de quelques inflexions arrachées par la puissance des mobilisations et notamment du 29 janvier Gouvernement et patronat persistent dans le maintien de leurs orientations, de leurs « contre-réformes », et de leur dogmatisme idéologique. Dans certains secteurs, le gouvernement refuse l'ouverture de négociations véritables et choisit de multiplier les provocations.

Refusant par exemple d'augmenter les salaires, les retraites et les minima sociaux, de renoncer aux suppressions d'emplois publics, maintenant les dispositifs favorisant les HS, ils continuent à faire le choix de favoriser les revenus du capital contre ceux du travail, de favoriser les actionnaires et patrons et non leurs salariés, de priver l'Etat de moyens pour satisfaire les besoins sociaux. Alors que le gouvernement lui-même explique que la France aurait moins mal résisté à la crise parce que nos systèmes de protection sociale solidaire et de redistribution en amortissent les effets, il poursuit les remises en cause de ces mêmes systèmes. En multipliant réformes et projets (école publique, université, recherche, système de santé, retraite, protection sociale, justice, logement social, emploi, sport ..), ils entendent provoquer des transformations profondes, si possible irréversibles, et remettent notamment en cause l'ensemble des services publics en s'efforçant non seulement d'y multiplier les coupes claires, d'en supprimer des missions d'intérêt général et de réduire leur champ, mais aussi d'y introduire des critères de gestion inspirés du privé et reposant sur la mise en concurrence des services et des personnes. C'est tout le sens par exemple de la RGPP qui se met en place à marche forcée au plan territorial, du projet de loi Mobilité dans la FP pourtant refusé par les personnels, du projet de loi « Santé Hôpital Patients Territoires », de la loi LRU et du « Pacte Recherche ». C'est ce que confirme le refus du ministre de la Fonction Publique de répondre aux revendications unanimes sur salaires, pensions, grille ou emplois publics.

Dans l'éducation, au moment où est lancée très médiatiquement une « commission sur la politique de la jeunesse » par M.Hirsh, les suppressions de postes et les réformes régressives et contestées se poursuivent, menaçant l'avenir des jeunes et du service public (enseignement professionnel, formation des maîtres..). La mise en place des « médiateurs de réussite scolaire » ignore délibérément que la lutte contre l'absentéisme nécessite des personnels qualifiés. C'est pourquoi la FSU, qui s'oppose à ce dispositif, exige le renforcement des équipes pluridisciplinaires complètes (AS, CPE, COPsy,.)

Cette politique s'accompagne d'une volonté de répression et de criminalisation des mouvements de contestation, comme le montre par exemple l'inadmissible condamnation de Sami Benméziane, la mise en cause d'Elie Domota ou les brutalités dont sont victimes régulièrement les jeunes manifestants.

Or l'actualité récente montre combien cette politique est de plus en plus insupportable et se multiplient des luttes unitaires puissantes et résolues, comme dans les Départements et Collectivités d'Outre Mer ou dans la recherche et l'Enseignement Supérieur après celles dans les enseignements scolaires, le Pôle Emploi, la Justice...

Ces mouvements obligent le gouvernement à des reculs parfois partiels, parfois importants (comme en Guadeloupe et en Martinique) : ils sont un point d'appui pour faire croître les mobilisations d'ensemble.

La FSU exige que le gouvernement réponde aux revendications du mouvement de l'Université et de la Recherche par une négociation globale sur l'ensemble des problèmes posés : statut des enseignants-chercheurs et doctorants, formation des enseignants et concours de recrutement, emploi, démantèlement des organismes de recherche. Elle continuera à apporter son soutien à ses syndicats engagés dans l'action et à favoriser les convergences entre les divers secteurs du système éducatif. Elle appelle à la réussite de la manifestation nationale du 24 mars et demande à l'ensemble des personnels d'y apporter leur soutien. Pour faciliter la participation à cette journée, elle dépose un préavis de grève.

Elle soutient la journée de grève du 24 mars dans les lycées professionnels à l'appel notamment du SNUEP et du SNEP et elle appelle à en assurer la réussite. Elle proposera aux autres organisations de l'EN une réunion rapide afin de décider de suites d'action avant les vacances de printemps. Elle fera de même avec les fédérations de la Fonction Publique.

