Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

Re: DCRI versus "MAAF" :arrestations TGV.

Messagede Nico37 » 09 Déc 2008, 15:45

kuhing a écrit:interview benjamin

extrait... faut acheter libé :confus:


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La Lutte en chantier, chorale militante, Tours a écrit: La lutte en chantier lit et chante des textes en soutien aux inculpés de Tarnac,
Samedi 13 Décembre 14H30
Rendez vous place Jean Jaures, SABOTONS LA MACHINE ANTITERRORISTE!
Venez avec votre matériel de groupuscule à vocation terroriste!
LIBERTÉ POUR TOUS LES INCULPES DE L'AFFAIRE DU 11 NOVEMBRE
FIN DE TOUTES LES POURSUITES JUDICIAIRES A L'ENCONTRE DES INCULPES

A samedi, La Lutte en Chantier



LIBERTE POUR JULIEN ET YLDUNE !

PARIS : RASSEMBLEMENT PLACE DE LA SORBONNE LUNDI 15 DECEMBRE A 14H

SABOTAGE A LA SNCF : DEUX ETUDIANTS EN PRISON
NOS CAMARADES NE SONT PAS DES TERRORISTES !


Vous l’avez vu à la télé le 11 novembre dernier : les soi-disant saboteurs de la SNCF auraient été arrêtés. On parle d’un groupe d’anarchistes installés dans une ferme à la campagne qu’on présente comme « un groupe terroriste autonome ». Cinq personnes sont emprisonnées. Le 2 décembre, trois d’entre elles sont finalement libérées, mais Julien (étudiant à l’EHESS) et Yldune (étudiante à la Sorbonne) restent en prison.

La police reconnaît elle-même n’avoir aucune preuve contre eux. Juste des soupçons. Seuls éléments matériels : des outils que tout le monde a chez soi. Alors, pour se justifier, la police explique que Julien et Yldune auraient garé leur voiture au bord d’une voie ferrée… comme le font tous les jours des millions de gens ! Qu’ils auraient même vu après leur passage des « étincelles » sur un caténaire ! Pas de sabotage, mais des étincelles ! Ca alors ! Donc désormais, sachez-le : pour chaque étincelle que fera le RER que vous prenez chaque matin, vous risquez vingt ans de prison !

Comme il n’y a aucun élément sérieux, le seul truc que la police trouve à dire c’est « Oui, on a aucune preuve contre eux, mais quand même ils ont écrit un livre qui appelle à l’insurrection ». On en vient donc à l’essentiel : ces camarades sont en prison pour un livre (« L’Insurrection qui vient », publié aux éditions La Fabrique, et en vente à la Fnac) « qu’ils auraient écrit ». Une information à prendre au conditionnel…

Donc vous avez bien compris : aujourd’hui deux étudiants de la Sorbonne et de l’EHESS sont en prison pour un livre « qu’ils auraient écrit ». La police avoue qu’en fait elle ne sait pas vraiment qui a écrit ce livre. Ben forcément : c’est un livre anonyme, personne ne sait qui l’a écrit.

En tous cas, ce qui est sûr, c’est que Julien et Yldune sont en prison pour leur engagement politique… « supposé »... Ils n’ont peut-être pas écrit ce livre mais la police prétend les avoir vus dans des manifestations. Et à partir de là en conclue que ce sont des anarchistes, et donc des terroristes. Concrètement ça veut dire qu’on a plus le droit de penser ce qu’on veut. Donc un petit rappel : nous revendiquons la liberté de pensée, et donc également le droit d’être anarchiste, et ça que l’on soit anarchiste ou pas.

Julien et Yldune ne sont pas des terroristes. Ce sont des étudiants : ce sont nos camarades et nous ne les laisseront pas en prison sous prétexte que leurs idées « supposées » ne plaisent pas à Nicolas Sarkozy.

Une attaque contre des étudiants est une attaque contre tous les étudiants. Par conséquent, nous exigeons la libération immédiate de Julien et Yldune. Nous exigeons leur libération immédiate et nous appelons tous les étudiants à se mobiliser pour leur libération.

Interfac Paris


Sabotages SNCF : "Ils ont été condamnés dès la perquisition"
Par Rue89 | 10/12/2008 | 18H44

Les parents d'Yldune, détenue dans le cadre des sabotages à la SNCF, ont répondu en tchat à vos questions sur Rue89.


Le tchat

► unpticon:
Avez vous-eu des signes de soutien d'associations et/ou des partis politiques et de leur représentants? Et pourriez-vous donner quelques recommandations de lecture à un pticon qui connait pas grand-chose dans les livres…

La Ligue des droits de l'homme a fait une déclaration prenant position sur l'affaire, demandant notamment le rejet de la qualification « terroriste » et dénonçant la « violation des garanties constitutionnelles des libertés ». Il y a aussi un communiqué des Verts, de Sud Education... Jeudi 11 à 11h30 à l'Assemblée nationale, il y aura une conférence de presse avec Noël Mamère, Patrick Braouzec, Martine Billard et Bernadette Bourzai, sénatrice de Corrèze.

Quant aux livres, toute la famille aime bien comme auteurs, par exemple: B. Traven et Albert Cossery, Sépulveda...

► E-Fred:
Qu'est ce que le citoyen de base peut faire concrètement pour vous aider, vous et votre famille ?
Informer et que les gens se parlent entre eux. Plus il y aura de gens au courant de ce qui se passe, plus il y aura de chance que, d'abord, Yldune et Julien sortent de prison et surtout que soit abandonnée la qualification « terroriste ».

Nous préparons un site -fragmentsduvisible.org- pour le comité de soutien en Ile-de-France. Il y a des comités de soutien qui se créent partout, avec des informations, des événements, des groupes de discussions. Et tous les 11 de chaque mois, nous voulons faire quelque chose pour faire vivre ce soutien, en organisant des événements.

► Rue89 :

Plusieurs internautes se demandent aussi si vous avez été en contact avec le ministère de la Justice, le parquet général, depuis le début de cette affaire ?

Non, aucun contact.

► Lapin Bleu encore :
Faites-vous le rapprochement avec l'affaire AZF ? L'aviez-vous suivi ? Vous en souvenez-vous ? Qu'en aviez-vous pensé ?

On n'a pas eu le temps de réfléchir à cette question.

► Yves Roland, plus érudit :
Que dites vous de cette opinion de Guy Debord sur le Terrorisme ?
"Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même son inconcevable ennemi, le terrorisme. Elle veut, en effet, être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats. L'histoire du terrorisme est écrite par l'État ; elle est donc éducative. Les populations spectatrices ne peuvent certes pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique."

C'est une réflexion qui est de l'ordre du constat, cela ne permet pas de transformer les choses. Il faut donc sortir de cette mécanique d'interprétation.

