Veille des outils de répression

Re: Veille des outils de répression

Messagede Pïérô » 29 Juil 2013, 02:28

Enfonceur de porte ouverte vu les dégâts, mais au moins çà prend un autre caractère quand ça vient aussi de là :
Le Défenseur des droits démontre les usages abusifs du taser et des Flash-Ball
http://www.laurent-mucchielli.org/index ... es-abusifs
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 22439
Enregistré le: 12 Juil 2008, 22:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 15 Aoû 2013, 13:49

Marseille va se couvrir de caméras Julien Vinzent 08/07

Marsactu révèle l'implantation des 407 prochaines caméras de vidéo-surveillance prévues par la mairie. L'appel d'offres, clôturé le 28 juin, devrait être suivi par d'autres pour équiper 200 nouveaux sites, pour un calendrier encore incertain. Le dispositif, inspiré par les demandes de la police nationale, fait en tout cas l'unanimité dans les mairies de secteur.

C'est une carte qui va donner des boutons à tous les adversaires de la vidéo-surveillance. Marsactu y a planté les 407 prochaines caméras prévues dans tous les quartiers de Marseille. Elles s'ajoutent à celles concentrées jusqu'à présent dans le centre-ville, dont l'installation continue aujourd'hui. Cette phase d'extension, annoncée de longue date et réclamée par tous les maires de secteur et comités d'intérêt de quartier (CIQ), a fait l'objet d'un appel d'offres clôturé le 28 juin. Montant (maximal) des marchés, divisés en quatre lots de 100 caméras : 20 millions d'euros, financés à 50% par l'État, 20% par le conseil général et le reste par la Ville. 

Pour impressionnante qu'elle soit vue d'avion, la couverture de la ville se heurte rapidement à son étendue dès lors qu'il s'agit de se rapprocher du sol. Ainsi le 3e arrondissement sera quasiment quadrillé, le 13e laissera de grandes étendues hors des yeux électroniques. "On est parti du principe qu'on partait de zéro, donc qu'il y aurait automatiquement des trous, en attendant les prochaines phases", commente Monique Cordier, présidente de la confédération des CIQ.

" Voilà le projet, regardez vite "

Les associations de riverains "en grande majorité très favorables à cette implantation" auraient toutefois souhaité "être davantage concertées à la base". Monique Cordier a dû se contenter d'une présentation de la carte lors d'une réunion au centre de supervision urbaine "sans que l'on puisse repartir avec". 

Officiellement, cette absence de publicité tient au caractère confidentiel d'un marché public qui, à l'époque, n'était pas encore finalisé. Mais les maires de secteur qui ont tous été reçus n'ont pas davantage eu leur mot à dire. "C'était « M. le maire voilà le projet, regardez vite mais je ne peux pas vous le laisser »", déplore-t-on à la mairie du 13/14.

On a écrit au préfet pour signaler des manques - à Château-Gombert, à Frais-Vallon, au centre commercial du Merlan - on nous a dit qu'ils seraient pris en compte. Mais on n'a eu aucun courrier de la mairie pour nous dire : "Voici le projet d'implantation définitif que vous pouvez présenter à la population".

Même son de cloche du côté de la mairie des 15/16. Au cabinet de la maire de secteur, on précise : "On avait fait un travail auprès des habitants, des CIQ et par rapport aux courriers qui nous signalaient des problèmes d'insécurité. Après un courrier au maire, Caroline Pozmentier nous a reçus, on a fait nos remarques, mais on ne sait pas si cela a été acté définitivement".

Les priorités de la police nationale

Il ne semble pas que les secteurs de droite aient eu droit à un traitement de faveur dans le choix des lieux d'implantation. D'ailleurs, hormis sur quelques points, personne ne s'offusque du réseau projeté. Les services de la mairie se sont appuyés sur les remontées et les statistiques de la police nationale. Sur les "fiches de visite" qui accompagnent chaque caméra, une case "objectifs du site" est systématiquement remplie. On peut y lire "Circulation / stationnement", "agressions", "axe de fuite" pour suivre les démarrages en trombe, "cité sensible", lieux touristiques, abords de métros, d'équipements publics ou même d'"édifice religieux sensible"... Il est même inscrit la mention "braquage" sur la fiche de la caméra implantée près du Marché d'intérêt national des Arnavaux. On le voit, les objectifs ciblés sont variés.

