Violence policière - violence d'Etat

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Messagede bipbip » 25 Juin 2015, 14:54

L’Etat condamné pour « faute lourde » après des contrôles au faciès

Le jugement était attendu depuis près de trois mois et marque une première en France. La cour d’appel de Paris a condamné mercredi 24 juin l’Etat français pour « faute lourde » dans cinq cas de « contrôle au faciès », selon les avocats des plaignants. L’Etat s’est vu ordonner par la cour d’appel de Paris de verser 1 500 euros de dommages et intérêts aux intéressés, a précisé Me Félix de Belloy.

Déboutées en première instance en juillet 2013, treize personnes dénonçant des discriminations lors de contrôles de police « au faciès » avaient interjeté appel le 25 février 2015 pour demander réparation. Toutes avaient décrit des contrôles abusifs, parfois associés à des palpations ou à des manques de respect comme le tutoiement ou des marques de familiarité. Pour cinq d’entre eux, la cour a jugé que ces contrôles n’étaient « pas justifiés », qu’ils « étaient bien discriminatoires », selon Me Félix de Belloy.

... http://www.lemonde.fr/police-justice/ar ... MmKWFpF.99
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 12 Juil 2015, 14:04

Un photographe de Taranis News perquisitionné à Rennes, disques durs saisis et accusations obscures
http://www.taranisnews.com/post/1236414 ... sitionne-a
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Messagede Pïérô » 17 Juil 2015, 12:19

Bavure policière contre un enfant à Argenteuil

Dans la nuit du 14 au 15 Juillet une jeune personne de 14 ans à reçu une balle de flashball dans les couilles. C’est à Islametinfo (média réactionnaire) que les parents se confient dans l’immédiat, les autres médias prendront plus de 24 heures pour réagir et dévoiler l’affaire.

... https://paris-luttes.info/bavure-polici ... nfant-3587
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Messagede bipbip » 11 Sep 2015, 00:54

“Mets-toi par terre, enculé!”: nouvelles révélations sur la mort suspecte d’Amadou Koumé

Amadou Koumé, 33 ans, père de deux enfants, est mort dans la nuit du 5 au 6 mars dernier dans un commissariat du Xe arrondissement. Six mois plus tard, un témoin relate la violence de son interpellation.

Le 6 mars dernier, un intérimaire de 33 ans s’écroulait dans un commissariat du Xe arrondissement suite à son interpellation près de la Gare du Nord. Sa mort ne s’était ébruitée que le 20 avril. Le Parisien citait alors une source judiciaire qui expliquait de manière lapidaire : “quand les policiers ont voulu le menotter, il s’est débattu. Ils ont dû procéder à une manœuvre d’étranglement pour lui passer les menottes. A l’arrivée au commissariat à 0 h 25, ils se sont rendu compte qu’il était amorphe. Le Samu a tenté de le ranimer, en vain”.

... http://www.lesinrocks.com/2015/09/10/ac ... -11773293/
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 28 Oct 2015, 12:40

Megacombi sur Radio Canut : retour sur la prison Bellecour

C’était il y a pile poil 5 ans.
À l’apogée de la rébellion contre la réforme des retraites en 2010, à Lyon, le 21 octobre, la police a enfermé 500 personnes pendant 6 heures sur la plus grande place de France tout en usant de leurs armes de dispersion sur les manifestants qui ne pouvaient pas partir.
Les micros de la mégacombi étaient présent lors de cette opération policière inédite.

Emission à écouter : http://rebellyon.info/Megacombi-sur-Rad ... our-sur-la
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede Pïérô » 29 Oct 2015, 14:51

Chanteloup-les-Vignes : ça flambe contre les violences policières, l’IGPN tente le seau d’eau
https://paris-luttes.info/chanteloup-le ... lambe-3999
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede Pïérô » 11 Déc 2015, 13:10

Interpellations à Tours Nord : après avoir été semés par un scooter, « les policiers étaient déchaînés »

Depuis le dimanche 6 décembre, la vidéo d’une intervention policière à proximité de l’arrêt de tram Beffroi circule sur Internet. On y voit notamment un policier frapper un homme plaqué au sol. Contrôles abusifs, menaces, insultes, interpellations… Les flics s’en sont pris en particulier à une famille qui compte bien porter plainte. Retour sur ce qui s’est passé.

