Contre attaques du Code du travail et loi travail

Re: Code du travail : simplification : piège à cons !

Messagede bipbip » 26 Mai 2016, 09:11

Raffinerie de Feyzin : bulletin syndicaliste du 8ème jour de grève
Depuis que la grève illimitée a été votée à la raffinerie Total de Feyzin, les salarié.es syndicalistes produisent et diffusent chaque jour sur le piquet de grève, un bulletin intitulé "Le Gréviste". Voici donc le bulletin du 8e jour : "Le gréviste 2, des sbires zélés" ainsi que celui d’hier.
... https://rebellyon.info/Raffinerie-de-Fe ... etin-16503

Raffineries : à Saint-Nazaire, les grévistes prêts à « aller jusqu’au bout » contre la loi travail
Les huit raffineries françaises sont désormais en grève. Plusieurs dépôts de carburants sont bloqués. A Donges, près de Saint-Nazaire, où se ravitaillent une bonne partie des stations du grand ouest, le blocage dure depuis une semaine. Posé à la croisée de deux routes qui desservent la raffinerie, le terminal charbonnier, le port et d’autres terminaux industriels, le piquet de grève rassemble des dockers, des salariés de Total ou de la chimie, des sous-traitants, des intérimaires... Présents jours et nuits, ils affichent une détermination sans faille contre une loi qui, selon eux, va tirer tout le monde vers le bas, menaçant l’avenir de leurs enfants. Reportage sur place, alors que les forces de l’ordre menacent d’évacuer les grévistes et leurs soutiens.
... http://www.bastamag.net/A-Saint-Nazaire ... oi-travail

Grève votée dans toutes les centrales nucléaires
Les personnels des 19 centrales nucléaires françaises ont voté la grève pour jeudi, journée nationale d’action contre la loi Travail, a fait savoir la fédération de l’énergie et des mines de la CGT. Le mouvement doit débuter ce mercredi à partir de 20h.
... https://communismeouvrier.wordpress.com ... ucleaires/

SNCF, aviation civile, EDF, raffineries, routiers... les perturbations en cours et à venir
De nombreuses manifestations et mouvements de grève sont prévus contre le projet de loi de la ministre du travail, Myriam El Khomri, portant sur une réforme du code du travail.
... http://www.lemonde.fr/economie/article/ ... ujRuO2d.99

Premières images des blocages dans l’Ouest
Premières images de blocages réalisés par des travailleuses et des travailleurs ce 26 mai au matin dans l’ouest de la France.
... https://communismeouvrier.wordpress.com ... ns-louest/

Carte des manifestations du 26 mai
http://map.lutt.es/i/d/retrait-de-la-loi-travail
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Code du travail : simplification : piège à cons !

Messagede Pïérô » 26 Mai 2016, 20:37

Tours
Grosse manif, plus forte que jeudi dernier, pas loin de 5000. Même parcours poursuivi vers blocage carrefour pont Mirabeau, sauf que là on s'est pris gaz et charge des flics. Puis rebelote après blocage d'un autre carrefour stratégique mais où après deux heures il ne restait que Solidaires, quelques CGT et NPA et AL, avec volonté de dispersion qui a mené les flics à gazer et matraquer jusque dans la rue commerçante centrale. 3 interpelés dont un cheminot CGT. Plusieurs blessé-es dont un avec ITT de 10 jours qui va porter plainte. Petits groupes dispersés à regrouper puis AG à la fac essentiellement étudiante. Liaison avec CGT cheminot pour suites, legal team pour les deux autres et communiqué de presse.
Appel à AG interpro lundi à 18h30 devant fac des lettres.
Photos et vidéo
. http://demainlegrandsoir.org/spip.php?article1575
. http://www.solidaires37.org/spip.php?article1037


Edit vendredi 27

26 mai : des milliers de manifestants à Tours contre la loi Travail, gaz à tous les étages
Les organisations syndicales appelaient à une nouvelle journée d’action ce jeudi 26 mai. La manifestation s’est jouée en deux temps : un premier cortège de 4 000 personnes a fini gazé par les flics en bas du pont Mirabeau ; deux heures plus tard, 200 manifestants ont été poursuivis le long de la rue Nationale.
... http://larotative.info/26-mai-des-milliers-de-1624.html

Demain Le Grand Soir, radio béton
Emission du 26 mai 2016, sur le mouvement contre la loi travail.
http://demainlegrandsoir.org/spip.php?article1576

Demain Le Grand Soir
Reportage en direct lors de la manif du 26 mai 2016 à Tours.
Réalisée par notre célèbre reporter Popovicht.
Une manif tranquille qui est saccagée par 3 charges de police...
http://demainlegrandsoir.org/spip.php?article1577
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 22439
Enregistré le: 12 Juil 2008, 22:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

Re: Code du travail : simplification : piège à cons !

Messagede ARTHUR » 27 Mai 2016, 07:56

Pour Laurent Berger (CFDT), un des bénéfices de la loi travail est la lutte contre les travailleurs.


Le soutient de Laurent Berger patron de la CFDT au gouvernement transmis par le Parisen et commenté par le SUB.

LE PARISIEN. Etes-vous étonné par l’aggravation de la contestation de la loi Travail ?

BERGER. Non, pas particulièrement. Je pense qu’il y a un jeu de posture de plus en plus marqué entre la CGT et le gouvernement et que ce face-à-face ne permet plus de traiter du vrai sujet de cette loi qui est le travail.

Commentaire du SUB : Ce n’est pas le jeu de posture, car il y a un désaccord profond entre le monde salarial et les élus politiques du capital. Il ne s’agit pas ici de jeux de communication mais bien d’un fait de société. Mais il est normal que CFDT petite bourgeoise ne puisse plus sentir le vent de la colère populaire car sur le terrain, elle ne représente plus que l’encadrement supérieur et ses élus ne défendent que les intérêts patronaux.