À la mairie du 15/16, on s'étonne toutefois que la demande d'installation d'une caméra à proximité de la gare de Saint-Antoine, ne figure pas parmi les points listés dans l'appel d'offres. Ce sera peut-être pour la prochaine phase : après une vague de 400, la mairie envisagerait de procéder par lots successifs de 200. Difficile d'en savoir plus, l'adjointe n'ayant pas retourné nos appels répétés. Selon les informations glanées auprès des mairies de secteur, il semblerait que certains déséquilibres ne soient que question de calendrier. De 25 caméras (soit 2,8 pour 10 000 habitants) dans l'appel d'offres initial, le 13e passerait ainsi in fine à 88. De quoi rattraper un premier retard sur les très bien dotés 10/11/12...

Fin 2013 ou début 2015 ?

Mais dans l'ensemble, le calendrier reste très flou. "C'est bien trop long, les caméras n'arriveront dans les 11e et 12e pas avant la fin 2014 voire 2015. Est-ce que pendant tout ce temps l'insécurité va être suspendue ? Et puis il faudrait des équipes de police prépositionnées pour intervenir en flag", regrette Robert Assante, maire UDI du secteur. Un retard qu'il attribue à une stratégie de déploiement en éventail (d'abord les 1/2/3, puis la couronne du 4/5/6/7 et enfin les arrondissements périphériques) et à un manque de budget immédiatement mobilisable. Pourtant, dans le 9/10, pas le plus proche du quai du port, on table sur une installation durant "le dernier trimestre de cette année". Le 15/16 attend lui ses premières caméras "courant 2014".

Mais au-delà des assurances diverses de la mairie centrale, "l'objectif de 1000 d'ici 2014 est intenable, pour des raisons de contraintes techniques", estime-t-on à la mairie du 13/14. D'ailleurs, silence radio de la mairie centrale oblige, impossible de savoir si 360 caméras étaient bien installées début 2013 comme annoncé un an plus tôt. Pour localiser ses points verts, Marsactu a dû se baser sur un document n'en comptant que 108 et quelques observations de terrain. D'où des manques que nous vous invitons à signaler, si possible photo à l'appui.

La question de la pertinence de ces investissements n'est en tout cas que très rarement abordée. "Ce n'est pas la panacée, ce dispositif doit rester un outil, par exemple aux abords des lycées en complément des AMS [les équipes de l'association de médiation sociale, ndlr]", nuance-t-on à la mairie du 15/16. "On a demandé un comité de suivi et d'évaluation, ce n'est pas trop une pratique locale de faire l'évaluation des politiques publiques", souligne Monique Cordier. Après avoir engagé plusieurs dizaines de millions d'euros, il sera peut-être temps d'y penser pour la phase 3...
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 20 Oct 2013, 23:00

Les " enquêtes sociales " du Ministère de la Justice

On trouve un peu partout, sur différents sites, de nombreuses brochures visant à aider les personnes lors de placements en garde à vue. Mais il y un sujet dont on parle peu : c'est le défèrement au parquet, sorte de seconde garde à vue où vous êtes placés au dépôt du tribunal (d'une durée pouvant aller jusqu'à 20h voir plus) en vue d'être présenté à un magistrat. Pour résumé, c'est ce magistrat qui décidera des suites à donner à la procédure: comparution immédiate, placement en détention provisoire, contrôle judiciaire, remise d'une date de convocation pour un futur procès... Tout cela dépend de ce qui a été dit lors de votre garde à vue et lors du rapport d'enquête social rapide. C'est sur ce dernier élément que nous allons nous attarder.

