Tant qu'il y aura de la poussière

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Messagede Pïérô » 24 Déc 2010, 12:52

Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Messagede Lila » 12 Juil 2014, 17:23

Tâches domestiques : Les femmes ne doivent plus faire le ménage des hommes

Les femmes se tapent toujours tout le boulot domestique, c’est normal, c’est la base du patriarcat. Le déplorer revient à déplorer que les ouvriers et ouvrières se tapent tout le boulot dans les usines.

Un chapitre de l’édition 2012 de Regards sur la parité de l’Insee porte sur la répartition des tâches domestiques entre les hommes et les femmes. Il analyse l’évolution des temps à travers les chiffres des enquêtes de 1986, 1999 et 2010.

Le temps consacré au ménage et aux courses est passé pour les femmes de 4 heures 10 à 3 heures 01 et celui des hommes de 1 heure 10 à 1 heure 17. Pour le soin aux enfants, la participation des femmes est passée de 42 minutes à 45 minutes tandis que celle des hommes doublait ridiculement, passant de 10 minutes à 19 minutes. Les femmes font le boulot domestique de toute la famille, elles font leur part et la part de boulot des hommes (qu’ils font quand ils sont célibataires).

Ce qui a fait baisser la participation des femmes, ce n’est pas une répartition plus égalitaire mais le développement du recours aux substituts marchands aux tâches féminines (plats cuisinés...) et à un équipement ménager plus important grâce au taux d’activité croissant des femmes (micro-ondes...).

Des changements… mais pas d’égalité

Pour les femmes les plus aisées, c’est également le recours à une femme de ménage (mais dans ces cas, l’homme ne fait plus rien, le semblant d’égalité est assuré par le recours à la domesticité). La configuration est différente selon la composition des ménages. Plus il y a d’enfants, plus la répartition est inégalitaire. Plus les femmes travaillent, moins elle l’est.

Un sondage fait pour une marque de chaussures début 2014 pointe que près de la moitié des femmes trouvent normal d’en faire plus mais que 68 % estiment en faire plus.

La conséquence de cette répartition inégale est que les femmes ont moins de temps pour autre chose que la vie domestique. Elles travaillent moins d’heures, elles ont moins de temps libre. Il y a donc aussi un impact sur l’investissement associatif ou politique, sur les loisirs et la création.

Les chiffres montrent que, au rythme actuel de convergence des durées consacrées aux activités ménagères, l’égalité sera atteinte... dans longtemps, ou plus vraisemblablement jamais. Jamais parce que l’inégalité de répartition des tâches est la base même du patriarcat. Le groupe des hommes s’enrichit du travail domestique des femmes (puisqu’ils n’ont ni à le faire, ni à le payer) et ne va pas volontairement changer cet état de fait.

C’est aux femmes (comme à tous les exploité-es) de mettre fin à leur exploitation en cessant de faire les tâches ménagères des hommes. Plus facile à dire qu’à faire.

La lutte au sein du couple est épuisante et source de conflits. Les salaires inférieurs réduisent la marge de négociation. Les temps partiels dus à cette inégalité de répartition l’entretiennent. Il est plus simple de faire que de se battre en permanence.

Il reste à donner une dimension collective, une dimension de classe à ce nécessaire combat.

Christine (AL Orne)


Source : http://alternativelibertaire.org/?Tache ... -femmes-ne
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Messagede Lila » 28 Juil 2014, 17:25

Du balai et des hommes

L’égalité dans les soins du ménage, on le sait, avance à pas de moineau. Plus troublant : les couples en apparence « égalitaires » maintiennent vivace cette injustice, rejetant sur les femmes ce que certains appellent « le sale boulot ».

http://www.prostitutionetsociete.fr/soc ... des-hommes
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Messagede Lila » 18 Sep 2014, 17:45

Tâches ménagères : Au ménage les garçons !

