Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Re: DCRI versus "MAAF" :arrestations TGV.

Messagede georges » 24 Fév 2009, 04:06

Coupat: nouvelle demande de mise en liberté rejetée


par Gaël Cogné


Julien Coupat, inculpé dans l’affaire des sabotages SNCF, a vu sa dernière
demande de remise en liberté rejetée, aujourd’hui, par un juge des
libertés et de la détention (JLD), a-t-on appris de son avocate, Me Irène
Terrel, qui a fait appel dans la foulée.

C’est la quatrième fois que l’avocate essaie d’obtenir la liberté sous
contrôle judiciaire pour son client, présenté par le parquet comme le
«leader» d’une «cellule invisible».

Le 19 décembre, un JLD s’était prononcé en faveur de sa remise en liberté
mais le parquet avait fait appel. Appel confirmé par la chambre de
l’instruction. Depuis, Julien Coupat a été entendu deux fois, coup sur
coup, au début du mois, par le juge d’instruction antiterroriste, Thierry
Fragnoli.

Coupat aurait maintenu qu’il n’était pas impliqué dans la série
d’incidents sur des caténaires qui avait perturbé le trafic ferroviaire le
8 novembre.

Alors que cette nouvelle demande de remise en liberté était en cours, le
parquet de Paris avait annoncé, vendredi dernier, qu’il avait pris des
réquisitions de maintien en détention, «au vu des éléments du dossier». Me
Terrel, s’insurge: «Avant même la décision du JLD, le parquet a annoncé
qu’il s’opposerait à la demande. J’ai été très surprise, ce n’est pas
habituel. C’est une pression politique supplémentaire.»

Pour l’avocate, «il n’y a pas de nouveaux éléments, au contraire.» Si on
ne connaît pas le dossier, Mediapart avait révélé que le témoin sous X
serait un mythomane, déjà condamné pour «dénonciation calomnieuse». Par
ailleurs, pour l’avocate, les inculpés auraient «éclaircis de façon
limpide leurs déclarations» faites en garde à vue. «Si l’enquête n’avance
pas, Julien Coupat n’y est pour rien!»

Le jeune homme de 35 ans est le dernier des inculpés à être détenu (à la
prison de la Santé). Il est mis en examen pour «direction d’une entreprise
terroriste et destructions en réunion à visée terroriste». Une
incrimination criminelle passible de 20 ans de prison.


http://www.liberation.fr/societe/010132 ... te-rejetee
georges
 

Re: DCRI versus "MAAF" :arrestations TGV.

Messagede fu hsang » 27 Fév 2009, 14:23

je mets ça ici mais ça ne concerne pas que tarnac ....


Lettre ouverte aux camarades français

A propos des arrestations de Tarnac et pas seulement

Nous savons combien il est douloureux d’être séparés de ses propres camarades, et nous n’avons ni recettes ni leçons à donner sur la manière de les faire sortir le plus rapidement de prison (les faire sortir tous, en laissant tomber toute distinction entre « innocents » et « coupables »). Les notes rapides qui suivent sont le fruit de quelques réflexions nées à partir de différentes expériences répressives vécues en Italie, en espérant qu’elles puissent être utiles aux camarades français.

Les arrestations de Tarnac représentent un fait grave non seulement en tant qu’attaque contre tous ceux qui se battent déjà, en critique et en pratique, contre l’Etat et le capital, mais aussi en tant que tentative d’intimidation contre tous les complices potentiels d’une guerre sociale plus diffuse.
En fait, la répression vise à frapper, au-delà d’actes particuliers, les « mauvaises intentions », jouant ainsi un rôle pédagogique fondamental destiné à vider de sa potentialité la disposition à la révolte de tout un chacun. L’invention de « cellules terroristes » ou de « mouvances » à l’identité quelconque sert à isoler toute hypothèse insurrectionnelle de l’ensemble des pratiques de conflictualité existantes, séparant en même temps tout révolté de soi-même et de ses propres potentialités.
La pédagogie de la répression est toujours une pédagogie de la peur.

