Lutte Ouvrière (2013-2014)

Re: Lutte Ouvrière

Messagede Nico37 » 18 Jan 2014, 23:58

Hollande : un nouveau pacte contre les travailleurs Nathalie Arthaud

Le « pacte de responsabilité » que le gouvernement et le patronat appellent de leurs vœux n’est qu’un pacte contre les travailleurs. La principale mesure en sera une baisse des cotisations patronales, à hauteur de 35 milliards, soit l’équivalent des cotisations familiales.
Tout ce que le gouvernement épargnera au patronat, il le fera payer aux travailleurs d’une façon ou d’une autre. Les classes populaires paieront même la baisse des dépenses publiques. Car pour tout ce que les services publics n’assureront plus, il faudra en passer par des entreprises privées. Pour les travailleurs, il ne s’agira pas d’économies mais de dépenses supplémentaires.
Tous ces sacrifices sont demandés au prétexte de réduire le chômage. Un million d’emplois, dit même le patronat. Mais de qui se moquent le patronat et le gouvernement ? Ils ont été incapables de faire reculer le chômage, qui a même augmenté de 500 000 chômeurs depuis que Hollande est au pouvoir. Et ils veulent nous faire croire qu’ils vont créer un million d’emplois ?! Quand il a créé le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), le gouvernement ne parlait-il pas déjà de contreparties en termes d’emplois ? Le patronat empoche ce cadeau, mais ne crée pas d’emplois ! Et un « observatoire des contreparties » n’y changera rien.
Sans mesures contraignantes, sans qu’on interdise les licenciements, sans qu’on impose des embauches partout où la charge de travail s’est alourdie, le chômage ne reculera pas. Et il ne faut pas attendre cela du gouvernement, mais des luttes des travailleurs.
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede Nico37 » 19 Jan 2014, 11:37

L’extrême gauche reste divisée Rémi HAVYARIMANA 16/01

Après l’échec des négociations avec le PS, le Front de gauche avait souhaité s’allier à Lutte ouvrière. Les deux partis ont finalement décidé de faire campagne chacun de leur côté.

C’est un nouvel échec pour le Front de gauche, dont les représentants vitryats ont répété à plusieurs reprises vouloir « un rassemblement le plus large possible à gauche ».
Après deux réunions entre les responsables des deux mouvements politiques d’extrême gauche, il a été décidé que chacun s’engage dans la campagne des municipales de son côté. « Nos campagnes n’ont pas les mêmes objectifs », résume Jérôme Dichant, membre de Lutte ouvrière, qui a participé aux discussions aux côtés de la candidate du parti, Joëlle Bastien.
« Comme nous l’avions décidé en congrès, nous voulons faire une campagne nationale sur la politique anti-ouvriers du gouvernement et les attaques du patronat, poursuit le militant. Aujourd’hui, les mairies n’ont pas les moyens de prendre des mesures pour défendre les travailleurs. »
Le parti d’Arlette Laguiller veut utiliser l’élection comme une tribune pour défendre ses idées mais n’ambitionne pas vraiment d’obtenir des sièges au conseil municipal. « C’est louable mais pas suffisant », considère Jean Gragnano, porte-parole du Front de Gauche.

Pas les mêmes objectifs

« On ne peut pas rester sur la touche et regarder faire. Des organisations de gauche se contentent de témoigner. Nous voulons agir » expliquait aussi son camarade Jean-Jacques Poignant au mois de décembre.
Les deux mouvements se montrent très critiques sur la politique menée par François Hollande, mais cela n’empêche pas le Front de gauche de conclure des alliances avec le parti socialiste au niveau local. Malgré l’échec des négociations avec le PS vitryat, « notre objectif, c’est éviter le retour de la droite et l’entrée du Front National au conseil municipal en mobilisant les abstentionnistes », rappelle Jean-Jacques Poignant.
« Lutte ouvrière ne veut apporter aucune caution au PS. Nous avons des positions assez fermes là-dessus », souligne de son côté Jérôme Dichant, assez réservé sur la possibilité d’appeler à voter PS au second tour, contrairement au Front de gauche.
Pour autant, les deux formations assurent rester en bons termes. Pas question de taper l’un sur l’autre au cours de la campagne. « Les militants locaux du Front de Gauche ont toute notre estime », indique Jérôme Dichant.
« Il n’y avait pas de désaccord sur notre programme local. Je ne suis pas déçu que ça n’aboutisse pas. On s’est quitté en bons amis », assure Jean Gragnano, qui ne ferme toujours pas la porte à un rabibochage avec le PS.
Des contacts informels ont eu lieu ces derniers jours au hasard des rencontres entre membres de l’un et l’autre camp.