Si l’école prend davantage en compte la question des inégalités sexuées, l’éducation différenciée aux tâches ménagères reste une question relativement invisibilisée. Or, il s’agit d’une dimension sans doute importante à la fois dans l’analyse du sur-échec scolaire des garçons et pour la compréhension des inégalités sociales de genre et de classes.

Les garçons, toutes classes sociales confondues, décrochent plus souvent du système scolaire et réussissent moins bien au moins jusqu’au bac que les filles. En outre, ce sont les garçons des classes populaires, en particulier immigrés, qui subissent le plus souvent une orientation non-demandée vers des filières professionnelles courtes. Il est possible de corréler ces éléments au fait que les garçons lisent moins que les filles, et que la lecture, en particulier de romans, est considérée comme une activité socialement féminine. Or la réussite scolaire semble corrélée à la mémoire sémantique et donc au niveau en « littératie » (compréhension en lecture), domaine dans lequel les filles surpassent nettement les garçons.

De leur côté, les filles, du moins en France, ont un niveau en mathématiques évalué en moyenne comme moins bon que celui des garçons. Or, les mathématiques sont la clé de la sélection vers les filières les plus élitistes. De plus, même à niveau en mathématiques et sciences égal à celui des garçons, les filles se sentent moins légitimes à s’orienter vers la filière scientifique, et donc ensuite vers les classes préparatoires scientifiques. Elles sont ainsi très sous-représentées dans les écoles d’ingénieurs.

Les filles, quel que soit leur milieu social, connaissent une réussite scolaire paradoxale dans la mesure où leur meilleure réussite scolaire ne leur garantit pas une meilleure réussite professionnelle que les garçons : discrimination à l’embauche, moindre salaire et déroulement de carrière plus lent....

A la maison, elles continuent d’assumer davantage le travail lié à l’éducation des enfants et les tâches ménagères.

Masculinistes vs. féministes

L’analyse explicative du suréchec scolaire des garçons, qui est plus encore celui de ceux issus des classes populaires, fait l’objet de controverses. Il est possible de distinguer trois types d’explications. Tout d’abord, les thèses masculinistes : le plus grand échec scolaire des garçons est imputé en priorité à la féminisation du personnel enseignant. Les femmes sont surreprésentées aussi bien dans le primaire que dans le secondaire. Ainsi, certains pays vont jusqu’à concevoir des campagnes pour attirer des enseignants hommes. On peut néanmoins se demander si l’objectif ne devrait pas consister plutôt à revaloriser la place sociale des femmes en particulier aux yeux de leurs élèves garçons !

Deuxième type d’explications, celles que l’on peut qualifier de pseudo-féministes : la moindre réussite des garçons serait liée à leur immaturité biologique par rapport aux filles. Explication très curieuse car il a du s’opérer une mutation génétique en moins d’un siècle : autrefois les garçons - envoyés très jeunes en apprentissage professionnel - pouvaient être considérés socialement comme des hommes dès quatorze ans. Enfin, les explications féministes : la moindre réussite scolaire des garçons doit être recherchée dans l’éducation sexuée différenciée. Les filles reçoivent plus d’injonctions comportementales à la maison de la part de leurs parents. Elles prennent davantage en charge des tâches ménagères. A l’adolescence, elles passent plus de temps à visiter leur famille, qu’à sortir avec des amies, leurs sorties sont plus surveillées. Voici peut-être des éléments susceptibles d’éclairer le fait que plus de 80 % des sanctions scolaires pour indiscipline touchent les garçons. Ainsi, y-a-t-il peut-être une corrélation à effectuer entre travail domestique et travail scolaire.

Dans le système scolaire

Si l’on remonte aux théories éducatives anarchistes, ces dernières accordaient une place fondamentale à la remise en question au sein de l’école de la division sociale du travail. C’était une condition nécessaire pour combattre les inégalités sociales. Il s’agissait en particulier de s’attaquer à la division sociale entre manuel et intellectuel : ce qui se traduisait par l’importance accordée au travail manuel à l’école.

