Caen à genoux. Jeunesse deboutCaen, la plus grande ville étudiante de Normandie, fait face depuis le début de la mobilisation contre la loi travail à une spectaculaire répression administrative et policière. Dans la rue et jusqu’à l’université, le harcèlement et la répression sont partout. La présidence de l’université, le violent directeur de l’UFR Droit sous sa protection, les agents de sécurité privée, la BAC qui traque les militant.e.s jusque dans les bars de la ville et au sein de l’université, les dispositifs policiers démesurés durant les manifestations… L’organisation de la mobilisation et la convergence des luttes entre étudiant.e.s, lycéen.ne.s, chômeur.e.s et travailleur.se.s sont des combats quotidiens.
A chaque manifestation des interpellations
Les lycéen.ne.s en sont les premières victimes et se sont plus d’une trentaine d’entre eux.elles qui ont subi des gardes à vues, voir des poursuites judiciaires. Soulignons que la majorité de ces jeunes interpellé.e.s sont élèves du lycée Jules Verne, un lycée professionnel, qui les prépare donc à rentrer très vite dans le « monde du travail » : future main d’œuvre du capitalisme, qui n’a aucun intérêt à les voir se révolter. La violence d’Etat est utilisée pour semer la crainte et démobiliser ces jeunes déjà organisés en Assemblée Générale, qui ont très bien compris les enjeux de cette loi sur leur future, voire présente, vie de travailleur.se.s.
La police déployée au sein des institutions scolaires
...
http://www.revolutionpermanente.fr/Caen ... sse-deboutManifestations du 1er-Mai : le discours officiel sur les casseurs contesté par le terrain« Tout le monde déteste la police », « Police, casse-toi, la rue n’est pas à toi », « Rémi, Rémi [Fraisse], on t’oublie pas »… Rarement tête de cortège avait autant dirigé ses slogans contre la police un 1er-Mai. Rarement Journée internationale des travailleurs avait été escortée d’aussi près par des cordons de CRS et de gendarmes mobiles.
« C’est la première fois que je vois ça », commentait un manifestant d’une cinquantaine d’années, présent dimanche à Paris, alors que les forces de l’ordre avaient pris en sandwich la tête du cortège, constituée majoritairement de jeunes sans étiquette syndicale, la séparant en aval du reste du défilé et la bloquant devant par une ligne de CRS quasi inamovible. Résultat : quarante-cinq minutes à peine après le début de la manifestation, au-dessus de cette tête de peloton comme prise dans une nasse, les premiers gaz lacrymogènes fusaient et rencontraient les premiers pétards et feux d’artifice, occasionnant quelques charges sporadiques des policiers. « On appelle ça la politique de la tension », regrettait un manifestant. « La surprésence policière est une provocation », surenchérissait un autre.
...
http://www.lemonde.fr/police-justice/ar ... jBwwixk.99Mouvement social : spirale de violences de la part des forces de l’ordrePlusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté ce dimanche 1er mai, partout en France, pour le retrait de la loi travail. Dans plusieurs villes, les défilés ont été émaillés d’incidents avec les forces de l’ordre. À Paris, CRS et gendarmes mobiles ont coupé en deux le cortège et gazé de nombreux manifestants, interrompant plusieurs dizaines de minutes le déroulé de la manifestation pourtant autorisée. De nombreux observateurs dénoncent une stratégie de la tension de la part des forces de l’ordre, présentes en force à proximité immédiate des cortèges, une stratégie qui se solde par une spirale inquiétante de violences.
La précédente journée d’action nationale, jeudi 28 avril, à l’appel de l’intersyndicale – CGT, FO, la FSU, Solidaires, Unef, Fidl et UNL – a aussi été marquée par plusieurs heurts avec les forces de l’ordre, des blessés graves, et de nombreuses arrestations. « Le Préfet de police rend hommage aux forces de l’ordre dont le comportement a été, une nouvelle fois exemplaire », se félicitait la Préfecture de police. Le ministère de l’Intérieur comptabilisait « 21 interpellations » suite à « des violences sur agents de la force publique, participation à un attroupement armé et port d’arme prohibée », et neuf fonctionnaires blessés, « dont plusieurs sérieusement ».
...
http://www.bastamag.net/Les-violences-p ... ent-social