L’idée d’un accord avec le PS n’est pas abandonnée

Le maire Jean-Pierre Bouquet pourrait être contraint de s’impliquer dans les discussions. « On n’est pas là pour faire carrière ou avoir un poste. Moi-même, je ne serai pas en position éligible, déclare à ce propos Jean Gragnano. Mais nous ne voulons pas être sous-représentés. Quatre places éligibles, ça me paraît logique au vu de ce que nous représentons ».
Le PS « reste intéressé » selon son secrétaire à Vitry Gérard Tindillière : « Des places sont réservées. Mais il faut que ça se fasse rapidement. Notre position de deux places éligibles sera maintenue ».
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Messagede Nico37 » 21 Jan 2014, 00:38

Nantes municipales Hélène Defrance, de Lutte Ouvrière : une candidate révoltée Jean Rioufol 15/01

A 64 ans, la candidate, pour qui la lutte n’est jamais finie, repart en campagne pour les municipales de mars prochain. Révoltée, Hélène Defrance entend peser dans le débat local et faire entendre la voix des travailleurs, avec un ennemi tout désigné : le capitalisme.

Pour comprendre l’engagement militant de cette enseignante d’arts plastiques à la retraite depuis deux ans, il faut remonter le parcours d’Hélène Defrance. Née en 1949 à Colmar, la candidate de Lutte Ouvrière puise ses sources d’inspiration dans le contexte de 1968. « La politique, elle m’a attrapée dans ces années-là. J’étais assez révoltée ». Les guerres au Vietnam, en Algérie, et les manifestations hostiles à de Gaulle où « 13 millions de personnes sont descendues dans la rue » ont été « le déclic ». Pourtant, cette célibataire sans enfant n’est pas issue d’un milieu de gauche. Très rapidement, elle adhère aux idéaux de LO, qui présente en 1974 Arlette Laguiller, la première femme candidate aux élections présidentielles.
Depuis son arrivée sur les bords de Loire en 1983, Hélène Defrance a mené bien des combats et des campagnes. En 2001, LO « triomphe », en obtenant 5,6% des suffrages aux municipales. Un score qui lui permet d’entrer au conseil municipal dirigé par Jean-Marc Ayrault. « On voit ainsi de plus près ce qui se passe. Et c’est tout sauf de la démocratie ! » s’exclame la candidate. Un « système Ayrault », dénoncé par bon nombre d’autres candidats ? « C’est avant tout un système capitaliste ! », s’insurge-t-elle. Tout est pipé d’avance selon Hélène Defrance. « J’ai été écoutée, oui, mais on ne pèse pas ».
Pourtant, les scuds envoyés par la candidate de LO ne visent pas la municipalité socialiste nantaise, dont les représentants ne sont que « des pantins » au service du capitalisme, mais la politique menée par François Hollande. « Ce n’est pas un gouvernement de gauche : on doit le combattre comme un gouvernement de droite ». Visionnaire, elle avait anticipé ses déceptions : « j’avais dit qu’avec Hollande, ce serait pire. Car la même politique (celle de Nicolas Sarkozy) est menée par des gens de gauche », ce qui a le don de « démoraliser les gens ». Mais il y a un ennemi encore plus nocif que le président de la République pour Lutte Ouvrière : le capitalisme.