Lors du déférement au parquet, la personne presumée innocente est placée au dépot du tribunal en attendant de rencontrer le magistrat. Au cours de cette attente, elle va être amenée à rencontrer un ou une assistante sociale du service de contrôle judiciaire et d'enquête*. Ce service travaillant avec le Ministère de la Justice a pour objectif de mettre à nu notre personnalité et notre vie lors d'un entretien de 3/4 d'heure, en déterminant ce qu'ils appellent nos "garanties de représentation". Tout y passe, notre enfance, nos études, notre culture, notre emploi, notre situation amoureuse... Lors de cet entretien, l'assistant(e) social conseille vivement de répondre à son inquisition et de ne pas mentir. La plupart des informations sont verifiées dans la foulée auprès de l'employeur (si la personne a bien un emploi) et auprès des parents et/ou du/de la concubin(e) (pour les infos d'ordre général). Un profil psychologique est alors établi et les renseignements sont transmis dans l'heure au magistrat qui recevra la personne déférée par la suite. Lorsqu'elle arrivera dans le bureau du magistrat, celui-ci saura tout sur elle et pourra déterminer alors en fonction du/des chefs d'inculpation et du profil de la personne la suite à donner à la procédure. Autant vous le dire tout de suite, si vous avez un bon profil, vous aurez bien plus de chance de vous en sortir. Par contre si vous avez le mauvais profil... N'oublions pas que la justice est également orientée.

Nous vous mettons le questionnaire vierge en PDF du SCJE, histoire que vous ne soyez pas surpris le jour ou cela vous arrivera.
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: Veille des outils de répression

Messagede bipbip » 23 Nov 2013, 03:58

Jeudi 12 décembre 2013 à 19h, à Lille, à l'union locale des syndicats CNT

NSA, DCRI, police : comment les États nous surveillent et comment s'en prémunir

Atelier-conférence :


Nous savions déjà que les États et leurs polices - sous couvert de lutte antiterroriste - sont adeptes de la surveillance généralisée. Les révélations de l'ex consultant de la NSA Edward Snowden permettent désormais de savoir qui est la cible de cette surveillance et comment elle s'effectue. Dissidents et opposants, militants politiques et associatifs (même "amis"), acteurs de l'industrie et de l'économie ; de Al-Qaïda à Angela Merkel en passant par l'ensemble des utilisateurs de Google, de Facebook ou encore de Wanadoo, les services secrets états-uniens et leurs alliés surveillent toutes les communications électroniques de la planète.

Bien sur, le gouvernement français n'est pas en reste. En plus de collaborer activement avec la NSA et de posséder des outils de surveillance similaires, une filiale de l'entreprise Bull (propriété de l'État français) et l'Armée ont fourni des dispositifs de surveillance extrêmement performants à Kadhafi qui ont été utilisés pour réprimer la révolution libyenne. Des outils de surveillance d'internet et du téléphone fournis par les occidentaux ont également été utilisés lors des révolutions de Tunisie et d'Egypte.

Jeudi 12 décembre 2013 à 19h, l'union locale des syndicats CNT de Lille, 32 rue d'Arras, vous invite à découvrir comment sont conçus ces outils de surveillance et quels sont les moyens de s'en prémunir. Des travailleurs de l'informatique du syndicat CNT de l'industrie, du commerce et des services du Nord (CNT-STICS 59) présenteront le fonctionnement des réseaux de communication mondiaux et comment les services secrets les scrutent. Des outils et services présumés résistants aux systèmes de surveillance seront également présentés (Tor, GPG, Riseup…).

Aucune connaissance préalable en informatique n'est nécessaire.