Dans la continuité d’un tel projet, il est fondamental de s’interroger sur le rôle de la division du travail domestique dans la reproduction des inégalités scolaires et sociales de classe et de sexe. Contre cela, l’école pourrait avoir pour fonction la co-éducation aux travaux domestiques.

En effet, une première forme de mépris du travail manuel, c’est sans doute le mépris masculin des tâches ménagères. En outre, comment remettre en cause la division sexuée du travail dans l’espace domestique, si cette question est invisibilisée en pratique par l’école.

Deux exemples de prise en charge scolaire

Avec la revendication d’égalité des cursus entre filles et garçons, les cours de cuisine et de couture sont tombés en désuétude. Pourtant, est-il aussi absurde que cela de soulever de nouveau la question ? Deux exemples peuvent permettre de penser que non.

Le système éducatif finlandais est considéré internationalement comme un modèle. La Finlande est un pays dont le système scolaire reproduit peu les inégalités sociales de classe et de genre. Les résultats scolaires aux évaluations internationales y sont excellents. Or il est intéressant de constater que dès l’école primaire tous les élèves ont des heures de travaux manuels chaque semaine. Au collège, ils ont accès à des heures d’économie domestique.

En France, l’éducation aux tâches ménagères comme condition de l’autonomie est abordée dans les lycées expérimentaux. C’est le cas du lycée expérimental de Saint Nazaire : « Les élèves et les membres de l’équipe éducative (MEE) gèrent le lycée par roulement. La gestion est divisée en plusieurs secteurs comme l’entretien, le secrétariat, la cuisine, la cafétéria (casbah) et la documentation » (extrait de la présentation du lycée).

Ainsi réfléchir à l’éducation domestique dans le système scolaire, c’est s’intéresser à : la réussite scolaire différenciée entre filles et garçons, la reproduction de la division inégalitaire sexuée du travail domestique, la question du mépris à l’égard du travail manuel et en particulier des tâches d’entretien, et enfin considérer ces activités comme une condition de l’autonomie individuelle et de l’autogestion collective.

Irène (AL 78)


http://www.alternativelibertaire.org/?T ... menage-les
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Messagede Lila » 14 Mai 2015, 21:07

Parité : les femmes continuent d’assumer les tâches domestiques

Alors que le combat sur la parité semble avancer dans les foyers, ce n’est toujours pas gagné en 2015. Dès qu’il s’agit des travaux domestiques, l’égalité des sexes est souvent balayée. : ce sont toujours les femmes (93%) qui font le ménage et s’occupent des enfants, selon une étude du Credoc(1) publiée par la Caisse nationale d’Allocations Familiales.

Ci-dessous l’intégralité de l’étude du Credoc « Comment se prennent les décisions au sein des couples ? »

https://sanscompromisfeministeprogressi ... mestiques/
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Messagede Lila » 16 Mai 2015, 20:16

Répartition des tâches au sein du couple

(d’un couple hétéro)

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Messagede Lila » 17 Oct 2015, 20:13

La répartition des tâches entre hommes et femmes reste inchangée en Belgique: les femmes vouent... 8 heures de plus aux tâches ménagères !

La répartition du travail entre hommes et femmes suit encore le « modèle traditionnel des rôles », indique lundi le SPF Économie dans une étude sur l’emploi du temps des Belges. Sur une semaine, les hommes consacrent six heures de plus au travail rémunéré que les femmes. Ces dernières vouent huit heures de plus aux tâches ménagères que les hommes, et une heure et trente minutes de plus aux soins des enfants.