Un programme national décliné à Nantes

Afin de le combattre par tous les moyens, Lutte Ouvrière, qui n’a pas vraiment de programme local, « il n’y a pas d’exception nantaise », va décliner pendant la campagne le programme national, avec trois axes majeurs : l’interdiction des licenciements, la revalorisation et l’indexation des salaires et enfin, le contrôle du capitalisme, « le véritable pouvoir ». Contrôler les banques, le Medef…
Interrogée sur les dossiers « chauds » qui concernent les Nantais, Hélène Defrance botte quelque peu en touche. Elle est certes contre l’aéroport, « car c’est un cadeau royal offert à Vinci, avec une concession de 50 ans », mais pas forcément avec les arguments écologiques développés par la majorité des opposants. Le transfert du CHU ? Ni pour ni contre, « sauf si cela créé de l’emploi ». Le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne ? Absolument pas une priorité, surtout lorsque l’on sait que Lutte Ouvrière milite pour un monde sans frontières…Pas de place pour le Gwenn ha Du donc, mais la faucille et le marteau, emblèmes du drapeau communiste, présents sur les tracts et journaux de LO, sont totalement assumés. « Ce sont les symboles ».
Si l’objectif en termes de suffrages reste de finir le plus haut possible, Hélène Defrance « ne sais pas du tout » ce qui se passera dans les urnes. « Il faudrait que Johanna Rolland (candidate PS adoubée par Jean-Marc Ayrault) passe dès le premier tour pour avoir une chance » pour qu’elle siège à nouveau au Conseil municipal. Et ne parlez pas à la candidate de LO d’alliances locales possibles. Même avec le Parti de gauche. Hélène Defrance fera cavalier seul, car son parti est le seul à défendre les travailleurs selon elle. Par son engagement, elle prouve également sa fidélité envers LO : « je n’ai jamais été voir ailleurs. Je n’ai jamais renié mes idées, contrairement à d’autres ». Son seul soutien viendra de Nathalie Arthaud, porte-parole de tous les « camarades », le 27 février à la Manufacture des Tabacs. Pour Hélène Defrance, « encore plus révoltée qu’en 1968 », la lutte n’est jamais finie.
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Messagede Nico37 » 21 Jan 2014, 22:11

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Messagede Nico37 » 26 Jan 2014, 23:30

Lutte ouvrière aura sa liste 22/01

Isabelle Marchal l’assure, elle a largement réuni le nombre de colistiers nécessaire pour que Lutte ouvrière soit présente aux municipales à Montbard.

Lutte ouvrière a-t-elle réussi là où le Front de gauche rencontre, semble-t-il, beaucoup de difficultés ? En tout cas, Isabelle Marchal est catégorique : elle est en mesure de mener une liste de 29 noms estampillée LO pour le premier tour des municipales, le 23 mars prochain. « J’ai même assez de volontaires pour constituer deux listes », assure-t-elle sans rire. Les militants du parti n’ont pas ménagé leurs efforts, n’hésitant pas à aller de porte en porte pour dégotter des candidats. « Nous allons présenter une liste de travailleurs, de chômeurs et de retraités qui sont révoltés par les attaques dont ils sont la cible de la part du patronat et du gouvernement », indique Isabelle Marchal, 48 ans, salariée d’une entreprise d’emballage dans la banlieue dijonnaise.

Contrairement aux autres listes, Lutte ouvrière n’a pas élaboré de programme spécifique à Montbard : dans le discours, nulle référence à l’urbanisme, au sport ou au fleurissement. C’est que « l’enjeu de cette élection n’est pas municipal », estime la tête de liste. « Il faut profiter de ce scrutin pour se faire entendre, pour militer en faveur de l’interdiction des licenciements et une juste répartition du travail. » Et pour LO, il était inconcevable d’être absent d’une ville comme Montbard, forte d’une riche tradition ouvrière.

La candidate renvoie dos-à-dos droite et gauche, fustigeant le pacte de responsabilité présenté récemment par le président de la République : « Voter à droite, c’est vouloir le retour de Sarkozy ; voter à gauche, c’est soutenir une politique presque pire pour les travailleurs. » Quant au Parti communiste, il est accusé de soutenir le PS « pour sauver quelques postes ». D’ailleurs, Isabelle Marchal annonce d’ores et déjà qu’en cas de second tour, elle ne donnera aucune consigne de vote.
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Messagede Nico37 » 29 Jan 2014, 02:21

Frédéric Podguszer, se déclare tête de liste Lutte ouvrière à Rouen 28/01

Frédéric Podguszer, 50 ans, mécanicien à Renault Cléon, mènera la liste Lutte ouvrière (LO) aux prochaines municipales à Rouen, en mars.
Il était deuxième sur la liste menée par Gisèle Lapeyre en 2008, qui avait réuni 1,91 % de suffrages.