LE PARISIEN. Le gouvernement est responsable de cette dégradation ?

BERGER. En partie bien sûr. Et ce, dès l’origine avec une première version totalement déséquilibrée et à laquelle les syndicats n’avaient pas été suffisamment associés. Heureusement que la CFDT a pesé pour une profonde réécriture du texte.

Commentaire du SUB : D’entrée de jeu, le gouvernement a pu compter sur ses sous-fifres de la CFDT, la lutte n’a pas du être bien âpre. Préférez un syndicat comme le SUB indépendant des sectes politiques et qui pratique la charte d’Amiens.

BERGER. [/b]Ensuite, le gouvernement a péché par une absence de pédagogie qui a laissé la voie libre à toutes les intoxications et à tous les radicalismes, de la CGT à l’extrême gauche. Le gouvernement n’a pas assez explicité tous les nouveaux droits qui étaient ouverts aux salariés, le compte personnel d’activité, la garantie jeunes mais aussi une protection renforcée pour les femmes de retour de maternité, la lutte contre les travailleurs « détachés » ou encore contre le sexisme en entreprise. Renoncer à cette loi serait renoncer à tous ces droits, ce qui serait inacceptable.

[b]Commentaire du SUB :
Retenez bien ça, une des avancées de la loi travail selon Laurent Berger est "LA LUTTE CONTRE LES TRAVAILLEURS". Il dit détachés ne manquerons pas de nous signaler certains. C’est encore pire. On est proche de la réthorique FN et même si l’on ne peut taxer de racisme la CFDT avec cette unique parole, il est clair que ce syndicat est à fuir quand on est sans papier ou travailleur étranger. Ce n’est pas là qu’on trouvera du soutien.
Préférez le SUB qui est un syndicat internationaliste qui protège tout les travailleurs et travailleuses contre le patronat globalisé mondialement.
Quand au compte personnel d’activité, il va finir comme la pénibilité. Reporté indéfiniment. L’accord CFDT pénibilité devait être applicable au 1er janvier 2015, quelques éléments l’ont été mais la plus grosse partie incluant le BTP a été repoussée au 1er janvier 2016 et maintenant au 1er juillet 2016 avant d’être repoussée encore. Préférez le SUB, un syndicat qui ne signe que des accords contraignants pour le patronat et pas des accords de promesses patronales jamais tenues ensuite.

LE PARISIEN. La CGT s’oppose à la priorité donnée aux accords d’entreprise sur la convention collective ou sur la loi...

BERGER. Il y a beaucoup de fantasmes dans tout cela. Ce changement de hiérarchie ne touche ni le smic, ni les salaires, ni les règles de sécurité. Il ne concerne que l’organisation et le temps de travail et rien d’autre.

Commentaire du SUB : Toucher au temps de travail est toucher au salaire. Quand on est payé 35h et qu’on va travailler 39h payées 35h, cela fait 4 heures de travail qu’on donne au patronat. Ce temps du travail pour la gueule du patron et qu’on retire à nos familles. C’est du bénéfice fait sur notre dos à 100%. Ce travail gratuit, c’est des heures d’esclavage qui en plus nous mettent en danger sur les chantier car ça réduit le temps de repos et favorise les accidents. Déjà sur les chantiers, le patronat se torche avec les accords CFDT.
Vous ne risquez pas de rencontrer un militant CFDT pour faire respecter ses accords sur les chantiers, ils n’y vont jamais. Préférez le SUB, un syndicat qui a des adhérents qui savent ce que veut dire travailler sur un chantier.

BERGER. Même dans ces domaines, les salariés resteront protégés par les règles actuelles sans accord majoritaire. Si la priorité est donnée aux accords d’entreprise, ce n’est pas pour faire moins pour les salariés mais mieux en apportant une réponse plus ajustée et plus efficace. Les opposants à cette loi ont peur de quoi ? De l’expression des salariés ? Mais les syndicats consolideront leur pouvoir de négociation pour répondre aux préoccupations des salariés au plus près de leurs réalités. Des règles uniformes ne protègent pas mieux des salariés qui se trouvent dans des situations différentes.

Commentaire du SUB : Et certainement pas par la CFDT qui signe à tour de bras ces accords locaux.

La CFDT fout la merde à la FNAC
La CFDT fout la merde à Renaud
La CFDT fout la merde à général motors.

Il existe d’autres accords et chartes signés par la CFDT en local, souvent sous le sceau du chantage et qui à termes n’ont rien sauvé du tout. Les sites ayant survécus le plus longtemps sont ceux qui ont résistés, pas ceux qui ont signés des accords qui de toutes façons ne sont quasi jamais arrivés au terme garanti.
C’est toute la pauvreté du dialogue social des partenaires sociaux. C’est ce qu’on pratique quand on est une locomotive de la collaboration qui n’a rien dans le cul et qui cire sur les rails réformistes de la parlotte. Préférez le SUB, un syndicat qui a participé à toutes les manifs du mouvement et plus, même s’il a le tord de ne pas assez s’en vanter. Dans l’action, on parle pas trop.

LE PARISIEN. Mais la CGT semble déterminée à aller jusqu’au bout...

BERGER. Aujourd’hui, le débat s’est figé mais la CFDT continuera à tenir son rôle qui est de défendre les salariés et donc de défendre cette loi. Le rapport de forces n’est pas seulement dans la rue, il est aussi dans les entreprises où la CFDT gagne du terrain en termes d’adhérents ainsi qu’aux élections professionnelles.

