Carré du port, 83000
Rassemblement contre l’état d’urgence
Dans le Var et ailleurs, refusons l’arbitraire et l’état d’urgence !
Sous prétexte de lutte contre le terrorisme et de « protection de citoyenNEs françaisEs », l’état d’urgence révèle de plus en plus clairement son vrai visage.
Alors que les marchés de Noël restent autorisés, le droit de manifester a lui pourtant été catégoriquement interdit pendant plus de deux semaines et n’est à l’heure actuelle que partiellement rétabli, sous condition d’un dispositif policier extrêmement fort. Dimanche 29 novembre, la manifestation parisienne autour de la COP 21 a été violemment réprimée à coup de gaz et de matraques avec des centaines d’interpellations et de gardes-à-vues. Même chose à Nantes le 4 décembre. Perquisitions et assignations à résidence se multiplient, pour beaucoup sans rapport avec les attentats du 13 novembre dernier. Les conséquences les plus lourdes pèsent sur les personnes concernées, personnes musulmanes ou supposées telles, activistes écologistes… Les quartiers populaires sont particulièrement ciblés.
Nous (individus, organisations associatives, syndicales...) avons décidé de créer un collectif pour nous opposer à l’état d’urgence et à ses conséquences.
Nous refusons :
● les politiques sécuritaires, liberticides et anti-démocratiques de l’État ;
● le racisme anti-musulman et tous les autres racismes d’État ;
● la fermeture des frontières ;
● la répression des mouvements sociaux, des luttes syndicales et la criminalisation des luttes sociales ;
● les guerres impérialistes et leurs victimes, en particulier civiles ;
● les politiques antisociales du gouvernement.
Multiplions nos solidarités pour défendre :
● l’égalité des droits civiques et de traitement entre tous et toutes, sans distinction de couleur de peau, d’origine ou de religion réelle ou supposée ;
● les libertés syndicales et le droit du travail ;
● l’égalité économique et les services publics ;
● les libertés publiques, une société plurielle et réellement démocratique ;
● le droit de se mobiliser, de lutter ou de s’organiser ;
● les solidarités face à l’arbitraire et aux injustices de l’État et de sa police ;
● la liberté de circuler pour toutes et tous ;
● l’extension du droit d’asile, une société ouverte, digne et égalitaire ;
● la solidarité internationale entre les peuples.
Contact : contreletatdurgence83 chez volutes.lautre.net
Rendez-vous tous les samedis à partir de 11h sur le cours Lafayette à Toulon
Vers une prolongation de trois mois de l'état d'urgence
http://www.liberation.fr/france/2016/01 ... ce_1428307
La Ligue des droits de l’homme demande la fin de l’état d’urgence
« Atteinte à plusieurs libertés fondamentales »
Dans la demande au Conseil d’Etat, formulée par l’avocat Patrice Spinosi, la LDH suggère qu’à défaut de mettre fin à l’état d’urgence, il faudrait au moins suspendre certaines de ses mesures, en particulier les perquisitions administratives et l’interdiction de réunions publiques. Une solution pour l’institution présidée par Jean-Marc Sauvé serait de laisser courir les assignations à résidence jusqu’au 26 février, mais d’interdire au ministère de l’intérieur et aux préfets de recourir aux autres mesures de ce régime d’exception.
« La persistance de l’état d’urgence plus de deux mois après son déclenchement est constitutive d’une atteinte grave et manifestement illégale à plusieurs libertés fondamentales », est-il ainsi écrit dans la requête au Conseil d’Etat. Et d’évoquer le droit au respect de la vie privée et familiale, la liberté d’aller et venir, la liberté de travailler, etc. Pour justifier une telle demande, la Ligue des droits de l’homme, qui n’entend « aucunement contester l’importance cruciale de la lutte contre le terrorisme », s’appuie sur le deuxième rapport d’étape sur le contrôle de l’état d’urgence publié le 13 janvier par la commission des lois de l’Assemblée nationale.
L’essentiel des perquisitions administratives et des assignations à résidence ont été ordonnées dans les deux premières semaines qui ont suivi les attentats du 13 novembre. Jean-Jacques Urvoas, président de la commission des lois, a ainsi noté que « les principales cibles et les objectifs avaient été traités » et que « l’effet de surprise s’est largement estompé ». Il a évoqué « bien plus qu’un essoufflement », « l’extinction progressive de l’intérêt des mesures de police administrative ».
http://www.lemonde.fr/police-justice/ar ... 53578.html
Etat d’urgence : le Conseil d’Etat suspend pour la première fois une assignation à résidence
http://www.lemonde.fr/police-justice/ar ... 53578.html