Lutte ouvrière fera cavalier seul. " On partira seul aux municipales, pour défendre un programme clair et sans concession. Les municipales, c'est un moyen de se faire entendre par rapport à la situation politique en général. On n'a pas un programme spécifique de voirie pour Rouen, ou autre... On défend les travailleurs. C'est un programme de lutte ", affirme Pascal Le Manach, porte-parole de Lutte ouvrière.

" Notre slogan sera " Faire entendre le camp des travailleurs" ", précise Frédéric Podguszer, qui sera soutenu par Nathalie Arthaud, porte-parole national de Lutte ouvrière, mercredi 12 mars lors d'une réunion publique à la salle Saint-Croix-des-Pelletiers à Rouen.
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Messagede Nico37 » 31 Jan 2014, 02:31

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Messagede Nico37 » 01 Fév 2014, 02:06

Avec LO et le NPA, l’extrême gauche fera juste de la figuration aux municipales 28/01

C'est peut dire que l'extrême droite et "la gauche de la gauche" laissent peu d'espace à l'expression politique et médiatique de l'extrême gauche. Pour être plus direct, l'omnipotence de Marine Le Pen, présidente du Front national (FN), et de Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche (PG), privent totalement d'oxygène les trotskistes de Lutte ouvrière (LO) et leurs camarades du Nouveau parti anticapitaliste (NPA).

A quelques semaines des élections municipales (23 et 30 mars), les deux principaux représentants de l'extrême gauche française annoncent la possible constitution de 200 listes pour LO et d'une centaine pour le NPA. En clair, il s'agit plus d'une présence de témoignage que la recherche d'un score électoral qui, de toute façon, sera marginal.

L'extrême gauche n'est pas passionnée par les consultations électorales qui, selon LO, "n'ont jamais transformé la société". Pire, l'organisation révolutionnaire estime que "derrière la façade du régime parlementaire se dresse la dictature des grandes entreprises capitalistes et de leurs nombreux serviteurs - hauts fonctionnaires non-élus, armée, police, prisons - qui constituent l’ossature de l’appareil d’État de la bourgeoisie". Au NPA aussi, on pense que "le mouvement social, la grève, la rue, sont des instruments déterminants du changement social".

La grève avant les urnes, la lutte sociale avant le bulletin de vote ! Tel est en bref la conception politique fondatrice de l'extrême gauche qui n'a toutefois pas toujours dédaigné se glisser dans les oripeaux de la bourgeoisie pour faire entendre sa voix... et aller à la pêche aux voix.

Philippe Poutou à la recherche d'un mandat local

Sur ce terrain, Lutte ouvrière a plusieurs longueur d'avance sur sa concurrente du NPA. Elle le doit essentiellement à celle qui fut sa figure de proue, Arlette Laguiller, lors de six élections présidentielles de 1974 - elle était la première femme à se présenter à ce scrutin - à 2007. Elle réalisa ses meilleurs scores en 1995 (5,30% des suffrages exprimés) et en 2002 (5,72%). Le pire fut décroché en 2007 avec 1,33%.

Dans la maison d'en face, on a commencé avec la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) d'Alain Krivine, candidat aux présidentielles de 1969 (1,06%) et de 1974 (0,37%), puis d'Olivier Besancenot - 4,25% en 2002 et 4,08% en 2007 - pour aboutir, après ce scrutin, à la création d'un nouveau parti de gauche radicale sur "une base politique claire", le Nouveau parti anticapitaliste. Refusant de replonger une troisième fois, Besancenot est remplacé par Philippe Poutou à la présidentielle de 2012. Celui-ci obtient 1,15% des voix contre 0,44% à Nathalie Arthaud, nouvelle candidate de LO.