► johanjohan :
Toute cette affaire jette une lumière crue sur le dispositif anti-terroriste français. En lisant des témoignages de certains interpelés d'une part et la vacuité du dossier de l'autre, je ne peux pas m'empêcher de penser à toutes les personnes qui ont été auparavant prise dans l'étau aveugle de l'anti-terrorisme, d'habitude lié à l'islamisme. Pensez-vous élargir la bataille qu'il vous faut aujourd'hui mener contre l'ensemble des lois anti-terroristes?

Il y a une volonté de criminaliser tout ce qui n'est pas dans la norme. Tout ce qui est de l'ordre de la désobéissance civile et active est amalgamé à des comportements criminels, alors que ce sont des attitudes qui ne mettent jamais en cause la vie des gens sous aucune forme.
Cette situation met en lumière une vraie dérive du droit. On leur a reproché de ne pas avoir de téléphones portables, de ne pas vouloir se soumettre à la biométrie, voire de vivre à la campagne, comme on a reproché à d'autres d'aller à la mosquée.

► Lohiel :
Est-il absurde d'imaginer que si Julien et Yldune ont été vus près des voies TGV quelques heures avant un incident, c'est parce qu'on leur y avait donné rendez-vous, afin que les policiers chargés de leur surveillance les y voient et puissent en témoigner ?

C'est une bonne idée. Cela nous a effleuré, car on est dans scénario où tout est possible.

► Rue89 :
Est-ce que vous vous sentez une paternité par rapport à ce qu'on a pu dire du bagage intellectuel et/ou idéologique de votre fille ? Le situationnisme, la pensée libertaire ? Pensez-vous que ce qu'on a pu en dire ou en lire a été déformé, grimé ?

On est des gens ayant un sens critique. Les questions nous importent. Quand on réfléchit à un problème, l'intéressant, c'est de trouver. On a voyagé très tôt avec elle, elle a un respect de l'autre, c'est très important d'être curieux, de lire des romans... après, il y a une culture politique et d'analyse sociale, mais qui est de l'ordre de la critique pour reconstruire. Quand on des idées, l'important c'est d'arriver à en réaliser quelques-unes. C'est ce qu'elle a fait.

► Bardamu, doutant de l'intérêt du tchat :
Que vont-ils nous dire de l'éducation d'Yldune... beaucoup de Dolto, sans doute?

Raté. Il y a d'abord l'école de Vitruve et sa philosophie « entreprendre pour apprendre », par des projets concrets. Et le conflit comme source de richesses et apprentissage de la vie. Ce n'est pas Dolto, mais Gérard Mendel, un socio-psychanalyste.

► Rue89 :
Votre fille partageait-elle cette défiance envers les médias?

Qui ne la partage pas aujourd'hui ? On ne peut pas dire « les médias ». Nous distinguons les journalistes qui font leur travail d'enquête et d'autres pas. La question, c'est qui fait quoi ? Qui travaille ? Qui ne travaille pas ? Nous refusons de figurer pour l'émotion et de voir notre parole manipulée. Vous n'imaginez pas la violence que cela représente, la machine à fantasmes que certaines images peuvent produire : inculpés cachés, cagoules, photos de rail dans le brouillard... tout cela veut dire « terrorisme ».

► karlM ("merci, courage et soutien")
Pensez-vous que votre fille porte plainte pour peut-être, « diffamation » contre Alliot-Marie ou contre des journalistes ?

C'est une perspective qu'on se réserve. Quand on voit le traitement de Mediapart, c'est un cas d'école. Le fait de laisser les noms en toute lettre avec les dates de naissance dans le rapport de police, cela veut dire que tu participes du lynchage et cela n'a plus rien à voir avec l'information. C'est de l'abus et c'est irresponsable.
Concernant Alliot-Marie, c'est juste navrant et une incompétence pour un ministre de l'Intérieur. Mardi, elle fait une déclaration en disant qu'il n'y a plus qu'un seul incarcéré. C'est un mensonge. Plus vite elle sera partie, mieux ce sera.

► Elvince :
Compte-tenu des articles, des reportages parus ou diffusés un peu partout, de la méconnaissance manifeste de la part d'une large partie des journalistes quant à la philosophie post ou anti-industriel (alors que la littérature à ce sujet est disponible en librairie - être un lecteur de livres parus à l'Encyclopédie des Nuisances ne fait de personne un terroriste…), pourquoi avoir accepté la proposition de Rue89 ? La forme que prend votre intervention n'est pas de répondre à des journalistes, mais à des internautes. Est-ce la raison pour laquelle vous avez accepté ce rendez-vous avec Rue89 ?

Jusqu'à maintenant, on a accepté de travailler uniquement avec des gens de la presse écrite, devant le déferlement et l'excès d'abus, parce qu'il est possible d'engager un travail de réflexion, de questionnement sur ce qui arrive aux uns et aux autres. Il faut que les gens parlent et prennent la parole. Il faut que les gens arrêtent d'avoir peur. On lâche des chiens dans les écoles, on fabrique de la peur. Est-ce qu'on se pose la question de ce que cela fait aux enfants ? On est là pour essayer de faire qu'il y ait une prise de conscience collective, que ça peut arriver à n'importe qui, n'importe où et n'importe quand, avec les lois telles qu'elles sont appliquées aujourd'hui.

► E-Fred :
La présomption d'innocence a-t-elle été respectée ?

La réponse est dans la question. C'est ce qui nous a le plus choqué au départ : ils ont été accusés et condamnés, alors que la perquisition n'était pas terminée, ni les interrogatoires effectués. Au moment de la perquisition, les policiers ne lui ont posé aucune question. Ils ont fouillé systématiquement tout notre appartement.
La présomption n'a été respectée par personne, mais en plus on a tout de suite utilisé des mots pour faire peur comme « autonomes », « ultra-gauche », « anarchistes ».

► Lapin Bleu encore :

Avez-vous eu des infos du parquet ou des enquêteurs concernant le moindre début de preuve matérielle (alors que les avocats n'ont pas accès au dossier pénal sauf erreur) ?
On a parlé d'empreintes, de traces ADN... tout cela a disparu aujourd'hui. Nous ne savons rien de plus que ce que tout le monde sait. Ce qui apparaît aussi dans le rapport de police publié par Mediapart -dont on ne sait s'il est authentique- c'est que tout cela ressemble à une machination. Nous n'avons pas vu l'avocat depuis qu'il a obtenu le dossier, mardi matin.

► Rue89 :
Vous avez été surpris d'une éventuelle évolution idéologique chez votre fille ? On a parlé de radicalisation... Pourtant vous n'aviez jamais rompu le contact ?

Elle a 25 ans et il n'y a jamais eu de rupture de parole ou quoi que ce soit à la maison. Il ne nous est pas apparu que les autres jeunes étaient en rupture par rapport à leur famille. On a affaire à quelqu'un qui se pose des questions, depuis qu'elle est petite. Elle s'est engagée auprès des mal-logés, à la création du DAL, lorsqu'elle était à l'école Vitruve, avec des enfants qu'elle cotoyait. Elle a toujours été dans la conscience du monde. Elle n'était pas seule dans ce cas, il y a des milliers de jeunes comme elle, avec des questions qui correspondent à notre époque.