Je n’ai pas peur des vociférations de l’extrême gauche, quels que soient ses porte-voix. Je fais le pari de l’intelligence collective qui consiste à construire des compromis équilibrés. Si l’on préfère miser sur l’extrême gauche en lui accordant une place surdimensionnée à un moment où par ailleurs le FN prospère, ce sera la porte ouverte à l’hystérisation, la fragmentation et la radicalisation de notre société.


Commentaire du SUB : Heureusement que ce temps arrive à sa fin. Faut pas rêver le Berger, ce regain de la CFDT est du à 2010 et son image mensongère de résistance. Mais à force de faire, non pas des compromis mais des compromissions sur le terrain...
Comme en 2003, les collabos de la loi travail vont voir les cartes CFDT se déchirer par milliers. Le prolétaire ne peux s’affilier à cette succursale du MEDEF que s’il est victime d’escroquerie sur la marchandise. Une fois de plus, les nouveaux venus ont été attirés par la lumière palote du raisonnable bourgeois. Et dans cette pénombre qui peut paraitre douce, leurs espoirs ont vite été violés par les prédateurs sociaux-démocrates de la CFDT.
Voici venir le temps pour la CFDT où ses cadres SUP et patrons affiliés se chargeront de l’intérim d’un bâtiment vide en attendant de dépouiller une nouvelle cargaison de travailleuses et travailleurs à chair fraiche.
Rigolons un peu de la version 2016 CFDT du vote utile du Parti socialiste de 2007 contre l’extrême droite. On voit ce que ça donne. Bientôt un Moi Je, président élu CFDT, je ferais....pas grand chose sur le terrain.
Préférez le SUB, un syndicat de classe ou les adhérents et adhérentes sont solidaires et fraternels. Un syndicat qui n’hésite pas à faire fermer des boites de merde tenues par des baltringues de patrons pour l’intérêt des travailleurs et travailleuses. Les machines sont à nous, le savoir-faire c’est nous, les patrons et ses négociateurs affiliés de miettes en sont rien.


LE PARISIEN. Le gouvernement affirme qu’il ne retirera pas la loi. Vous en doutez ?

BERGER. Qui sait ? Mais je le dis avec force : il est hors de question que le gouvernement renonce à ses engagements, que ce soit en retirant la loi ou en la vidant de sa substance. Ce serait un coup dur pour les salariés car ils perdraient le bénéfice des nouveaux droits reconnus par le texte.

Commentaire du SUB : Ce n’est certainement pas un coup dur de perdre ces nouveaux droits qui ne seront jamais mis en œuvre par les cire-pompes de la CFDT. Et si on met en face les droits des travailleurs et des travailleuses qui sont en train d’être supprimés, l’équilibre est clairement à l’avantage des anciens droits. La CFDT est incapable de créer des droits sans en vendre d’autres au patronat, c’est le syndicat du replis et du renoncement.

BERGER.Je tire la sonnette d’alarme aussi vis-à-vis des organisations patronales à qui je dis qu’il est temps de dialoguer mais aussi vis-à-vis des autres centrales syndicales. Le monde actuel n’est pas un monde idéal : la précarité et les difficultés vécues par les salariés y sont grandes. La loi El Khomri est faite pour corriger ces injustices car le dialogue social peut garantir un progrès social grâce à des syndicats engagés. La CFDT y est prête.

Commentaire du SUB : Nous laisserons la CFDT tirer des sonnettes d’alarme comme elle le fait sur le terrain. Beaucoup d’alarmes, beaucoup, beaucoup de sonnettes d’alarme. Aucune action en face. C’est ça les dialoguant sociaux, ça parle, parle, parle et fait rien, ça sert à rien. Nous laisserons Berger dans son accompagnement des intérêts patronaux. Nous le laisserons guider la CFDT vers le blabla progressiste du parti socialiste, vers un engagement syndical vide de sens ouvrier, un syndicalisme sans dent mais à grosse langue si chère au derrière de François Hollande.

Pour le SUB, notre horizon politique d’une société sans patron ni chef a déjà tracé l’avenir de la CFDT qui est un syndicat de chefs servant les patrons, la désertion de tout ses adhérents.

http://www.cnt-f.org/subrp/spip.php?article973
ARTHUR
 
Messages: 351
Enregistré le: 12 Juin 2010, 21:07

Re: Code du travail : simplification : piège à cons !

Messagede digger » 28 Mai 2016, 07:43

Depuis vendredi soir, la Maison du Peuple à Rennes est de nouveau occupée.
Image
digger
 
Messages: 2149
Enregistré le: 03 Juil 2011, 08:02

Re: Code du travail : simplification : piège à cons !

Messagede Pïérô » 31 Mai 2016, 02:04

Tribune

«Casseurs» : renverser l’accusation

Une centaine d’intellectuels et de personnalités dénoncent la stratégie du gouvernement d’isoler des «groupes organisés» et d’exagérer leurs faits de violence pour décrédibiliser les manifestations contre la loi travail à Rennes et à Paris.

... http://www.liberation.fr/debats/2016/05 ... on_1455373
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 22439
Enregistré le: 12 Juil 2008, 22:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

Re: Code du travail : simplification : piège à cons !

Messagede bipbip » 02 Juin 2016, 15:30

Rhétorique en lettres Capital
"Casseurs", "bloqueurs", "terroristes". Le gouvernement joue la carte de l’amalgame
La répression policière, depuis le 17 mars, tente de se justifier médiatiquement par ce que les préfectures et les médias appellent les « casseurs », rejoints maintenant par les « bloqueurs ». Dans les deux cas, on assiste à la mise en place d’un dispositif politique qui présente une situation où la majorité de la population, incarnée dans les bons manifestants/grévistes et ceux qui ne sont pas mobilisés, seraient mis en danger par une minorité « radicalisée » et « dangereuse ».
La division très manichéenne entre gentils manifestants et méchants « casseurs » est plus que factice et joue un rôle très important dans l’action étatique : elle permet de justifier la répression, qu’elle soit policière ou judiciaire.
... http://www.revolutionpermanente.fr/Cass ... l-amalgame


Loi Travail : l’article 2 n’est pas le seul problème, retrait du projet !

