La Commune de Paris, et Lyon

Re: La Commune de Paris, et Lyon

Messagede Pïérô » 12 Déc 2015, 16:51

Paris, mercredi 16 décembre 2015

Université populaire et libertaire du 11e arrdt, Commune de Paris, LE CINÉ de la COMMUNE, vous propose :

La Commune (Paris 1871), 3ème partie du film de Peter Watkins

« Nous sommes en mars 1871, tandis qu’un journaliste de la télévision versaillaise diffuse une information lénifiante, tronquée, se crée une télévision communale, émanation du peuple de Paris insurgé... Dans un espace théâtralisé, plus de 200 participants (intermittents du spectacle, chômeurs, sans-papiers, provinciaux, montreuillois, simples citoyens, ...) interprètent, devant une caméra fluide travaillant en plans séquences, les personnages de La Commune pour nous raconter leurs propres interrogations sur les réformes sociales et politiques (...) »

à 20h, librairie Publico 145 rue Amelot 75011 paris

Organisé par le groupe Commune de Paris de la Fédération Anarchiste
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Re: La Commune de Paris, et Lyon

Messagede Béatrice » 15 Déc 2015, 16:26

mercredi 16 décembre 2015 à MARSEILLE

-19 h Théâtre Toursky, 16 Promenade Léo Ferré, 13003

Université populaire de Marseille
De février 1848 à la Commune de Paris : les aléas de l’émancipation
Cours d’histoire par Christine Excoffier

Dates : les mercredis 2 et 16 décembre 2015 ; 6, 13, 20 et 27 janvier 2016 ;
de 19 à 21 heures.

Lieu : Théâtre Toursky, 16 Promenade Léo Ferré, 13003 Marseille (métro National).

L’histoire nous rappelle qu’il est possible de vivre différemment, qu’aucune nécessité n’enchaîne le présent

La période qui va de la révolution de 1848 à la Commune de Paris s’inscrit dans l’histoire du « siècle des révolutions » : ce qui s’est joué alors, c’est l’émancipation civile, sociale et politique des individus, toujours inachevée.
Les historiens ont écrit plusieurs récits de cette émancipation.
« Le premier place l’émancipation individuelle et collective au coeur d’un processus cumulatif, engagé avec la Révolution de 1789 et parachevé par l’enracinement de la République à la fin du XIXe siècle. L’équilibre républicain final fondé sur la représentation parlementaire, les libertés individuelles et un espace public de discussion, en constitue l’horizon indépassable.
Un autre récit de l’émancipation, rétif à l’idée linéaire de progrès, préfère souligner au contraire les potentialités oubliées, expérimentées par des hommes et des femmes du XIXe siècle, puis recouvertes par l’histoire dominante. Les rêves et les pratiques (certes éphémères) d’affranchissement social et d’autogouvernement, au lendemain de 1830, en 1848 ou en 1871, en constituent la chair.
Un autre récit possible pourra souligner les exclusions qui fondent l’émancipation des citoyens reconnus comme tels au XIXe siècle : l’exclusion des femmes de l’espace public, l’effacement des colonisés de la citoyenneté, la relégation des barbares, objets d’une peur sociale lancinante tout au long du siècle (Emmanuel Fureix & François Jarrige, Le crépuscule des Révolutions 1848-1871, Le Seuil, 2012).
C’est à partir de ces deux derniers récits que je tenterai d’expliquer comment les hommes et les femmes de cette période ont tenté d’instituer une « société autonome ».

Ce cycle s’inscrit à la suite de « L’actualité de la révolution de 1848 », dont les documents et enregistrements sont disponibles sur le site : www.université-populaire-de-marseille.net.
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Re: La Commune de Paris, et Lyon

Messagede Pïérô » 26 Déc 2015, 02:58

L’internationalisme au temps de la Commune

L'article suivant est tiré du Monde diplomatique de mai 2015. Nous le reproduisons car il nous paraît intéressant et stimulant pour dépasser le concept empoisonné de "nation", aussi bien dans ses versions de droite que de gauche (extrêmes ou non) qui aboutissent à un État centralisé et fatalement oppresseur.

