Québec
http://cobp.resist.ca/documentation/com ... -mars-2015Le COBP invite la population à participer à la 19e Journée Internationale Contre la Brutalité Policière le 15 mars 2015 !
Cette année, il y aura des événements à Montréal, Québec, Gatineau, ainsi que Paris, Bordeaux et Berlin, pour marquer la 19e édition de la Journée Internationale Contre la Brutalité Policière le 15 mars 2015. À Montréal, c'est du 15 au 22 mars que se dérouleront des ateliers, shows et manifestations dans le cadre de la semaine contre la brutalité policière.
C'est sous le thème de la lutte contre la répression politique que se tiendra la 19e manifestation contre la brutalité policière le 15 mars 2015 à Montréal. Le COBP invite la population à un rassemblement à 15h au coin des rues Berri et Ontario, l'endroit où Alain Magloire a été tué par l'agent Mathieu Brassard le 3 février 2014. C'est ce même flic assassin Brassard qui a intimidé et arrêté arbitrairement une militante du COBP, un exemple vivant du fait que la police tue en toute impunité et qu'elle tente de faire taire les gens qui dénoncent leurs abus.
Le SPVM vient de faire une démonstration de ce qu'est la répression politique en déclarant illégale la manif du 15 mars 2015 cinq jours à l'avance, battant le record de l'an dernier qui était de deux jours avant la manif. Le porc-parole du SPVM a même inventé que la police avait besoin du trajet pour « déclarer la manifestation légale » (un truc qu'on entend jamais la police dire...), comme si le droit de manifester n'existait que si la police en a envie! Or, comme nous l'avons annoncé dans notre appel pour le 15 mars 2015, nous organisons un rassemblement, nous n'avons donc pas d'itinéraire à donner à la police. Et comme nous avons le droit de nous rassembler pour nous exprimer librement, le SPVM n'a aucune raison de déclarer notre rassemblement illégal, et encore moins avant même qu'il n'ait commencé.
On se rappelle aussi que la Ville de Montréal vient d'annoncer qu'elle abandonne les poursuites pour environs 3000 personnes arrêtéEs depuis 2012 en vertu du règlement municipal P-6, suite à un jugement qui affirme qu'on ne peut pas accuser les personnes présentes à un rassemblement de ne pas avoir remis l'itinéraire à la police et que l'article 2.1 de P-6 n'est pas une infraction. Le maire Coderre et la police ont annoncé qu'ils veulent quand même continuer à appliquer P-6 pour réprimer des manifestations, même si la constitutionnalité du règlement est présentement contestée en cour. Ils veulent faire peur aux gens pour qu'on renonce à notre droit de manifester, montrons-leur que la rue est à nous!
Au sujet de notre manifestation « La St-Patrak », le COBP tient à rectifier les faits et à dénoncer une campagne de peur médiatique. Nous avons décidé de tenir une manifestation en même temps que la parade de la St-Patrick pour dénoncer le fait que nous n'avons plus le droit de manifester à Montréal. Les personnes qui vont participer ou assister à la parade n'ont rien à craindre de nous, mais devraient peut-être se méfier des policiers qui sont reconnus comme étant armés et dangereux envers la population, surtout les plus marginaliséEs et contestataires.
Nous tenons à souligner que même si on fait des fautes d'orthographe dans nos flyers, notre combat contre la répression et les abus policiers concerne tout le monde et qu'il se déroule à chaque jour. Même si les médias n'en parlent que quand ils sentent la vitre cassée, parce que ça vend plus que de parler du travail d'éducation populaire et de soutien aux victimes que nous faisons au quotidien.
Aucune entrevue ne sera accordée aux médias de masse.
http://cobp.resist.ca
Belgique
http://www.stop-repression.be/4 ème manifestation contre les violences policières
Rendez vous le 15 mars – 15h – Simonis – Bruxelles
à l’occasion de la journée internationale contre les violences policières.
De Ferguson à Athènes, de Mexico à Bruxelles, mobilisons-nous et organisons-nous !
Injures, racisme, contrôles au faciès, harcèlement, violences et abus de pouvoir : les exactions commises par la police sont toujours une réalité et particulièrement pour les immigrés, leurs enfants, les jeunes et les pauvres. Les plaintes des citoyens auprès du Comité P se multiplient. La Belgique est pointée du doigt depuis plusieurs années par la Ligue des Droits de l’Homme, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme ou des agences de l’ONU pour la situation des violences et abus policiers. Pourtant rien ne change et, au vu du programme sécuritaire du gouvernement Michel, on peut même craindre que cela empire !
Notre gouvernement affirme vouloir renforcer la lutte contre les violences subies par les policiers. Vu les situations inacceptables que vit la population, nous dénonçons qu’aucune mesure ne soit prise pour contrer l’impunité des policiers qui commettent des violences et des abus contre la population. C’est le deux poids deux mesures.
C’est notamment au ministre de l’Intérieur et aux bourgmestres de cadrer et contrôler les policiers qui sont sous leur commandement. Or, ces derniers utilisent les forces de police pour contrer la contestation sociale souvent de manière violente et disproportionnée. Ainsi, le 15 mai 2014, lors d’une manifestation pacifique contre le traité transatlantique, 300 militants ont été arrêtés arbitrairement et illégalement alors qu’ils obéissaient pourtant aux injonctions de la police.
