Attentats et « état d’urgence »

Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede bipbip » 15 Jan 2016, 12:59

Sous prétexte d’état d’urgence, une mairie du Morbihan interdit une réunion publique sur Notre-Dame-des-Landes
Une réunion publique à propos de la Zad de Notre-Dame-des-Landes a été annulée par la mairie de Questembert (Morbihan). La réunion devait se tenir jeudi 14 janvier à 19h dans une salle municipale, à la demande une association locale. Mais, ayant été informée sur le thème de la réunion publique par la préfecture, la maire de Questembert a décidé d’annuler le prêt de la salle, la veille de la réunion, donnant pour motif aux organisateurs de la soirée « les dangers potentiels liés à l’état d’urgence ».
http://www.reporterre.net/spip.php?page ... ticle=8789



Nantes, samedi 16 janvier 2016

Rassemblement contre l'état d'urgence et la guerre

à 14h, Place du Bouffay à Nantes

Contre les guerres et leur état d'urgence, solidarité entre les peuples

Les attentats du 13 Novembre ont été un choc pour la population. Cet évènement est pourtant finalement la matérialisation de guerres jusqu'ici lointaines sur le sol même de pays occidentaux.
Au délà des discours visant à transformer leurs auteurs en monstres sanguinaires sans humanité, la responsabilité de l'Etat français et de ses alliés dans cet évènement ne peut pas être oculté, sous peine de continuer à subir une propagande binaire qui ne permettra pas de sortir du cercle infernal dans lequel les parties prenantes, Daesch comme la France, veulent nous voire sombrer.

Le simple fait que cet état d'urgence qui fut ré-activé suite à ces attentats trouve ses racines dans la guerre d'Algérie montre en soit qu'on ne peut déconnecter la situation actuelle de la question des guerres coloniales qui ont lieu au Moyen Orient et plus globalement dans le Tiers Monde.

Le processus de déstabilisation de ces régions que les pays occidentaux mettent en oeuvre, pour continuer à spolier les richesses de ce qu'on peut difficilement appeler "anciennes" colonies s'est vu récemment encore accélérer.
Syrie, Irak, Mali, Sahel, Centrafrique, Côte d'ivoire, Mauritanie, Burkina Faso, Niger, Tchad, Golfe de Guinée, Liban, Sénégal, Gabon, Ethiopie... La liste est longue des pays où la France intervient pour protéger ses intérêts, sous couvert de missions de pacification.

Sarkozy avait commencé en Lybie, mais depuis l'arrivée de Hollande au pouvoir, les interventions de la France dans ces régions se multiplient. Elles participent à plonger les populations locales dans la plus grande précarité, pour le bonheur des entreprises occidentales. Mais l'une des conséquences est aussi de faire de nous une nouvelle cible de choix dans ces guerres.

De cette situation, le gouvernement de la gauche coloniale entend bien tirer tous les partis possibles. La logique de guerre a toujours été une technique de choix pour tenter de faire adhérer la population à une unité nationale derrière des gouvernants que personne ne soutient plus. D'autant plus que la crise en cours amène une intensification des conflits sociaux comme celui d'Air France l'a encore prouvé dernièrement.

Mais derrière cette prétendue union, se cache aussi une logique de "guerre des civilisations", voulues par tous les participants, de Daesch à la France. Ils voudraient nous voire diviser pour mieux nous contrôler et nous enrôler, et entretiennent une peur mutuelle, continuant leur politique raciste qui est au coeur même de la constitution de la République. L'aubaine est énorme pour en profiter devant l'afflux d'immigréEs provoquées par ces guerres, le pillage des ressources et le réchauffement climatique.

Cette politique de guerre contre son propre peuple s'accompagne de moyens toujours plus énormes sous couvert de lutte anti-terroriste, pour assurer l'intensification de l'exploitation sur le territoire. Il n'y aura comme on le voit bientôt plus besoin d'état d'urgence, puisque toutes les mesures qui l'accompagnent seront entrées dans le droit commun, à coup de lois de surveillance et autres lois anti-terroristes, préparant le terrain à la répression de nos luttes.

Ces guerres ne sont pas les notres mais ce sont bien malgrès tout les peuples qui en payent chèrement le prix. Face à une situation qui ne peut que dégénérer au vu de la politique raciste entretenues par le gouvernement, la meilleure façon de résister au terrorisme des Etats, islamiques ou républicains mais tous fascisants, est encore d'exiger le retrait des troupes françaises, pour montrer que la solidarité entre les peuples n'est pas un vain mot, et d'exiger le retrait des lois scélérates qu'ils veulent mettre en place.

C'est pourquoi nous appelons à se retrouver Samedi 16 janvier à 14H00 à Bouffay.

L'AG contre l'état d'urgence et son monde

https://nantes.indymedia.org/events/32990
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede luco » 15 Jan 2016, 19:51

Etat d'urgence ou pas, nous (antifas, EG, libertaires...) avons souvent fait pression sur les autorités et les institutions dans un sens qui "demandait" sans le demander vraiment (quoique si on pense aux concerts de skins néo-nazis) d'interdire certaines manifestations de fafs, de RAC... par exemple.

Et quand il s'agit de viser les islamistes c'est mal ?