La tentative de transformer des affrontements dans la rue, des actions anonymes de sabotage, des textes théoriques, des rapports de solidarités en une « association terroriste » avec autant de cellules, de chefs et de suiveurs est malheureusement un film qu’on a déjà vu de nombreuses fois en Italie. Le problème de l’Etat est évident : pour tenter de liquider certaines pratiques subversives et les « mouvements » qui les défendent ouvertement, des accusations basées sur des délits spécifiques ne suffisent pas. Il s’agit alors d’inventer des « délits associatifs » pour pouvoir distribuer des années et des années de prison sans avoir recours à cette formalité archaïque qui s’appelait preuve. Nombre d’entre nous ont ainsi subi des procès, des années de détention préventive et parfois aussi de lourdes condamnations. Même s’il ne réussit pas souvent à soutenir jusqu’au bout ses propres enquêtes, l’Etat se donne en même temps des objectifs parallèles : briser des rapports, interrompre le fil de l’activité subversive, tester la capacité de riposte des camarades etc.

En France, les actions de sabotage et les affrontements avec la police ne datent certes pas d’hier. Ce qui a effrayé l’Etat ces dernières années a été, à notre avis, l’émergence d’une complicité possible – dans les mots et les actes – entre différentes formes de révolte sociale, ainsi que l’affinement et la diffusion de discours qui revendiquent publiquement les pratiques d’une insurrection possible. Bien entendu, l’Etat ne craint ni le discours révolutionnaire tant qu’il se limite à jouir d’une liberté de parole abstraite, ni en fin de compte une attaque particulière : ce qu’il craint est l’imprévisibilité de l’attaque diffuse et le renforcement réciproque des paroles et des gestes. Ce qui a été pendant longtemps une position défendue par bien peu d’individus commence à ressembler à un « marécage » (pour reprendre l’expression efficace utilisée par l’unité « anti-terroriste » des carabiniers italiens il y a une douzaine d’années), difficilement identifiable et gouvernable. L’Etat veut assécher ce marécage pour en sortir des chefs, des « organisations », des prétendues « mouvances » avec autant de sigles, de porte-paroles, etc.

Si le conseil que Victor Serge donnait aux révolutionnaires pris en otage par l’ennemi est toujours valable (« tout nier même l’évidence »), il est nécessaire de savoir lire la répression afin de relancer et de renforcer notre perspective. Nous savons tous que la gauche (et sa gauche) a toujours été l’ennemi historique de toute lutte insurrectionnelle : partis et syndicats, récupérateurs, médiateurs, intellectuels conseillers des Princes modernes, alliés rusés de la répression, habiles à diviser en « bons » et « mauvais ». Dans des circonstances particulières et face à une « Justice injuste », ils peuvent même aller jusqu’à défendre les camarades qui les ont toujours attaqués. Permettre que ces charognes réacquièrent la moindre force à partir de nos incarcérés est une erreur qui n’est pas sans conséquences.
Qu’il n’y ait pas que des camarades qui s’opposent aux crapuleries de l’« antiterrorisme » mais un milieu plus large comporte des aspects positifs (c’est le reflet du constat effrayé que la terreur d’Etat nous écrase chaque jour davantage). Mais notre perspective n’avance que dans la clarté avec les autres exploités et rebelles, c’est-à-dire dans une ferme inimitié envers la gauche et ses medias. Pour le dire autrement, la manière de réagir à la répression fait aussi partie de cette guerre sociale qui n’admet pas de trêve. En n’assumant pas et en ne défendant pas certaines positions, on cède du terrain à l’ennemi. La solidarité démocrate et l’espace dans les journaux ne s’offrent jamais gratuitement : aujourd’hui, ils servent non seulement à la gauche pour se réhabiliter aux yeux de tous ceux qui sont à couteaux tirés avec l’existant (« Vous voyez ? au bout du compte nous sommes d’accord… »), mais aussi à neutraliser toute position de rupture radicale avec le présent (certains excès de jeunesse peuvent aussi être pardonnés…).