... http://larotative.info/interpellations- ... -1321.html
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Messagede bipbip » 18 Déc 2015, 01:17

LE COMBAT CONTRE LES VIOLENCES POLICIÈRES SOUS L ÉTAT D URGENCE

A l occasion de la première manifestation contre les violences policières sous l’état d’urgence qui aura lieu au Havre le samedi 19 décembre 2015, et organisé par la famille Abdoulaye Camara assassiné le 16 décembre 2014 par la police, nous consacrons l’intégralité de cette émission au crimes racistes et sécuritaires. Vous entendrez trois interviews de familles qui mène un combat contre les violences polières, celui de Jessica Koumé compagne d’Amadou Koumé mort dans la nuit du 5 au 6 mars 2015, et de Essia Raba, cousine de Hocine Bourras mort le 26 aout 2014, et celui de Abdourahmane Camara.

émission à écouter : https://actualitedesluttes.info/?p=343
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede altersocial » 18 Déc 2015, 17:35

Des adolescents portent plainte pour violences policières

Dénoncer des violences policières à la justice à 15 ans est généralement impensable quand on vit dans un quartier populaire. Le juge, cet homme qui condamne et éloigne quelques mois, parfois plus, un frère, un voisin, est rarement considéré comme un allié. Dix-huit garçons et filles du XIIe arrondissement à Paris ont pourtant franchi le pas. Jeudi 17 décembre, avec le soutien de leurs éducateurs, ces lycéens ont signalé des faits de « violences volontaires aggravées », d’« agression sexuelle aggravée », de « discrimination » et d’« abus d’autorité » de la part de policiers au procureur de la République de Paris. Leur quotidien était devenu invivable. La plainte est déposée contre X mais dans toutes les têtes « X » a un nom : « les Tigres », comme se surnomment les policiers de la BSQ, la brigade de soutien de quartier.

Partagez un sandwich avec ces jeunes du quartier Reuilly-Montgallet, un quartier dense mais pas franchement difficile coincé entre la gare de Lyon et la place de la Nation, ils vous expliqueront : les contrôles, c’est minimum une fois par jour. Parfois plus. Certains dérapent. Les violences dont ils parlent ont eu lieu entre l’été 2013 et l’été 2015. Seules ont été retenues pour la plainte celles pour lesquelles des témoins pouvaient confirmer leurs dires. La police n’a pour le moment pas souhaité réagir.

Le premier incident, reflet de tant d’autres, remonte à l’été 2013, un soir de ramadan. Il est 20 heures, Jérémy rentre chez lui avec un copain. Deux policiers les arrêtent et procèdent à une « palpation de sécurité ».

L’un, « musclé », « les cheveux noirs coiffés avec du gel » lui met « les doigts dans les fesses ». « Arrête de te contracter laisse toi faire », lui ordonne-t-on. Jérémy aurait reçu un coup dans les côtes. A son ami aussi, on a mis un doigt dans les fesses.
« Atteinte à la dignité humaine »

Les « vérif », c’est une fois par jour, « les doigts dans les fesses », « au moins une fois par semaine », estime Yassine. Le défenseur des droits n’a pourtant de cesse dans ses décisions de « déplorer le caractère systématique de la palpation de sécurité », une « atteinte à la dignité humaine » si rien ne laisse penser que la personne dissimule un objet. Dans tous les cas, elle « doit intervenir dans un local retiré du commissariat », rappellent Mes Slim Ben Achour et Félix de Belloy, les avocats des adolescents. Et la présence d’un médecin est « indispensable » pour toute fouille approfondie.

S’opposer à un contrôle des « Tigres » expose à des représailles. Lors des vacances de Noël 2013, trois policiers contrôlent Mamadou et ses amis qui traînent sur un banc. Mamadou voudrait qu’ils laissent les filles en dehors de tout ça. « L’avocat » est jeté à terre. Le lendemain, les « Tigres » patrouillent en voiture. L’un d’eux aurait ouvert sa fenêtre et agrippé le garçon par le bras, le forçant « à marcher à l’allure du véhicule ». « L’avocat » finit par se libérer. « Rébellion ! », crient les agents qui l’auraient alors plaqué contre le mur et frappé « au niveau des hanches ».

La vue de la police fait fuir les jeunes des quartiers. C’est un réflexe, qu’ils aient quelque chose à se reprocher, ou non. A Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), en 2005, Zyed et Bouna sont morts d’avoir couru. Un soir d’avril 2014, nouveau contrôle, dalle Rozanoff, dans le 12e. L’un des agents fait signe à Alassane et Mamadou d’approcher. Ils refusent, s’éloignent puis courent. Barrage. Plaquage contre le mur. « Pourquoi courez-vous ? », demandent les policiers. « La peur », répondent les garçons.