► Lapin Bleu :
Pensez-vous qu'il est possible que votre fille soit coupable des faits reprochés ? (Ou a contrario pensez-vous que ce dossier peut être monté de toutes pièces ?)

Qu'on accuse notre fille de terrorisme nous semble incroyable, car qui dit « terrorisme » dit atteinte aux personnes. Et ça, c'est impossible.

► Tigerbill :

Savez vous comment ont fait votre fille et ses copains pour ne laisser AUCUNE trace, ni empreinte digitale, ni ADN, rien, sur les fameux fers à béton ????

Que voulez-vous répondre à ça...

► caro :
J'ai entendu que le mandat de perquisition datait du mois de juin, alors que l'arrestation a été effectuée au mois de novembre. C'est un délai vraiment un peu long s'il s'agissait vraiment de terroristes ! Est-ce que la police a donné une explication plausible sur ce délai ? Un mandat de perquisition suppose déjà des soupçons, mais de quoi ? Etaient-ils déjà considérés comme « terroristes » en juin ?

En fait, dans les deux papiers présentés au moment de la perquisition, le premier -qui ouvre l'enquête pour les services de police français- est daté du 16 avril. C'est le « kit nord-américain ». Une enquête a été ouverte à partir de cette date. L'autre document daté du 6 juin, il ouvre la possibilité de faire des perquisitions dans le cadre de cette enquête. Le dernier document, celui de l'exécution de la perquisition, est daté de la veille ou du jour même. Tout cela, nous le découvrons le 11 novembre à 6 heures du matin.

► Rue89 :
Les termes employés par les médias, la justice et le gouvernement dans cette affaire vous semblent avoir biaisé le traitement du dossier ?

C'est plus que biaisé. La perquisition a duré cinq heures. Cinq minutes après la fin de la perquisition, la télévision était à notre porte. Les policiers n'étaient pas contents. Ils ont remis leur cagoule et ont caché le visage d'Yldune pour sortir. La volonté, c'était d'avoir ces images là pour les diffuser.
Quand Michèle Alliot-Marie a parlé, pendant la perquisition, les présentant comme les coupables, les terroristes, les images étaient déjà prêtes.

► elvince :
Ne sachant pas exactement où en est l'enquête, je me demande pour quel motif votre fille est maintenue en détention alors que (presque) tous les autres suspect-e-s arrêté-e-s ont depuis été remis en liberté.

J'aimerai bien le savoir précisément. L'avocat vient tout juste d'avoir le dossier. Au début, les policiers de la SDAT m'ont dit « c'est pour une enquête, on veut l'interroger ». J'ai répondu que s'ils l'avaient convoquée, elle y serait allée.
Cette histoire de figure du terrorisme vient un jour des Canadiens, un autre jour du FBI, donc elle a bien été fabriquée outre-atlantique. C'est ce que raconte la presse.

► Rue89 :
Avez-vous pu voir Yldune depuis son arrestation ?

La réponse est non. Par contre, on a des nouvelles récentes d'hier et d'aujourd'hui, puisque le juge a déclaré à son avocat qu'il avait signé une autorisation de visite. Depuis mardi, on a téléphoné au greffe de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis où il n'avait rien reçu. Aujourd'hui, nous avons recommencé à téléphoner au greffe, où il n'y avait toujours rien. L'avocat nous a dit que ce n'était pas normal.
On nous a conseillé de rappeler la pénitentiaire, la parole du juge ne pouvant être mise en doute. Et là, on a fini par avoir le secrétariat de la prison nous indiquant que cela passait par le greffe de la maison d'arrêt des hommes. Là aussi, il n'y a rien. A l'âge d'internet, c'est quand même étrange.
Avant le tchat

Si les RG utilisent le terme "anarcho-autonomes" depuis plus de vingt ans, ce n'est pas le cas du gouvernement, qui a attendu la mi-novembre et Michèle Alliot-Marie pour l'endosser à propos des auteurs présumés des sabotages contre la SNCF.

Depuis, les principaux suspects ont été arrêtés, mais la plupart ont été relachés le 2 décembre. L'un d'entre eux, Benjamin Rosoux, s'exprimait largement dans les médias ce mardi matin, sur Europe 1 comme dans les colonnes de Libération.

Dans un vaste interview très volubile, il lie à plusieurs reprises son interpellation à sa présence aux côtés de Julien Coupat à Vichy, où se tenait début novembre le contre-sommet en marge du rendez-vous européen sur l'Intégration. Avec celui que médias et parquet ont vite présenté comme le leader d'une mystérieuse "cellule invisible" à l'origine du sabotage des caténaires, il partage aussi l'aventure de Tarnac.

Pourtant, Benjamin Rosoux a été libéré, même s'il reste sous contrôle judiciaire et est accusé d'"association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Seuls Julien Coupat et son amie, Yldune, restent donc à ce jour en prison. Notamment parce que c'est d'eux qu'est partie l'enquête de la cellule antiterroriste, dès la mi-avril.

A l'époque, le parquet français a été alerté par le FBI, qui a interpellé trois mois plus tôt le couple sur le territoire américain après une manif antimilitaire. Mais aussi parce qu'au ministère de l'Intérieur, on affirme qu'ils ont été aperçus non loin des voies de chemin de fer.

Depuis, vous avez été nombreux à vous poser pas mal de questions. Sur cette "mouvance autonome" aux contours poreux, soudain sous les projecteurs des médias. Mais aussi sur l'enquête en elle-même.

Certains riverains de Rue89 parient ainsi sur un complot, déclinaison corrézienne des "Irlandais de Vincennes". D'autres lancent des invitations pour la fête qui devrait, dit-on, suivre la libération de l'ensemble du "groupe".

Mais d'autres s'interrogent encore sur le parcours de ce couple qui demeure au coeur de l'affaire, commentant une tendance à la "radicalisation" ou un mode de vie "en rupture".

Pas du tout en rupture de ban famillial, Julien et Yldune sont chacun restés en contact étroit avec leurs proches: son père à lui a acheté plusieurs bâtiments pour permettre notamment à son fils d'héberger une imprimerie; ses parents à elle ont assisté à l'interpellation de leur fille de 25 ans qui tremblait tant qu'il a fallu faire venir SOS Médecins le matin de l'arrestation.

Chloé Leprince


L’affaire des "terroristes de l’ultra gauche de Tarnac", A QUAND LA SUPRA GAUCHE ?
Ou la méga gauche ? Voire la giga gauche ...

Le déferlement médiatico-judiciaire qui a précédé et suivi l’affaire des "terroristes de l’ultra gauche de Tarnac" nous paraît pour le moins étrange et surtout inquiétant pour l’état de notre démocratie.

Les journaux télévisés, le week-end précédent l’arrestation des suspects, ont diffusé des reportages sur les actes de vandalisme commis contre des voies ferrées. Le réseau ferré de France est tous les jours victime de tels actes, ce n’est pas un fait exceptionnel qui justifie en soi un reportage aux JT les plus regardés de France. Aussi, quand, deux jours plus tard la gendarmerie, dans des conditions qui rappellent les heures les plus sombres de notre histoire, procède à un assaut des positions ennemies dans ce qui ressemble à une opération militaire, ce devant les caméras et les appareils photos, on est en droit de se demander quel est le rôle des médias dans cette affaire.