De nombreux historiens ont analysé la Commune de Paris comme un soulèvement patriotique trouvant son origine immédiate dans la confiscation des canons de la Garde nationale en mars 1871. Mais les fondements intellectuels de cette insurrection semblent plus anciens : dès 1868, dans les clubs politiques et les réunions populaires de la capitale, des citoyens en appellent à la « République universelle ».

... http://www.socialisme-libertaire.fr/201 ... mmune.html
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Re: La Commune de Paris, et Lyon

Messagede Pïérô » 13 Jan 2016, 09:20

Paris, mercredi 13 janvier 2016

Projection de « La commune de Paris »
Film de Peter Watkins

L'Université populaire et libertaire du 11ème arrondissement vous invite à la projection du film de Peter Watkins La Commune. 4ème partie : la semaine sanglante. Entrée libre.

à 20h, Librairie du Monde libertaire - Publico, 145 rue Amelot, Paris 11e

Image

Nous sommes en mars 1871, tandis qu'un journaliste de la Télévision Versaillaise diffuse une information lénifiante, tronquée, se crée une Télévision Communale, émanation du peuple de Paris insurgé... Dans un espace théâtralisé, plus de 200 participants (intermittents du spectacle, chômeurs, sans-papiers, provinciaux, montreuillois, simples citoyens, ...) interprètent, devant une caméra fluide travaillant en plans séquences, les personnages de La Commune pour nous raconter leurs propres interrogations sur les réformes sociales et politiques (...)
Créée à Montreuil en 1999, La Commune est donc une création hors norme. Avec un budget très faible mais grâce à l'étonnante énergie relationnelle de près de 300 comédiens et techniciens convaincus par la pertinence du sujet et l'évidence du propos, Peter Watkins, après 16 mois de préparation intense, a pu reconstituer et restituer en 13 jours l'exceptionnelle et effroyable expérience de La Commune. En se situant au plus près des gens du peuple dans le Paris de 1871, La Commune de Peter Watkins nous réveille et nous rappelle que l'histoire est un matériau vivant en devenir, et qu'à tout moment nous pouvons en devenir les acteurs lucides, conscients et responsables.
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Re: La Commune de Paris, et Lyon

Messagede Pïérô » 17 Fév 2016, 09:24

Mercredi 17 février 2016

Université populaire et libertaire du 11e arrdt, Commune de Paris
LE CINE de la COMMUNE
Vous propose :

CINÉMA : "La Commune"

du cinéaste anarchiste Armand Guerra réalisé en 1914

A 20H, LIBRAIRIE PUBLICO, 145 RUE AMELOT 75011 PARIS

La Commune, thème cher aux coopérateurs et aux militants anarchistes, est prévue initialement en deux parties. Seule l’une d’entre elle sera réalisée tandis que l’autre se verra arrêter par l’approche de la guerre. Lucien Descaves y travaille en tant que conseiller historique et scénariste. La Commune traite de plusieurs épisodes de cet événement, notamment la révolte du 88e de ligne, l’exécution des généraux Thomas et Lecomte, mais aussi la fuite d’Adolphe Thiers à Versailles, et la proclamation de la Commune de Paris. Vingt deux minutes en tout, qui exposent des plans fixes, obligeant les acteurs à une gestuelle exagérée assez caractéristique de l’époque.

Le film sera suivi d’un documentaire sur Armand Guerra, réalisateur, scénariste et acteur libertaire espagnol qui a également soutenu la Confédération nationale du travail durant la Guerre Civile, en réalisant des reportages de guerre qui seront diffusés pendant plusieurs mois à Madrid.

https://paris-luttes.info/cinema-la-com ... uerra-4851
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Re: La Commune de Paris, et Lyon

Messagede bipbip » 18 Fév 2016, 17:48

Grenoble, vendredi 19 février 2016

Conférence - débat

Les anarchistes et la commune de Paris.

