jean a écrit:au PC, c'est la même débandade: des diverses positions en lice pour la préparation de leur prochain congrès, c'est celle de Buffet ( direction sortante ) c'est-à-dire la plus molle et la plus susceptible de compromissions avec le PS, qui l'a emportée.
D'où démission d'un certain nombre de militants plus radicaux.
Dans un sens, c'est pas mal, parce que la fracture entre les courants de pensée les plus réformistes et les plus radicaux s'élargit. Mais est-ce que celà va donner plus de mordant aux luttes ?Et, de plus, pendant que ces apparatchiks étaient dans leurs appareils respectifs, ils nous foutaient la paix. Maintenant, ils vont grenouiller dans des zones plus rapprochées. Gaffe!
Non il ne faut pas en avoir peur mais essayer de gagner les militants éparpillés et déçus.
C'est parfaitement possible si on a un cadre et un projet correct à proposer.
Vu la faiblesse organisationnelle des organisations anarchistes et libertaires, il faut peut-être s'axer sur la création de collectifs de bases et passer aussi par les organisations anarcho-syndicalistes pour ceux qui bossent et même sur les universités où la CNT est présente.
Gros boulot certes et on part de pas grand chose
Faudra pas attendre que ça tombe du ciel mais considérer que chaque anarchiste , chaque libertaire est le centre d'un nouveau noyau d'un regroupement potentiel : proposer une réunion même à 3 ou 4, sortir ensemble un tract ou un petit bulletin, tâcher de faire le lien.
Pas évident, je sais...
Concernant ceux qui cherchent à retrouver un place de bureaucrate, ils iront sans doute chercher à se recaser , où ? ça c'est la question.
Faut compter aussi avec le NPA qui pour le moment offre une des seules alternatives attractives. Je crois que c'est pour ça qu'il faut signaler notre présence, comme pôle indépendant bien sur, auprès des militants NPA qui sont certes pour beaucoup assez armés théoriquement mais qui ne manqueront pas d'être confrontés à la réalité électoraliste de leur politique qui tourne vers le réformisme. Et il y a toute une tendance emmenée notamment par Christian Picquet , toujours à la direction de la LCR, qui se tourne maintenant très clairement vers le réformisme avéré. Sur que ça va laisser une frange de militants LCR qui croient encore à la révolution un peu démunis. C'est là qu'on doit être capables de leur offrir un cadre organisé.
Encore une fois : pas facile tout ça.