Tout comme celui de la justice et des forces de l’ordre qui ont participé à l’opération. Les doutes, les lacunes et les approximations qui, dans un état démocratique, devraient servir les accusés sont à l’inverse les éléments fondateurs de leur détention. Les lois anti-terroristes d’exception applicables en l’espèce sont contraires aux règles les plus élémentaires de la démocratie.

Enfin, l’Etat, en jetant de l’huile sur le feu et en qualifiant ces individus de « terroristes de l’ultra-gauche » ajoute un peu plus de trouble dans cette affaire. Ces méthodes policières musclées que le ministère de l’intérieur cautionne et encourage, comme celles utilisées à l’Ecole des Mètiers de Marciac, dans le Gers, ou à l’Ecole du Jardin de Ville de Grenoble, ne sont pas dignes d’un état respectueux de ses habitants.

Pour ces raisons, les Verts en Limousin condamnent les jugements hâtifs proférés par certains médias, condamnent les méthodes judiciaires honteuses, condamnent les actes de violence contre les personnes, mais aussi contre les biens, et demandent la requalification des faits retenus contre les mis en examen. Les Verts en Limousin rappellent qu’en attente de leur jugement, les neuf personnes interpelées sont présumées innocentes. A ce titre, elles devraient bénéficier des mêmes droits que tout citoyen.

Il faut dans cette affaire rester lucide et serein. Que chacun fasse son travail : médias, justice, politiques. Dans le respect de nos idéaux de non-violence, nous appellons à vous joindre à toute manifestation destinée dans ce dossier à défendre la vérité, la justice et la démocratie.

http://www.limousin.lesverts.fr/article ... rticle=608
Nico37
 
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Re: LIBERATION IMMEDIATE DES INCULPES DE TARNAC

Messagede jean » 10 Déc 2008, 20:57

comité de soutien Tarnac


Chers camarades, chers amis, chers soutiens,




Vous n'aurez pas manqué d'aprendre cette semaine que trois nouvelles personnes avaient été libérées. Si cela consitute un énième camouflet pour le gouvernement et sa police nous devons tous garder en tête que deux d'entre eux sont encore emprisonnés, que neuf sont toujours mis en examens et que cette même semaine une nouvelle perquisition a eu lieu à Tarnac et que deux membres du comité de soutien Bruxellois ont été mis en garde à vue pour le simple fait d'avoir eu des affiches dans leur voiture.

La répression, donc, continue et il va sans dire que nous devons nous préparer à de nouvelles vagues de convocations et de perquisitions. Peut on s'attendre à moins de la part de l'opiniâtre Michelle Alliot Marie, prête à tout pour que ses fantasmes deviennent réalité?

Nous devons donc continuer à nous battre, pour les deux, pour les neuf et pour tous les autres. L'incroyable élan de solidarité auquel nous avons assisté, de New York à Moscou en passant par Tarnac ne doit pas s'arrêter, bien au contraire il doit s'étendre, s'approfondir. Chaque jour on nous annonce la création d'un nouveau comité, de nouvelles initiatives, de nouvelles idées.




Ceci est donc une proposition. Proposition pour un programme qui appelle l'aide et la participation de tous ceux qui se sont sentis touchés par cette histoire

.

Samedi 31 Janvier aura lieu une grande manifestation à Paris contre l'usage disproportionné des dispositifs anti-terroristes, contre la terreur d'Etat et la criminalisation de la lutte. D'ici là et pour anticiper le dégonflage médiatique qui ne manquera pas d'arriver, nous voulons organiser toutes sortes d'évènements de soutien: concerts, pièces de théatres, lectures, débats. Nous voudrions que tous ces évènements puissent se concentrer entre le 15 et le 25 janvier afin d'informer le plus grand nombre de l'importance de cette manifestation. Nous savons que le temps est court, pourtant rappelons nous que pour d'autres il est long.




Donc, si vous pouvez organiser un concert de soutien, une lectures de textes "terroristes" ou quoi que ce soit d'autres, tenez nous au courrant au plus vite afin que nous puissions tous les compiler sur le site internet mais aussi sur une affiche dont nous nous chargerons de l'impression et de la distribution.




Lorsque la police fait de neuf jeunes politisés des terroristes, menote des journalistes et désabille des élèves de cinquième en pleine classe nous nous devons de répondre coup pour coup et de rendre visible et effective notre révolte face à un tel pouvoir.




Merci à tous pour votre mobilisation, vos efforts et votre soutien,




En solidarité,

Pour la déqualification des inculpations de terrorisme,

Pour l'abandon de toutes les charges contre les inculpés,

Pour leur libération,




Le comité de soutien de Tarnac


jean
 

Re: LIBERATION IMMEDIATE DES INCULPES DE TARNAC

Messagede Pïérô » 12 Déc 2008, 01:28

de indymedia nantes : http://nantes.indymedia.org/article/15570



lundi 15 décembre
[Paris] Rassemblement pour la libération d'Yldune et Julien

RASSEMBLEMENT PLACE DE LA SORBONNE A 14H00

SABOTAGE A LA SNCF : DEUX ETUDIANTS EN PRISON

NOS CAMARADES NE SONT PAS DES TERRORISTES !


Vous l’avez vu à la télé le 11 novembre dernier : les soi-disant saboteurs de la SNCF auraient été arrêtés. On parle d’un groupe d’anarchistes installés dans une ferme à la campagne qu’on présente comme « un groupe terroriste autonome ». Cinq personnes sont emprisonnées. Le 2 décembre, trois d’entre elles sont finalement libérées, mais Julien (étudiant à l’EHESS) et Yldune (étudiante à la Sorbonne) restent en prison.
La police reconnaît elle-même n’avoir aucune preuve contre eux. Juste des soupçons. Seuls éléments matériels : des outils que tout le monde a chez soi. Alors, pour se justifier, la police explique que Julien et Yldune auraient garé leur voiture au bord d’une voie ferrée… comme le font tous les jours des millions de gens ! Qu’ils auraient même vu après leur passage des « étincelles » sur un caténaire ! Pas de sabotage, mais des étincelles ! Ca alors ! Donc désormais, sachez-le : pour chaque étincelle que fera le RER que vous prenez chaque matin, vous risquez vingt ans de prison !
Comme il n’y a aucun élément sérieux, le seul truc que la police trouve à dire c’est « Oui, on a aucune preuve contre eux, mais quand même ils ont écrit un livre qui appelle à l’insurrection ». On en vient donc à l’essentiel : ces camarades sont en prison pour un livre (« L’Insurrection qui vient », publié aux éditions La Fabrique, et en vente à la Fnac) « qu’ils auraient écrit ». Une information à prendre au conditionnel…
Donc vous avez bien compris : aujourd’hui deux étudiants de la Sorbonne et de l’EHESS sont en prison pour un livre « qu’ils auraient écrit ». La police avoue qu’en fait elle ne sait pas vraiment qui a écrit ce livre. Ben forcément : c’est un livre anonyme, personne ne sait qui l’a écrit.