à 19h30, 102 rue d’alembert

Un siècle d’idéologie marxiste a gommé beaucoup l’esprit libertaire qui régna durant la Commune. Les anarchistes eux-mêmes savent souvent peu de choses sur les liens qui les unissent à cette expérience. Nous n’avons pas la prétention d’exposer ici un travail exhaustif sur la commune, nous souhaitons simplement nous interroger sur ces liens. En quoi les anarchistes ont inspiré la Commune, comment et pourquoi ont-ils eu de l’influence pendant cette Révolution, quelles traces la Commune a-t-elle laissée dans leur histoire.

Début de la conférence à 20H30 Ouverture du buffet à 19H30

http://grenoble.indymedia.org/2016-02-0 ... commune-de
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Re: La Commune de Paris, et Lyon

Messagede bipbip » 25 Fév 2016, 15:58

Notes pour servir à l’histoire de la Commune de Paris

aux éditions Libertalia

Image

Jules Andrieu : la Commune sans mythe.

« Si le mouvement a été si mal conduit du 18 mars au 28 mai, c’est qu’il a eu pour chefs des hommes qui, sauf de rares exceptions, n’ont jamais rêvé semblable situation ; ils en ont été pour la plupart ahuris ou affolés. […] La Commune avait besoin d’administrateurs ; elle regorgeait de gouvernants. […] La Commune a été violente et faible. Elle devait être radicale et forte. »

Il est deux manières de commémorer des événements historiques. L’une consiste à évoquer les morts glorieux, à célébrer pieusement ou tapageusement leur souvenir. L’autre les érige en témoins et juges d’un monde qui n’a pas su réaliser leurs espérances.
Chef du personnel de l’administration de Paris, délégué aux Services publics de la Commune, Jules Andrieu (1838-1884) était un homme paradoxal : fonctionnaire froid et méthodique, épris de justice et de poésie, ami de Varlin et de Verlaine.
Dans ces Notes rédigées en 1871, il relate la façon dont il a veillé à déjouer la « machine de guerre que le gouvernement de Versailles préparait, celle dont l’effet lui paraissait le plus certain, la brusque interruption des services publics ». Il nous introduit au cœur de la besogne anonyme de ceux qui permirent à la Commune de s’écrire au quotidien en assurant la survie matérielle de la cité : acheminement de l’eau, éclairage, organisation des cimetières, entretien des égouts...
Mais Andrieu ne s’en tient pas à cela. Il rédige un « manuel pratique des fautes » de la Commune, véritable réquisitoire, parce que la révolution n’est pas morte et qu’il faut analyser « courageusement » les échecs si l’on veut parvenir un jour au rêve des communeux : la république sociale, universelle, libre, juste et fraternelle. Une Commune sans mythe.

Cet ouvrage s’inscrit dans la lignée des travaux d’Éric Fournier et de Robert Tombs précédemment publiés par Libertalia : La Commune n’est pas morte. Les usages politiques du passé, de 1871 à nos jours (2013) ; Paris, bivouac des révolutions (édition actualisée et augmentée, 2016).

http://www.editionslibertalia.com/catal ... e-de-paris
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Re: La Commune de Paris, et Lyon

Messagede Pïérô » 18 Mar 2016, 11:15

Paris vendredi 18 mars 2016

Promenade - Commémoration du début de la commune

Sur les traces de la commune dans le 13e arrondissement

Le 18 mars prochain, comme chaque année, nous célébrerons le début de la Commune de 1871. Cette édition sera marquée par notre action en faveur de la dénomination d/une station de métro parisien « Commune de Paris -1871 » qui nécessite encore beaucoup de soutien.