Le gouvernement Michel mène des attaques très agressives contre nos droits sociaux. Lorsqu’on attaque les salaires, le chômage, les pensions ou les soins de santé des gens, ceux-ci se mobilisent. De son coté, le gouvernement ajoute à son programme antisocial un programme ultra-répressif. Par exemple, il souhaite notamment procéder à des arrestations préventives et fait descendre l’armée dans la rue. La dérive sécuritaire de notre gouvernement, souvent au nom de la « lutte contre le radicalisme », est non seulement inefficace mais surtout met en danger les libertés fondamentales qui devraient être garanties à tous. Si nous voulons lutter contre « la violence dans la société » nous devons lutter contre ce qui la nourrit : les inégalités sociales et le racisme.
La présence de sympathisants d’extrême-droite au sein du gouvernement, à commencer par le ministre de l’Intérieur lui-même, se traduit par des propositions de mesures racistes comme pouvoir entrer sans mandat à tout moment chez des personnes sans-papiers (ou chez des personnes suspectées de les héberger) et les expulser du pays sous prétexte qu’ils sont nés ailleurs ou encore retirer leur nationalité belge à des jeunes qui sont pourtant nés en Belgique et y ont fait toute leur vie. Face à la situation sociale qui se détériore, la police multiplie les contrôles au faciès et les attitudes racistes. On en a encore eu un exemple avec les commentaires racistes faits par des policiers à propos de ce jeune homme qui a dû être amputé d’une jambe après avoir été percuté par une voiture de police alors qu’il fuyait un contrôle.
Les différents gouvernements d’Europe utilisent et sèment la peur pour justifier la surveillance généralisée et la limitation toujours plus importante des libertés du peuple. Les gouvernements européens seraient en train de préparer un Patriot Act européen. Nous entrons dans une société où tout le monde est considéré comme un potentiel « terroriste » et dans laquelle si l’on n’a « rien à se reprocher » on doit accepter de perdre petit à petit notre vie privée et nos libertés. Pourtant, cette vision politique appliquée un peu partout depuis 2001, n’a pas « sécurisé » ou diminué le niveau de violence dans la société, que du contraire.
Nous nous élevons contre le climat d’insécurité que font régner nos dirigeants sur le peuple, notamment par le biais de la police. Nous invitons donc chaque individu et toutes les organisations, à manifester contre la politique liberticide du gouvernement, la criminalisation des mouvements sociaux et les violences policières .
Rendez vous lors de la 4ième manifestation du 15 mars, à l’occasion de la journée internationale contre les violences policières.
France
Bordeaux - 14 au 26 mars - Journées Anti-répression
http://clap33.over-blog.com/2015/03/bor ... ssion.html
Paris
http://www.urgence-notre-police-assassine.fr/Journée internationale contre les violences policières
Commémoration nationale de toutes les personnes tué(e)s par la police en France
A Paris RDV le 15 mars de 14h00 a 18h30, place du Trocadero
Cela fait plusieurs années que des collectifs et des familles de victimes se battent pour obtenir la justice et pour faire entendre la vérité sur les circonstances de la mort entre les mains de la police de leurs proches.
Parce que quand la police n'est pas directement coupable de la mort de certaines personnes, elle en créer les circonstances.
Rappelez-vous il y'a 10 ans : Zyed et Bouna morts électrocutés dans un transformateur à la suite d'une course poursuite par la police à clichy-sous-bois. Cela fait 10 ans que la famille attend la reconnaissance de la responsabilité des agissements des fonctionnaires de l'état. *
Chaque année peut être recensé plus d'une dizaine de personnes tuées directement par la police ou mort à cause de leurs actions. * .
Trop de victimes et de familles laissés dans un déni de justice; trop de non-lieu rendu constamment :
• pour rappel non lieu rendu pour les responsables de la mort de Lamine Dieng à Paris 20e en 2007,
• non-lieu pour Abou Bakari Tandia,
• non-lieu pour Ali Ziri...
• et la liste est longue...
Pour toutes ces raisons en France comme ailleurs, nous devons faire exister cette journée internationale contre les violences policières pour :
• dire que nous n'oublions pas
• dénoncer les actions et pratiques violentes de la police
• dénoncer les médias et la justice qui salissent la mémoire des victimes
• denoncer l'impunité dont les " gardiens de la paix " bénéficie
• pour que les familles de victimes n'est plus à se battre
• pour faire entendre la Vérité et que les familles et les victimes obtiennent Justice & Réparation
Pour que la memoire des notres ne soit pas entere(e)s mobilisons-nous.
* 2 des fonctionnaires de police responsable de la mort de Zyed et Bouna comparaîtront du 16 au 20 mars 2015 à Rennes.
Les deux policiers avaient été renvoyés une première fois en correctionnelle par des juges d'instruction de Bobigny en 2010, mais cette décision avait été invalidée en appel, avant que la Cour de cassation n'ordonne une nouvelle procédure et ne dépayse l'affaire à Rennes en octobre 2012.