En tous cas, ce qui est sûr, c’est que Julien et Yldune sont en prison pour leur engagement politique… « supposé »... Ils n’ont peut-être pas écrit ce livre mais la police prétend les avoir vus dans des manifestations. Et à partir de là en conclue que ce sont des anarchistes, et donc des terroristes. Concrètement ça veut dire qu’on a plus le droit de penser ce qu’on veut. Donc un petit rappel : nous revendiquons la liberté de pensée, et donc également le droit d’être anarchiste, et ça que l’on soit anarchiste ou pas.

Julien et Yldune ne sont pas des terroristes. Ce sont des étudiants : ce sont nos camarades et nous ne les laisseront pas en prison sous prétexte que leurs idées « supposées » ne plaisent pas à Nicolas Sarkozy.
Une attaque contre des étudiants est une attaque contre tous les étudiants. Par conséquent, nous exigeons la libération immédiate de Julien et Yldune. Nous exigeons leur libération immédiate et nous appelons tous les étudiants à se mobiliser pour leur libération.

Collectif de la Sorbonne pour la libération de Julien et Yldune


---------------------------------

Pétition pour la libération de Julien et Yldune : http://petition11novembre.over-blog.com

Comités de soutien : http://www.soutien11novembre.org

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Re: LIBERATION IMMEDIATE DES INCULPES DE TARNAC

Messagede kuhing » 12 Déc 2008, 09:15

Oui il ne faudrait pas oublier Julien et Yldune qui sont en prison sans preuve depuis maintenant près d'un mois.
ça suffit maintenant.
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Re: LIBERATION IMMEDIATE DES INCULPES DE TARNAC

Messagede Nico37 » 12 Déc 2008, 13:49

Dans le cadre du cycle les urbanismes combattants et en soutien aux incarcérés du 11 novembre

CRÉATION DU LIEU LE PLUS DANGEREUX DE FRANCE OU « AUTOPORTRAIT COLLECTIF EN ULTRAGAUCHANARCHOÔTONOME » technique mixte / cadavre exquis.

JEUDI 18 DÉCEMBRE 2008, 19H00. 18 RUE SAINTE-CROIX DES PELLETIERS À ROUEN

AIDEZ-NOUS. APPORTEZ un livre, un outil, des horaires, un équipement de sport et une mauvaise intention.


Le surréalisme c'est « la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie » et voilà que l'état, penché sur la table de dissection médiatique, devient soudain poète. Par la collection d'objets, ici appelés « pièces à conviction », leur rapprochement, une histoire, un sujet, un groupe, un ennemi se créent. Ainsi, désormais nous le savons, pour qu'il y ait menace ou terroriste, il faut : un livre (ici, l'insurrection qui vient), un outil (ici, une pince monseigneur), un document renseignant sur le fonctionnement d'un réseau (ici, des horaires sncf), un équipement permettant de modifier son rapport à l'espace physique (ici, un matériel d'escalade).
Ces objets sont des noeuds, les pointes d'un tableau de fil tendu dessinant le portrait chinois d'individus en terroristes. L'important devient alors de tendre le fil, de raconter, entre les clous, un scénario plausible de menace nationale dans lequel chacun de ces objets aurait sa place : en somme, une mauvaise intention. Alors, l'arsenal légal de la lutte anti terroriste peut s'appliquer.
Il est aujourd'hui convenu de dire au sujet du traitement des incarcérés du 11 novembre : « demain ce pourrait être nous », juste mais pas tout à fait, insuffisant en tout cas. À l'heure ou la gestion complète d'un territoire semble devenir celle d'un immense aéroport (papiers, caméras de surveillance, borne biométrique, et maintenant liste d'objets interdits à bord). Jeudi 18 décembre c'est déjà nous ! Réalisation d'un poème surréaliste de combat :

Venez déposer sur le tapis roulant symbolique de notre territoire :

- un livre (dont vous aurez au préalable relevé quelques passages susceptible de porter atteinte aux pouvoirs),
- un outil,
- des horaires ou tout document renseignant sur le fonctionnement d'un réseau (sncf, routier, informatique...),
- un équipement de sport ou autre permettant de modifier votre rapport à l'espace physique ou d'atteindre un endroit normalement inaccessible, - et une mauvaise intention reliant le tout en scénario. (ces objets doivent être en vente libre et autorisés sur la voie publique)

L'ensemble des objets apportés seront scannés et viendront nourrir une bibliothèque numérique de combat ainsi qu'un film. Vous pourrez, si vous le désirez, récupérer vos objets dès la fin de la soirée. D'autres documents et vidéos seront aussi visibles à cette occasion (vidéo « quel est votre ennemi », smala bibliothèque de combat ...)

Exposition/intervention accessible dès l'age de 12 ans.

Vous pouvez imprimer et diffuser ce texte, en téléchargement ici : http://www.echelleinconnue.net/invitati ... e_2008.pdf
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Re: LIBERATION IMMEDIATE DES INCULPES DE TARNAC

Messagede Roro » 13 Déc 2008, 01:39

Le comité de soutien à Tarnac et autres "anarcho-autonome" a été créé sur Bordeaux. Nous l'avons nommé SDAT (Sabotons Directement l'Anti Terrorisme).

J'y reviendrai quand la boite mail sera créé.

Nous tiendrons une table lors de la nuit des sans à Bordeaux samedi 20 janvier à partir de 18h place saint-michel, Bordeaux.
La Nature n'a fait ni serviteurs ni maitres, c'est pourquoi je ne veux ni commander ni recevoir d'ordres.
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Re: LIBERATION IMMEDIATE DES INCULPES DE TARNAC

Messagede Pïérô » 13 Déc 2008, 02:21

à Rennes

Les Bonnets Rouges,
collectif de lutte rennais contre la répression politique et sociale