Deux poids deux mesures, encore ? Même chez les libertaires (les stals on savait déjà) ?
Avatar de l’utilisateur-trice
luco
 
Messages: 376
Enregistré le: 30 Déc 2008, 14:43

Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede Pïérô » 16 Jan 2016, 00:17

Si tu t'intéressais un peu plus à ce quoi s'attaque cet état d'urgence contre les militants écolos, en interdiction de manifestations, pour obtenir la paix sociale forcée durant la messe COP 21, et juste plus haut comme prétexte à interdiction d'une réunion publique sur Notre-Dame-des-Landes, tu ne sortirais pas une telle provocation. La paix sociale forcée est surtout ce qui semble mener le gouvernement, et la condamnation à de la prison ferme pour des syndicalistes de Goodyer en est encore un exemple qui montre que cette politique s'inscrit dans une exacerbation de la lutte des classes, avec le ballon dans les pieds de cette bourgeoisie qui fait corps et consensus pour défendre ses privilèges et rogner toujours plus sur ce qui peut l'être, même sur la liberté. Mais je pense que tu sais lire et comprendre et que tu le fais exprès, à la longue. Du coup je ne sais pas ce qui te mène, si ce n'est la défense de ce qui ici se combat, et ce qui à travers des interventions de plus en plus provocantes et agressives sur ce forum, devient de plus en plus pénible.
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 22439
Enregistré le: 12 Juil 2008, 22:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede bipbip » 16 Jan 2016, 14:52

« Les élites politiques ne cherchent plus à susciter l’espoir mais à jouer sur la peur »

Incapable d’obtenir le moindre résultat en matière de lutte contre le chômage et les inégalités, le gouvernement se réfugie dans la manipulation de la peur et du repli sur soi, estime l’économiste Thomas Coutrot, porte-parole de l’association altermondialiste Attac. Car répondre au terrorisme par la déchéance de nationalité, c’est plonger dans un imaginaire où l’ennemi ne saurait être français. Il est tellement plus facile de pointer un « barbare » venu de l’étranger. « Pour en finir avec le terrorisme, faut-il éradiquer les terroristes au prix du renoncement à la liberté, à l’égalité et à la fraternité ? Ou bien faut-il prendre enfin au sérieux la devise de la République ? »

... http://www.bastamag.net/Les-elites-poli ... uer-sur-la
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede luco » 16 Jan 2016, 19:24

et la condamnation à de la prison ferme pour des syndicalistes de Goodyer en est encore un exemple qui montre que cette politique s'inscrit dans une exacerbation de la lutte des classes, avec le ballon dans les pieds de cette bourgeoisie qui fait corps et consensus pour défendre ses privilèges et rogner toujours plus sur ce qui peut l'être, même sur la liberté.


Exacerbation de la lutte des classes, oui.

Injustice de classe, oui.

Défense de ses privilèges par la bourgeoisie, oui.

Mais rien de tout ça n'est nouveau.

Tout ça existait avant les attentats et avant l'état d'urgence. C'est là où je ne suis pas le confusionnisme entretenu (ou plutôt la routine) par l'EG en général.

Il y a la question sociale, il y a la question du fascisme islamiste. Ce dernier se nourrit évidemment de l'exaspération sociale, mais il ne s'y réduit pas.
Le fascisme aussi s'est toujours nourri de la situation sociale (chômage de masse...).

C'est là que je trouve les réactions de l'EG de plus en plus pavloviennes et contre-productives.

Nous avons deux ennemis (au moins) : le capitalisme et les fausses solutions réactionnaires et fascistes dont celles des religieux islamistes.

Vous donnez toujours l'impression de nier le danger des derniers.

Les actions des islamistes appelaient des réactions approuvées au-delà des élites et des gvt. Contester en bloc ces mesures est une imposture qui condamne l'EG à la marginalité dans les temps de crise que nous vivons.

On a l'impression que vous ne vivez pas au sein du reste du peuple. Voilà.
Avatar de l’utilisateur-trice
luco
 
Messages: 376
Enregistré le: 30 Déc 2008, 14:43

Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede Pïérô » 16 Jan 2016, 20:11

Je pourrais te retourner l’argument, tout d’abord sur la priorité de la lutte contre l’islamisme lorsque ce combat est dévolu à un Etat qui pratique une politique que l’on peut ranger dans le domaine d'une forme de racisme institutionnalisé, et qui fait que dans les quartiers, en plus de supporter de plus en plus l’Etat policier, des flics et BACs de plus en plus dans la toute puissance, il est clair que la priorité serait surtout de pouvoir gouter à un peu plus de justice et d’égalité sociale et économique. Ensuite tu te ranges du côté de l’idéologie dominante et de sa pollution confusionniste, en étalage d'un faux consensus qui masque la réalité de la lutte des classes, et de l’Etat républicain bourgeois. Je ne vois pas ce que l’on peut partager ici, j’ai l’impression de rencontrer un gauchiste aigri passé à la droite du FDG et dans un camp très trouble.