Face à des enquêtes similaires (ou encore plus lourdes), la réponse que de nombreux camarades ont donné en Italie a été très simple : « Nous ne savons pas qui a fait les choses dont vous nous accusez, messieurs ; ce que nous savons, c’est que nous les défendons ouvertement, et que vos enquêtes n’éteindront pas les feux de cette révolte sociale qui n’a pas attendu nos textes pour se propager ». Une telle réponse – liée aux pratiques qui en découlent – nous a permis de sortir de prison en reprenant le fil de notre activité. Une telle réponse ne trouvera certainement pas des alliés chez les médias et les intellectuels démocrates ; et surtout, elle ne leur permettra pas de parler en notre nom.
Certaines paroles claires trouvent toujours des oreilles disposées à les écouter. Emprisonnées, les paroles forcent parfois les chaînes, émergeant des parties les plus mystérieuses et communes de l’expérience et du cœur.
La force qui découle du fait de s’insérer dans leur jeu et dans leur discours, avec la prétention de l’exploiter ou de le détourner à ses propres fins, est illusoire. Nous n’avons même pas le sens des mots en commun avec notre ennemi – ni celui de bonheur, ni de temps, ni de possibilité, ni d’échec ou de réussite.

Il y a des positions de rupture qui se sont révélées utiles, y compris au plan judiciaire, tout comme il y a des camarades qui ont passé un an en prison pour quelques tags sur les murs : il n’existe pas de science exacte en la matière. La tension vers la cohérence entre les moyens et les fins pose le problème de l’efficacité en d’autres termes, c’est-à-dire par rapport à la vie pour laquelle nous nous battons. « S’il y a des innocents qui méritent notre solidarité, il y a des coupables qui la méritent encore plus », disait Renzo Novatore. Les camarades solidaires ont souvent trouvé dans ces paroles un terrain plus favorable pour agir, pour continuer là où certains ont été provisoirement arrêtés, et pour découvrir de nouveaux complices…

Nous avons bien une certitude : l’insurrection qui vient ne lit pas Libé.

Quelques anarchistes italiens

Février 2009
fu hsang
 
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Re: DCRI versus "MAAF" :arrestations TGV.

Messagede georges » 27 Fév 2009, 22:39

fu hsang a écrit:je mets ça ici mais ça ne concerne pas que tarnac ....

... que je complète par celui-ci

Sur la mauvaise route

Depuis janvier 2008, le gouvernement français a déclaré la guerre aux prétendus “anarcho-autonomes”, c’est-à-dire à une “association de malfaiteurs” pas très claire (jusqu’au nom qu’ils lui ont attribué) qui se dédierait à l’accomplissement d’actions “terroristes”. Du début de la vague répressive jusqu’à l’été, plusieurs camarades ont été incarcérés et accusés de différents délits : de la “détention et port de matériel explosif” à la “tentative d’incendie” d’un véhicule de police du commissariat d’un arrondissement populaire de Paris, de manifestations contre les Centres de rétention pour étrangers à la possession d’un plan original d’une prison pour mineurs en construction. Actuellement, deux camarades -Juan et Damien- sont encore incarcérés, trois autres -Ivan, Farid et Isa- sont soumis à un contrôle judiciaire, et un autre, Bruno, est en fuite après s’être soustrait à ce type de contrôle.

Le 8 novembre dernier, un sabotage est effectué sur les lignes ferroviaires à grande vitesse : l’arrachage de plusieurs câbles arrachés bloque 160 trains, créant un chaos considérable sur tout le réseau français. Trois jours plus tard se déclenche une vaste opération vivant à arrêter les présumés coupables, faisant aussi partie -selon la ministre de l’Intérieur français- de l’ “association” des “anarcho-autonomes”. Dix sont arrêtés, dont neuf seront formellement incriminés et cinq (y compris le “chef” présumé) finiront en prison. A partir de ce moment-là se déclenchera une différenciation sordide entre bons et mauvais, entre innocents et coupables, entre ceux qui méritent la solidarité ou pas.