En moyenne, les femmes consacrent deux fois plus de temps aux tâches ménagères que les hommes. L’écart entre hommes et femmes concernant le temps voué à ces tâches s’est réduit depuis quinze ans, mais uniquement parce que les femmes y consacrent moins de temps. La durée des périodes que les hommes destinent aux tâches ménagères n’a pas changé depuis 1999.

la suite : http://www.sudinfo.be/1395091/article/2 ... lgique-les
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Re: Tant qu'il y aura de la poussière

Messagede Lila » 01 Nov 2015, 19:01

Quand les hommes participent, ils gardent les tâches domestiques les plus gratifiantes

Si dans 1/4 des couples, l’homme ferait désormais plus de travail domestique que sa compagne, elle reste souvent cantonnée aux tâches ingrates.

« Globalement, les hommes se sont davantage impliqués dans l’éducation des enfants, tandis que leur contribution aux autres tâches domestiques n’a pas progressé »

à lire : https://sanscompromisfeministeprogressi ... tifiantes/
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Re: Tant qu'il y aura de la poussière

Messagede bipbip » 02 Déc 2015, 15:39

Rennes, jeudi 3 décembre

Cours Participatif
Tâches domestiques : les mecs au boulot !

à 18h30, Le Cadran (maison de quartier de Beauregard)
11, avenue André-Mussat 35000 Rennes

Cumulé sur une vie, les femmes passent 3 ans de plus que les hommes à
faire des tâches domestiques. Ce travail est non rémunéré, invisible,
et symptomatique de l'inégalité hommes-femmes. Vous pensez que la
situation s'est améliorée ces dernières années ? Laissez tomber les
courses, le ménage et la réparation de la voiture et venez nombreux à
ce cours participatif de la Bouffée !
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Re: Tant qu'il y aura de la poussière

Messagede Lila » 17 Mar 2016, 19:55

Le partage des tâches ménagères régresse, seule l’illusion progresse

Dans les esprits, L’IDEE d’un partage des tâches ménagères équitable dans le couple semble évidente et même acquise. Dans la REALITE, ce n’est pas du tout le cas. C’est ce qu’observe le sociologue au CNRS Jean-Claude Kaufmann dans son livre ou le cœur des inégalités hommes-femmes apparaît bien tenace et même en progression. L’un des plus grands défis de l’humanité reste entier, incrusté au fond des plats de vaisselles sales, lessivé par un programme de lavage en mode éco lancé après 22h30…

à lire : https://sanscompromisfeministeprogressi ... progresse/
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Re: Tant qu'il y aura de la poussière

Messagede Lila » 09 Oct 2016, 20:04

L'équilibre vie professionnelle/vie privée, une affaire de femmes seulement ?

La fameuse double journée semble n’être vécue que par les femmes. Poids des traditions et images stéréotypées de la vie familiale semblent avoir fait de la famille et de l’enfance un pré-carré féminin. Avec la bénédiction des hommes ?

à lire et écouter : http://www.franceculture.fr/conferences ... onnellevie
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Re: Tant qu'il y aura de la poussière

Messagede Lila » 18 Déc 2016, 19:36

Foire à l'Autogestion - Présentation " Féminisme et tâches domestiques " par Elisabeth Claude

Présentation du débat " Féminisme et tâches domestiques " par Elisabeth Claude de la Fédération Anarchiste, animatrice de l'émission " Paroles de Femmes " sur Radio Libertaire. Le débat s'est tenu le 23 juin 2012, dans le cadre de la première édition de la Foire à l'Autogestion, à Paris et Montreuil.

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Re: Tant qu'il y aura de la poussière

Messagede Lila » 15 Jan 2017, 20:36

Inégalités hommes-femmes. Vers une réforme du congé paternité ?

Afin de réduire les inégalités professionnelles entre femmes et hommes, l’Observatoire français des conjonctures économiques défend l’idée d’un congé paternité obligatoire et plus long que les 11 jours proposés actuellement. Dans une note publiée ce vendredi, l’OFCE propose trois scénarios et la possibilité pour la mère de transférer une partie de son congé maternité postnatal au père de son enfant.