Encore une fois l’état d’urgence, c’est la paix sociale forcée, un rêve pour les exploiteurs, et cela se rapproche de plus en plus d’un système décrit par Orwell dans “1984”. L’idéologie dominante à la truelle, la novlangue, et la matraque.
Si l'on s'en tient à la pratique et la réalité de l'état d'urgence on voit bien vers quoi et qui cela se tourne surtout. La lutte contre le terrorisme, en plus de servir de prétexte, va servir à museler d'avantage toute forme d'opposition et se tourne contre les mouvements sociaux et tout ce qui peut participer à lézarder le consensus sur quoi s'assoit le pouvoir.
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 22439
Enregistré le: 12 Juil 2008, 22:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede luco » 16 Jan 2016, 20:28

Je pourrais te retourner l’argument, tout d’abord sur la priorité de la lutte contre l’islamisme lorsque ce combat est dévolu à un Etat qui pratique une politique que l’on peut ranger dans le domaine d'une forme de racisme institutionnalisé, et qui fait que dans les quartiers, en plus de supporter de plus en plus l’Etat policier, des flics et BACs de plus en plus dans la toute puissance, il est clair que la priorité serait surtout de pouvoir gouter à un peu plus de justice et d’égalité sociale et économique. Ensuite tu te ranges du côté de l’idéologie dominante et de sa pollution confusionniste, et de l’Etat républicain bourgeois.


Effectivement, on ne partage plus rien. Je conteste en bloc tout le laïus sur le "racisme d'état" que pratiqueraient les états bourgeois européens et la France en particulier, qui sont peut-être les seuls états au monde à condamner pénalement autant l'expression du racisme que l'homophobie et qui ont constitutionnalisé, chacun en fonction de son histoire, l'égalité homme-femme.

Partout ailleurs dans le monde, c'est pire. L'exagération gauchiste finit par soutenir des contre-vérités qui le condamnent à l'impuissance.
On est en plein dans le sujet de mes critiques.

Maintenant, puisque qu'on ne partage rien du diagnostique, le débat peut commencer.

L'échange, sur un forum public, ne peut pas se résumer à l'entre-soi. Ce serait trop facile...

D'ailleurs, l'entresoi est tellement devenu la norme que tu es le seul à prendre la peine de débattre un peu (même si c'est à base de jugements autant à l'emporte-pièce que les miens : gauchiste aigri droitisé...).

Les autres ne se parlent qu'entre eux ou se contentent de relayer des textes écrits par d'autres... Magie de la cyber-hyper-information.
Avatar de l’utilisateur-trice
luco
 
Messages: 376
Enregistré le: 30 Déc 2008, 14:43

Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede Béatrice » 16 Jan 2016, 22:35

luco a écrit:Partout ailleurs dans le monde, c'est pire. L'exagération gauchiste finit par soutenir des contre-vérités qui le condamnent à l'impuissance.
On est en plein dans le sujet de mes critiques.

C'est vrai mais lentement et sûrement, les valeurs fondamentales pour lesquelles se sont battu(e)s les révolutionnaires depuis des lustres sont mises à bas depuis quelques décennies déjà avec une certaine accélération ces derniers temps. Exit aussi les acquis sociaux arrachés au prix de luttes et de sacrifices (en passe de finir dans les poubelles de l'Histoire ) par les politiques menées par les néo-libéraux qui gouvernent l'UE et qui dictent leurs directives aux états membres !
C'est un fait que tu ne peux, sauf mauvaise foi, réfuter ! Alors faut-il se satisfaire de cette réalité concrète et se résigner sous le prétexte fallacieux (pour se dédouaner en fait de son abdication) "qu'ailleurs c'est pire" ?

luco a écrit:L'échange, sur un forum public, ne peut pas se résumer à l'entre-soi. Ce serait trop facile...

C'est clair : pour débattre il faut à minima être deux ( no comment... )
« Simple, forte, aimant l'art et l'idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer, ni être dominée. »
Louise Michel
Béatrice
 
Messages: 2792
Enregistré le: 09 Juil 2011, 20:58

Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede luco » 17 Jan 2016, 11:40

C'est un fait que tu ne peux, sauf mauvaise foi, réfuter ! Alors faut-il se satisfaire de cette réalité concrète et se résigner sous le prétexte fallacieux (pour se dédouaner en fait de son abdication) "qu'ailleurs c'est pire" ?


Le problème c'est quand on mélange tout. La régréssion n'est pas généralisée sur tous les plans : personne ne pourrait prétendre qu'au niveau des droits des femmes, des lgbt, et du racisme "institutionnel".. il y aurait une régression, que c'était mieux avant et pire aujourd'hui.

C'est l'inverse qui est vrai : sur tous ces plans, il y a eu des avancées institutionnelles et même dans les mentalités. Et si l'homophobie persiste, ou le sexisme ou le racisme, ce n'est pas l'Etat bourgeois qui est incriminer. Mais la lenteur des évolutions chez les gens.

Le fait que la gauche et l'EG soit devenues les championnes de la dénonciation des "oppressions" sociétales, en contradiction totale avec les faits, les discréditent au yeux du plus grand nombre.