La lutte contre la loi Travail s’étant focalisée sur l’inversion de la hiérarchie des normes, certains envisagent actuellement une porte de sortie en révisant l’article 2 du projet de loi. Mais de quoi est-il question exactement ?

Aujourd’hui, un accord d’entreprise ne peut pas être moins favorable qu’un accord de branche. L’accord de branche, c’est la convention collective qui s’applique aux entreprises de même activité. En fait ce n’est déjà plus tout à fait vrai depuis les lois « Auroux » de 1982 (gouvernement PS/PCF...) et celles de 2004. Mais il subsiste ce qu’on appelle le principe de faveur.

Cela permet une solidarité entre les salarié-e-s d’une même branche : ce qui est obtenu via des luttes syndicales, en général dans les grandes entreprises, bénéficie également aux salarié-e-s des entreprises où le rapport de force est moins favorable. Cela offre aussi aux patrons un plancher social censé limiter la concurrence entre eux.

L’article 2 du projet de loi Travail préconise de donner, au contraire, la primauté aux accords d’entreprise pour tout ce qui a trait au temps de travail : sa durée globale et sa flexibilité. D’autres articles permettant de baisser la majoration des heures supplémentaires à 10% (au lieu de 25% minimum actuellement) ou de lisser le calcul de ces heures sur trois ans.

Cet article entrainerait donc, adossé au chantage à l’emploi, des accords défavorables aux salarié-e-s, d’abord dans les entreprises où le rapport de forces syndical est faible, puis, dans les autres par le jeu de la concurrence entre entreprises d’une même activité.

Côté sociaux-traitres, on a droit à une véritable cacophonie ces temps-ci. En résumé :
• Le Roux (photo), président du groupe parlementaire PS, envisage de modifier l’article 2, par exemple pour que les branches donnent un avis a priori sur les accords d’entreprises. Sauf qu’un avis n’a rien de contraignant donc on est là typiquement dans l’enfumage. Il affirme espérer trouver un compromis avec FO et la CFDT, mais ne s’agit-il pas avant tout d’une manœuvre de division du front syndical uni contre la loi Travail ?
• Valls et Le Foll affirment eux qu’il est hors de question de toucher à l’article 2.
• Hamon, député frondeur, souhaite que le principe de faveur soit rétabli.
• Macron affirmait dans Les Échos le 23 mai dernier qu’il « faudra élargir le champ de la négociation collective au niveau de l’entreprise à d’autres domaines », en citant notamment la « modération salariale », c’est-à-dire la baisse des salaires. Le Parisien affirme que l’interview aurait été validé par Hollande… C’est d’ailleurs ce qui est prévu avec la réécriture annoncée de la totalité du Code du Travail d’ici 2018.
• Berger, secrétaire général de la CFDT, s’acharnait encore à expliquer que l’article 2 n’impacte « pas les salaires » et qu’il ne fallait donc surtout pas y toucher.

Ne pas se laisser enfumer

Un compromis sera-t-il trouvé ? Si oui lequel ? Et peut-il nous satisfaire ?

Comme l’expliquent les organisations syndicales hostiles au projet de loi (CGT, FO, Solidaires, FSU), l’article 2 a beau être au cœur du projet, ça n’est pas le seul problème.

Rappelons quelques exemples de dispositions du projet de loi Travail :
• les heures supplémentaires pourront être bien moins payées (10%, au lieu de 25% minimum actuellement) ; leur calcul être lissé sur trois ans, les congés modifiés au dernier moment, le temps de travail poussé à 46 heures par semaine au lieu de 44 heures, et 12 heures par jour au lieu de 10 heures, etc. en passant par un accord de branche. C’est bien entendu moins simple pour les patrons qu’avec un simple accord d’entreprise via l’article 2, mais ça reste possible quand même.
• Les référendums d’entreprises permettraient de contourner les syndicats majoritaires. Même si ces référendums prennent plus de sens si le temps de travail peut être modifié par accord d’entreprises via l’article 2, ils permettraient même sans cet article des accords au rabais, dans la limite des accords de branches.
• La mission de prévention de la médecine du travail est toujours remise en cause.
• Une entreprise faisant moins de chiffres d’affaire sur plusieurs trimestres pourra enclencher des licenciements économiques, même si elle fait des profits. Certes, une concession a été obtenue : l’appréciation des difficultés de l’entreprise ne se fera plus sur le seul périmètre français (ce qui aurait permis aux entreprises de « cacher » leurs profits dans les filiales hors de France pour justifier de difficultés économiques) mais sur le périmètre « monde ». Malgré tout les licenciements seront tout de même facilités.

Il y a donc toutes les raisons d’amplifier la mobilisation pour obtenir le retrait pur et simple du projet de loi, sans s’embourber dans des luttes internes d’un PS en voie d’implosion. C’est dans la grève et dans l’action qu’on obtiendra satisfaction !

Alternative libertaire, le 31 mai 2016

http://www.alternativelibertaire.org/?L ... -n-est-pas
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Code du travail : simplification : piège à cons !

Messagede bipbip » 04 Juin 2016, 16:04

La porte était ouverte...