Après le 29 janvier la journée de grèves et de manifestations du 19 mars offre une nouvelle perspective d'un mouvement unitaire puissant rassemblant l'ensemble public et privé qui confortera les luttes actuelles.

La FSU appelle les personnels à s'y engager massivement et à tout faire pour en assurer la réussite et y défendre leurs revendications spécifiques en même temps que la plate-forme unitaire.

La FSU entend s'inscrire dans la construction d'un mouvement social unitaire de haut niveau et dans la durée, capable de gagner. C'est pourquoi elle considère que cette mobilisation doit avoir des suites rapides unitaires : elle appelle les personnels à débattre de ces suites, de leur calendrier et de leurs modalités, sans rien exclure, dans les assemblées générales et à faire remonter leurs propositions. Sans préjuger du nécessaire débat, elle considère que des manifestations à caractère national le samedi peuvent permettre de rassembler largement salariés et population : dans cet esprit elle proposera donc à l'intersyndicale interprofessionnelle et si nécessaire Fonction publique et/ou Education, de faire du samedi 28 mars une nouvelle étape de mobilisation.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 18 Mar 2009, 19:10

Lettre importante à diffuser à vos réseaux

Pourriez-vous, s'il vous plait transférer - si ce texte remporte votre assentiment - la lettre qui suit au maximum de personnes dans votre entourage. Les mensonges grossiers et réitérés auxquels nous avons à faire ces dernières semaines visent à faire pourrir le mouvement "De la maternelle à l'Université" et empêcher une jonction de la fonction publique éducative attaquée brutalement dans son ensemble. Les syndicats du supérieur ayant commencé les négociations appellent à la poursuite de la lutte.

C'est précisément ce que nous faisons, dans un climat où les brutalités policières deviennent quasi quotidienne : jeune étudiante ayant reçu à Lyon un coup de flash-ball à bout pourtant, arrestation arbitraire à Nantes d'un professeur des écoles retenu 2 jours et "libéré" par les élus ; à la suite de la manifestation de mercredi 11 mars, des collègues se sont vu intimé l'ordre - par des CRS - de retirer leur pancarte "Sauvons l'Université" et leur pin's "INALCO mobilisé" !!!

Où sont les droits élémentaires ? Avons-nous tant régressé démocratiquement ? Faut-il au gouvernement un nouveau drame, un autre Malek Oussekine pour arrêter ce procesus fou ? Cette pression constante - alors que simultanéement s'affiche le mensonge d'Etat et la dépense fastueuse - est indamissible. La Terreur ne passera pas. Nous avons des Droits, faisons les valoir !

Bien à vous et confraternellement votre,

Jean-François Klein
============ ========= ========= ===

De: Monica Michlin

Chers tous,

Il est absolument évident — et plus encore depuis la manifestation parisienne d’hier-- *que les instances du SNES ne relaient absolument pas le message sur la mastérisation* et bien au contraire, dans bien des établissements, semblent se gargariser d’une hypothétique revalorisation des débuts de carrière liée à la reconnaissance du Bac + 5, en étant parfaitement aveuglés ou totalement indifférents au fait que les armées entières de collés-au-concours et reçus-au-master-d’enseignement rendront très vite caduc le concours; et que dans un système où les contrats seront de plus en plus en CDD ou CDI entre professeurs détenteurs d’un master d’enseignement et tel établissement, c’est toute l’Education Nationale qui disparaîtra, le statut de fonctionnaire, la liberté de l’enseignant, la possibilité de muter librement, etc. Or si l’on explique à nos collègues qu’ils sont les prochaines cibles de la sortie du statut de fonctionnaire d’Etat après nos amis d’ EDF, de GDF, France Télécom et La Poste, ça va certainement les réveiller.

Les amis que j’ai dans le secondaire sont révoltés lorsqu’on leur explique ce qu’est le projet de mastérisation, avec la baisse du niveau disciplinaire, la suppression du stage rémunéré en alternance, l’obligation de faire un mémoire bidon et un concours bidon la même année, et tout ça pour devenir précaire. Ils sont stupéfaits non seulement que leur propre syndicat - le SNES - n’en ait rien dit, mais pire, qu’il ait même dit le contraire. Tous mes anciens étudiants d’agrégation actuellement en lycée en province ou en région parisienne n’ont eu que des informations TROMPEUSES sur la mastérisation , infos qui ressemblaient à ne pas en croire ses oreilles à ce que dit le ministère (“le seul point d’achoppement c’est le nombre de stages en M2, et les bourses pour remplacer l’année de stage rémunéré”).