Tandis que les premiers arrêtés de janvier refusent de parler à la presse, de donner leurs empreintes ou leur ADN, les arrêtés de novembre, dénommés les “9 de Tarnac” (auxquels se dirige exclusivement le soutien d’une grande partie des comités créés entretemps) s’auto-présentent ou acceptent que cela le soit, comme de braves jeunes occupés à labourer et à penser : des philosophes, des gens cultivés, des paysans et des commerçants qui avaient réouvert l’épicerie du village où ils avaient choisi d’aller vivre de manière communautaire - Tarnac. Les habitants du village, les amis et les familles ont pris leur défense, mais aussi d’illustres représentants du monde universitaire et des représentants de la culture institutionnelle, français mais pas uniquement. Même ceux qui refuseraient de cataloguer ces derniers comme des ennemis devraient au moins réfléchir au rôle de soutien de la domination qu’ils occupent dans la société et comprendre qu’ils sont à la solde de cet ennemi qu’on prétend combattre : l’Etat.

Comme si ça ne suffisait pas, une grande partie des “9 de Tarnac” s’exhibent dans les médias, donnent des interviews, discutent avec des politiciens : la route qu’ils ont choisi de parcourir dans la critique de l’existant est la bonne. Nous n’avons pas de raison d’en douter. Par contre, naturellement, il apparait clairement, y compris aux yeux de la répression, que ce sont les autres qui parcourent alors une mauvaise route.

C’est surtout à ces “autres” que nous exprimons notre plus vive proximité et auxquels nous envoyons toute notre solidarité. A ces rebelles que nous ne pouvons que sentir comme des camarades, parce que c’est sur cette mauvaise route que nous nous trouvons également. Et même si nous n’avons pas encore eu l’occasion de nous y rencontrer, nous savons que nous allons dans la même direction. Vers la même destination aussi.

Des anarchistes du Salento


Traduit de l’italien. Paru le 26.02.09 sur
http://guerrasociale.blogspot.com/2009/ ... trada.html

http://cettesemaine.free.fr/spip/articl ... ticle=1931
georges
 

Entrevue avec Jean-Claude Paye, sur ’’l’affaire Tarnac’’

Messagede georges » 01 Mar 2009, 21:07

Entrevue avec Jean-Claude Paye, sociologue, sur ’’l’affaire Tarnac’’

Il nous parle de l’évolution des mécanismes de contrôle et de répression que l’État français met en oeuvre dans sa guerre contre tout mouvement qui s’oppose radicalement à ses politiques. Il situe cette évolution dans la globalisation des lois "anti-terroristes" et, particulièrement, de l’hégémonie des politiques américaines (dont du Military Commissions Act) dans le monde.

AccuséEs d’avoir attaqué les voies de circulation de l’économie capitaliste, les 9 de Tarnac sont la cible de la ministre de l’intérieur Michèle Alliot-Marie dans sa chasse contre la supposée "mouvance anarcho-autonome", ’’mouvance’’ que l’État français a lui-même créée.

The a-infos Radio Project

http://www.radio4all.net/index.php/program/31886&52779
lien direct pour écouter et télécharger : http://www.radio4all.net:8080/files/ano ... -1-jcp.mp3
georges
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede Alayn » 01 Mar 2009, 21:12

Bonsoir ! (Merci Denis au passage ! Cà fait chaud au coeur) mais je pense que c'est le contraire: tu fais plus que moi ! (arf !)
Enfin, on va dire qu'on essaye de faire au mieux !

Et d'ailleurs, on en parlait ensemble il y a pas très longtemps et je disais que, depuis la manif du 31 janvier à Paris, ben, le soufflet semblait un peu retombé, les comités de soutien bien moins actifs, etc...

Même du comité de soutien de Tarnac (avec qui je suis en rapport direct), je ne vois plus rien venir depuis la publication du dernier numéro de la Taïga....

Il y a bien encore quelques concerts de soutien ou quelques confs ou réus de ci de là mais on a l'impression que Julien risque de croupir en taule quelques années avant que ne s'ouvre un procès...

Il est donc clair qu'il faut tout faire pour que l'on n'oublie pas.
Amitiés Anarchistes à toi Denis !
Salutations Anarchistes aux autres !
Alayn
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede CARNUS » 01 Mar 2009, 21:33

Excellent, Georges, et je viens de m'apercevoir que le texte d'Olivier, posté ici dans ce topic par Jean mi-novembre, est en fait
le résultat de mon travail (et celui d'Olivier) de diffuser son papier de partout !!!

(scoop: Olivier est en train d'en écrire un autre, arf!)