La réhabilitation des Communardes et Communards reste au cœur de l'activité de notre association pour rendre pleinement visible cette composante à part entière de l'histoire nationale.

Nous nous rassemblerons au métro Tolbiac pour évoquer ces attentes et suivre les figures du XIIIe arrondissement jusqu'à la place d'Italie en passant par la place de la Commune.
• 18 h : Rassemblement au métro Tolbiac
Intervention à propos de la dénomination d'une station de métro
• 18 h 30 : Angle avenue d'Italie et rue du Moulinet
Intervention sur l'Association internationale des Travailleurs dans le XIIIe
• 18 h 45 : Angle rue du Moulinet et rue Bobillot
Intervention sur Verlaine et la Commune
• 19 h : Place de la Commune
Un point d'histoire sur le général Wroblewski
• 19 h 25 : Angle rue du Moulin-des-Prés et boulevard Blanqui
Evocation d'Auguste Blanqui
• 19 h 45 : Mairie du XIIIe arrondissement
Les élus du XIIIe pendant la Commune : Emile Duval, Léo Frankel, Léo Meilliet

Soyons nombreux et retrouvons-nous
pour défendre I'histoire et I'actalité de l'œuvre des Communardes et Communards !

Rendez-vous le vendredi 18 mars 2016
à 18 heures au métro Tolbiac, Paris XIIIe

http://www.commune1871.org/?Vendredi-18 ... la-commune
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Re: La Commune de Paris, et Lyon

Messagede bipbip » 26 Mar 2016, 20:06

Autour de la Commune de Marseille (1870-1871)

Image

Autour de la Commune de Marseille (1870-1871)

L’ouvrage sur les “aspects du mouvement communaliste dans le Midi”, publié sous la direction de Gérard Leidet et Colette Drogoz aux éditions Syllepse et Promemo, est passionnant à plus d’un titre, d’abord parce qu’il souligne la dimension provinciale du mouvement, trop souvent occultée au profit des évènements parisiens ; il y est question des communes de Marseille et de Lyon, mais aussi de Narbonne ou de Toulouse.

Sont aussi évoquées les réactions d’autres villes, de Bordeaux à Aix-en-Provence et à Toulon. Il s’agit de “tirer de l’oubli ce moment fort de la République sociale”, souligne Gérard Leidet, d’en finir avec l’amnésie ou l’occultation de l’insurrection “en région”, comme on dirait aujourd’hui.

Un mouvement communaliste très varié

Ensuite, le nombre et la diversité des contributions donnent une idée de l’ampleur du mouvement ouvrier et de la complexité politique de cette période de l’histoire et de ses prolongements. Quinze auteure-s, historien-ne-s, journalistes, militant-e-s syndicalistes et écrivain-ne-s, dont Jean-Claude Izzo et Robert Mencherini, président de Promemo, ont participé à ce livre, où alternent description des faits, résultats d’enquêtes minutieuses dans les archives, réflexions et analyses, notamment sur les rapports entre la République et le mouvement ouvrier ; la lutte contre la monarchie ou le clergé, dénominateur commun entre radicaux, socialistes et anarchistes, ne saurait masquer les divergences profondes entre “modérés” et révolutionnaires, centralisation jacobine et fédéralisme des “villes libres”, république bourgeoise (et sanguinaire !) de Thiers et république communaliste portée par une base ouvrière largement évoquée ici. Roger Vignaud recense une grande diversité de métiers chez les communards, par exemple dans le domaine du bois : canniers, charpentiers, charretiers, doreurs, ébénistes, fabricants de chaises, marchands de meubles, menuisiers, tanneurs, marchands d’antiquité, scieurs de long, sculpteurs, tonneliers, tourneurs de chaises, vernisseurs. Jean-Louis Robert note la dimension internationale des “révolutionnaires migrants du XIXe siècle qui fabriquent du lien entre Paris et la province, entre la France et les États-Unis et qui dépassent les particularismes”. La presse régionale a été étudiée par Colette Drogoz, et les formes d’expression les plus variées n’ont pas été oubliées, à commencer par les récits, chansons et poèmes en langue occitane, “langue exclusive des ouvriers” à l’époque, rappelle Glaudi Barsotti. Rémy Nace, lui, ravive le souvenir de “La commune en chantant”, revisitée par Jean Ferrat ou Michel Legrand.