La question se pose forcément: le SNES est-il plus sur la longueur d’onde de Dark Os que la nôtre? *Ce n’est pourtant pas compliqué de voir que l’objectif de toutes ces attaques sur l’éducation de la maternelle àl’université, c’est la destruction systématique du service public d’Education Nationale et que cela nous concerne bien tous, de la maternelle au supérieur*:

* Maternelle que Darcos veut remplacer par des jardins d’accueil payants
* suppression des RASED
* suppression de la carte scolaire
* destruction programmée des concours et du statut de PE et de professeur des collèges et lycées
* “réforme” des lycées dont on sait bien qu’elle est simplement reportée et suppressions de postes par milliers
* attaque sur le statut d’EC
* attaque sur les doctorants
* pôles d’excellence pour étrangler la recherche dans les petites universités
* budgets réels en baisse, suppressions de postes, précarisation de tous dans le supérieur


Conclusion à tirer d’hier : nous devons contacter nous-mêmes, massivement, les collègues du premier et second degrés* (par les réseaux d’amis, de proximité, les anciens collègues ou étudiants que nous connaissons dans tel ou tel établissement) .

MAIS AU-DELÀ: Il faut aussi *tracter massivement vers les lycéens, en leur rappelant que — merci à Claude Guéant de l’avoir dit si ouvertement dans l’interview de Libé d’hier-- la “réforme” des lycées n’est reportée que de “quelques mois”*… et que le gouvernement s’apprête à faire aux
lycéens ce qu’il nous a fait avec la LRU, *un vote en plein mois d’août, par exemple*. Réveillons ceux qui se sont endormis!

Réveillons aussi ceux qui sont en hibernation ! Seuls les étudiants vraiment en première ligne pour les concours comprennent le sens de la mastérisation. Pour mobiliser plus largement les centaines de milliers qui ne se sont pas encore bougés,il faut AUSSI appuyer là où ça fait mal : expliquer que la LRU, cette autonomie sur fond de désengagement de l’Etat, c’est la disparition de filières, la précarisation de tous les personnels, et la hausse vertigineuse des droits d’inscription et de l’endettement étudiant. On nous accuse d’être des Cassandre, car le gouvernement avance masqué et met en place un système qui obligera les PU, même ceux opposés à la LRU, à augmenter les droits d’inscription dans quelques années—et alors les étudiants ne pourront pas s’en prendre à l’Etat, puisque ce sera chaque établissement universitaire qui sera alors “responsable” de ces hausses. On nous dit que nous ne pouvons prévoir ce qui va arriver et que les droits d’inscription n’augmenteront pas : eh bien, utilisons notre machine à voyager dans le temps, pour bien montrer aux collègues, aux étudiants, et aux lycéens- étudiants de demain ce qui va arriver: c’est ce qui se passe maintenant en Angleterre, en Irlande, en Italie.
Il est temps d’utiliser des exemples concrets et brutaux pour faire prendre conscience du danger. Nos étudiants seraient dans la rue si les droits d’inscription en L passaient à 700 euros. S’ils comprennent que ce sera plutôt de l’ordre de 3000 euros et plus, ils bougeront!

Amitiés à tous,

Monica Michlin MCF Paris-4
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Roro » 18 Mar 2009, 19:18

Dernières infos de Bordeaux :

Bordeaux 2 est enfin bloqué ! Soit 3 facs sur 4 bloquées tous les jours et une (Bordeaux 4) bloqué ou fermé administrativement les jours de manif'.
La Nature n'a fait ni serviteurs ni maitres, c'est pourquoi je ne veux ni commander ni recevoir d'ordres.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Roro » 19 Mar 2009, 01:23

Roro a écrit:Dernières infos de Bordeaux :

Bordeaux 2 est enfin bloqué ! Soit 3 facs sur 4 bloquées tous les jours et une (Bordeaux 4) bloqué ou fermé administrativement les jours de manif'.