Conseillère municipale à Vaulx-en-Velin (Rhône) - Arthaud a été élue, dès le premier tour, en 2008, sur la liste du maire sortant, Maurice Charrier (PCF), qui a cédé sa place à son premier-adjoint, l'année suivante -, la porte-parole de LO ne sera, en mars, ni candidate, ni à la tête d'une liste d'extrême gauche aux municipales. En revanche, elle conduira la liste de Lutte ouvrière en Ile-de-France aux européennes du 25 mai.

Ne disposant d'aucun mandat politique - il est responsable syndical (CGT) à l'usine Ford de Blanquefort (Gironde) -, Poutou, lui, se démène pour conduire une "liste anticapitaliste" à Bordeaux où il espère, sans trop y croire probablement, décrocher "un ou deux élus", en passant la barre des 5% si la liste Juppé l'emporte au premier tour. En 2008, il figurait sur la liste trotskiste "100% à gauche" qui avait obtenu 3,05% des voix.

Les tactiques électorales variées de Lutte ouvrière

"Nous avons eu, au cours de notre histoire, des attitudes variées en matière de tactique électorale", écrivait la direction de LO dans sa revue théorique "Lutte de classe" à la fin de l'année 2013. De fait, après une période de relative ouverture qui l'avait conduite à des alliances à gauche en 2008, l'organisation a maintenant choisi un repli qui est encore plus marqué que celui préconisé par le PG de Mélenchon.

"Nous présenterons partout des listes Lutte ouvrière sans participer à aucune liste dite d’union", précisait "Lutte de classe". Partout ? Le terme est peut-être un peu excessif. En 2008, LO avait présenté 118 listes autonomes (dont 14 arrondissements de Paris) et 70 listes d'union avec les partis de gauche . En mars, l'organisation vise 200 listes totalement autonomes qui défendront une "opposition ouvrière au gouvernement" avec une présence dans les "arrondissements populaires" de la capitale.

La ligne de Lutte ouvrière est de "ne pas voir [sa] voix troublée par des alliances". En conséquences, ses militants ne figureront pas sur des listes du Front de gauche, du Parti de gauche ou du NPA. Et encore moins du PS. Elle ne fera pas d'appel au vote au second tour. A Saint-Chamond (Loire), par exemple, André Moulin, adjoint (LO) au maire socialiste - ce qui ne doit pas courir les rues - et élu sur sa liste en 2008, conduira une liste exclusivement révolutionnaire ! A Saint-Etienne, LO présentera aussi une liste 100% autonome face à celle du PS soutenue par le PCF et celle du PG.

Une configuration politique qui n'est guère favorable

Pour sa part, le NPA a des ambitions plus modestes. Les camarades de Besancenot et Poutou comptent présenter 35 "listes unitaires", avec le Parti de gauche, des Alternatifs ou des communistes dissidents. Ils partiront seuls sur une quinzaine de listes, faute d'avoir réalisé un accord avec les mélenchonistes qui leur ont préféré les écolos d'EELV. Enfin, une trentaine d'autres listes seraient en cours de constitution. L'organisation trotskiste devrait être présente dans 7 arrondissements parisiens (3e, 10e, 11e, 13e, 18e, 19e et 20e).

Le Nouveau parti anticapitaliste, qui revendique une quinzaine d'élus locaux en France, sera notamment présent à Chambéry (Savoie), dans la banlieue bordelaise, à Sotteville-lès-Rouen (Seine-maritime), à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), Louviers avec le PCF (Eure) et à Gérardmer (Vosges) où Eric Defranould, conseiller municipal élu sur la liste du maire sortant socialiste en 2008, conduira une liste NPA en mars.

Le NPA, qui dit avoir contacté LO pour envisager des listes communes, affirme ne pas avoir eu de réponse de l'organisation rivale. En revanche, il a noué des contacts avec certaines des composantes du Front de gauche et, notamment, "Ensemble" qui regroupe plusieurs branches de cette nébuleuse.