Les cartes d’identité volent. « Ramassez, bande de chiens », ordonnent les « Tigres ». Les coups partent : Alassane est frappé au visage, Mamadou à l’épaule. Du gaz lacrymogène fuse. L’épicier à qui les garçons ont demandé du lait pour calmer leurs brûlures a vu les policiers repasser, hilares. « Alors les singes, la prochaine fois, vous ne courrez pas ! »
Coups et brûlures

« On pisse sur le ramadan », « espèce de Libanais de merde », « connards, sales noirs ». A chaque contrôle, les insultes pleuvent. Le conflit jeunes-policiers, dalle Rozanoff, dure depuis des années. Les grands frères disent avoir connu les mêmes brimades. « Mais maintenant, ils s’en prennent aux petits, dès 12 ans », déplore un presque trentenaire. De la musique écoutée sur un téléphone, en fin d’après-midi ? « Contravention pour tapage nocturne ». Une balade entre copains le long de la promenade plantée ? Une invitation ferme à rentrer chez-soi. Qu’ils osent répondre avoir l’autorisation de leurs parents, c’est une clé de bras. Les jeunes d’autres quartiers n’ont rien à faire ici. S’ils ne comprennent pas, c’est la gazeuse.

Longtemps, les parents n’ont rien su. Quand le commissariat appelait, la police avait forcément raison. A force d’être contrôlé, un garçon de 13 ans a été envoyé un an au Mali, par sa famille. A présent que les langues se délient, les adultes réagissent un peu plus. Le 5 janvier 2015, une intervention au bas d’un immeuble a fait descendre une mère. « Fermez-la, où je vous embarque », s’est-elle entendue répondre quand elle a demandé leur matricule aux policiers, qui l’auraient « ensuite narguée » sans jamais le lui donner.

Les violences se déroulent aussi au commissariat. La mère de Théo « constate régulièrement des traces de coups et de brûlures au gaz lacrymogène sur le visage » quand elle y récupère son fils, écrivent les avocats. Le 22 avril 2015, six jeunes s’enfuient de la dalle à la vue des policiers.

L’un des six est rattrapé, jeté à terre, gazé. Au commissariat, il se retrouve, seul dans une pièce. Un agent attend qu’il se déshabille. « Alors, t’as mal ? », lui demande-t-il à la vue du visage rougi par le gaz. « Attends, je t’en mets de l’autre côté. » « Est-ce que vous allez dire ce que vous avez fait dans la salle de fouille ? », demande le garçon en sortant. « Si tu veux déposer plainte, il n’y a pas de problème, il y aura du répondant », lui a-t-on rétorqué.
Contrôles au faciès

Une médiation a été tentée par les éducateurs de l’association Soleil et le service de prévention de la police. La maire du XIIe a ouvert les terrains de sport, développé la danse, les ateliers d’écriture : « Il est vrai que le partage de l’espace public entre générations est l’un de mes sujets quotidiens », reconnaît Catherine Baratti-Elbaz. Mais il y a eu des représailles. « Les policiers n’aiment pas les balances », expliquent les jeunes. La situation empirant, l’ONG anglo-saxonne Open Society Justice Initiative les a encouragés à déposer plainte. Le duo d’avocats qui défend le dossier n’en est pas à son coup d’essai. En juin, ils ont obtenu, pour la première fois, la condamnation de l’Etat pour « faute lourde » après une série de contrôles d’identité au faciès, une action, là encore, soutenue par Open Society.

C’est cette même ONG qui avait financé une étude menée à Paris, en 2007 et 2008, sur les contrôles discriminatoires. Les résultats confirmaient ce que les associations dénonçaient depuis des années : en France, lorsqu’on est noir ou d’origine arabe, on risque respectivement 6 et 7,8 fois plus de se faire contrôler que lorsqu’on est blanc. L’étude disait aussi que les personnes habillées « jeunes » représentaient 10 % de la population étudiée, mais étaient contrôlées dans près de la moitié des cas. Brayan, Kevin, Théo et leurs amis, qui portent des vestes de sport et ont des parents bien souvent nés à l’étranger, cumulent tous les handicaps.