Loi Travail: les sénateurs suppriment les 35 heures
En commission des affaires sociales, les représentants de la chambre haute ont adopté un amendement qui réinstaure les 39 heures. Ils ont fait d'autres gros aménagements à l'article 2 tant décrié.
... http://lentreprise.lexpress.fr/rh-manag ... 98043.html

Le Sénat ajoute à la loi travail la fin des 35H ainsi que pleins d’autres cadeaux
Alors que la mobilisation contre la loi travail ne faiblit pas après trois mois de luttes, le Sénat n’en a cure et propose 400 amendements à cette loi encore plus libéraux que ce qui était prévu à l’origine. La méthode est classique, proposer le pire pour qu’ensuite le projet final soit considéré comme un juste consensus.
... https://rebellyon.info/Le-Senat-ajoute- ... -fin-16574



Loi Travail : coupure d'électricité géante à Saint-Nazaire et gare de Lyon bloquée
La journée d'actions sociales et de manifestations a entraîné des blocages, perturbations et heurts dans plusieurs grandes villes de France jeudi 2 juin.
... http://www.huffingtonpost.fr/2016/06/02 ... mg00000001


Grève reconduite à la raffinerie de Donges
Si la direction a lancé jeudi une « consultation » auprès de cadres et de non-grévistes pour communiquer sur la reprise, les ouvriers de la raffinerie de Donges ont voté à 95% ce vendredi 3 juin pour la poursuite du mouvement.
... https://communismeouvrier.wordpress.com ... de-donges/

Grève reconduite à la raffinerie Total du Havre
Ce vendredi 3 juin 2016, les salariés ont voté pour la reconduction du mouvement.
... https://communismeouvrier.wordpress.com ... -du-havre/

Cournon-d'Auvergne (63) : le dépôt de carburants de Total à nouveau bloqué
Alors que le piquet de grève mis en place mercredi devant l'aéroport de Clermont-Ferrand-Aulnat est toujours actif, tôt, vendredi matin, la CGT a repris le bloquage du dépôt de carburants de Cournon-d'Auvergne.
... http://france3-regions.francetvinfo.fr/ ... 13695.html



Dossier : Conflit sur la loi travail
Les interventions de l'IRESMO sur le conflit contre la loi travail :
http://iresmo.jimdo.com/2016/06/02/doss ... i-travail/


Loi travail : Le mouvement à l’heure de vérité

Après plus de deux mois, le mouvement ne s’essouffle pas et les manifestations continuent de rassembler malgré la stratégie de la tension policière. Les actions de blocage pèsent sur l’économie. Mais la partie est loin d’être gagnée, alors que Valls comme Hollande affichent leur fermeté. Pour l’emporter, il faut continuer de répéter autour de nous, dans tous les secteurs, que c’est par la grève que nous réussirons à faire plier le gouvernement.

Depuis le coup de tonnerre inespéré du 9 mars, une quinzaine de dates de mobilisation se sont succédé et, même si les appels à la grève étaient plus ou moins francs et plus ou moins appuyés selon les secteurs, le mouvement de contestation de la loi travail s’est installé dans la durée, conforté par des sondages d’opinion majoritairement hostiles au projet du gouvernement : si entre 70 % et 75 % de la population est hostile à la loi travail, autant dire que cette proportion doit frôler les 95 % parmi les salarié-e-s !

Ce rejet massif de la casse du code du travail s’est encore accentué après l’annonce du recours à l’article 49.3. Cet outil constitutionnel est au seul service du gouvernement ; contrairement à ce qui est souvent écrit, il ne retire pas aux parlementaires le droit de décider (que le peuple n’a pas !), mais les oblige à choisir de faire tomber le gouvernement si ils et elles veulent bloquer le projet de loi.

Cette manœuvre autoritaire voulue par un gouvernement confronté, sur le terrain social, à une opposition résolue et, jusque dans ses propres rangs, à la grogne des députés les moins décomposés par l’idéologie libérale a rencontré une intensification de la mobilisation durant la semaine du 17 mai. Le tempo s’est accéléré et les appels à des grèves carrées de 24 heures ont fait place à des appels à la grève reconductible et au blocage de la production.

Mi-mai, tempo accéléré

Dès le 16 mai, les transports routiers ont commencé des opérations de ralentissement ou de blocage. Le 17 mai, la grève commençait à s’installer plus franchement dans certains secteurs et, le 18 mai, les cheminots et cheminotes entraient de nouveau dans la danse malgré d’importantes divergences stratégiques entre la fédération SUD-Rail, résolument déterminée à faire le lien entre les revendications propres à la SNCF et la mobilisation contre la loi travail, et la fédération CGT-Cheminots, campée sur des mots d’ordre sectoriels limités. Cela n’a d’ailleurs pas manqué de susciter de l’incompréhension chez des équipes CGT convaincues que c’est tous et toutes ensemble qu’il faut se mobiliser.

Le 19 mai, des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues et les blocages de sites stratégiques (dépôts de carburants, raffineries, axes routiers, entrepôts, zones industrielles, etc.), par la grève et les barrages, se sont intensifiés.

Attention à la lutte par procuration

Cette évolution de la mobilisation pourrait conduire à une situation semblable au mouvement de 2010 contre la réforme des retraites, durant lequel les raffineries ­s’étaient peu à peu imposées comme le fer de lance de la mobilisation, au risque d’entretenir une logique de grève par délégation.

Si ces blocages particulièrement efficaces doivent être encouragés et appuyés, il faut cependant absolument éviter de mettre tous ses œufs dans le même panier et de ne faire reposer la contestation que sur un ou deux secteurs en lutte, chaleureusement soutenus par l’ensemble des salarié.es mais isolés dans leur combat.

Ce que nous devons au contraire répéter, c’est que la grève doit être partout chez elle : bloquer ­l’économie, cela ne veut pas simplement dire bloquer l’approvisionnement en énergie, cela veut dire bloquer le plus de secteurs productifs possibles. La grève est partout utile, parce qu’elle permet de libérer du temps pour manifester et passer à l’action, parce qu’elle permet de libérer des forces pour généraliser le mouvement et massifier la mobilisation.