C'est la révolution on dirait à Bordeaux... Même science-po sera bloqué les jours de manif' :shock:
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede fu hsang » 19 Mar 2009, 01:27

par contre vous avez rien sur ce qui s est passe hier soir a montmartre ? sa venait de la nuit des universites non ?
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede georges » 19 Mar 2009, 13:31

fu hsang a écrit:par contre vous avez rien sur ce qui s est passe hier soir a montmartre ? sa venait de la nuit des universites non ?

Ci dessous la dépêche AFP (dont les infos proviennent de la préfecture de police)
http://cettesemaine.free.fr/spip/articl ... ticle=2009
georges
 

Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 20 Mar 2009, 22:51

Financement des Instituts universitaires de technologie (19 mars 2009)
Page ressources contenant des 100aines de liens


Université de Tours a écrit:Lundi 23 mars

- université alternative en Lettres : "Poétique et dérision" (10h-12h30, amphi B) :
Elisabeth Gavoille, "La dérision du Prince dans l' Art d'aimer d'Ovide"
Ludmila Charles-Wurtz, "Victor Hugo : y a-t-il une poésie non politique?"
Guillaume Cingal : "Kojo Laing, poète ghanéen: bouffon du non-sens ou expert satiriste?"

- université alternative en sociologie (amphi 3, Tanneurs extension) :
Présentation et projection de trois films documentaires, suivis de débats:
La terre des âmes errantes de Rithy Panh
L'île aux fleurs de Jorge Furtado
Art security service de Bernard Mulliez

- 14h, AG unitaire intersites (Deux-Lions, amphi A)

- coordination nationale Strasbourg (représentants EC, Hélène Tison et ?, représentants étudiants et BIATOSS?)

Mardi 24 mars

Rappel : c'est le jour où sera examinée la "nouvelle" mouture du décret sur le statut des Enseignants-chercheurs par le CTPU

- Manifestation à Paris (départ 14h Port-Royal). Un cortège des "parisiens tourangeaux" sous la banderole de l'université de Tours est prévu. Pour connaître le RV précis, contacter Cristina Terrile (maria-cristina.terrile@univ-tours.fr) ou Sylvie Le Moël (sylvie.lemoel@univ-tours.fr)

- A Tours : Rassemblement "De la maternelle à l'université" à 17h, place Jean-Jaurès (cours en public, ronde...)

- Réunion du Comité de mobilisation Education nationale 37 : RV à 18h30, devant Thélème

Jeudi 26 mars

10h (amphi Tanneurs, A, B, ou C ?) : Projection du film Université, le grand soir, suivie d'un débat "Quelle université voulons-nous?"
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 22 Mar 2009, 22:28

http://www.vousnousils.fr
Dépêches de l'Education du Dimanche 22 mars 2009

Universités : les étudiants appellent à une radicalisation du mouvement

La coordination nationale étudiante (CNE), réunie ce week-end à Strasbourg, a appelé dimanche à la "poursuite" et à la "radicalisation" du mouvement contre la réforme des universités et aux décrets, réclamant son "abrogation sans conditions".

La CNE "refuse de considérer ce qui a été lâché par le gouvernement comme une réelle avancée", a expliqué l'un de ses porte-parole lors d'un point presse, en référence à la décision du ministre de l'Education Xavier Darcos de maintenir dans leur état actuel les concours des professeurs de 2010.

Les porte-parole des quelque 80 délégués d'une quarantaine de sites en grève ou occupés rassemblés samedi et dimanche à l'université de Strasbourg ont également appelé à un "élargissement du mouvement", appelant notamment à participer au contre-sommet de l'Otan, début avril dans la capitale alsacienne.

Alors que la France trouve de l'argent pour revenir dans le commandement intégré de l'Otan, elle n'en a pas pour ses universités, ont-ils notamment estimé.

A l'occasion du sommet de l'Otan, le site de l'université sera fermé pendant une dizaine de jours, ce qui constitue un "prétexte pour essayer de casser le mouvement étudiant à Strasbourg en mettant en place un véritable état d'urgence", ont-ils également souligné.

Le mouvement étudiant a été victime cette semaine d'une "répression policière sans précédent" dans plusieurs villes françaises, ont-ils par ailleurs dénoncé, citant pêle-mêle Paris, Toulouse, ou encore Lyon.

La prochaine CNE se réunira les 28 et 29 mars à Paris I Tolbiac.