Entrée gratuite

Clip vidéo, affichette et flyer : http://www.cnt-f.org/59-62/?p=8116
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Veille des outils de répression

Messagede bipbip » 16 Déc 2013, 08:01

Policiers et gendarmes : un code de déontologie commun à partir du 1er janvier 2014 :
http://clap33.over-blog.com/article-for ... 74608.html
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 22 Déc 2013, 22:11

La vidéo-protection fait (presque) l'unanimité Laurent GEUMETZ 19/12

Des caméras pour assurer la sécurité des biens et surtout des personnes à Calais nord : le principe en a été acté hier soir lors du conseil municipal. Le vote a frôlé l'unanimité Rue Royale, place d'Armes, rue de la Mer, mais aussi front de mer et même les ateliers techniques municipaux : les caméras de vidéo-protection « et pas de vidéo-surveillance » vont commencer à fleurir à Calais. Car ce programme, déjà évoqué précédemment par Natacha Bouchart, n'est qu'une première étape avant un développement « dans tous les quartiers ».
Amener plus de sécurité aux biens mais surtout aux personnes, tel est l'enjeu de ce projet qui se fera « dans le respect de règles strictes » : présence d'un agent habilité derrière des écrans pour pouvoir réagir au plus vite en cas de risque avéré, enregistrement des images avec conservation pour un délai maximal d'un mois, mise en place d'un poste central de surveillance « sans doute dans l'enceinte des 4B ».
« Ce n'est pas un acte anodin », résume pour sa part Nicole Lheureux au nom du PS. « Pourquoi pas approuver votre démarche, à condition que cela s'inscrive dans un vrai projet de prévention. Vous estimez le lancement à 400 000 euros, mais cela me gêne de savoir que quelqu'un pourra voir les images en direct. Pourquoi ne pas enregistrer sans vue en direct, et regarder a posteriori s'il y en a besoin ? Et pourquoi le front de mer ? » L'élue socialiste préférerait voir une partie de la somme affectée au dispositif consacrée au recrutement d'agents de médiation et de prévention.
Jacky Hénin, lui, voit ce projet trop « flou » pour l'approuver en l'état, en insistant sur une coopération étroite qui doit ce faire à ce sujet « avec la police nationale ». « Nous ne serions pas contre si nous avions des précisions sur les emplacements exacts, sur le nombre de caméras ». Derrière ces interventions transparaît bien sûr la notion de libertés individuelles auxquelles chacun se soit très attaché. « Je suis plutôt défavorable à tout ce qui attaque la vie privée, mais on ne peu t tolérer, c'est vrai, que quelques énergumènes souvent extérieurs à Calais viennent semer le trouble et blesser des gens, parfois à vie !
» Le projet va encore être affiné puis présenté aux Calaisiens dans les semaines à venir. « Nous commençons par Calais nord pour répondre à une demande réelle, rappelle Natacha Bouchart, en intervenant dans un secteur de Calais qui est aussi synonyme d'activité économique, et qui représente une image forte de notre ville. » La prévention ira de pair avec ce dispositif, elle en a été présentée hier soir comme en étant « un outil indispensable à Calais ».
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 05 Jan 2014, 12:52

Rencontre avec les hommes du PSIG de Marck Delphine KWICZOR 05/01

LES PELOTONS DE SURVEILLANCE ET D'INTERVENTION DE LA GENDARMERIE SONT BASÉS À MARCK ET À BOULOGNE

Equipés lourdement et prêts à intervenir pour des opérations musclées, les militaires des pelotons de surveillance et d'intervention de la gendarmerie nationale (PSIG) sont les bras armés des gendarmes départementaux. Des missions ciblées et particulières Des oiseaux de nuit. Les hommes du PSIG interviennent principalement la nuit ou au petit matin, pour cueillir des délinquants potentiellement armés et dangereux. La compagnie de Calais dispose de deux PSIG : l'un basé à Boulogne, l'autre à Marck. « Cette unité a pour vocation de patrouiller en seconde partie de nuit. Ils tiennent majoritairement la tranche horaire minuit - 6 heures. C'est l'une de leurs missions premières », souligne le commandant de la compagnie, le chef d'escadron Alary. Une présence pour dissuader les délinquants, une présence sur le terrain pour mettre la main sur des flagrants délits et garder un oeil vigilant sur les zones sensibles du secteur. Lors de leurs patrouilles, les PSIG arpentent le secteur, des heures durant. Et ciblent également les endroits à surveiller, en fonction des derniers délits commis.
Les militaires du PSIG agissent aussi « en second niveau d'intervention professionnelle ». Des interventions où i l y a un risque que la force soit employée, comme pour les interpellations à l'aube, qui sont l'une de leurs missions.

