de moolood » 27 Déc 2008, 11:59
Et puis merde, sur quoi diverge t-on au juste ?
Si, dans l'absolu, on tombe clairement d'accord à la fois:
- sur la liberté dans ses deux versants complémentaires collectif et individuel
- sur l'auto-gestion économique participative volontaire.
- sur l'horizontalité de base d'organisation des structures décisionnelles.
- sur les valeurs anti-autoritaires, laiques, egalitaristes, progressistes, rationnalistes,...
Je ne vois pas où est le problème.
Dans l'application sur le terrain ? Le terrain n'est pas une entité vierge qui attend sagement à ce qu'on y experimente des idées abstraites, c'est aussi bien la source que l'objet de l'action...J'ai l'impression d'enfoncer des portes ouvertes... Si l'application est dogmatique et opportuniste dans le style "l'auto-gestion pour moi c'est ça et je vous emmerde", le résultat ne sera certainement pas fameux. Une concertation permanente et suivie est de mise pour éviter la confusion dans les notions à travailler. Attention toutefois à ne pas s'affubler de gardiens patentés des saintes ecritures.
Ainsi, je vois que l'application de notions combinées, je dirais imbriquées et non-isolées, en maillons solidifiés par l'action concertée de tous et de chacun à la fois, est une des garanties de la viabilité du projet anarchiste.
Le problème est donc dans le fait de se revendiquer individualiste, syndicaliste, feministe, non-violent et je ne sais quoi encore ?
A mon avis, la question est que peut apporter un individualiste par exemple au projet anar ? Si c'est rien, nothing, il dégage la piste, on a mieux à foutre et on n'en parle plus. S'il sert à quelque chose, à quoi au juste ? A faire joli, à se dire que l'anarchie inspire des esprits non-grégaires et qui ne se reconnaissent pas dans des groupes stables aussi libres soient-ils ?
Alors d'accord, pas d'accord ?