Sigurian a écrit:J'étais a l'AG universitaire aux tanneurs a Tours.
Franchement je ne sais pas si d'autres militants était présent, mais j'ai trouvé le déroulement de cette AG honteux, anti démocratique et pour tout dire déprimant.
Franchement, voir une tribune auto proclamée, non votée et contenant un seul non syndiqué sur 5 personnes, ça me choque.
Sur le reste, très franchement ça m'inquiète, j'ai l'impression d'une prise de contrôle claire et nette de la CGT sur l'AG. On a quand même entendu des trucs du genre " non mais de toute façon les étudiants, vous avait rien a dire sur la gréve ou pas la gréve, blocage ou pas blocage, les enseignants chercheurs vont décider de la grève, et en fonction de ça vous bloquerez ou pas..."
On croit rêver, les étudiants ce mobilisent depuis des années seuls, et là y'a quelques enseignants chercheurs qui se réveillent et on place immédiatement en fer de lance du mouvement, en expliquant très clairement aux étudiants qu'ils sont là pour apporter le nombre et la force au mouvement pour permettre aux syndicats enseignants d'aller négocier au mieux...
Alors tout ca bien sur on le sais, mais là c'est tellement dit clairement que ca en est choquant. Si on rajoute a ça le comportement inadmissible des camarades de sud étudiant qui n'ont pas levé le petit doigt pour protester contre ca, trop occupés qu'ils étaient a défendre leur idée d'occupation de nuit de la fac pour picoler et faire la chouille, y'a franchement de quoi déprimer.
Résultat, trois heures pour rien dire, pas de position quand à l'interpro et l'unité de la lutte, même pas de décision de grève proprement dite de la part de l'AG...
Bref, un grand moment de solitude...
qierrot a écrit:çà a chauffé à Saint-Nazaire, où il y a une tradition ouvrière de lutte "costaude"...
il y a blessés et interpelés : in Bellacio http://bellaciao.org/fr/spip.php?article79222
Témoignage rapporté de camarade de l'OCL Saint-Nazaire : http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article478
Bilan du procès des 4 hommes en comparution immédiates après la manif du 29 de st nazaire (ils étaient en détention préventives depuis le 31/01)
2 condamnations à 4 mois fermes avec maintien en détention 3 mois fermes, mais sans mandat de dépôt pour les 2 autres.
(Le procureur demandait 5 ou 4 mois fermes avec maintien en détention pour les 4)
Scandaleux. Dossiers vide !
Chefs d’inculpations :
participation à rassemblement après dissolution : les sommations annonçant la dissolution n’avaient pas été respectées.
Violences et outrages à agents : pas un des flics n’avait d’ITT, et 1 seul a porté plainte sur les 6 ou 7 cité comme agressé (jet de projectile, rébellion lors de l’interpellation)
Port d’arme : un couteau laguillol dans une pochette en cuir...
Rébellion : Un des manifestants avait un certificat médical soulignant des hématomes sur tous le corps... suite au tabassage lors e l’interpellation
Ils ont chopé 4 lampistes servis en pâture pour l’exemple.
3 on reconnu avoir jeté des canettes ou des cailloux, le 4 ème dit qu’il était la pour faire des photos
détails de l’audience dans un prochain texte
Ocl St nazaire
http://oclibertaire.free.fr/spip.php?ar ... 8#forum250
communiqué commun des organisations syndicales du 2 février 2009
La mobilisation du 29 janvier 2009 a connu un succès incontestable dans toute la France : des millions de salariés du privé et du public, parmi lesquels de nombreux jeunes, des demandeurs d’emplois, des retraités ont manifesté, fait grève, soutenu le mouvement. L’ampleur de ces manifestations confirme leurs inquiétudes et leur exaspération face aux injustices sociales. Ils exigent d’autres réponses à une crise dont ils ne sont pas responsables.
Il est urgent que le Gouvernement d’une part, le patronat et les employeurs d’autre part, assument leurs responsabilités, répondent aux demandes formulées dans la déclaration intersyndicale du 5 janvier 2009 et reçoivent les organisations syndicales.
Les organisations syndicales décident de maintenir leurs rencontres afin de prendre toutes les décisions et initiatives, notamment en matière d’actions et de mobilisations.
Elles appellent les salariés et leurs organisations à rester mobilisés et à s’appuyer sur la force de la journée du 29 janvier pour obtenir partout des négociations sur les revendications.
La puissance du mouvement conduit le Président de la République à s’exprimer jeudi. Les organisations syndicales en attendent des réponses aux revendications par l’annonce de mesures concrètes et immédiates et par l’ouverture de discussions avec elles. Elles se réuniront le 9 février 2009 pour en apprécier la portée et en tirer les conséquences.
http://www.unsa.org/?communique-commun-des.html


qierrot a écrit:çà fait pitié, mais çà va rester en travers de la gorge de pas mal de monde...à la CGT, à la FSU comme à Solidaires aussi je pense car pour ce dernier pourquoi continuer à cossigner et cautionner ce genre de truc ?
à suivre...à la base !...
Ras-le-bol des syndicats timorés !
Or, qu'attendent les huit confédérations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa) ? Elles attendent bien gentiment l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy qui doit avoir lieu jeudi soir, bien qu'elles sachent pertinemment que celui-ci cherche à déliter le mouvement en faisant traîner les choses et qu'il va, une fois de plus, les rouler dans la farine. Une décision «réaliste» validée sous la houlette des plus «réformistes» : CFDT, CFTC, FO, Unsa et CFE-CGC (notez que les trois premières sont les grandes perdantes des élections prud'homales).