Les temps sont durs. Devant ce constat, les gestes de révoltes individuels et collectifs s’intensifient. Et la contre offensive de l’Etat devient de plus en plus violente et susceptible de s’abattre sur chacun d’entre nous. Elle s’accompagne d’opérations médiatiques ayant pour but d’installer dans la tête des gens que cette répression est normale et nécessaire, et de faire en sorte que le mot « terroriste » remplace celui de « révolté ». Les cas de répression politique deviennent monnaie courante ces dernières années, à Rennes comme ailleurs : des émeutiers de novembre 2005 condamnés à des peines exemplaires dans l’indifférence générale, des émeutiers du CPE jugés en comparution immédiate sans aucun soutien juridique, des syndicalistes étudiants inquiétés à Rennes sous la pression d’enseignants anti-bloqueurs lors des grèves anti CPE, l’acharnement judiciaire et politique contre les ex membres de brigades rouges (Marina Petrella, Cesare Battisti) envers qui la France s’était solennellement engager à ne pas les extrader vers l’Italie, des faucheurs anti OGM condamnés à des peines de prison ferme, des syndicalistes enseignants de Saint Malo poursuivis devant la justice pour avoir déployer une banderole sur leur école, deux personnes qui ont écopés de 5 mois de prisons dans le cadre d’une procédure anti terroriste parce qu’ils se rendaient devant le Centre de rétention administratif de Vincennes avec des fumigènes et des crèves pneus, le collectif de soutien aux personnes sans papiers de Rennes traîné devant la justice pour « outrage au ministère de l’intérieur » pour avoir oser dénoncer les conditions d’arrestation et de détention des sans papiers en France, des personnes poursuivis et condamnés à de lourdes amendes pour avoir refusé de se soumettre à des prélèvements ADN lors d’arrestations policières, le maintien en détention de Georges Ibrahim Abdallah (militant communiste libanais détenu en France depuis 24 ans), Georges Cipriani (militant révolutionnaire d’Action Directe incarcéré depuis plus de 20 ans)et Régis Schleicher dans le cadre de la rétention de sûreté, des syndicalistes kanaks de l’USTKE en grève depuis des mois contre Véolia et arrêtés lors d’affrontements avec la police sur des piquets de grève et condamnés à des peines de prison ferme, des militants indépendantistes bretons victimes d’un acharnement judiciaire sans nom dans l’affaire de Quévert pour laquelle ils pourtant été disculpés, la remise en détention de Jann Marc Rouillan pour avoir oser s’exprimer publiquement en affirmant le point de vue politique suivant : « la lutte armée à un moment donné du processus révolutionnaire est nécessaire », des syndicalistes de la Barre Thomas à Rennes licenciés dans l’impunité sous couvert de « plan social », les neufs présumés saboteurs de Tarnac arrêtés sans preuves et accusés de terrorisme pour de simples actes de sabotages économiques comme le mouvement ouvrier en a toujours pratiqués, une personne poursuivie à Angers pour avoir héberger des personnes sans papiers.

La liste n’est pas exhaustive mais elle prouve que la répression n’est pas un fantasme de « gauchistes » mais belle et bien une réalité, ici comme ailleurs. Face à cet état de fait il ne faut ni s’apitoyer sur son sort, ni se résigner, ni se contenter de dénoncer verbalement cette situation d’injustice. Il devient urgent d’agir, d’organiser la solidarité effective et de fédérer les forces de tous ceux qui refusent ce retour musclé et décomplexé de la répression politique de l’état français. En effet, soutenir des sans papiers, participer à des manifs, s’opposer à des contrôles de police arbitraires, exprimer son opposition virulente à la politique de Sarkozy, faire grève et bloquer son lieu de travail ou d’étude, sont toutes des situation où l’on se retrouvera inévitablement confronté à la police et la justice, et qui donc, nécessitent un soutien. De ce point de vue, la question n’est pas de savoir si la répression s’abat sur des personnes coupables ou innocentes, mais de prendre acte que toute lutte politique s’y trouvera confrontée. Il s’agit ainsi de ne pas tomber dans le piège du pouvoir, le classique « diviser pour mieux régner ». Pour cela il est nécessaire d’allier les différences forces de luttes sur Rennes et ses environs pour que personne ne reste isolé face aux instituions policières et judiciaires. Il est également important d’affirmer que nous entendons inscrire ce combat contre la répression politique en complémentarité de toutes nos autres luttes. C’est pourquoi nous envisageons également d’organiser la solidarité concrète avec des personnes inquiétés pour des actes de rébellion individuelle ayant une intensité politique (contestant l’ordre social actuel). Nous avons donc décider la création d’un collectif rennais de solidarité contre la répression politique. Le collectif décidera pour chaque cas si il accepte ou non de fournir son aide. Ce collectif d’individus se fixe 4 objectifs :

1. Rendre visible les cas de répression politique sur Rennes et ses environs , grâce à l’organisation de rassemblements, de concerts de soutien et par la production de textes.
2. Diffuser un guide de défense juridique lors des manifs, rassemblements, actions, grèves, pour que personne ne reste impuissant face à la complexité des procédures judiciaires et policières.
3. Constituer une caisse de solidarité pour soutenir financièrement les personnes en prise avec la justice, et une liste d’avocats acceptant l’aide juridictionnelle et élaborant des lignes de défense avec les prévenus sans mettre en cause d’autres personnes.
4. Organiser des actions ou des meetings de soutien pour dénoncer la répression politique qui frappe d’autres camarades dans l’hexagone ou à l’étranger.

Collectif de lutte contre la répression politique et sociale à Rennes et ailleurs.
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Re: DCRI versus "MAAF" :arrestations TGV.

Messagede Nico37 » 15 Déc 2008, 16:22

Benjamin R. et Mathieu B., tous deux désignés par la police comme faisant partie du « premier cercle » de la de la "Cellule invisible", contestent en détail le rapport de la Sous-direction de la Police antiterroriste, dans l'affaire des sabotages des catenaires la SNCF. Ils reviennent entre autres sur les conditions de leur garde à vue.

http://www.dailymotion.com/video/k1FYWjEmFagajWSsrj
http://www.dailymotion.com/related/x7q6 ... ido-d_news

[url=
http://sabotage-blog.blogspot.com/2008/ ... tenus.html] Julien Coupat et Yldune Lévy sont "Détenus Particulièrement Surveillés" !

On l'apprend au détour d'un articulet de Bakchich : Julien Coupat et Yldune Lévy, indûment déportés à la Santé et à Fleury-Mérogis, sont DPS. Détenus Particulièrement Surveillés.

Ce régime de détention spécial, réservé aux "cas" censés être les plus dangereux, les plus susceptibles d'évasion ou de rébellion, a été appliqué aux deux jeunes gens. Il faut dire que le classement DPS est automatique pour les affaires de "terrorisme"...

En utilisant donc la qualification de "terrorisme", rendue possible par une dilution irrationnelle et perverse du sens des mots et l'interprétation policière des actes présumés, l'appareil sadique-répressif a pu garder à vue les jeunes gens pendant 96 heures ; les déporter dans les camps de concentration de la Santé et de Fleury-Mérogis en dépit d'un dossier "sans preuve formelle", ainsi que l'avoue l'accusation ; les classer "DPS".

Le détenu inscrit au fichier D.P.S. se voit appliquer des mesures de sécurité particulières, mais variables selon les établissements. Les fouilles, les transferts et les contacts avec l’extérieur seront strictement surveillés. Ceci entraînant des contraintes pour le prisonnier et bien souvent pour sa famille. La famille déjà pénalisée par l’éloignement du lieu d’incarcération du détenu, conséquence de la centralisation des instructions à Paris, ne pourra effectuer ses visites au parloir que dans des conditions particulières. Les détenus particulièrement signalés- surveillés- n’ayant pas le droit de communiquer entre eux, ne peuvent donc se rencontrer au parloir ni sur le trajet pour y aller ce qui réduit d’autant les disponibilités d’attribution des heures de visites. (prison.eu.org)

A ce stade d'hypocrisie, de manipulation, où l'institution qui porte le nom de "justice" (sombre ironie) agit de concert avec la police, on tremble de rage...