D’abondants témoignages

Enfin, la qualité et la quantité des documents reproduits, photos, dessins, affiches, et l’abondance des témoignages revivifient l’époque. Une première tentative d’instaurer la Commune a lieu à Marseille dès le 8 août 1870, puis, dans une “cité qui se distingue depuis un siècle par un ardent esprit de combat démocratique et socialiste, une commune avant la lettre fut proclamée dès le 1er novembre 1870”, note Maurice Dommanget, avant de relater la brève expérience communaliste marseillaise, du 23 mars au 4 avril 1871. Si la Commune s’installe et “triomphe sans une goutte de sang”, se félicite Gaston Crémieux, elle n’en sera pas moins écrasée dans le sang par les troupes du Général Espivent De La Villeboinest qui tirent depuis Notre-Dame-de-la-Garde, rebaptisée Notre-Dame de la Bombarde, et depuis le fort Saint-Nicolas sur la Préfecture ; or cette dernière n’a pas les moyens militaires pour riposter. Le Général “si couard devant le Prussien”, entra le lendemain dans la ville aux cris de “Vive Jésus ! Vive le Sacré-Cœur !”, parfaite alliance du sabre et du goupillon.

Une répression sanglante

Cent cinquante insurgés périrent, mais le Général fit aussi d’autres victimes civiles. Gaston Crémieux refusa de fuir, il fut arrêté, jugé, condamné à mort et fusillé dans les Jardins du Pharo, à Marseille, le 30 Novembre 1871. Un poignant témoignage de l’exécution en langue occitane est retranscrit avec sa traduction dans le livre. S’y ajoutent des documents beaucoup plus récents, ceux qui relatent la commémoration des 140 ans de la Commune : le procès de Crémieux, rejoué par de vrais magistrats au Palais de Justice de la cité phocéenne, conclut à l’acquittement du prévenu, réhabilitation tardive et symbolique de “l’avocat des pauvres”, du communard injustement exécuté, dont un nom de rue perpétue le souvenir à Marseille.

Les conditions de détention

Particulièrement émouvante, la chronique de la détention des communards à la maison centrale de Nîmes tenue par Alphonse Éberard, instituteur, est présentée par Raymond Huard. D’abord incarcérés au fort Saint-Nicolas puis au Château d’If, les prisonniers politiques sont ensuite assimilés aux détenus de droit commun. “Se déclarent-ils libres-penseurs ? Il leur fut répondu qu’on ne connaissait point cette religion”. Ils vont cependant revendiquer et reconquérir leurs droits, exprimer leur indépendance idéologique lors de la visite de l’évêque, avant de recouvrer la liberté.

Si les acteurs de la Commune sont essentiellement des hommes, un chapitre est cependant consacré à Louise Michel par Daniel Armogathe. Elle a séjourné à Marseille à six reprises, et a aimé une ville combative : “c’est la résistance historique de ses habitants aux divers oppresseurs qui l’enthousiasmait”. La célèbre communarde, qui fut déportée en Nouvelle-Calédonie, “ne sépare jamais la lutte des femmes de celle de tous les opprimés”. Elle est morte le 9 Janvier 1905 à Marseille. Contrairement à Crémieux ou à Clovis Hugues, poète condamné à trois mois de prison pour sa Lettre de Marianne aux Républicains, elle n’a pas de rue à son nom à Marseille, mais une plaque commémorative et un rond-point honorent toutefois sa mémoire.