Pourtant Raymond Soubie, le «conseiller social» du président, l'a déjà martelé : pas question de «changer le cap»; il faut, au contraire, «maintenir» et «renforcer» la politique engagée. Nicolas Sarkozy l'a aussi dit lui-même : «La meilleure gestion sociale, c'est d'investir dans l'économie» et la relance par la consommation, «c'est comme de l'eau dans le sable». Quel mépris quand on sait que ce «sable» se compose d'une majorité écrasante de Français (dont le pouvoir d'achat tire la consommation, moteur de la croissance française) tandis que 10% d'entre eux détiennent 90% des richesses du pays (et qu'en ont-ils fait ?) !
Suite à cette mascarade médiatique qu'il va falloir se farcir 90 minutes durant, les syndicats se retrouveront le lundi 9 février — c'est-à-dire… à la veille des vacances scolaires — pour décider d'éventuelles «nouvelles initiatives».
Côté assurance-chômage, la CFE-CGC vient purement et simplement de se dégonfler sous la pression du Medef et au nom de la survie du paritarisme, renonçant hier à son droit d'opposition sur l'accord de la future convention Unedic, négocié la veille de Noël entre «partenaires sociaux», et qu'elle n'avait pas signé. Grâce à son renoncement, le gouvernement va pouvoir agréer un texte qui va raccourcir la durée d'indemnisation de 60% de privés d'emploi et autoriser — sous conditions, mais autoriser tout de même — cette baisse des cotisations qu'elle rejetait.
A (re)lire :
• Assurance-chômage : une nouvelle convention au rabais
• Assurance-chômage : les seniors, dindons de la farce
Les cadres se croient-ils à l'abri ? Jusqu'à présent, comparé aux autres catégories de salariés, le chômage les avait épargnés, que ce soit en volume ou en durée. Le présent accord va surtout léser ceux qui risquent de rester durablement sans emploi. Or «la crise», avec ses licenciements par milliers, change considérablement la donne. A l'instar du patronat et de la CFDT, la CFE-CGC sous-estime son ampleur et affiche un train de retard quant à l'estimation de son impact sur le chômage du public qu'elle est censée représenter.
MARRE DES SYNDICATS TIMORÉS ! Ras-le-bol de ces apparatchiks qui magouillent entre eux, se compromettent, ne défendent plus les intérêts des salariés et méprisent les chômeurs !
http://www.actuchomage.org/modules.php? ... e&sid=4372
georges a écrit:Et pourquoi selon toi, Solidaires continue à signer ce genre de communiqué ?
MOTION LE HAVRE
Nous, grévistes et manifestants ce jour à l'appel de 26 organisations
syndicales, partis politiques et associations au Havre contre la politique
de Sarkozy et du Medef, interpellons les différentes organisations au
niveau national pour
- qu'elles constituent un collectif à l'image de celui du Havre,
c'est-à-dire le plus large possible, car c'est le seul moyen pour gagner
aujourd'hui
- que ce collectif organise une manifestation nationale
dans les plus brefs délais et au plus tard début mars.
nous en avons « assez -assez » des bénéfices réservés aux actionnaires et
nous nous battons contre tous les licenciements et la précarité, pour nos
emplois, les salaires, les retraites . car nous ne paierons pas votre
crise ! »
Par ailleurs nous constatons que des journées d'action ponctuelles ne
réussissent pas à faire reculer le gouvernement, mais que les lycéens
par un mouvement de grève continu ont réussi à faire reculer Darcos.
Pour notre part, nous appelons les salariés et la population havraise à
participer au blocage économique de la ville le 10 février.
Aussi nous demandons à ce collectif national de préparer un mouvement tous
ensemble, reconductible avec un calendrier d'échéances clair, seul moyen
de faire plier ce gouvernement.
Au Havre le 29 janvier
assemblée générale réunie à la bourse du travail à l'appel
de 26 syndicats, associations et partis
294 pour 3 abs 3 NPPV
Ras-le-bol des syndicats timorés !
On pourrait discuter longuement du fond de l'appel unitaire qui a été pondu par les chefs syndicaux. En écrivant que les « seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes » et en appelant à réglementer ces marchés, ils participent à la mascarade qui prétend « moraliser le capitalisme ». Mais s'appesantir sur ces gesticulations bureaucratiques aussi tardives qu'ineptes est inutile, cela doit simplement nous rappeler qu'il n'y a rien de bon à attendre du côté des pontes syndicaux. De nombreuses personnes n'ont retenu qu'une seule chose : « Le 29 janvier est une date importante ». Nous affirmons que quels que soient les « résultats » de cette journée, les luttes qui se mènent depuis des mois de façon autonome (comme par exemple dans la région les auto-réductions de Rodez, les débrayages sauvages à Airbus, les mouvements de lycéens...) doivent s'amplifier.
). En l'état des luttes dans le champs du salariat, la reconductible le 30 n'était pas possible. Le secteur le plus en pointe en terme de construction à la date du 29/01 était l'éduc, et encore seulement le primaire. Pourtant, même dans le primaire où il y a deux/trois mois de lutte avec des pratiques intéressantes, les instits n'ont pas l'air prêt aujourd'hui à basculer dans la grève dure.
Enfin, il y a deux mois, les salariés ne se serait pas mobilisé si fort,
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