Rentrée des violences policières sur le Canal Saint-Martin
Un samedi soir comme les autres au bord du Canal Saint-Martin, une intervention policière comme les autres ?
... https://paris-luttes.info/rentree-des-v ... ieres-6616
http://www.sudsantesociaux.org/manifest ... l-une.htmlManifestations loi travail, une fois de plus, la police frappe aveuglément et mutile
Hier 15 septembre, aux alentours de 16 h 45 alors que le cortège parisien de la manifestation intersyndicale contre la loi travail finissait place de la République, Laurent Theron, père de deux enfants, 46 ans, secrétaire médical à l’Hospitalisation A Domicile (HAD) de l’unité Albert Chennevier de Créteil (94), syndiqué au syndicat SUD Santé Sociaux de l’AP/HP, a vraisemblablement reçu au visage un morceau d’une grenade lancée par les forces de l’ordre. Malheureusement, malgré les soins prodigués cette nuit à l’Hôpital Cochin, Laurent Theron a perdu l’usage de son œil.
Selon de multiples témoignages, rien ne justifiait de faire usage de la force à l’encontre de Laurent Theron. En effet, celui-ci se trouvait à côté du skate park à l’entrée de la place et discutait comme beaucoup d’autres personnes autour de lui en fin de manifestation. Il n’y avait à proximité aucune action à l’encontre des forces de police. Pourtant les forces de l’ordre ont lancé une charge accompagnée de tirs massifs de grenades lacrymogènes, de grenades désencerclantes et de flash ball. C’est à ce moment là que Laurent Theron a été blessé à l’oeil, son voisin étant lui blessé aux jambes. Dans les images disponibles, une goupille de grenade est parfaitement visible dans le sang de notre camarade. Pris en charge, notamment par les « Street Medic », Laurent a du attendre 55 min avant d’être pris en charge par les pompiers.
L’Union Syndicale Solidaires et la Fédération Sud Santé Sociaux apportent tout leur soutien à Laurent Théron comme aux nombreux-ses blessé-es d’hier et de ces derniers mois. Nous dénonçons avec force l’usage disproportionnée des grenades de désencerclement, lacrymogènes et des tirs de flash ball qui ont fait des centaines de blessé-es, parfois très graves. L’Inspection Générale de la Police Nationale a été saisie dans de nombreux cas, notamment par des militant-es de Solidaires blessé-es alors qu’ils/elles manifestaient pacifiquement. A ce jour, aucune sanction n’a encore été prononcée et le principal responsable de cette situation, le ministre de l’intérieur B.Cazeneuve est toujours en poste.
L’Union Syndicale Solidaires, partie prenante de l’appel Contre l’intimidation technologique des manifestants, pour la liberté d’expression et de manifestation, aux côtés de syndicalistes, avocat-es, écrivain-es, député-es continue à exiger l’interdiction de l’usage des lanceurs de balle et des grenades de désencerclement.
Plus largement, l’Union syndicale Solidaires, avec la CGT, la FSU, le SAF, la LDH, la FIDL et l’UNL demande l’ouverture d’une enquête parlementaire sur les choix opérés par le ministère de l’Intérieur depuis le début de la mobilisation contre la « loi travail » et que les responsables de la mutilation de Laurent Théron répondent de leurs actes.
Paris, le 16 septembre 2016
http://www.alternativelibertaire.org/?V ... camarade-dViolences policières : un camarade d’AL blessé et privé de soins
Frappé, maintenu au sol, privé de soins malgré une plaie sanglante, placé en garde à vue... Notre camarade Eric a décidé, avec d’autres victimes, de saisir le défenseur des droits.
Jeudi 15 septembre, la première manifestation contre la loi travail après l’été se déroulait à Paris et dans d’autres villes du pays.
Comme les manifestations précédentes, celle-ci a eu son lot de violences policières : tirs tendus de grenades lacrymogènes, de LBD à hauteur de visage, charges violentes, arrestations arbitraires, fouilles et contrôles sécuritaires à l’entrée de la manifestation. Un militant de SUD-Santé a perdu un œil malgré l’opération chirurgicale pour tenter de le sauver.
Parmi les manifestantes et les manifestants interpellés : Eric, d’Alternative libertaire 92.
Il a dû attendre le milieu de la nuit pour être ausculté
Alors que la manifestation avait tout juste commencé en partant de Bastille, les CRS ont chargé, tentant de couper la manif en deux, pratique désormais récurrente.
Blessé par un coup de matraque à l’arrière du crâne, Eric a été interpellé violemment alors qu’il n’avait porté aucune atteinte physique aux forces de l’ordre.
Au lieu de l’évacuer, ou au moins de laisser les équipes médicales le soigner, les CRS ont été jusqu’à gazer ceux qui se proposaient de l’aider.
Malgré sa blessure, ils l’ont mis en danger en le remettant debout, sans doute pour calmer la colère des autres manifestants. Ils l’ont ensuite forcé à marcher avec eux sur une longue partie du trajet.
Conduit au commissariat pour une garde à vue, il a dû attendre le milieu de la nuit pour être soigné alors qu’il avait demandé à être ausculté à 17 heures pour une plaie sanglante au crâne.
Heureusement, il a été relâché moins de vingt-quatre heures après son interpellation, avec abandon des poursuites.
Refusant la banalisation de la violence policière, Eric participera, avec plusieurs autres victimes, à la saisine du défenseur des droits.
Alternative libertaire apporte son soutien aux victimes des violences policières de la manifestation de ce 15 septembre et des précédentes.
Nous appelons à continuer la mobilisation contre la loi travail et contre la répression.
Pour participer aux frais de justice d’Eric, comme à ceux des 5 camarades d’AL poursuivis dans le cadre du mouvement contre la loi El Khomri, la souscription reste ouverte.
Alternative libertaire, le 19 septembre 2016
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