Dans une note publiée ce vendredi, l’Observatoire français des conjonctures économiques présente trois scénarios permettant de réduire les inégalités professionnelles entre femmes et hommes. Dans sa ligne de mire : un congé paternité. L’OFCE défend ainsi l’idée d’un congé obligatoire et plus long que celui proposé actuellement en France (lire en encadré).

la suite : http://www.ouest-france.fr/societe/ineg ... te-4732962
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Re: Tant qu'il y aura de la poussière

Messagede bipbip » 14 Mai 2017, 14:04

Plaidoyer pour l'allongement du congé d’accueil ou de paternité de 11 jours à 4 semaines

Aujourd'hui en France, notre congé de paternité et d’accueil est limité à 11 jours consécutifs.

En pratique, ça signifie qu'en moins de deux semaines, le deuxième parent laisse sa femme et repart travailler... Et ce peu importe si l'accouchement a été traumatisant, peu importe si l'enfant est encore en couveuse, peu importe si la mère est en état de s'occuper de l'enfant. Ce départ est souvent vécu aussi bien par les deux conjoints comme un traumatisme.

L'arrivée d'un premier enfant, c'est aussi beaucoup de nouvelles habitudes à mettre en place. En seulement 11 jours, c'est pratiquement impossible : les psychologues s’accordent à dire qu’il faut au minimum 21 jours pour mettre en place des habitudes. La femme se retrouve ainsi seule à s'occuper du bébé avec les conséquences que ça peut avoir sur sa santé : stress, manque de sommeil, impossibilité de récupérer correctement. La présence d’un conjoint pourrait limiter également fortement le baby blues. Tout retombe sur la mère qui doit organiser le foyer pour s'occuper de l'enfant et se retrouve surchargée. Le père lui n'a que ses soirées pour voir sa conjointe, son enfant et apprendre à s'en occuper. Cette "division" des tâches perdure dans le temps et l'on constate que c'est souvent la mère qui prend par la suite en charge une grande partie de l'éducation des enfants.

Si le congé paternité était rallongé cela permettrait :

- de permettre aux pères de tisser dès les premiers temps des liens privilégié avec leur enfant,

- d'aider les mères dans les premiers temps où la prise en charge d'un enfant est si difficile,

- d’atténuer les inégalités liées aux interruptions de carrière en rapprochant les durées des congés paternité et congé maternité,

- d'impliquer très fortement les pères dans l'éducation des enfants dès les premiers temps,

- de ne pas pousser les femmes vers le rôle de mère au foyer.

Aujourd’hui 2/3 des deuxièmes parents y ont recours et pour 45% d’entre eux leur rôle est aussi important que celui de la mère.

Aujourd'hui pour aller plus loin dans la parité femme / homme, il est temps de permettre aux hommes de prendre réellement en charge à part égale la gestion du foyer. Un grand pas serait fait en passant le congé parental de 11 jours consécutifs à quatre semaines complètes.


https://www.change.org/p/plaidoyer-pour ... 4-semaines
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Re: Tant qu'il y aura de la poussière

Messagede Lila » 21 Mai 2017, 19:39

Ils repassent leur linge en public pour l'égalité face aux tâches ménagères

L'association Zéromacho lutte contre la «répartition traditionnelle» des tâches ménagères.

Ils militent pour un meilleur partage des tâches ménagères, fer à repasser en main. Des hommes ont repassé leur linge en public, samedi à Paris, pour dénoncer «une des inégalités les plus répandues». Avec cette initiative, menée chaque année avant la fête des mères, «on a pris le parti de s'adresser à l'homme non militant, non conscientisé, monsieur tout-le-monde», explique Frédéric Robert, cofondateur de Zéromacho.

Ce collectif masculin, défenseur de l'égalité entre hommes et femmes, s'invite dans la rue pour «rappeler que les tâches ménagères est une des inégalités les plus répandues». «On attend culturellement des femmes qu'elles s'en occupent», développe son représentant.

à lire : http://www.leparisien.fr/laparisienne/a ... 967686.php
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