Les organisations d'extrême gauche ne semblent pas attendre de miracles de ces municipales. Depuis le début de la décennies, il est vrai, la configuration politique ne lui est pas très favorable. Sur le plan électoral, l'extrême droite fait des ravages dans le monde ouvrier, sur le plan tribunicien, Mélenchon occupe tout l'espace médiatique et sur le plan social, la crise fait office d'éteignoir sur les mouvements sociaux. Une conjonction qui les condamne, sans doute, à surtout faire de la figuration.
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede Nico37 » 03 Fév 2014, 01:53

Fourmies : Lutte ouvrière (LO) présentera une liste aux prochaines élections municipales 31/01

En réunissant les 33 noms nécessaires, c’est une troisième liste (1) qui sera présente, à Fourmies, à l’occasion des élections municipales des dimanches 23 et 30 mars, sous le nom de : « Lutte ouvrière (LO) : faire entendre le camp des travailleurs ». À sa tête, figureront, dans l’ordre, Marie-Claude Rondeaux et Jean-Charles Cournut. Qui siégeaient dans la majorité au conseil municipal (en compagnie d’un autre élu) depuis mars 2008. Car, à l’époque, LO avait fait liste commune avec celle du Parti communiste français (PCF) du maire sortant (NDLR : aujourd’hui divers gauche).
Ce ne sera plus le cas cette fois et les deux militants communistes révolutionnaires s’en expliquent : « En 2008, la situation était différente. Nous avions apporté nos forces pour renverser une mairie de droite. En 2014, nous ne nous présentons pas contre le maire Alain Berteaux car nous estimons qu’il y a eu du bon boulot de fait. Même si, finalement, le conseil municipal, y compris en protestant, n’a pas pu faire grand’chose contre la fermeture du commissariat de police, la réduction de l’amplitude des horaires de La Poste ou bien encore l’envolée du prix de l’eau qui ne sert qu’à enrichir une multinationale parmi tant d’autres ».

Continuer à peser

Mais les deux militants confirment néanmoins que ce fut « une expérience intéressante » : « On a presque tout voté au conseil municipal, sauf quand c’étaient les intérêts des salariés, de quelle nature que ce soit, qui étaient menacés. Il y a eu des belles choses comme le théâtre et on peut rendre hommage au maire de s’être battu pour aller chercher des subventions ». Alors pourquoi ne pas repartir avec lui ? « Parce que, sur sa nouvelle liste, il y a des communistes qui sont alliés aux socialistes, ces derniers étant pour nous l’ennemi politique, répondent Mme Rondeaux et M. Cournut. Il est hors de question que nous rejoignions des hommes et des femmes qui soutiennent le gouvernement actuel, qui soutient lui-même le patronat. À qui on vient de faire 50 milliards de cadeaux, 20 qu’on va prendre sur la TVA et 30 sur les allocations familiales. Et, à l’arrivée, il n’y a jamais eu autant de misère. Quand on arrache les dents, c’est la dernière qui fait plus mal… ».
Et, quoi qu’il arrive, les actuels conseillers municipaux LO souhaitent continuer à peser, localement, à l’avenir, même s’ils ne sont plus élus : « Dans un territoire enclavé comme le nôtre, l’aménagement du territoire, c’est l’emploi. Par conséquent, la première mesure à prendre pour nous sortir la tête de l’eau, c’est interdire les licenciements ». LO présentera les 33 noms de sa liste complète, d’ici à quinze jours, quand « l’Administration l’aura validée ».

(1) Les deux autres listes sont « Fourmies, c’est notre parti » et « Une équipe expérimentée et unie pour Fourmies », respectivement emmenée par Mickaël Hiraux et Alain Berteaux.
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede Nico37 » 04 Fév 2014, 02:14

Démenti de PSA après les propos de M. Montebourg sur les reclassements AFP 31/01

Le directeur des ressources humaines de PSA a démenti vendredi "catégoriquement les chiffres et les informations avancées" auprès du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg par "des militants Lutte Ouvrière" de l'usine d'Aulnay-sous-Bois concernant le reclassement des salariés.

"Je démens catégoriquement les chiffres et les informations avancées par une délégation de militants Lutte Ouvrière de l'usine d'Aulnay et ayant servi à interpeller" le ministre, a déclaré à l'AFP le DRH, Philippe Dorge, estimant que ce groupe "n'était d'ailleurs absolument pas représentatif des organisations syndicales de PSA".

"La question du reclassement des salariés de cette usine est trop importante pour être traitée dans ces conditions alors que l'avancement du plan fait l'objet d'une commission de suivi régulière en totale transparence avec les services de l'Etat", a-t-il ajouté.