Oui, sur le terrain social, le moins qu'on puisse dire c'est que l'horizon d'un avenir anti-capitaliste s'éloigne à grands pas. Et peut-être que le fait que la G et l'EG aient déserté le terrain social pour le remplacer par les luttes sociétales voire communautaires n'y est peut-être pas pour rien (même si ce n'est qu'un petit point de l'équation).
Avatar de l’utilisateur-trice
luco
 
Messages: 376
Enregistré le: 30 Déc 2008, 14:43

Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede bipbip » 18 Jan 2016, 16:51

Lancement du site www.stopetatdurgence.org

Lancement du site www.stopetatdurgence.org, un outil afin de lutter pour :

- le respect de la liberté de manifester, de se réunir et de s’exprimer;
- la levée immédiate de l’état d’urgence, et contre l’état d’exception permanent;
- l’arrêt des poursuites contre les manifestants, les militants des mouvements sociaux, et contre la stigmatisation des migrants, des musulman-e-s ou supposé-e-s l’être et des quartiers populaires ;
- l’abandon de la constitutionnalisation de l’état d’urgence et de la déchéance de la nationalité;

Premiers signataires :
AC!, ACORT, ADTF, AMF, APEIS, ATMF, ATTAC, CCIF, CEDETIM, CFPE, CGT 75, CNT RP, Col. 3C, Col. des désobéissants, Col. des sans voix 18e, COPAF, CRLDHT, CSP 75, DAL, Droits devant!, Ecologie sociale, FASTI, Femmes égalité, Fondation Copernic, FTCR, FUIQP, GISTI, HALEM, Initiative Décroissante pour le Climat, IPAM, MCTF, MNCP, MRAP, REMCC, Rés. pour une Gauche Décoloniale, Syndicat de la Magistrature, SNES PJJ-FSU, Union Syndicale Solidaires, Solidaires étudiant-e-s, SUD Aérien, SUD PTT, Sortir du colonialisme, Survie, UJFP, UTIT …

Avec le soutien de : Alternative libertaire, CGA, Ensemble, NPA, PCOF, PG …




Lyon, mercredi 20 janvier

Contre l’état d’urgence : Assemblée Générale Mercredi 20 janvier sur Lyon 2

POUR LA LEVÉE DE L’ÉTAT D’URGENCE : Assemblée Générale sur l’université Lyon 2 appelée par le comité de mobilisation réuni en décembre.

POUR LA LEVÉE DE L’ÉTAT D’URGENCE

Le mercredi 9 décembre, à l’appel de Solidaires Etudiant-es, des étudiant·es se sont réuni·es afin de discuter de la situation politique issue de l’application de l’état d’urgence, et des moyens d’y faire face. Nous vous proposons de nous retrouver afin de discuter d’une mobilisation pour la levée de l’état d’urgence lors d’une

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE OUVERTE À TOUS-TES LE MERCREDI 20 JANVIER RDV au FORUM À 12H30

L’état d’urgence, qu’est-ce que c’est ?

Une mesure exceptionnelle qui a été réformée par les député·es fin novembre, qui octroie des pouvoirs cruciaux à l’exécutif et aux polices qui, sous prétexte de sécurité, abusent de leur prérogatives. Organiser et participer à une manifestation, produire du bio, être racisé·e… peuvent être considéré comme des dangers pour l’Etat. Les préfet·tes peuvent dissoudre des groupes ou associations sans autorisation de justice.

L’état d’urgence, pour oublier les tas d’urgences !

Cet état d’urgence vise d’abord les personnes racisé·es, sans-papiers, militantes. Plus encore, tout le monde est concerné. Nous vivons une montée du racisme et de l’islamophobie, les mouvements sociaux et syndicaux sont réprimés (COP 21, solidarité internationaliste avec les réfugiéEs ou la Palestine…). Tout peut être sujet à assignation à résidence, gardes à vues, fichage ou poursuites judiciaires. Pendant ce temps, les parlementaires votent l’augmentation de l’âge de départ à la retraite à 63 ans, la SNCM est privatisée, les licenciements continuent tout comme la destruction du Code du Travail.
Face à ce gouvernement qui fait tout pour désigner des ennemi·es intérieur·es et renforcer la militarisation des polices (notamment le port d’arme en dehors du service), et qui vise à pérenniser cet état d’urgence qui ne sera plus exceptionnel mais dorénavant permanent.

Assigné·es à résistance : organisons-nous !

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MERCREDI 20 JANVIER RDV au FORUM de l’Université Lyon 2 Bron À 12H30


P.-S.
Des étudiant·es de Lyon 2, avec le soutien de : Collectif des étudiant·es étranger·es de Lyon, sans papiers et solidaires, Coordination des Groupes Anarchistes, Jeunes Communistes Lyon, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti de Gauche, Solidaires Étudiant-es Lyon - Syndicat de Lutte, Union Nationale des Étudiant·es de France, Union Pour le Communisme

Pour vous tenir au courant, n’hésitez pas à nous contacter sur la page Facebook "Université Lyon 2 en Lutte"

https://rebellyon.info/Contre-l-etat-d- ... -Assemblee



Orléans, jeudi 21 janvier

« Pour nos libertés, il faut lever l’état d’urgence »

Sur Orléans, dix-huit organisations dont Alternative Libertaire appellent à une réunion publique intitulée « Pour nos libertés : il faut lever l’état d’urgence », quelques jours avant que l’état n’annonce sa probable reconduction, le 26 janvier.