Je laisserai à Rémy Nace le mot de la fin :

“La Commune pour moi c’était…

Un rêve devenu réalité pendant quelques jours

une grande douleur

une espérance pour toujours…”

Marie-Noëlle Hopital

1870 1871 autour de la Commune de Marseille , sous la direction de Gérard Leidet et Colette Drogoz, postface de Jacques Rougerie, Éditions Syllepse et Promemo Provence, Mémoire et Monde Ouvrier, 2013.

À commander à l’EDMP (8 impasse Crozatier, Paris 12e, 01 44 68 04 18, didier.mainchin@gmail.com).


http://www.emancipation.fr/spip.php?article1296
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Re: La Commune de Paris, et Lyon

Messagede bipbip » 28 Mar 2016, 15:26

St Girons (09), les vendredis 1er et 8 avril 2016

Projection du film "La Commune (Paris, 1871)", de Peter Watkins,
mélange de documentaire, fiction et théâtre.

Compte-tenu de la durée du film (3h30), deux projections sont organisées au Palmier : 1ère partie le vendredi 1er avril à 20h et la 2nd partie le vendredi 8 avril à 20h.... Rendez-vous à 19h pour une auberge espagnole !

au Squat du Palmier, 59 avenue du Maréchal Foch, St Girons

http://ariege.demosphere.eu/rv/7515
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Re: La Commune de Paris, et Lyon

Messagede ARTHUR » 31 Mar 2016, 19:48

16 avril 2016 : Commémo « toute syndicale ».

COMMEMORER LE « PARTI DU TRAVAIL ».
Il y a deux habitudes commémoratives concernant La Commune de Paris. Celle de son premier jour (18 mars), ou plus généralement de son dernier (28 mai).
Il est, cependant, une date qu’il nous paraît singulier de retenir, dans la courte et intense vie de la Commune de Paris : celle du 16 avril 1871.
Ce jour dit, l’Assemblée communale adopte : le « Décret de convocation des chambre syndicales ouvrières ».
Il y a urgence car, dans le Paris de la Commune, seuls 114 000 des 600 000 ouvriers ont alors encore un travail.
La commission, ouverte à toutes les corporations, syndicats et sociétés de crédit mutuel, rassemble le 18 mai : 42 associations ouvrières de production et 34 chambres syndicales.

COMMEMORER L’INTERNATIONALISME
Le Hongrois Léo Franckel, membre de cette commission, demeure une image emblématique de ce moment révolutionnaire. Comme près de deux mille autres, il fait parti de ces étrangers, restés inconnus ou devenus célèbres, venus grossir les rangs communards.
Parmi eux, les travailleurs immigrés de l’époque (10% des ouvriers parisiens) : Luxembourgeois et Belges, formant une « Légion fédérale belge », prémisse de brigades internationales, que l’Histoire du 20ème siècle retiendra ; les révolutionnaires exilés venus chercher asile dans le pays incarnant les Droits de l’homme, comme ces Polonais et leurs généraux fédérés : Dombrowski et Wroblewski, ou ces Italiens, souvent Garibaldiens.
Et encore des Hongrois, des Suisses, des Roumains, des Espagnols, des Américains, des Allemands, des Hollandais, des Autrichiens, des Danois, des Anglais, des Russes, dont Elisabeth Dmitrieff, cofondatrice de « l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés » ; des Turcs, des Egyptiens, des Haïtiens ; des noirs et des arabes enrôlés dans les colonies pour servir l’armée impériale.

Le syndicat unifié du Bâtiment vous invite à le rejoindre le 16 avril à 10h au mur des fédérés

http://www.cnt-f.org/subrp/spip.php?article918
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Re: La Commune de Paris, et Lyon

Messagede bipbip » 10 Avr 2016, 12:56

Saint-Denis, Jeudi 14 avril 2016

Conférence sur la Commune de Paris de 1871

La Commune de Paris de 1871, une première tentative de république démocratique et sociale

par Georges Aillaud, ingénieur, membre des Amies et Amis de la Commune - 1871

Cette conférence rappellera le contexte de la révolution industrielle, qui s'accompagne de la montée du mouvement ouvrier. Le conférencier montrera comment la Commune, évènement à forte participation ouvrière, sauvagement réprimé, préfigure de nouvelles formes de démocratie.