Des initiatives locales autour de « On bloque tout »

Cette stratégie est notamment portée par les signataires de l’appel « On bloque tout ! », dont l’objectif est de rassembler les syndicalistes et les structures syndicales qui pensent que « la seule manière de gagner et de faire plier le gouvernement, c’est de bloquer l’économie », c’est-à-dire de « confirmer l’ancrage de la grève, préparer sa généralisation et sa reconduction partout où c’est possible dans les jours et semaines qui viennent ». Des initiatives locales ont d’ores et déjà vu le jour autour de cet appel, de Nantes à Marseille, afin de lancer une démarche intersyndicale et interprofessionnelle locale.

Installer la grève partout, cela ne se fait bien sûr pas d’un coup de baguette magique et la posture consistant à dénoncer l’immobilisme voire le double-jeu des « directions syndicales » ne tient pas face à la réalité militante : même si on pourrait attendre plus de volontarisme de la part des équipes d’animation des organisations syndicales, les difficultés à mobiliser ne viennent pas de bureaucrates syndicaux qui freineraient des quatre fers par peur de se voir dépasser par leur « base ».

Le vrai problème auquel sont confronté-e-s les militants et militantes qui se coltinent les tournées, les diffusions de tracts dans les entreprises et les prises de parole, c’est que les collègues peinent à passer du mécontentement à l’action, que ce soit dans la fonction publique (qui n’est certes pas la plus directement concernée par la casse du droit du travail) ou dans le privé.

Tonfa au poing

La massification de la mobilisation à laquelle nous travaillons se fait d’autant plus difficilement que le gouvernement utilise sans retenue tout l’appareil répressif d’État pour, d’un côté, décourager les manifestants et manifestantes les moins déterminé.es et, de l’autre, laminer les autres formes de contestation. Dans de nombreuses villes, l’arsenal déployé à chaque manifestation est impressionnant et les violences policières sont partout présentes : les grenades lacrymogènes pleuvent par dizaines sur les parcours, les tirs de Flash-Ball s’enchaînent et les cordons de gardes mobiles ou de CRS tonfa au poing pressent, poussent et gazent sans retenue, y compris dans les cortèges syndicaux. Enfin, les forces de répression exhibent les drones, hélicoptères et canons à eau.

Une telle stratégie de la tension policière a clairement une motivation politique : il s’agit, pour le pouvoir, de dissuader les salarié-e-s de descendre dans la rue, de décourager ceux et celles qui manifestent avec des enfants, de faire peur à toutes celles et ceux qui ne sont pas préparé-e-s à un tel niveau de répression.

Pression policière constante

L’exemple du 1er mai à Paris est particulièrement révélateur : alors que cette manifestation est d’ordinaire festive et populaire, la préfecture de police a cette année décidé de bloquer les cortèges avant qu’ils n’arrivent et a tenté par tous les moyens d’empêcher qu’elle se tienne dans de bonnes conditions. Seule la détermination des manifestants a permis qu’elle arrive à destination, malgré les nuages de gaz lacrymo­gène et la pression policière constante.

Dans le même temps, nombreux sont les militants et militantes investi-e-s dans la lutte contre la loi travail à être contrôlé.es, interpellé.es, gardé.es à vue voire écroué.es : à Rennes, une vingtaine ont ainsi passé 48 heures dans les cellules sordides d’un commissariat et sont poursuivi.es pour association de malfaiteurs en vue de dégrader des biens d’utilité publique, simplement pour une opération de transport gratuit.

À Lille, c’est un militant de la CGT Valenciennes qui a été violemment interpellé en pleine manifestation et qui a depuis été placé en détention provisoire jusqu’au 9 juin.

Discussion au Sénat à partir du 14 juin

Face à cela, notre tâche doit être de pousser partout à la prolongation et au durcissement du mouvement dans la perspective de généraliser la grève et de bloquer l’économie, non seulement pour obtenir le retrait de la loi travail mais, plus largement, pour en finir avec les politiques d’austérité et de destruction des droits sociaux. L’enjeu est bien de continuer à massifier le mouvement et à faire entrer de nouveaux secteurs dans la bataille.

Ce qui compte, c’est de construire la grève dans chaque secteur en mobilisant et en se réunissant sur les lieux de travail, au plus près des salarié.es. Au niveau des cadres interprofessionnels locaux, nous devons généraliser la fronde en mettant en œuvre des opérations de blocage de l’économie.

Une victoire contre la loi travail redonnerait confiance à notre camp social et permettrait de donner un coup d’accélérateur aux luttes pour conquérir de nouveaux droits et combattre pied à pied la loi des patrons. Le projet de loi sera discuté au Sénat à partir du 14 juin et sera sans doute de nouveau passé en force à ­l’Assemblée.

D’ici là, la manifestation nationale du 14 juin doit être l’occasion de frapper un grand coup et de montrer que le mouvement n’est pas près de s’arrêter. Comme en 2006, ne nous laissons pas refroidir par le recours au 49.3 et restons mobilisé-e-s jusqu’au retrait de la loi !

Ben (AL Paris-Nord-Est)

http://www.alternativelibertaire.org/?L ... -a-l-heure
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Code du travail : simplification : piège à cons !