Emeline Cazi
Journaliste au Monde
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 31 Déc 2015, 03:11

Un juge d’instruction va être saisi dans l’affaire Babacar Guèye, jeune Sénégalais abattu par la police

Un juge d’instruction va être saisi par l'avocat de la famille pour élucider les circonstances de la mort de Babacar Guèye, jeune Sénégalais abattu de cinq balles par la police rennaise (France) au début du mois de décembre.

... http://www.jeuneafrique.com/290072/soci ... tu-police/
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede Pïérô » 04 Jan 2016, 12:27

À Pantin, une famille agressée par la police réagit

Compte-rendu d’une conférence de presse suite aux violences policières subies par la famille Kraiker, le 14 et 26 décembre, dans le quartier Hoche de Pantin.

... https://paris-luttes.info/a-pantin-une- ... e-par-4633
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 08 Jan 2016, 02:31

Violences policières - A Pantin la BST se défoule

Reportage à Pantin le mercredi 30 décembre 2015 lors de la conférence de presse organisée par la famille Kraiker et le Comité de vigilance contre les violences policières à Pantin suite aux violences policières répétées de la BST (Brigade Spéciale de terrain). La parole à la famille, aux militant.e.s et aux habitant.e.s du quartier.

Lundi 14 décembre 2015, à Pantin, dans le quartier Auger, Zahra Kraiker, 45 ans, mère de famille de 4 enfants et travailleuse sociale à la mairie de Paris, rentre de son travail aux alentours de 14 H 45.

Approchant de son domicile, elle aperçoit son fils Bilal, 18 ans, à genoux et hurlant de douleurs. Elle apprend ainsi de sa bouche que, suite à un contrôle d’identité, il vient de subir un passage à tabac et que les policiers l’ont abandonné sans soins sur le bitume. Touché aux testicules, sa mère le conduit aussitôt à l’hôpital pour qu’il puisse être hospitalisé d’urgence. Les examens médicaux révèlent l’écrasement d’un testicule avec formation d’un hématome, suite à un violent coup de genoux porté par un des policiers. Il est alors hospitalisé et opéré sur le champ dans la nuit du 14 au 15, à 3 heures du matin.
Le mardi 15 décembre, à sa sortie de l’hôpital à 18 heures, et comme le permet la loi, Bilal se rend avec ses parents pour porter plainte au commissariat de Pantin dont sont issus les policiers incriminés. Ils essuient un refus d’enregistrer la plainte et se voient forcés d’aller porter plainte dans un commissariat du 19ème arrondissement.

15 jours après, le 26 décembre 2015, Zahra Kraiker est dans son appartement lorsqu’elle entend une forte déflagration venant de l’extérieur. Inquiète, elle regarde par la fenêtre et demande aux jeunes présents au pied de l’immeuble ce qui a bien pu se passer. Les jeunes lui apprennent que son fils Bilal vient d’être arrêté, menotté et enfermé dans une voiture de police.

Prise de panique au regard notamment de l’état de santé de son fils, pieds nus, elle descend au bas de l’immeuble pour s’enquérir d’elle-même de ce qu’on vient de lui apprendre. Malgré ses demandes réitérées cordialement pour connaître les motifs de son arrestation, elle est prise à partie par les policiers et la passent aussi à tabac en l’aspergeant de gaz lacrymogène.

Wassil, un de ses fils âgé de 15 ans et demi, arrivant sur les lieux, assiste traumatisé au tabassage de sa mère. Alors qu’il leur demande d’arrêter, il se voit subir à son tour un passage à tabac.

Un reportage réalisé par l’équipe de l’émission Au Fond Près Du Radiateur

à écouter : http://sonsenluttes.net/?Violences-poli ... se-defoule
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 13 Jan 2016, 01:22

Police : Permis de bavure

Mais qu’est-ce qu’on va faire du Permis de tuer ?

Open bar pour les syndicats policiers ? Enfin pour certains d’entre eux. Ceux qui sont au paysage syndical de la maison poulaga ce que le FN est à l’échiquier politique. Les revendications « sociales » des hommes en bleu marine ? Oubliées  ! Car, mon bon monsieur, ce ne serait pas décent alors que le pays est à feu et à sang de venir réclamer, qui le paiement des heures supplémentaires, qui une augmentation des journées de récupération. Non, pour Alliance police nationale, désormais suivie par toutes les autres organisations professionnelles au nom de la guerre contre la barbarie, ce qu’il faut à nos nouveaux héros, outre le fait de disposer de la puissance de feu d’un croiseur le jour comme la nuit, en service comme au supermarché, c’est un permis de tuer en bonne et due forme.