En réaction à l’horreur des attentats, l’état d’urgence a été décrété par le gouvernement, puis aggravé et prolongé pour une durée de trois mois. Nous exprimons notre inquiétude face à l’ampleur des atteintes aux libertés individuelles et collectives constatées depuis sa mise en place : au 15 décembre on dénombrait 2700 perquisitions administratives, 334 interpellations (dont 287 Gardes à vue), 346 ouvertures de procédures judiciaires, 360 assignations à résidence…

Dans un courrier envoyé le 24 novembre au Conseil de l’Europe, Paris a même officiellement demandé une dérogation quant à la préservation des droits de l’homme en France ! L’état d’urgence donne en effet le droit aux autorités françaises d’enfreindre certaines libertés : ordonner des perquisitions jour et nuit sans autorisation judiciaire, fouiller et copier les données informatiques...

L’exécutif peut également élargir les assignations à résidence à toute personne dont il a « des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre public ». Ce qui ouvre la voie à des décisions arbitraires : ainsi à Orléans, le 17 Novembre un Français originaire de Palestine a été victime d’une perquisition inutile et violente dans le quartier de Saint-Marceau. Son domicile a été investi en pleine nuit par une vingtaine de policiers cagoulés, coût des dégâts estimé : 5000 euros ! Perquisition qui s’est avérée infructueuse...

Manifester pour la sauvegarde de l’environnement, se mobiliser contre un plan social, ou préparer un attentat, tout se retrouve sur un même plan. Daech s’en est pris à nos libertés le 13 novembre dernier. L’essentiel du projet gouvernemental vise à court-circuiter les procédures judiciaires traditionnelles pour laisser les coudées franches à la police. Nous devons réagir.

L’état d’urgence et le climat de guerre intérieure alimenté par le gouvernement contribuent au renforcement des amalgames et aux pratiques discriminantes, notamment de la part des forces de police. Ce ne sont pas « les terroristes qui sont terrorisés », ce sont des jeunes et des populations victimes de l’arbitraire en raison de leur origine, de leur religion, ou de leur engagement militant, qui voient leur situation encore davantage fragilisée. Cette logique d’amalgame et de stigmatisation va plus loin encore avec la promesse de déchéance de nationalité pour les binationaux nés français… dont tout le monde s’accorde à dire qu’elle n’aidera en rien à lutter contre le terrorisme mais qui est par contre clairement une vieille revendication de l’extrême droite !

Les marchés de Noël où vont et viennent des milliers de gens n’ont par contre pas été interdits, les matchs de foot ne le sont pas non plus, mais les manifestations comme celles pour le climat entre le 28 et le 30 Novembre l’ont été (et peuvent encore l’être) ! Sous couvert de combattre « le terrorisme », l’état d’urgence fait peser un danger sérieux sur nos libertés démocratiques, individuelles, sociales et politiques et sur la démocratie.

Dans ces circonstances, nous appelons à :
• la levée de l’état d’urgence
• le rétablissement, sans délai, du droit plein et entier de manifester
• l’arrêt des perquisitions et des assignations à résidence arbitraires
• l’abandon de la constitutionnalisation de l’état d’urgence et de la déchéance de nationalité

En plus d’Alternative libertaire Orléans, il faut se féliciter que nombre d’organisations ont répondues présentes, la réunion est donc co-organisée avec Attac, la CGT éduc’action 45, la Cimade, le Collectif Acide, la FSU, les JC, le Labomédia, la LDH, LO, le MAN, le NPA, l’OLP, Palestine 45, le PG, le RESF, l’UJFP, l’ Union syndicale Solidaires !

http://www.alternativelibertaire.org/?P ... ut-lever-l

Image
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede bipbip » 19 Jan 2016, 02:35

Déchéance de nationalité

« Pour la première fois sous la République, une disposition distingue les citoyens selon leurs origines »

Le débat sur l’extension de la déchéance de la nationalité s’ouvrira le 3 février à l’Assemblée nationale. D’où vient cette mesure, quelles sont les périodes de l’histoire où elle a été remise au goût du jour, combien de Français « binationaux » sont-ils concernés par le projet de François Hollande, quelles seront ses conséquences ? « En France, l’un des piliers de notre nationalité, c’est l’égalité des citoyens devant la loi. Quand on touche à l’un de ces principes, on divise la nation dans son cœur », estime Patrick Weil, spécialiste de l’histoire des politiques d’immigration et de la nationalité. Entretien.

... http://www.bastamag.net/Pour-la-premier ... s-citoyens
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede luco » 19 Jan 2016, 13:53

« Pour la première fois sous la République, une disposition distingue les citoyens selon leurs origines »


Ce titre est très exactement un mensonge pur et simple.

Aucune modification n'est apportée au code la nationalité française qui mélange droit du sang et droit du sol.

Les personnes de toutes "origines" se verront toujours octroyer la nationalité française et aucune mention de leur "origine" ou de leur religion etc... ne les distinguera des autres citoyens.

Seuls ceux qui font le choix de CONSERVER en plus leur nationalité d'origine se distinguent depuis TOUJOURS puisque ils deviennent de fait "franco-truc" ou "franco-muche".