Selon Philippe Dorge, "à ce jour sur 3.000 salariés, 240 personnes n'ont pas encore identifié de reclassement" à l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), qui doit fermer cette année. "Conformément à l'accord signé par les organisations syndicales, il leur sera proposé une offre de reclassement interne au groupe", a-t-il affirmé. "Aucun licenciement n'est prévu", a-t-il précisé.

"Le travail de reclassement qui est en cours et qui mobilise plus d'une centaine de nos collaborateurs depuis le mois de mai 2013 est exemplaire", a estimé M. Dorge. Selon lui, "il conduira au respect des engagements pris par le groupe".

M. Dorge a, en outre, assuré que "le bilan définitif de ce plan ne pourra être établi qu'au terme de la période de reclassement qui s'achèvera à l'été 2014".

M. Montebourg a estimé vendredi que les engagements pris par PSA Peugeot Citroën pour les salariés de l'usine d'Aulnay-sous-Bois "n'ont pas été tenus à ce jour". Il a demandé à PSA de "respecter rigoureusement ses engagements".

"Pour l'instant, le compte n'y est pas sur Aulnay", a déclaré M. Montebourg à plusieurs dizaines de syndiqués CGT de l'usine d'Aulnay venus l'interpeller en marge d'une visite au studio de design d'Habitat à Paris.

"Nous ne sommes pas contents et nous allons le faire savoir", a poursuivi le ministre, en indiquant qu'il avait demandé au futur président du directoire de PSA, Carlos Tavares, de venir le rencontrer à Bercy.

"Il n'est pas acceptable pour nous qu'il y ait plusieurs centaines de salariés - pour nous c'est 500 - qui soient aujourd'hui sur le carreau parce que n'est pas l'engagement de PSA", a-t-il dit, rappelant que la direction de PSA s'était engagée à ce que "personne ne soit à Pôle Emploi".

Selon un porte-parole de la direction, moins de quinze salariés ne se sont pas encore manifestés à l'usine d'Aulnay. D'ici au 31 mars, ces personnes recevront une proposition de mutation interne à laquelle elles devront répondre dans un délai de 30 jours. Puis, en cas de refus, elle recevront une seconde proposition.

En cas de refus définitif, ces salariés se verront proposer un congé de reclassement de 12 mois.

A l'heure actuelle, 450 personnes sont encore présentes physiquement sur le site d'Aulnay: syndicalistes, personnes restant à la production de pièces détachées et ouvriers chargés de la sécurité du site,selon la direction.

A Rennes, "100% des salariés concernés par le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) ont été reclassés pendant la période de volontariat", a rappelé le porte-parole de la direction.
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede Nico37 » 09 Fév 2014, 02:07

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Re: Lutte Ouvrière

Messagede Nico37 » 09 Fév 2014, 12:12

L’engagement de Marie-José Faligant et de Lutte Ouvrière. Lecoq et Marion Savagner 07/02

Marie-José Faligand s’engage une nouvelle fois en campagne, après les municipales de 2008 et les législatives de 2012, infirmière au Chu d’Angers, âgée de 53 ans, elle se présente avec Lutte Ouvrière aux municipales à Angers. Rencontre.

Quels sont les changements à envisager à l’approche de l’élection municipale 2014 vis à vis de votre candidature en 2008 ? Cette fois-ci, Marie-José Faligant ne s’allie pas au PCF. Lutte ouvrière défendra seule ses couleurs. Explications…

Cette année, nous avons décidé de nous présenter seuls afin de transmettre un message qui, nous l’espérons, sera le plus clair possible. Selon nous, la droite est actuellement discréditée, suite aux élections présidentielles de 2012, puisque la gauche a été élue. Mais elle a également beaucoup déçu l’ensemble des électeurs de la classe ouvrière. Désormais, nous n’avons plus envie de nous présenter avec des partis qui soutiendraient un gouvernement et qui seraient à l’encontre de nos intérêts.

En 2001, il y avait déjà eu une liste LUTTE OUVRIERE aux municipales, mais cela a changé, puisque les candidats ont rajeunis. Aujourd’hui, Il s’agit d’une liste qui représente essentiellement les salariés ou les gens du monde du travail, tout en associant les retraités.