La Coordination nationale des universités (CNU) se réunit lundi à Strasbourg

COMMUNIQUE :

En ce samedi 21 mars, jour de la tenue de la Coordination Nationale Etudiante, Jean-baptiste Prevost, président de l’Union Nationale des Étudiants de France (UNEF), a déclaré que les assemblées générales universitaires, n’ont « pas autant de légitimité que des syndicats pour négocier ». Cette déclaration est absolument intolérable.

La coordination Nationale Étudiante (CNE) condamne fermement ces propos, qui s’inscrivent dans la lignée de ceux du chargé de communication du ministère de l’enseignement supérieur, Benoist Apparu, déclarant que « les seuls partenaires représentatifs, ce sont les syndicats. Les coordinations nationales, c’est la démocratie des soviets ».
Nous réaffirmons que seules les AG étudiantes sont souveraines pour décider de l’orientation des mouvements sur chaque fac, en dehors de toute pression de la part des directions syndicales, et que seule la coordination nationale étudiante est légitime pour porter la parole du mouvement sur le plan national.
Par ailleurs, nous refusons toute négociation et exigeons l’abrogation immédiate de la LRU et des décrets qui y sont associés : masterisation, enseignants-chercheurs, financement sur la performance.
Nous déplorons le boycott de la CNE par la direction de l’UNEF, ce qui n’entame en rien la légitimité propre de ses décisions. Nous condamnons les manœuvres de négociations souterraines en cours qui n’ont pour seul objectif que la casse du mouvement de grève entre une direction syndicale non représentative et le gouvernement. Toute négociation prise au nom de la communauté étudiante qu’elle prendrait serait considérée comme illégitime et comme une trahison de plus car le mouvement est à l’heure de l’unité de tous et toutes pour obtenir satisfaction de nos revendications.

REVENDICATIONS :

I Education

I.1.Contre le processus de Bologne et ses applications concrètes :
Abrogation du LMD
Abrogation de la loi LRU
Abrogation de tous les décrets d’application de la LRU, et remise en état des codes et décrets modifiés par la LRU
Refus de la mise en concurrence entre les universités
Retrait du plan campus
Retrait du plan Réussite en Licence
retrait de la France de l’AGCS
Retrait des décrets de la réforme des enseignants-chercheurs
Retrait de la réforme des concours d’enseignement dite de masterisation
Retrait du décret d’allocation des moyens
Retour du cadrage national des diplômes & reconnaissance des diplômes nationaux dans les conventions collectives
Arrêt de la casse des IUFM
Retrait du Contrat Doctoral Unique
Refus de toute forme de sélection à l’université
Inscription de droit en master pour tous les détenteurs d’une licence
Arrêt du démantèlement du CNRS, des autres organismes de recherche et du Service Public en général
retrait des décrets remettant en cause la laïcité (Accords Paris-Vatican)
Pour un service public de recherche et d’enseignement de qualité, gratuit et accessible à toutes et tous

I.2.Contre les suppressions de postes dans le primaire, le secondaire et le supérieur
Arrêt des suppressions de postes de la maternelle à l’université.
Restitution des postes supprimés de la maternelle à l’université.
Pour un plan pluriannuel de création de postes dans l’éducation.
Titularisation de tous les personnels précaires dans l’éducation.
Retrait des réformes de la maternelle, du primaire et du lycée (dite « réforme Darcos»)

II Précarité étudiante
Mise en place d’un plan d’action d’urgence sociale pour les étudiants
Augmentation du nombre de logements universitaires
Refonte du système des bourses (sur critères sociaux)
Contre la proposition de loi pour le prêt étudiant
Non à l’augmentation des frais d’inscription

III Soutien aux mouvements au niveau national
- Contre la répression policière à l’encontre des mouvements sociaux
Régularisation de tous les sans-papiers
Arrêt de la politique gouvernementale de réforme des plannings familiaux
Soutien du mouvement populaire en Guadeloupe et en Martinique*
Soutien aux motions de la coordination universitaire*
IV Soutien aux mouvements au niveau international
Soutien aux étudiants espagnols en lutte *

APPEL :

Nous, étudiant-e-s mobilisé-e-s, en lutte depuis mi-janvier sommes réunis ces 21 et 22 mars à Strasbourg pour la Ve coordination nationale étudiante (CNE). Nous réaffirmons que la CNE, émanation directe des Assemblées Générales qui réunissent des dizaines de milliers d’étudiants en France, est la seule et unique instance légitime pour représenter le mouvement étudiant dans son ensemble et qu’aucune direction syndicale ou politique ne saurait se substituer à son rôle.

