Le camp des travailleurs repart en campagne Nicolas Rimbaux 25/02Comme en 2001 et 2008, Jean-Jacques Prodhomme conduira une liste Lutte ouvrière. Au cœur de son combat, la lutte contre le chômage.
Les élections passent, le discours de Lutte ouvrière reste. Pour ces municipales, le parti des « travailleurs » ne change pas d'un iota ses arguments de campagne : augmentation des salaires et des pensions, lutte contre le chômage, la précarité et la dégradation des services publics, ponction des profits des grandes entreprises pour une redistribution plus juste…
Habitué des combats électoraux, Jean-Jacques Prodhomme sera en tête de la liste « Faire entendre le camp des travailleurs ». A 60 ans, cet électromécanicien à la Ville de Tours, retraité en juillet prochain, tentera de faire mieux qu'en 2008, où il n'avait pas atteint la barre des 5 % (4,56 %).
Il dit n'avoir connu aucun souci pour constituer une liste représentée par une majorité d'employés et d'ouvriers.
" Interdire les licenciements serait une mesure de salut public "
Bien entendu, la tragédie sociale Michelin (730 postes supprimés) sera au cœur de la campagne de Lutte ouvrière. « Cette entreprise était dans la commune depuis plus de cinquante ans, a employé jusqu'à 4.000 salariés et va être réduite quasiment à néant à la fin de l'année. Michelin, ce n'est pas une PME victime de la crise ou écrasée par les charges fiscales, c'est l'un des plus grands groupes du pays qui affiche […] des bénéfices nets qui se comptent en milliards ! » Et d'ajouter : « Interdire les licenciements serait une mesure de salut public. »
Au passage, Jean-Jacques Prodhomme renvoie dos à dos le parti socialiste et l'UMP : « Ni les uns ni les autres n'ont jamais manifesté la moindre velléité de s'opposer aux diktats des grands patrons. »
A moins d'un mois du premier tour, le candidat espère réunir le maximum de suffrages pour créer la surprise. « Il faut montrer que le monde du travail n'accepte plus de se faire manipuler. »
En 2001, la liste avait atteint le score de 7,45 % des suffrages. Treize ans plus tard, Jean-Jacques Prodhomme espère faire aussi bien, voire mieux.
repères
Les 39 noms de la liste " Faire entendre le camp des travailleurs "
1. Jean-Jacques Prodhomme, électromécanicien.
2. Marie-Claude Neveu, aide-soignante.
3. Daniel Chiaesses, magasinier retraité.
4. Catherine Pinguet, infirmière en hôpital retraitée.
5. Jean-Claude Bedouet, retraité.
6. Madeleine Guillemois, agent d'entretien retraité.
7. Alain David, technicien retraité.
8. Christine Delarue, agent spécialisé en écoles maternelles.
9. Philippe Guilbot, ouvrier paysagiste.
10. Muriel Chil, secrétaire.
11. Jean-Pierre Burjade, kinésithérapeute en hôpital retraité.
12. Sandrine Lehmann, mère de famille.
13. Alain Brada, enseignant retraité.
14. Henriette Wantellet, ouvrière retraitée.
15. Nicolas Roudeau, intérimaire.
16. Joëlle Ortemann, professeur des écoles.
17. Kévin Guilbot, étudiant.
18. Jeannine Bedouet, assistante maternelle retraitée.
19. Jean-Claude Trouvé, ouvrier retraité.
20. Florence Pillet, employée municipale.
21. Michel Amice, retraité de la métallurgie.
22. Séverine Lhéritier, ouvrière.
23. Philippe Mochon, ouvrier métallier.
24. Danielle Dubois, employée de maison retraitée.
25. Thierry Viella, enseignant.
26. Nastasia Guilbot, étudiante.
27. Laurent Thomas, technicien informatique.
28. Jacqueline Fontaine, employée de bureau retraitée.
29. Carls Deschamps, adjoint technique.
30. Éliane Le Grand, secrétaire retraitée.
31. Damiel Jamenot, gérant d'entreprise artisanale.
32. Laetitia Joussein, aide à domicile.
33. Fernando De Pinho, ouvrier retraité.
34. Michèle Rochex, employée municipale.
35. Ali Mamouni, conducteur d'autocar.
36. Karin Rago, conseillère de vente.
37. Olivier Mitero, technicien accordeur de piano.
38. Nadine Gitton, mécanicienne de confection.
39. Jacky Garçon, ouvrier régleur.