S'il y avait une inégalité elle était toute entière dans cette bizarrerie qu'est la possibilité d'être bi-national. La possibilité de voter les budgets militaires en France et de faire son service dans un autre pays, par exemple. Ou de se tirer avec les enfants lors d'un divorce pour jouer sur les différences juridiques entre les pays.

Mais jusque là, on n'avait pas trop entendu les passionnés d'égalité mettre ces questions sur le tapis...

Bref, seuls ceux qui auront REFUSE d'être pleinement et UNIQUEMENT français, et qui de plus auront pris les armes CONTRE la France, les français... et qui auront été CONDAMNES se verront déchus d'une de leur deux nationalités.

Démagogie, approximations... il faut bien un os à ronger pour les gauchistes à défaut de peser dans les luttes sociales.
Avatar de l’utilisateur-trice
luco
 
Messages: 376
Enregistré le: 30 Déc 2008, 14:43

Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede bipbip » 20 Jan 2016, 15:22

Brèves de l’État d’urgence : une brochure pour saisir l’ampleur du phénomène
En assemblant cette brochure nous essayons de donner un aperçu de l’infinité des réalités que crée l’état d’urgence pour les personnes qui le subissent. Face à la multitude de petites histoires, il nous a semblé utile d’en présenter quelques-unes qui, par leur banalité ou leur rareté, permettraient d’éclairer l’ampleur du phénomène. Les chiffres bruts du Ministère qui introduisent la brochure témoignent d’une certaine ampleur quantitative que nous avons choisi d’appuyer d’un inventaire non exhaustif de cas concrets. La brochure se termine sur quelques bribes de témoignages qui permettront peut-être de donner du corps à ces expériences.
... http://rebellyon.info/Breves-de-l-Etat- ... e-brochure


« Braves gens n’ayez plus peur », retour sur la construction de l’obsession sécuritaire
Presque dix ans après sa réalisation, revoir ce film dans le contexte actuel de l’état d’urgence, c’est mesurer l’approfondissement de l’obsession sécuritaire et revenir sur les éléments qui l’ont initiée, de longue date. C’est se réapproprier aussi les analyse critiques qui permettent de mieux penser le combat contre un état de fait inique qui n’est pas une fatalité et qui doit être combattu collectivement.
... http://www.alternativelibertaire.org/?B ... -plus-peur


Etat d’urgence : l’heure de la contre attaque

Les attentats de novembre ont fourni au gouvernement l’occasion de tenter de museler le mouvement social sous prétexte de lutter contre le terrorisme. Ne le laissons pas faire !

L’état d’urgence a été décrété par le Conseil des ministres le 14 novembre, au lendemain des attentats. Encadré par une loi adoptée en 1955, lors de la guerre d’Algérie, il a été prolongé de trois mois suite à un vote de l’Assemblée nationale, jusqu’au 26 février. Une formalité puisque seuls six députés ont voté contre [1]. Les députés du Front de gauche ont unanimement voté pour, au prétexte que le Parlement sera informé des mesures prises [2] . Cela n’a pas été sans provoquer quelques remous au sein du Front de gauche, contraignant onze sénateurs communistes à… s’abstenir au moment du passage au Sénat.

L’état d’urgence a été utilisé pour de multiples perquisitions, assignations à résidence, fermeture de lieux de réunion, pour l’interdiction de vente de boissons après 20 heures dans le Nord ou encore un couvre-feu dans une cité à Sens. Tout cela sur simple décision du préfet ou du ministre de l’Intérieur, donc hors du contrôle par la justice, qui aussi bourgeoise soit-elle permet un certain nombre de recours et de freins. La Quadrature du Net tient un recensement des mesures prises, la plupart sans aucun rapport avec la prétendue lutte contre le terrorisme [3]t. Les plus significatives sont sans doute celles liées à la répression de la mobilisation à l’occasion de la COP21.

Effet d’aubaine

Tout l’arsenal sécuritaire était déjà prêt pour réprimer la mobilisation, mais l’état d’urgence est tombé comme une aubaine. L’assignation à résidence a permis de clouer chez eux des militants et militantes écologistes. L’interdiction de manifestation était déjà possible hors état d’urgence, mais a été utilisée à grande échelle. Ainsi, la marche pour le climat prévue le 29 novembre à Paris a été interdite, mais la chaîne humaine organisée par la Coalition climat, tout aussi interdite, a été tolérée. Par contre la répression a frappé fort sur celles et ceux qui avaient choisi de manifester malgré l’interdiction : au premier face-à-face avec les CRS, ceux-ci ont gazé, avant d’empêcher toute sortie de la place de la République et de placer plus de 300 manifestants et manifestantes en garde à vue. La préfecture de police et le gouvernement ont directement communiqué, repris par les médias : il y avait d’un côté les manifestants pacifiques de la chaîne humaine et de l’autre les « casseurs » qui n’étaient là que pour jeter des bougies du mémorial des attentats sur les flics. Certaines organisations ont immédiatement mordu à l’hameçon, comme Alternatiba et EE-LV qui ont condamné lesdits « casseurs » [4] qui « font le jeu du gouvernement » [5]. Des vidéos de la manifestation sur la place puis des CRS dispersant les manifestants cherchant à protéger le mémorial avant de piétiner sans aucune vergogne celui-ci ont montré une autre version.