Que n'ais-je fait partie de ce Forum 4 mois plus tôt.

En revanche, et là je suis TOTALEMENT d'ACCORD avec Joe, la réaction de nous tous n'a pas été assez franche et rapide, en novembre;

Béatrice , ma compagne, l'avait fortement souligné, et c'est comme ça d'ailleurs que nous avons fait la connaissance d'Alayn (arf!)

Amitiés Anarchistes à Alayn, qui vient de poster juste avant moi (arf!)
et bon courage, Denis (ourf!)

ps: je remets le tract du comité de soutien de Forcalquier, ici, c'est sa place .

Image
CARNUS
 

Rassemblement vendredi 6 mars 2009 pour la libération de Jul

Messagede georges » 02 Mar 2009, 14:42

Rassemblement vendredi 6 mars 2009 pour la libération de Julien Coupat.
Rendez-vous à 14H devant la chambre de l'instruction, esc A, au Tribunal de
Grande Instance de Paris (M°cité)
.


Ce vendredi 6 mars, après un nouveau rejet de la demande de mise ne liberté de
Julien Coupat par le Juge des Libertés (alors qu’un autre Juge des libertés,
dessaisis depuis, l’avait jugé libérable le 19 décembre 2008), la cour
d’appel devra déterminer si ce rejet est fondé.
georges
 

Re: Rassemblement vendredi 6 mars 2009 pour la libération de Jul

Messagede Olé » 02 Mar 2009, 15:16

georges a écrit:Rassemblement vendredi 6 mars 2009 pour la libération de Julien Coupat.
Rendez-vous à 14H devant la chambre de l'instruction, esc A, au Tribunal de
Grande Instance de Paris (M°cité)
.


Ce vendredi 6 mars, après un nouveau rejet de la demande de mise ne liberté de
Julien Coupat par le Juge des Libertés (alors qu’un autre Juge des libertés,
dessaisis depuis, l’avait jugé libérable le 19 décembre 2008), la cour
d’appel devra déterminer si ce rejet est fondé.


Juste un rassemblement ou des actions prévues en plus?
Si ça gène publiquement mp.

Autre chose je voudrais savoir si quelqu'un a une adresse mail pour rentrer en contact avec le comité de soutient.
Mci.
Olé
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede CARNUS » 02 Mar 2009, 18:25

Le mail (public, pas de soucis) : 11novembresoutien@gmail.com

Pour le rassemblement, j'ai entendu la même chose sur RL (emission lundi matin avec Laurent et Sylvie, arf! de 11h00 à 13h00) que Georges.

et c'est d'ailleurs indiqué sur le site du comité : http://www.soutien11novembre.org/

Donc actions, qui sait ?

Denis.
CARNUS
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede Olé » 02 Mar 2009, 19:04

ok merci.
Clair qu'il va falloir pas lacher l'affaire, je pense que le pouvoir compte sur un épuisement et sur la longueur... à nous de répondre présent.
Jvais voir si j'peux y aller. Sinon je vois que ça s'est amenuisé un peu dans le reste du pays.
Olé
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede Nico37 » 02 Mar 2009, 21:15

Samedi 07 mars 2009 à 20h00, Auditorium de l'Abbé Grégoire de Blois, les Amis de l'Egalité vous invitent à une projection-débat sur le thème : les lois anti-terroristes sont-elles compatibles avec la démocratie ?

Le débat sera précédé du film: Résister n'est pas un crime. Ce film est réalisé par Marie-France Collard, Foued Bellati et Jérôme Laffont. Il est produit par le Comité pour la liberté d'expression et d'association de Belgique.

Ce débat s'inscrit également dans la campagne pour la libération des inculpés du 11 novembre (Affaire dite de Tarnac) et plus largement contre la criminalisation et la répression dont sont victimes les militants des mouvements sociaux et politiques en France et dans le monde.

Salut et fraternité, Les amis de l'Egalité
Nico37
 
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Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede CARNUS » 02 Mar 2009, 22:32

Il y a aussi le groupe sur facebook où je me suis inscrit :

mais bon, je le sens pas, et Alayn et Olivier m'ont mis en garde contre la récup socialo-électoraliste.