Des militaires ultra équipés

Les interpellations à l'aube sont réalisées dans des cadres précis et sont une mission complémentaire du PSIG. « Du moment où la personne est connue chez nous ou si elle est susceptible d'être armée ou s'il y a un caractère de dangerosité », souligne le chef d'escadron avant d'expliquer l'intérêt de surprendre au réveil certains délinquants : « Pour les affaires de stupéfiants, les surprendre brusquement évite qu'ils jettent les stupéfiants aux toilettes, par la fenêtre etc. » Les militaires du PSIG gèrent également des escortes de détenus un peu difficiles, interviennent aussi en renfort des hommes de brigade, lors de rixes, des troubles à l'ordre public... « Ce sont des personnes entraînées. Ils peuvent aussi être amenés à faire du flagrant délit et sont en capacité d'entamer des enquêtes », indique le patron de la compagnie. Les militaires du PSIG, qui bénéficient d'entraînement spécifique, sont des hommes d'action. Lors des opérations anti-délinquance, notamment pour lutter contre les cambriolages, les gendarmes font des contrôles à des points fixes. « Le PSIG se met plus loin pour intercepter des malfrats qui en profiteraient pour faire les maisons d'à côté, ou pour intercepter les véhicules qui font demi-tour en voyant le contrôle... » Pour la compagnie de Calais, qui dispose donc de deux PSIG, la particularité est aussi de venir en renfort de la zone fret SNCF qui jouxte Eurotunnel. Sur le secteur de la compagnie, ils sont aussi prêts à intervenir en cas d'incident nucléaire à la centrale de Gravelines Le patron de la compagnie explique pourquoi les hommes du PSIG sont considérés comme les bras armés des gendarmes de brigade. « Ils sont dimensionnés en moyens et en matériel. » Par cela, il faut comprendre que les équipements de ces militaires sont particuliers. Ils ont notamment des casques et visières pare-balles et des gilets pare-balles lourds. Quand les gilets pare-balles des gendarmes de brigade sont censés les protéger de munitions de 9 à 15 mm, ceux du PSIG « peuvent lutter contre des munitions plus véloces, plus rapides, plus performantes ».

Aurélie Spy, Jimmy Decorte et Crack : un flair pour pister et la carrure pour défendre les militaires

Des dizaines de kilos de muscles et son flair pour outil de travail. Crack, 6 ans est un berger allemand au service du PSIG de Marck. Un atout indéniable.
Dans le Pas-de-Calais, il y a quatre équipes cynophiles. Crack piste, c'est-à-dire qu'il est formé pour trouver les personnes disparues ou encore se mettre à la recherche d'un malfrat qui aurait laissé derrière lui des traces, lors d'un cambriolage par exemple. Son autre mission ? Défendre les militaires sur le terrain, une présence dissuasive, un rôle de protection en général.