Messagede bipbip » 05 Juin 2016, 17:52

Ils ne manquent pas d’air !
Valls et Pépy (le patron de la SNCF) appellent à mettre fin à la grève à la SNCF en « solidarité » suite aux inondations. C’est toujours aux travailleuses et aux travailleurs qu’ils en appellent à la « solidarité », jamais aux patrons et actionnaires et ce même si nous subissons quotidiennement les catastrophes sociales que sont les licenciements, le chômage et la misère.
Et si vraiment ils veulent la fin des grèves « au nom de la solidarité », qu’ils montrent l’exemple : en retirant la loi El Khomri et les menaces sur le RH0077, et plus largement en répondant aux revendications ouvrières !
https://communismeouvrier.wordpress.com ... -pas-dair/


"Une semaine au coeur de la contestation rennaise"
Occupation de la Salle de la Cité, manifs, blocages, débordements, Radio Croco... revivez une semaine de tension à Rennes avec les figures du mouvement anti-Loi Travail.
Suivi d'un débat entre Serge Bourgin (Syndicat Solidaires) et Gurval Guiguen (Opposition Rennes)
vidéo : http://www.tvr.bzh/programmes/du-buzz-e ... 1464710400


TOTAL et Valls mentent. « A la raffinerie de Donges, tout est à l’arrêt »
Plus c’est gros, plus ça passe. C’était du moins l’intention de TOTAL et du gouvernement à la suite du « référendum » réalisé sur la raffinerie de Donges. « Le résultat est sans ambiguïté puisque 94% des votants souhaitent reprendre l’activité », a indiqué dans un communiqué largement repris par les médias la direction du groupe. « Le problème pour TOTAL, c’est que s’il n’y avait que 6% des personnels pour la poursuite du mouvement, on ne comprend pas comment le site serait toujours à l’arrêt complet », dit Christophe Hiou, secrétaire CGT du CE de la raffinerie.
... https://nantes.indymedia.org/articles/34889
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Code du travail : simplification : piège à cons !

Messagede Béatrice » 06 Juin 2016, 19:18

Accueil d'Emmanuel Macron venu dévoiler le timbre émis pour les 80 ans du Front populaire

« Simple, forte, aimant l'art et l'idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer, ni être dominée. »
Louise Michel
Béatrice
 
Messages: 2792
Enregistré le: 09 Juil 2011, 20:58

Re: Code du travail : simplification : piège à cons !

Messagede bipbip » 10 Juin 2016, 01:19

Loi travail : les internautes mettent la main à la poche pour les grévistes
La solidarité envers les opposants à la loi travail s’organise en ligne. Le 23 mai, la section Info’com de la CGT, le Syndicat des imprimeries parisiennes-CGT, la CGT-Air France et la CGT-Goodyear ont lancé un appel aux dons sur le site LePotCommun.fr, afin de constituer une caisse de solidarité pour les salariés grévistes.
En une semaine, la cagnotte avait atteint les 100 000 euros. Le compteur est aujourd’hui à près de 175 000 euros, auxquels s’ajoutent plus de 32 000 euros de chèques, récoltés avec les traditionnels bulletins à renvoyer par courrier. Soit plus de 200 000 euros, destinés à être reversés à des milliers de grévistes.
... http://www.lemonde.fr/economie/article/ ... rI6qlM6.99


« Il faut savoir arrêter une grève » : la réponse cinglante de la CGT à François Hollande
La CGT a estimé mardi qu’il fallait « savoir arrêter une grève… quand on a obtenu satisfaction », après que le président de la République eut emprunté au communiste Maurice Thorez la première partie de la citation appelant à cesser les mouvements sociaux.
... http://m.lavoixdunord.fr/france-monde/i ... ge-fan-vdn


Communiqué de l’intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL
Tout tremble mais rien ne bouge !

Les organisations syndicales en lutte contre la loi travail affirment avec force leur détermination à défendre l’intérêt de tous les salarié-es actuel-les et futur-es. Elles relèvent avec intérêt l’évolution de certaines organisations syndicales qui ne sont pas dans l’action mais qui expriment leur désaccord avec le projet de loi.

Les organisations syndicales et de jeunesse, conscientes de leurs responsabilités, en appellent encore une fois au gouvernement et aux parlementaires pour qu’ils assument les leurs en matière de protection des salarié-es. Elles rappellent que ce texte n’est pas acceptable, notamment sur l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et de maintien dans l’emploi, l’assouplissement des licenciements économiques, le référendum et la médecine du travail, facteurs de destruction des garanties collectives et favorisant la précarité.

De ce fait, elles jugent incompréhensible et inadmissible, pour un gouvernement qui prône le dialogue social, que le Président de la République ne réponde toujours pas au courrier des sept organisations qui demandent à être reçues afin de faire valoir leurs propositions.

Ce n’est pas en menaçant, en discréditant le mouvement social et en essayant de diviser, sans succès, les organisations syndicales et de jeunesse que le règlement du conflit contre le projet de loi travail sera trouvé. Elles restent unies et déterminées pour gagner.

La mobilisation demeure importante et la votation citoyenne remporte un grand succès. Les organisations soutiennent les salarié-es en lutte et ceux et celles qui les rejoignent et appellent à amplifier les grèves et les actions.

Si le gouvernement s’entête, les organisations syndicales et de jeunesse engagent l’ensemble des salarié-es actif-ve-s, privé-es d’emploi et retraité-es, les étudiant-es et lycéen-nes à poursuivre les actions revendicatives sous les formes décidées localement particulièrement les :

23 juin 2016 : date du vote au Sénat (grèves, interpellations des parlementaires, rassemblements, manifestations, conférences de presse …).

28 juin 2016 : remise de la votation citoyenne auprès des préfectures et à la Présidence de la République pour la région parisienne en organisant des grèves et des manifestations.

D’ores et déjà le 14 juin s’annonce fort et verra la participation, l’appui et le soutien de délégations syndicales européennes et internationales qui chaque jour témoignent de leur solidarité.

Pour ne pas se laisser impressionner, pour résister, les organisations syndicales invitent à voter pour le retrait du projet de loi travail et l’obtention de nouveaux droits. Elles appellent à participer massivement à la grève et à la manifestation du 14 juin à Paris.