(par contre il y a d'excellentes vidéos et photos de la manif du 31 janvier)

Denis (ourf!)


___________________________________________________________________

Philippe Fouchard a envoyé un message aux membres de SOUTIEN A JULIEN COUPAT - pour sa libération tout simplement.

--------------------
Objet : Mille deux cent manifestants à Paris à l'appel des comités de soutien à Julien Coupat

AP | 31.01.2009 | 18:12

Quelque 1.200 personnes, selon les chiffres de la préfecture de police de Paris, ont manifesté samedi après-midi en soutien à l'appel des comités de soutien à Julien Coupat, présenté comme le chef de la cellule soupçonnée de sabotages de caténaires SNCF.

Il reste le seul détenu dans ce dossier après la libération de sa compagne Yldune Lévy le 16 janvier dernier.

Partis du Quartier Latin, les manifestants ont rejoint la place Denfert-Rochereau en passant devant la maison d'arrêt de la Santé où Julien Coupat est incarcéré depuis le 15 novembre. La préfecture n'a pas signalé d'incidents.

Le 16 janvier, un juge des libertés et de la détention (JLD) s'était déjà opposé à la libération de Julien Coupat, une décision dont son avocate, Me Irène Terrel, avait fait appel, mais qui a été confirmée vendredi.

Le 19 décembre dernier, le jeune homme avait pourtant été remis en liberté par un autre JLD, mais le parquet avait interjeté appel et obtenu gain de cause le 26 décembre pour qu'il reste en prison.

Julien Coupat est écroué depuis le 15 novembre, date de sa mise en examen pour "direction d'une association de malfaiteurs terroristes", chef d'accusation passible des assises. Sur les neuf personnes mises en examen dans ce dossier dont la qualification terroriste fait débat, cinq sont soupçonnées d'avoir participé à des actes de malveillance ayant visé la SNCF. Proches de la mouvance qualifiée d'anarcho-autonome par la police, elles sont suspectées d'avoir formé une "cellule invisible".

Le 2 décembre dernier, la chambre de l'instruction avait ordonné la remise en liberté de trois proches de Julien Coupat. Sa compagne, Yldune Lévy, a quitté la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis le 16 janvier. Une semaine plus tard, la chambre de l'instruction a confirmé son maintien en liberté. AP
--------------------

Pour répondre à ce message, cliquez sur le lien suivant :
http://www.facebook.com/n/?inbox/readme ... 2089257070
______________________________________________________________________________________

Philippe Fouchard a envoyé un message aux membres de SOUTIEN A JULIEN COUPAT - pour sa libération tout simplement.

--------------------
Objet : Mail envoyé au député André VALLINI le 31 janvier 2009

Monsieur le Député,

J'ai créé un groupe sur FACEBOOK qui, disons, me dépasse un peu (746 membres). Je reçois beaucoup de messages et j'ai contribué à mon niveau, que 1200 personnes manifestent dans le calme aujourd'hui, à Paris.
Je suis cadre manager dans une société internationale et non politisé et militant de quelques partis qu'il soit.

J'ai suivi vos tribunes dans la presse avec le juge.

Tout simplement, je souhaite savoir - avoir votre avis - s'il y a une possibilité d'entamer une action en justice contre la mise en détention de Julien Coupat. Je ne suis pas juriste (je suis product-manager dans l'édition!) mais cela me révolte de plus en plus.

Vous pouvez voir le groupe FACEBOOK. Son nom est :

"SOUTIEN A JULIEN COUPAT - pour sa libération tout simplement"

Veuillez recevoir, monsieur le Député, mes salutations distinguées.

Philippe FOUCHARD
Tél. : +(33) 6 87 03 19 50
http://www.facebook.com/l.php?u=http:// ... velblog.fr
http://www.facebook.com/l.php?u=http:// ... hotographe
FACEBOOK : http://www.facebook.com (groupe AMOUR DE L'INDONÉSIE)
--------------------

Pour répondre à ce message, cliquez sur le lien suivant :
http://www.facebook.com/n/?inbox/readme ... 1375006160

_________________________________________________________________________

Philippe Fouchard a envoyé un message aux membres de SOUTIEN A JULIEN COUPAT - pour sa libération tout simplement.