La bêtise des procédures automatiques apparaît dans sa lénifiante horreur. Comme si Yldune et Julien, présumés innocents de faits pour lesquels aucune "preuve formelle" n'existe, étaient susceptibles de s'échapper... Comme s'ils étaient des "terroristes"...

L'appareil répressif, incarné ici par les barbouzards de l'anti-terrorisme, continue sa construction paranoïaque du terrorisme, comme le montre le rapport d'enquête du SDAT, dont voici les premiers mots :

"J’ai l’honneur de vous rendre compte des investigations diligentées en exécution des réquisitions citées en référence et ayant permis d’identifier et de démanteler une structure clandestine anarcho-autonome basée sur le territoire national et se livrant à des opérations de déstabilisation de l’Etat par des actions violentes menées au cours des manifestations se tenant en marge de chacun des grands événements politiques ainsi que par des actions de sabotage des infrastructures de transport."

Une "structure clandestine" tellement clandestine qu'elle tenait l'épicerie du village et louait ses locaux au Maire... "se livrant à des actions de sabotage" (tant la volaille régimaire chie sur la présomption d'innocence)...

Le classement DPS de Julien et Yldune participe de ce travail acharné à constituer des coupables pour rendre légitime l'horreur de la répression policière qui structure le régime actuel.


Première déclaration du comité de soutien Cévennes


Le 11 novembre au matin, la France retrouve la tranquillité. La sous direction anti-terroriste a arrêté le "groupuscule d'ultra-gauche" soupçonné d'avoir commis trois jours plus tôt des sabotages de caténaires TGV. La France pourtant n'a jamais cessé d'avoir peur. Peur qu'un événement vienne troubler le train-train quotidien, que le cours normal des choses soit suspendu, peur que quelque chose arrive. Ici, la paix sociale ne tient qu'à un fil et la dissentrie médiatique qui a surgi avec les arrestations aura eu pour rôle principal de ne pas rompre ce fil.

Là où les actes de sabotage ont pris sens d'eux-mêmes, à la suite des mouvements de cheminots et des blocages étudiants, le pouvoir a du injecter de la confusion, les neutraliser et les rendre purement incompréhensibles. D'abord profiler une "mouvance", inventer une "cellule", démasquer un "leader", puis brandir des "preuves", condamner des "intentions". Cet assemblage monstrueux digne d'un Frankenstein au service des apprentis sorciers de l'Etat aura vécu un temps par la mauvaise magie des mots comme ceux de terrorisme, lutte armée, commandos... Mais ôtez ces mots du front du monstre et il s'effondre en un tas de poussière. Car on a bien du mal à s'effrayer de sa "menace" malgré tout le sordide spectacle qui a été imposé à la population.

Toute cette machinerie aura avant tout servi à produire des coupables. Produire des coupables et leur coller une image. Et que cette image soit assez repoussante pour que le tri se fasse entre les bons citoyens et tous les autres. On nous ressort alors l'état d'urgence comme à la fin des années soixante-dix, sans dire que l'urgence n'a jamais été levée depuis plus de trente ans. Sans dire que l'exception est devenue la forme légitime de gouvernement mondial, à présent que le pouvoir finit de légaliser l'état d'exception à travers toutes les couches sociales, économiques, politiques et environnementales. Nous accoutumant à accepter sans broncher cette seule vérité : pour créer le droit pas besoin d'être dans son droit.

L'offensive juridique et policière qui s'est mise en place depuis janvier 2008 à travers le desining criminologique de quelque "résurgence anarcho-autonome" est le signe qu'un modèle est en train de s'imposer. Pour donner l'exemple et pour les opérations futures. Car ce modèle servira à traiter les lois ordinaires selon un contexte spécial. Et pas seulement pour les seules "tranches dangereuses" de la population, mais bien pour quiconque tente de s'écarter de la norme. Il n'est pas étonnant dès lors qu'une organisation citoyenne comme RESF ait été qualifiée par la Chancellerie d'organisation quasi terroriste.

Si cela est sans précédent par l'intensité des mesures prises et leur extension potentielle à tout un chacun, la logique est celle toute moderne de la chasse aux sorcières. L'inquisition a perdu son fatras religieux, mais par ces opérations juridiques elle ne cesse de hanter notre époque. Elle vise à faire du magistrat le seul interprète des actes, à créer un bouc émissaire, à accorder des récompenses pour les repentis et les collaborateurs, à distribuer des châtiment pour les autres, à donner un pouvoir discrétionnaire à l'Etat, et finalement à transformer la détention prolongée en une machine à faire avouer.

La répression ne fonctionne pas si le masque du coupable n'est pas modifiable à souhait. Pour les sorcières c'était le "diable", aujourd'hui c'est la "cellule invisible". Médias et juges coordonnent ainsi le sens de cette justice inquisitoire, donnant à voir à ceux qui en doutaient encore qu'entre l'état de droit et l'état d'urgence il n'y a plus de séparation. Certains pourront encore s'indigner de ces dérives en y dénonçant un "problème sociale". Mais il faut plutôt admettre que c'est cette société qui est devenue le problème.

Renversant le réel, médias et juges demandent maintenant à une révolte qui veut répondre à tout de répondre de tout. De répondre de ses idées. De répondre de ses affinités. De répondre de ses amitiés. De répondre de son mode de vie. Bref de répondre de ce qu'elle est bien plus de ce qu'elle a fait.

Pourtant cette révolte n'est pas prête de jouer le sale rôle qu'on voudrait lui infliger. Elle prend corps, elle se met en mouvement, telle une vague. Et c'est cette vague, plus large et plus forte, qui est visée dans ce que nous devons considérer comme une déclaration de guerre.

Le but direct de ce comité de soutien est l'aide financière et morale des prisonniers, la libération immédiate de toutes les personnes inculpées dans le cadre d'une instruction anti-terroriste depuis janvier 2008 et la fin de toute poursuite judiciaire à leur encontre : Ivan, Bruno, Isa, Farid, Juan, Damien ainsi que les 9 arrêtées le 11 novembre dont deux sont encore aujourd'hui en prison. Le comité vise ensuite à casser la machinerie juridico-médiatique anti-terroriste en lançant une réflexion sur ce qui se prépare en matière de lois d'exception. Le comité propose de fabriquer des vidéos, des films et tout autre moyen pratique de diffusion d'idées.



Première réunion publique le jeudi 18 décembre à 18 H au Transfo à Ganges(Hérault) rue de l'Albarède


comitesoutiencevennes(at)yahoo.fr
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Re: LIBERATION IMMEDIATE DES INCULPES DE TARNAC

Messagede Anti-K » 16 Déc 2008, 04:23

Sur Caen également un comité de soutien aux inculpés du 11 novembre, mais également une caisse contre la répression se met en place. texte de présentation et texte sur l'affaire du 11 en copurs de préparation. une soirée débat devrait avoir lieu courant janvier.
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Re: LIBERATION IMMEDIATE DES INCULPES DE TARNAC

Messagede jean » 16 Déc 2008, 04:39

Julien C. et Yldune L. sont "Détenus Particulièrement Surveillés" !