Les organisations décident de se retrouver le 15 juin.

Paris, le 8 juin 2016

https://www.solidaires.org/Communique-d ... -FIDL-4877
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Code du travail : simplification : piège à cons !

Messagede Pïérô » 12 Juin 2016, 12:05

Loi El Khomri : « On tente de nous embrumer en n’évoquant plus que l’article 2 »

Après le mauvais temps et les gaz lacrymogènes, une autre brume s’installe… Après nous avoir parlé sans arrêt des violences pendant les manifestations pour tenter de détourner notre attention du pourquoi de ces manifestations, on tente de nous embrumer dans les médias en n’évoquant plus que l’article 2 du projet de loi travail. Et depuis quelques jours, on ne parle même plus tellement de ce projet de loi…

La réalité, c’est qu’on tente de nous préparer, l’air de rien, à un retournement de situation bien construit : en focalisant les débats sur l’article 2, même s’il est effectivement très nocif parce qu’il met en cause le principe de faveur (et non la hiérarchie des normes) et parce que l’abandon de la primauté des accords de branche sur les accords d’entreprise entraînera un dumping social généralisé au détriment des salariés et des petites entreprises, on cherche insidieusement à nous mener à accepter docilement qu’avec un éventuel petit geste dans la rédaction de cet article 2, tout le reste « passe » comme une lettre à la poste.

... http://www.lemonde.fr/idees/article/201 ... TpfvvjI.99



Image

Paris, ce dimanche 12 juin 2016 à 14h

Grand meeting unitaire
Soutien aux grévistes ! Non et toujours non à la loi El Khomri


Dire non c'est maintenant

Le sort de la loi El Khomri se joue en réalité maintenant ! Maintenant que l'Euro va débuter. Il n'est pas temps d'abandonner, il n'est pas temps de reculer. Si nous sommes nombreuses et nombreux encore, c'est ce gouvernement qui reculera.
Cela dépend de nous. De notre présence, de notre détermination, de notre unité.

La Fondation Copernic organise dimanche 12 juin, à 14h15, au Théâtre Déjazet un grand meeting unitaire :

« Soutien aux grévistes ! Non et toujours non à la loi El Khomri »

Il constituera, un nouveau moment important de mobilisation - que nombre de copines et copains syndicalistes nous ont demandé d'organiser.

Intervenant-es :
• Clémentine Autain (Ensemble),
• Fatima-Ezzahra Ben-Omar (féministe),
• Marie-Claire Cailletaud (CGT Mines-Energie),
• Sergio Coronado (EELV),
• Gérard Filoche (PS),
• Pierre Laurent (PCF),
• Frédéric Lordon (économiste),
• Gérard Mordillat (romancier et cinéaste),
• Willy Pelletier (Fondation Copernic),
• Christine Poupin (NPA),
• Théo Roumier (appel des syndicalistes « On bloque tout »)
• Danielle Simonnet (PG),
• SUD-PTT 92,
• SUD-Rail,
• Aurélie Trouvé (ATTAC),
• Malika Zediri (Chômeurs et Précaires

Toutes et tous au Déjazet ! Dire non, c'est maintenant !

Entrée libre

à 14h, Théâtre Déjazet, 41 bd du Temple, Paris 3e

http://paris.demosphere.eu/rv/48396
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 22439
Enregistré le: 12 Juil 2008, 22:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

Re: Code du travail : simplification : piège à cons !

Messagede bipbip » 13 Juin 2016, 03:17

Le retour de l’anarchosyndicalisme à la Cgt ?

« Faire les blocages m’a débloquée ! »

Récit du blocage du dépôt de carburant de Cournon d’Auvergne les 3 et 4 juin 2016. Conditions de travail en péril, harcèlement, management tueur, les bloqueurs unis racontent à travers leur lutte leur détestation de la Loi Travail.

... http://cqfd-journal.org/Faire-les-bloca ... -debloquee
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Code du travail : simplification : piège à cons !

Messagede bipbip » 14 Juin 2016, 01:58

Temps de travail, salaires, licenciements, dumping social, santé : tout ce que la loi va changer pour les salariés

Le projet de loi travail a été largement amendé, entend-on, et ne changerait presque rien au quotidien des salariés. Vrai ou faux ? Si certaines dispositions ont été retirées, la loi remet toujours en cause les 35 heures, risque de généraliser les baisses de salaires, facilite les licenciements, complique les recours des salariés qui les jugeraient abusifs, tout en instaurant de fait un dumping social malsain entre entreprises d’un même secteur. Alors que le texte passe devant le Sénat, où la majorité de droite le durcit, Basta ! fait le point.

... http://www.bastamag.net/Entre-l-Assembl ... e-temps-de
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Code du travail : simplification : piège à cons !

Messagede Pïérô » 15 Juin 2016, 07:18

Paris,

on pourra dire en résumé, beaucoup beaucoup de monde
et une pression et provocation policière intense, avec logique de nasser la manifestation, toutes les rues adjacentes étant bloquées, et nasser la partie de tête de manif. Des bléssé-es, des arrestations ...

un compte rendu : https://paris-luttes.info/mardi-14-juin ... 29?lang=fr
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 22439
Enregistré le: 12 Juil 2008, 22:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

Re: Code du travail : simplification : piège à cons !

Messagede digger » 15 Juin 2016, 10:56

Dernière étape avant l'interdiction pure et simple des manifestations
digger
 
Messages: 2149
Enregistré le: 03 Juil 2011, 08:02

PrécédenteSuivante

Retourner vers Syndicats, associations, mouvements sociaux

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun-e utilisateur-trice enregistré-e et 1 invité