Un départ en Guadeloupe pour la Calaisienne

A 32 ans, Aurélie Spy est maître de chien au PSIG de Marck depuis décembre 2010. A l'été 2014, elle devrait être mutée, avec son fidèle compagnon, en Guadeloupe. L'envie de voir autre chose, vivre d'autres expériences. Là-bas, elle devrait d'ailleurs travailler avec un second compagnon. La jeune femme, pure Calaisienne, va partir en formation en janvier. Son second chien sera spécialisé stupéfiants, billets et armement. Elle revient sur son parcours, qui l'a amenée à se spécialiser pour devenir maître de chien. Avant Marck, la jeune femme était à la brigade de Marquise. Un quotidien rythmé par les enquêtes judiciaires, la police route, le contact avec la population et le recueil des plaintes. Avant cette affectation, elle était dans l'Orne. Là, elle était gendarme adjoint et suppléante non officielle d'un maître de chien. « Ça m'a donné envie. Lors des bilans, chaque année, je le mettais. » Et finalement, elle obtient ce qu'elle veut. Direction l'école des maîtres de chien à Gramat dans le Lot, juste après son poste à Marquise. Différents tests permettent notamment de lui affecter un chien avec un caractère qui lui correspond. Ensuite, les deux futurs équipiers sont formés, et attaquent le travail ensemble. Le gendarme doit apprendre à décrypter le comportement de celui qui l'accompagnera en intervention.
Au PSIG de Marck, la militaire est au quotidien avec Crack, son compagnon d'unité. Elle patrouille avec lui, secondée de Jimmy Decorte, gendarme adjoint volontaire, qui endosse le rôle de suppléant non officiel. Ce dernier s'occupe de Crack lorsque le gendarme Spy n'est pas là. « Je ne peux pas partir en intervention avec lui, je fais tout ce qui est soin, promenade, entretien et détente », détaille-t-il.
Entre ces trois-là, la complicité est flagrante. Crack, qui n'est pas de nature très sociable, semble bien ne jurer que par ces deux militaires. « Il m'épaule pendant les opérations. Quand il y a des recherches de personnes, des personnes qui ont Alzheimer et qui quittent leur domicile ou encore des disparitions inquiétantes, je peux être appelée avec Crack. », indique la jeune femme qui peut intervenir sur toute la région. « Avec l'odeur de la personne, des traces de sang, Crack va chercher l'odeur humaine et aller du point A à un point B. En fonction du climat, du terrain etc. ça ne marche pas à tous les coups. » Crack assure aussi un rôle de protection des gendarmes. Quand le PSIG patrouille, Crack et sa maîtresse peuvent se joindre à eux, en guise de protection, en renfort des unités. Chaque jour, le gendarme Spy consacre quatre heures à l'entretien de son fidèle compagnon : entraînement, soins, détente « pour qu'il soit bien dans sa tête ». Pour Crack, pister est un jeu. Aucune contrainte. A l'entraînement, c'est ce que lui inculque sa maîtresse. A chaque fin d'entraînement, Crack récupère son boudin ou une balle. C'est parti pour une séance de jeu, une récompense.

Des armes lourdes et des entraînements spéciaux

Deux PSIG composent donc la compagnie de Calais. L'un à Marck, qui compte quinze militaires et l'autre à Boulogne avec douze hommes. Dans les rangs des deux PSIG : un maître de chien piste et défense, un instructeur en intervention professionnelle et des moniteurs en intervention professionnelle. Le PSIG est composé de sous-officiers et de militaires du rang, des gendarmes adjoints volontaires.
L'adjudant-chef Régis Hubert, qui est à la tête du PSIG de Marck, précise que le PSIG est donc « autoformé ». Mais il y a aussi des entraînements inter PSIG qui sont chapeautés par le groupement d'Arras. « On travaille alors avec l'ensemble des moniteurs en intervention, on travaille sur des situations qu'on peut trouver dans le quotidien, en ordre public ou en phase d'interpellation ».
Les hommes du PSIG travaillent et développent les techniques et tactiques d'interventions « pour un résultat optimum tout en garantissant la sécurité du personnel et des gens ».
Ces moniteurs en intervention professionnelle sont aussi chargés d'initier et de développer les techniques d'intervention au profit des brigades territoriales du secteur.

Comment s'organise la vie de caserne

Marck, zone des Dryades. Le panneau "gendarmerie" a disparu depuis quelque temps. Derrière une grille, les locaux sont toujours là, l'activité également. Et derrière cette grille, une vie de caserne aussi.