--------------------
Objet : Message sur le mur de France Quiqueré - Merci pour l'information

Des photos et vidéos pour ceux qui n'ont pas pu venir : http://www.facebook.com/l.php?u=http:// ... s-inculpes

C'était top, bien 2000 personnes, beaucoup de bruit, bonne ambiance malgré quelques arrestations sur la fin apparemment.
--------------------

Pour répondre à ce message, cliquez sur le lien suivant :
http://www.facebook.com/n/?inbox/readme ... 4888486210
CARNUS
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede CARNUS » 04 Mar 2009, 20:49

Soirbon,

l'émission antenne ouverte du 21 janvier sur RL sur l'anti-terrorisme est téléchargeable désormais sur :

http://media.radio-libertaire.org/debat ... nement.mp3

paticipants, entre autre : Alain Brossat (Tous Coupat, tous coupables)

et Laurent Bonnelli (enseignant à Paris 10, co-auteur de "La Machine à punir", l'Esprit frappeur, participe à la revue "Culture et conflits")

A la fin de l'émission, 2 personnes sont intervenus en direct des AHP (arf!)

Denis et Béatrice (ourf!)
CARNUS
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede CARNUS » 05 Mar 2009, 20:11

INFO urgente, pour Léo notamment, (arf!)

<< Venez nombreux et faites tourner l'info. >>

Rassemblement vendredi 6 mars 2009 pour la libération de Julien Coupat.
Rendez-vous à 14H devant la chambre de l'instruction, esc A, au Tribunal
de Grande Instance de Paris (M°cité).

Ce vendredi 6 mars, après un nouveau rejet de la demande de mise ne
liberté de Julien Coupat par le Juge des Libertés (alors qu’un autre
Juge des libertés, dessaisis depuis, l’avait jugé libérable le 19
décembre 2008), la cour d’appel devra déterminer si ce rejet est fondé.
Force est de constater que le dossier des mis en examens dans l’affaire
dite « des sabotages de la SNCF » n’a cessé depuis novembre de se
dégonfler, que les détenus ont été un à un libérés sans que jamais un
seul nouvel élément à charge ne soit porté à la connaissance de la
défense et a fortiori du public.

Julien Coupat est le dernier des neuf mis en examen dans cette affaire à
être encore en « détention préventive », sous le chef d’inculpation de
« direction d’association de malfaiteurs en lien avec une entreprise
terroriste ». Ce chef d’inculpation relève du régime « criminel » et
l’expose à une peine pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison.

Nous considérons que les pouvoirs publics et l’institution judiciaire
cherchent à ne pas perdre la face en reportant tout leur acharnement sur
une figure de « chef » qu’ils ont eux-mêmes monté de toutes pièces. Nous
appelons donc à un rassemblement pour exiger la libération de Julien et
la fin d’un feuilleton politico judiciaire qui n’a que trop duré.

_______________________________________________
Diffusion mailing list
Diffusion@soutien11novembre.org
CARNUS
 

Re: Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Messagede L'autre facteur » 05 Mar 2009, 22:51

A Montpellier il y a un rassemblement tout les mardi de 18 à 19 h à la place Jean-Jaurès. Le comité de soutien organise un débat à la fac (occupée) le 11 mars.

De la lutte contre le terrorisme à la logique de répression
Tarnac, mensonge d’état

Soirée-débat
avec
Jean-Jacques Gandini, avocat, Ligue des Droits de l’Homme
Jacques Garcin, ex des groupes autonomes libertaires
Gilles Sainati, Syndicat de la Magistrature
Jean-Émile Sanchez, porte-parole de la Confédération Paysanne Hérault
La participation de Georges Apap, ex-procureur de la République de Valence
L'aide de Sud Étudiant pour la salle

Mercredi 11 mars 2009 – 20 heures
Amphi H – Université Paul-Valéry
MONTPELLIER – Arrêt de tramway Saint-Éloi

ORGANISÉ PAR LE COMITÉ DE SOUTIEN AUX INCULPÉS DE TARNAC – MONTPELLIER
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