Cette épisode, auquel s’ajoute la manifestation de soutien aux migrants et migrantes également interdite le 22 novembre, montre ce à quoi s’attendre si l’état d’urgence était prolongé. Toutes les manifestations ne seront pas interdites, en tout cas dans un premier temps. Il s’agit pour le pouvoir de moduler la répression pour pouvoir isoler les dangereux extrémistes des gentils citoyens. Il est de ce point de vue notable que les rassemblements contre la répression syndicale du 2 décembre, jour du procès des salariés d’Air France suite aux arrachages de chemises de DRH, aient été autorisés.

Uni-e-s pour nos libertés

Il est en conséquence plus que jamais nécessaire de refuser ce chantage et d’organiser une mobilisation la plus large possible contre l’état d’urgence. Aujourd’hui ce sont des militants écologistes et/ou d’extrême gauche qui étaient dans le viseur. Mais le viseur peut changer de cible comme bon lui semble, surtout si la coorganisation de manifestation avec les préfets s’installe dans les mœurs.

L’enjeu est de taille. Valls a en effet annoncé envisager de reconduire l’état d’urgence au-delà du 26 février. Il s’agit comme d’habitude pour le gouvernement de se présenter comme l’homme fort, à la hauteur de la situation, comme la « gauche sans complexes » qui prend les thématiques sécuritaires et migratoires à cœur.

Ainsi, des propositions telles que « l’évolution des conditions de légitime défense des policiers », la déchéance de nationalité [6], la suspension du pacte de stabilité, jusqu’ici présenté comme absolument incontournable, pour embaucher 5 000 flics en plus, ou encore un camp d’internement pour les fichés S [7] sont sur la table. Enfin, il est envisagé de « constitutionnaliser l’état d’urgence ». Celui-ci est actuellement une simple loi, potentiellement contradictoire avec la Constitution, en particulier concernant les libertés fondamentales [8]. Constitutionnaliser l’état d’urgence reviendrait à bétonner juridiquement le contournement possible de ces libertés. Cette recette produit les effets habituels : elle instaure un climat où les thématiques sécuritaires sont sur le devant de la scène, radicalise l’ensemble des partis bourgeois vers la droite et pave ainsi la voie au Front national, comme en attestent les résultats des élections régionales de 2015. Si le gouvernement poursuit la surenchère en prolongeant l’état d’urgence au-delà du 26 février, alors il n’y aura plus aucune raison de revenir en arrière : les manœuvres impérialistes au Proche-Orient et en Afrique ne sont pas près de mettre fin au terrorisme, et l’approche de l’élection présidentielle en 2017 va accélérer la surenchère, tout comme l’arrivée au pouvoir de la droite ou du Front national. Rappelons que pendant la guerre d’Algérie l’état d’urgence avait duré d’avril 1961 à mai 1963, bien au-delà de la fin de la guerre. C’est donc maintenant qu’il faut mettre un coup d’arrêt, après ça sera bien plus difficile.

Construire une manifestation nationale

La riposte s’organise aujourd’hui autour de deux cadres : un premier excluant les organisa:tions politiques, pourtant directement ciblées par la répression, impulsé par la LDH, et un second impulsé par le DAL, dont fait partie AL aux côtés de Solidaires, Attac, le Syndicat de la magistrature, la CGT 75, le NPA, le PG, Ensemble, etc. L’unification de ces deux cadres serait un signe positif pour la mobilisation. Le second cadre est à l’origine d’un appel « Oui aux libertés, non à l’état d’urgence » et d’un meeting à Paris qui a réuni plusieurs centaines de personnes le 17 décembre. Il envisage une manifestation nationale le week-end des 6 et 7 février. L’heure n’est plus aux manifestations entre convaincu-e-s, mais à une construction sur le terrain via des collectifs locaux, du matériel commun et des meetings, permettant d’aller au contact de la population, aujourd’hui encore déboussolée par les attentats et malheureusement encore acquise aux dérives sécuritaires. Alternative libertaire s’inscrit pleinement dans cette dynamique.

Grégoire (AL Orléans)


[1] Trois écologistes et trois socialistes.

[2] Il s’agit d’une modification de la loi de 1955. De même, le contrôle de la presse a été retiré, mais celui d’Internet ajouté, et les conditions des assignations à résidence étendues.

[3] https://wiki.laquadrature.ne

[4] « ... qui n’ont rien à voir avec l’écologie », Cécile Duflot.

[5] Txetx Etcheverry, d’Alternatiba

[6] Pour les binationaux nés français. Le code civil la permet déjà pour les binationaux naturalisés.

[7] Dont il faut rappeler que plus de la moitié n’ont rien à voir avec la mouvance islamiste.

[8] Rappelons que le gouvernement avait averti la Convention européenne des droits de l’homme qu’il allait sans doute enfreindre les règles de celles-ci à l’occasion de la COP21.

http://www.alternativelibertaire.org/?E ... de-la,6691
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede bipbip » 21 Jan 2016, 04:42

Nantes, samedi 23 janvier 2016

rassemblement contre l'état d'urgence ici et ailleurs

à 14h, Arrêt de tram Commerce, lignes 2-3 côté cours des 50 otages.