Suite à la mobilisation exceptionnelle du 19 mars, nous appelons résolument à la poursuite du mouvement et à sa radicalisation. En effet, ce jeudi plus de 3 millions de personnes ont défilé dans les rues, dans une mobilisation qui unit l’ensemble des secteurs qui subissent les attaques de la classe dirigeante, dont le système éducatif dans son ensemble.

Cette stratégie s’inscrit au cœur du processus de Bologne qui impose une même logique de rentabilité et de mise en concurrence des universités sur l’Europe entière. Cela se traduit concrètement par les différentes mesures contre lesquelles nous luttons actuellement.

Face au mépris affiché du gouvernement à notre égard, nous exigeons plus que jamais :
l’abrogation sans condition de la loi Liberté Responsabilité des Universités (LRU)
le retrait pur et simple, sans moratoire aucun, des décrets qui en découlent :
de la réforme dite de la « masterisation de la formation des personnels éducatifs »
du financement des universités sur des critères de performance
du statut des enseignants-chercheurs
du contrat doctoral unique
Nous réclamons également l’abandon des différents plans d’application de la LRU dont le Plan Campus et le Plan Réussite en Licence. Nous réaffirmons notre attachement à un système éducatif totalement public, gratuit, laïc et accessible à tou-te-s et refusons toute forme de sélection à l’université. La mission de l’université ne doit pas être la marchandisation du savoir, ni une professionnalisation à outrance, mais bien la diffusion de connaissances et la promotion de l’esprit critique.

Ces revendications s’inscrivent dans un projet de société plus global, en totale opposition avec ce que nous vivons : dégradation des condition d’étude et de vie, destruction du système d’aide sociale, avec le démantèlement des CROUS et du planning familial. Un étudiant sur deux est obligé de se salarier pour financer ses études. Cette situation est inacceptable. Aussi, nous réclamons l’augmentation en nombre et montant des bourses sur critères sociaux et leur indexation sur le coût de la vie ainsi que la construction massive de logements sociaux. Bien plus que nous, les premiers touchés par ce système sont les sans papiers que nous soutenons dans leur lutte. Nous demandons la régularisation inconditionnelle de chacun d’entre eux.

Face aux mouvements sociaux en cours, la seule réaction des dirigeants est le déploiement d’un arsenal sécuritaire particulièrement violent et la criminalisation de la contestation. Nous appelons au soutien de tout-e-s nos camarades victimes de la répression policière et judiciaire.

La réussite d’un tel mouvement ne peut passer que par la solidarité avec les autres mobilisations et avec les mouvements étudiants qui traversent aujourd’hui toute l’Europe : Grèce, Espagne, Italie, Allemagne, Angleterre. Nous appelons à la participation de tou-te-s au contre-sommet de l’OTAN à Strasbourg du 1er au 5 avril ainsi qu’au contre-sommet de Louvain les 28 et 29 avril prochains qui s’oppose au processus de Bologne ; mais également à la convergence des luttes avec l’ensemble des travailleur-e-s. Nous appelons ainsi à la reconduction de la grève dans tous ces secteurs en lutte.


La coordination nationale appelle tou-te-s les étudiant-e-s à la radicalisation du mouvement et :
à la poursuite et l’amplification du blocage des universités
à la réalisation d’actions en faveur de la gratuité et contre la précarité
à faire pression sur les rectorats et sur les présidences des Universités
à la multiplication des AG et forums interprofessionnels dans la réalisation concrète d’une véritable convergence des luttes.

Nous appelons à la participation aux journées :
du 24 mars, manifestation nationale de l’université
du 26 mars, mobilisation inter-professionnelle de tous les secteurs en lutte
du 31 mars, opposition à la remontée des maquettes.
du 1er avril, avec des actions dirigées vers les secteurs en lutte dans les services publics
du 2 avril, journée nationale de manifestation de la maternelle à l’université
Nous appelons les lycéen-ne-s et les personnels Biatoss à faire converger leur mouvement avec le nôtre, pour la concrétisation d’un front uni de la maternelle à l’université.

La prochaine CNE se tiendra les 28 et 29 mars prochains à l’université Paris I Tolbiac.
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