Eté 2010
Les militaires ont pris possession de la caserne de Marck à l'été 2010. Une caserne composée de locaux mais aussi de logements pour les militaires. On y trouve 18 logements de sous-officiers et dix studios de gendarmes adjoints volontaires. Ces derniers sont des militaires sous contrat renouvelable 5 ans maximum.
A l'époque, la caserne de Marck accueille alors deux unités : la brigade territoriale de Marck et le PSIG.

Automne 2011
La répartition territoriale engendre des changements pour les militaires. Marck passe en zone police. La brigade territoriale de Marck est alors dissoute. Mais les militaires qui la composaient continuent à y habiter. Ils travaillent désormais, pour la plupart, dans les brigades de Frethun-Guines. A partir de cette période, il n'y a plus d'accueil de public à Marck, impossible de s'y rendre pour y déposer plainte d'où la disparition du panneau "gendarmerie".

Des hommes de terrain
La caserne de Marck, du côté professionnel, abrite donc maintenant les hommes du PSIG mais aussi deux militaires de la cellule sûreté et renseignements. Ils sont, en quelque sorte, les yeux et les oreilles de la compagnie.
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: Veille des outils de répression

Messagede bipbip » 22 Jan 2014, 01:46

Souriez, vous êtes surveillés

« Manière de voir » n° 133 — Février - mars 2014

Du hall d’immeuble au commerce en ligne, la surveillance est désormais globale. Avec la diffusion massive de l’électronique, entreprises et Etats analysent les comportements et entassent des données, avec des moyens de plus en plus sophistiqués. Echapper à leur harcèlement devient un parcours du combattant.

http://www.monde-diplomatique.fr/mav/133/
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Veille des outils de répression

Messagede bipbip » 25 Fév 2014, 12:48

Comment l’obsession sécuritaire fait muter la démocratie
http://rebellyon.info/?Comment-l-obsession-securitaire
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Veille des outils de répression

Messagede berneri » 26 Fév 2014, 23:14

berneri
 
Messages: 380
Enregistré le: 20 Sep 2009, 19:58

Re: Veille des outils de répression

Messagede niouze » 27 Fév 2014, 03:14

y a un mail il serait pas mal de leur envoyer plein de jolie photo des force de l'ordre visant a tir tendu :siffle: (y en a plein qui le net )
Avatar de l’utilisateur-trice
niouze
 
Messages: 117
Enregistré le: 08 Aoû 2012, 14:55

Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 11 Mar 2014, 00:02

Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: Veille des outils de répression

Messagede bipbip » 23 Mai 2014, 06:46

Zones de Sécurité Prioritaires : mode d’emploi

Un sigle qui en impose : ZSP pour "Zones de Sécurité Prioritaires". ZSP pour se donner les moyens de continuer une opération policière centenaire : s’accaparer la rue, en faire un espace public où tout circule, éliminer les éléments de la plèbe les plus fougueux. ZSP : ce pourrait être aussi le nom d’un basculement hors de l’ordre policier.

... http://rebellyon.info/?Zones-de-Securit ... res-mode-d
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Veille des outils de répression

Messagede bipbip » 24 Juin 2014, 02:15

Zones de Sécurité Prioritaires : mode d’emploi

Un sigle qui en impose : ZSP pour "Zones de Sécurité Prioritaires". ZSP pour se donner les moyens de continuer une opération policière centenaire : s’accaparer la rue, en faire un espace public où tout circule, éliminer les éléments de la plèbe les plus fougueux. ZSP : ce pourrait être aussi le nom d’un basculement hors de l’ordre policier.

... https://rebellyon.info/?Zones-de-Securi ... res-mode-d
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Veille des outils de répression

Messagede bipbip » 16 Aoû 2014, 09:33

Paris : la préfecture va tester les drones policiers
http://paris-luttes.info/paris-la-prefe ... tester-les
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

PrécédenteSuivante

Retourner vers France

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun-e utilisateur-trice enregistré-e et 1 invité