Tunisie (depuis juin 2015), Tchad et Niger (depuis novembre 2015), Syrie (depuis... 1963)... Dans ce monde capitaliste, en guerre et en crise permanente, de nombreux pays appliquent actuellement, ou ont récemment appliqué, des mesures d'état d'urgence. Si ces pays usent de mesures constitutionnelles "exceptionnelles", d'autres (en Turquie contre le peuple Kurde, en Palestine, etc), ne s'embarrassent même pas du droit pour contraindre les populations à subir les effets des politiques étatiques et des agissements des entreprises et tuer dans l'oeuf toute vélléité de contestation.

Nous ne pouvons que constater que, quelques soient les degrés et les situations, les logiques sont les mêmes : restreindre les droits individuels et collectifs afin d'empêcher les populations de s'organiser, de se réunir, de s'approprier les espaces publics... et, au final, opposer une réponse violente en cas de résistance.

Afin de réaffirmer que nous ne nous laisseront pas isoler et déposséder de nos droits et dans la volonté d'échanger et de nous informer sur les réalités de l'état d'urgence, ici et ailleurs, nous nous rassemblerons ce samedi 23 janvier 2016 à partir de 14h00, Cours des 50 Otages, à l'arrêt de tram Commerce (lignes de tram 2 et 3). Amenez vos infos, vos idées et de quoi goûter !


• Samedi 23 janvier, 14h00 à Commerce (arrêt de tram lignes 2 et 3) : rassemblement contre l'état d'urgence, amenez vos idées et votre goûter !

• Lundi 25 janvier, 19h00 à B17 (17 rue Paul Bellamy à Nantes, seconde cour, à gauche au-dessus de l'Atelier), Assemblée Générale du mouvement.

https://nantes.indymedia.org/events/33090


Rennes, samedi 23 janvier

Manif contre l'état d'urgence

14h Prises de paroles sur la dalle Kennedy à Villejean (métro Kennedy).
15h Départ en manifestation vers le centre ville.

Appel à manifester, appel à se rassembler

Sur la base de nombreux appels qui sont publiés et discutés par les organisations ouvrières et démocratiques, par des collectifs et des individus,par des intellectuels et différents mouvements, nous

nous rassemblerons et nous manifesterons à Rennes

le samedi 23 janvier 2016 à 14 heures sur la dalle Kennedy à Villejean (métro Kennedy)

Contre l'état d'urgence, pour nos libertés, contre les lois sécuritaires et l'État policier

Contre les assignations et la déchéance de nationalité

Contre les interventions militaires en Syrie et ailleurs, dont les populations civiles sont toujours les victimes

Pour nos revendications et nos luttes

Parce que l'état d'urgence a pour conséquence de nous isoler, de nous museler, parce que pendant l'état d'urgence tous les plans de licenciements restent actifs, toutes les contre-réformes sont toujours à l'œuvre, toutes les menaces sur la ZAD de Notre Dames des Landes sont accentuées, tous les actes racistes sont encouragés.

État d'urgence ou pas, rassemblons-nous et défendons nos libertés

Samedi 23 janvier 2016
- 14h sur la dalle Kennedy à Villejean (métro Kennedy); prises de paroles.
- 15h départ en manifestation vers le centre ville.

https://nantes.indymedia.org/events/33044

Image
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede bipbip » 22 Jan 2016, 14:13

Laurence Blisson : "une dérive vers un état d'urgence permanent"

Laurence Blisson, magistrate et secrétaire générale du Syndicat de la magistrature. milite pour une justice indépendante, protectrice des libertés et égale pour tous. Au micro de L'Humanité.fr, elle réagit aux grands sujets d'actualité tels que la déchéance de la nationalité et la prolongation de l'état d'urgence.





le 28 et le 30 janvier à Grenoble

Depuis les tragiques attentats du 13 novembre la France est en état de guerre, « sous régime d’urgence face à la barbarie » selon les mots de l’État français. Pourtant, face au quasi consensus médiatique et politique, la réalité commence à percer : l’état d’urgence est surtout une atteinte féroce à nos libertés individuelles et collectives, et à nos droits.

Nous proposons aux étudiant·es et personnels de l’université de Grenoble et à tout.e.s les personnes de passage sur le campus de venir débattre lors d’un meeting pour la levée de l’état d’urgence et afin de préparer les initiatives locales et nationales à venir, notamment la manifestation du 30 janvier.

Cette initiative unitaire est organisée par Alternative Libertaire Grenoble, le Nouveau Parti Anticapitaliste 38, Solidaires Etudiant.e.s Grenoble, l’Union des Etudiants Communistes Grenoble, Sud Education Grenoble, Lutte Ouvrière 38 et des individus autonomes.

jeudi 28 Janvier 2016 à 12 heure
"Pour la levée de l’état d’urgence, pour la solidarité entre les peuples"
Amphithéâtre 2 du bâtiment ARSH,
campus universitaire, 1281 Avenue Centrale, 38400 Gières

Et le samedi 30 janvier, à 14h30,
Manifestation unitaire !
Caserne de Bonne, Grenoble

http://www.alternativelibertaire.org/?P ... -d-urgence
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

PrécédenteSuivante

Retourner vers France

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun-e utilisateur-trice enregistré-e et 6 invités