Julien Coupat et Yldune Lévy sont "Détenus Particulièrement Surveillés" !
On l'apprend au détour d'un articulet de Bakchich : Julien Coupat et Yldune Lévy, indûment déportés à la Santé et à Fleury-Mérogis, sont DPS. Détenus Particulièrement Surveillés.

Ce régime de détention spécial, réservé aux "cas" censés être les plus dangereux, les plus susceptibles d'évasion ou de rébellion, a été appliqué aux deux jeunes gens. Il faut dire que le classement DPS est automatique pour les affaires de "terrorisme"...

En utilisant donc la qualification de "terrorisme", rendue possible par une dilution irrationnelle et perverse du sens des mots et l'interprétation policière des actes présumés, l'appareil sadique-répressif a pu garder à vue les jeunes gens pendant 96 heures ; les déporter dans les camps de concentration de la Santé et de Fleury-Mérogis en dépit d'un dossier "sans preuve formelle", ainsi que l'avoue l'accusation ; les classer "DPS".

Le détenu inscrit au fichier D.P.S. se voit appliquer des mesures de sécurité particulières, mais variables selon les établissements. Les fouilles, les transferts et les contacts avec l’extérieur seront strictement surveillés. Ceci entraînant des contraintes pour le prisonnier et bien souvent pour sa famille. La famille déjà pénalisée par l’éloignement du lieu d’incarcération du détenu, conséquence de la centralisation des instructions à Paris, ne pourra effectuer ses visites au parloir que dans des conditions particulières. Les détenus particulièrement signalés- surveillés- n’ayant pas le droit de communiquer entre eux, ne peuvent donc se rencontrer au parloir ni sur le trajet pour y aller ce qui réduit d’autant les disponibilités d’attribution des heures de visites. (prison.eu.org)

A ce stade d'hypocrisie, de manipulation, où l'institution qui porte le nom de "justice" (sombre ironie) agit de concert avec la police, on tremble de rage...

La bêtise des procédures automatiques apparaît dans sa lénifiante horreur. Comme si Yldune et Julien, présumés innocents de faits pour lesquels aucune "preuve formelle" n'existe, étaient susceptibles de s'échapper... Comme s'ils étaient des "terroristes"...

L'appareil répressif, incarné ici par les barbouzards de l'anti-terrorisme, continue sa construction paranoïaque du terrorisme, comme le montre le rapport d'enquête du SDAT, dont voici les premiers mots :

"J’ai l’honneur de vous rendre compte des investigations diligentées en exécution des réquisitions citées en référence et ayant permis d’identifier et de démanteler une structure clandestine anarcho-autonome basée sur le territoire national et se livrant à des opérations de déstabilisation de l’Etat par des actions violentes menées au cours des manifestations se tenant en marge de chacun des grands événements politiques ainsi que par des actions de sabotage des infrastructures de transport."

Une "structure clandestine" tellement clandestine qu'elle tenait l'épicerie du village et louait ses locaux au Maire... "se livrant à des actions de sabotage" (tant la volaille régimaire chie sur la présomption d'innocence)...

Le classement DPS de Julien et Yldune participe de ce travail acharné à constituer des coupables pour rendre légitime l'horreur de la répression policière qui structure le régime actuel.

http://sabotage-blog.blogspot.com/2008/ ... tenus.html

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Re: LIBERATION IMMEDIATE DES INCULPES DE TARNAC

Messagede jean » 16 Déc 2008, 06:06

Echos de la Taïga, numéros 1 et 2


Voici les deux premiers numéros d'Echos de la Taïga, le bulletin d'information du comité de soutien aux inculpés de Tarnac.
Le premier est un rappel des faits, quelques réflexions des habitants du plateau sur l'antiterrorisme.
Le second comprend des résumé d'actions, une interview avec une des incarcérée et une analyse sur la construction d'un ennemi intérieur.


Lien: http://www.soutien11novembre.org
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Re: DCRI versus "MAAF" :arrestations TGV.

Messagede Nico37 » 17 Déc 2008, 21:00

Dans le Canard Enchaîné de ce jour:
"Depuis un mois, à la maison d'arrêt des femmes de Fleury-Mérogis, la nuit, toutes les deux heures, la lumière s'allume dans la cellule d'Ydlune Lévy,
présumée d'"ultragauche" saboteuse de caténaires SNCF. (...)Officiellement, c'est "pour la protéger d'elle-même. En réalité, comme le concèdent des
juges en privé, il s'agit d'abord d'"attendrir la viande" de cette "dangereuse terroriste" promue par MAM ennemi public n°1 avec son compagnon
Julien C.(...) A la question de Libération (11/12) "comment s'expriment leurs velléités terroristes?", le contrôleur général Christian Chaboud,
responsable de la lutte antiterroriste, a répondu: "De par leur attitude et leur mode de vie."
Renseignement pris auprès d'un vieil avocat, l'expression "attendrir la viande" est utilisée depuis toujours. Il s'agit d'en faire baver aux présumés coupables pour les pousser à coopérer.
Il y a des jours où l'on hait sa langue maternelle.
Nico37
 
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Re: DCRI versus "MAAF" :arrestations TGV.

Messagede kuhing » 17 Déc 2008, 22:04

Nico37 a écrit:
Dans le Canard Enchaîné de ce jour:
"Depuis un mois, à la maison d'arrêt des femmes de Fleury-Mérogis, la nuit, toutes les deux heures, la lumière s'allume dans la cellule d'Ydlune Lévy,
présumée d'"ultragauche" saboteuse de caténaires SNCF. (...)Officiellement, c'est "pour la protéger d'elle-même. En réalité, comme le concèdent des
juges en privé, il s'agit d'abord d'"attendrir la viande" de cette "dangereuse terroriste" promue par MAM ennemi public n°1 avec son compagnon
Julien C.(...) A la question de Libération (11/12) "comment s'expriment leurs velléités terroristes?", le contrôleur général Christian Chaboud,
responsable de la lutte antiterroriste, a répondu: "De par leur attitude et leur mode de vie."
Renseignement pris auprès d'un vieil avocat, l'expression "attendrir la viande" est utilisée depuis toujours. Il s'agit d'en faire baver aux présumés coupables pour les pousser à coopérer.
Il y a des jours où l'on hait sa langue maternelle.


Ce sont des des méthodes fascistes pures et dures.
ça donne la haine.
il faut la transformer en force de regroupement pour en finir avec tous ces pourris
kuhing
 

Re: DCRI versus "MAAF" :arrestations TGV.

Messagede arvn d » 18 Déc 2008, 10:34

Tiens, j'ai vu l'Aveu de Costa-Gavras avant-hier...je vous le conseille fortement si vous ne l'avez pas vu
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