La supplique est ancienne et la famille Le Pen l’a fait figurer, pas très loin du rétablissement de la peine de mort, dans son « top ten » des mesures à appliquer d’urgence sous le doux nom de « présomption de légitime défense » pour les forces de l’ordre. Au printemps dernier, embrayant sur le sacrifice admirable des flics lors des funestes événements de janvier, le brave parmi les braves Éric Ciotti, ci-devant député Les Républicains des Alpes-Maritimes, déposait un projet de loi allant dans ce sens. A l’époque, Bernard Cazeneuve, ministre de la Police sans doute encore éprouvé par la mort de Rémi Fraisse à Sivens en octobre 2014, s’empressait d’écarter la proposition au motif du respect de la Convention européenne des droits de l’homme. Il concédait aux faucons un vrai groupe de travail sur cette question, rassemblant parlementaires de tous bords et haute hiérarchie de la Sécurité nationale. Sur l’air du « on s’en reparle pendant un prochain dîner en ville … »

Mais qu’apprend-on dans l’édition du Monde daté du 12 novembre dernier, soit 24 heures avant le massacre du 13 ? Alors qu’il s’était fait un peu chahuter lors du congrès d’Alliance au début du mois, le ministre se déclarait à présent favorable à une « modification des conditions d’engagement des policiers ». Dans le sens d’un assouplissement qui les rapprocherait de celles en vigueur pour les gendarmes. Et si tout cela n’était que l’ultime prurit d’une bonne vieille jalousie inter-services ? Voyons plutôt  : en gros, les pandores, protégés par leur statut militaire, peuvent faire usage de leurs armes après sommation. Ce qui les autorise sans risquer une condamnation par la justice à tirer dans le dos d’un imprudent qui s’enfuit. C’est ainsi qu’est mort Joseph Guerdner, un gitan de 26 ans, abattu de trois balles par l’adjudant Christophe Monchal alors qu’il tentait de s’évader, les mains menottées dans le dos, de la gendarmerie de Draguignan (Var) en mai 2008. à l’issue du procès aux assises intenté par la famille de Joseph en 2010, Philippe Guémas, l’avocat général, avait eu ces propos éclairants  : « Ce qui me paraît malsain c’est qu’on autorise les gendarmes à faire usage de leurs armes, et qu’ensuite on leur reproche. On met les gendarmes dans des situations impossibles. Si on ne veut plus que les gendarmes fassent usage de leur arme, il faut avoir le courage politique de modifier le cadre légal et d’aligner leur statut sur celui des policiers. » Cinq ans plus tard, c’est donc l’inverse qui serait entériné par le gouvernement.

Très maigre lot de consolation  : en avril 2014, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France à dédommager les proches de Joseph Guerdner. « Il ne peut y avoir pareille nécessité [d’ouvrir le feu] lorsque l’on sait que la personne qui doit être arrêtée ne représente aucune menace pour la vie ou l’intégrité physique de quiconque […], même s’il peut en résulter une impossibilité d’arrêter le fugitif », avait précisé la Cour. Finalement, après les avoir tant redoutées, le ministre Cazeneuve, droit dans ses bottes, s’apprête à subir les condamnations sans sourciller.

http://cqfd-journal.org/Police-Permis-de-bavure
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 16 Jan 2016, 14:54

A Bobigny, une balle dans le dos et un acquittement

Le procès du policier qui a abattu Amine Bentounsi par derrière le 21 avril 2012 s’est conclu sur un verdict de clémence au nom de la légitime défense.

L’affaire avait enflammé l’entre-deux-tours de la présidentielle de 2012. Amine Bentounsi, un délinquant de 28 ans, était tué d’une balle dans le dos par Damien S., gardien de la paix au commissariat de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis). Depuis les faits, ce dernier a toujours affirmé avoir agi dans le cadre de la légitime défense. Sa mise en examen - pour «homicide volontaire» au départ - avait poussé de nombreux policiers à exprimer leur mécontentement en descendant les Champs-Elysées. Vendredi, l’avocat général requiert cinq ans de prison avec sursis. A 20 h 30, le président prononce le verdict : le policier est acquitté. Dans la salle, une large partie du public scande : «La justice acquitte, la police assassine.»

... http://www.liberation.fr/france/2016/01 ... nt_1426816
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 24 Jan 2016, 02:22

Recensement de personnes tuées par la police ou à cause de son action : 2005-2015
http://atouteslesvictimes.samizdat.net/?page_id=692
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