à 10h, Musée d’Art et d’Histoire de Saint-Denis,
22 bis rue Gabriel Péri 93200 Saint-Denis

Entrée libre

http://www.commune1871.org/?Jeudi-14-av ... LA-COMMUNE
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Re: La Commune de Paris, et Lyon

Messagede Pïérô » 13 Avr 2016, 01:20

Paris, samedi 16 avril 2016

Montée au mur des fédérés

Commémoration de l'internationalisme

145e anniversaires de la Commune de Paris

Le syndicat unifié du Bâtiment commémorera l'internationalisme dans la commune de Paris le 16 avril à 10h au mur des fédérés.

http://www.cnt-f.org/subrp/spip.php?article918

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Deux jours pour La Commune à MARSEILLE 16 et 17 avril 2016

Messagede Béatrice » 15 Avr 2016, 17:58

samedi 16 avril et dimanche 17 avril 2016 à MARSEILLE

Deux jours pour La Commune
Projection-Rencontre autour du film de P. Watkins

Face au projet de requalification de la Plaine à Marseille, les habitants et usagers de la place se mobilisent et s’organisent en assemblée. Primitivi, « télévision de rue », s’interroge sur la manière d’intervenir dans cette lutte en tant que média. Comment agir sur le monde et écrire le récit populaire et collectif de cette histoire ?

- 16 avril 17 h à Dar Lamifa
Projection de LA COMMUNE (5h45) - pause Repas à 20 h
127 rue d’Aubagne, 13001

- 17 avril 15 h chez Jadis Igor Journee de discussion/ATELIER AVEC « rebond pour la Commune » + apéro-communard avec la compagnie kta
inscrivez-vous en ÉCRIVANT À PRIMITIVI chez NO-LOG.ORG
53 rue de Bruys, 13005

5 mars 1852 « les chambrés sont des lieux de réunion qui se rencontrent en grand nombre dans les bourgs et villages et dans lesquelles s’assemblent chaque soir pour y passer une partie de la nuit, tous les ouvriers de l’agriculture et autres, ainsi que les petits artisans, ménagers ou propriétaires paysans. Le temps se passe dans la chambrée à jouer, à boire, à lire quelques mauvais journaux au rabais et surtout à se livrer à des appréciations politiques au niveau de l’intelligence et de l’instruction des gens qui fréquentent ces lieux. C’est de ces réunions que sont parties depuis plusieurs années toutes les excitations démagogiques qui ont jeté le département dans la crise terrible à laquelle il a été livré en décembre dernier. » Rapport du préfet Daniel Pastoureau”

C’était l’année d’après l’insurrection dans le Var et les basses-Alpes contre le coup d’État de celui qu’on appellerait bientôt Napoléon III, et 20 ans avant la Commune de Paris. Alors continuons à discuter ensemble !!

Plus d’infos :
http://www.primitivi.org/spip.php?article715

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Re: La Commune de Paris, et Lyon

Messagede Pïérô » 02 Mai 2016, 11:32

Paris, compte rendu du 16 avril

Au matin… ils étaient encore debout !

Comme prévu, une délégation du Syndicat de Bâtiment, est montée au Mur des Fédérés, pour commémorer, à sa manière le 135ème anniversaire de la Commune de Paris.

Dans un moment ou les manifestants de « Nuit debout » rebaptisent la « Place de la République » en « Place de la Commune », il nous semblait important de rappeler la date du 16 avril 1871 et les valeurs coopératives et autogestionnaires dont la Commune s’est, en cette date, voulue porteuse.

... photos : http://www.cnt-f.org/subrp/spip.php?article940
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