Quelles mesures d’urgences y a-t-il à prendre pour Angers ?

Les mesures à prendre ne sont pas spécifiquement angevines. D’après nous, les problèmes qui surviennent aujourd’hui pour les travailleurs se posent à l’échelle des grandes villes, même au-delà, d’ailleurs. C’est une crise mondiale du capitalisme. Dans cette situation-là, il y a des mesures d’urgence à prendre : Tout d’abord, l’interdiction des licenciements, en particulier dans les entreprises qui font des profits. Nous pensons également que les salaires devraient suivre la hausse des prix afin de rattraper le retard prit depuis quelques années. De manière plus générale, on pense qu’il faudrait que les travailleurs “mettent leur nez” dans les comptes des entreprises. On nous dit qu’il n’y a pas d’argent, mais je pense qu’il y en a beaucoup qui circule au-dessus de nos têtes. C’est ce que l’on appelle “le contrôle des travailleurs sur les comptes des entreprises”.

Quand l’Etat décide de subventionner des banques et de restreindre les financements des hôpitaux, ce sont des choix politiques qui ont des conséquences sur la population, à Angers comme ailleurs. Les exonérations ont lieu mais les embauches, qui les contrôlent ? Je fais ici référence aux grandes entreprises telles que “Technicolor” où il y a eu récemment plus de 300 licenciements. Il s’agissait d’un groupe qui faisait des bénéfices et qui avait les moyens de maintenir des emplois. C’est tout ceci que l’on défend au quotidien et les élections sont, pour nous, un moyen de faire connaître nos idées, mais aussi de permettre aux électeurs de se prononcer et de réagir.

Quels changements y a-t-il de prévus pour le CHU d’Angers, en sachant que le maire d’Angers est le président du conseil de surveillance du CHU ?

Pas grand chose malheureusement. Le Maire d’Angers a en effet le titre honorifique de président du conseil de surveillance, ce qui fait de lui, le plus souvent, le premier employeur. Effectivement, pour les Maires, c’est intéressant. Le Maire n’a aucun pouvoir sur le budget de l’hôpital et sur son fonctionnement, puisqu’il est dirigé par le Ministère lui-même, par le biais des Agences Régionales de Santé. Pronostiquer un hôpital comme étant en déficit, ça me paraît aberrant. Le budget de la défense est déjà en déficit, alors pourquoi un budget de la santé le serait? C’est l’ensemble de ces choix que nous contestons au quotidien.

Que pensez-vous faire pour les jeunes ?

La première préoccupation des jeunes est le travail. Mais c’est aussi avoir des conditions d’enseignement qui soient correctes, avoir les moyens de se loger, ou encore, pouvoir circuler pratiquement dans la ville. Le grand problème des jeunes à Angers c’est le chômage. Il y a tant de jeunes qui terminent leurs études diplôme en main, qui sont compétents et qui ne demandent rien d’autre que de travailler. L’Etat ne remplace pas les fonctionnaires qui partent à la retraite, donc il n’y a même pas de place pour ces jeunes à la recherche d’un emploi dans les services publics.

Le message que l’on souhaite faire passer aux jeunes, c’est de s’investir dans toutes les luttes pour changer la société. Nous souhaitons une rupture complète avec ce système actuel car nous pensons que la jeunesse n’a pas d’avenir dans ce système capitaliste. Se battre pour les idées communistes, c’est d’abord se battre pour une société où le besoin de la population passerait avant celui des autres.

Nous espérons que la colère de la population va s’exprimer, lors des élections, de notre côté et pas du côté du Front National, par exemple. On veut offrir la possibilité aux gens qui sont révoltés de le dire, mais de le dire d’une façon constructive, c’est-à-dire au service de leurs intérêts. Nous savons que l’extrême droite ne défendra jamais la population laborieuse.
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede Nico37 » 11 Fév 2014, 02:47

Ludovic Gaillard : Changer le monde 04/02

La tête de liste de Lutte ouvrière élargit le propos : « L'avenir de la jeunesse, qu'elle soit diplômée ou pas, est aussi sombre que celui de la population laborieuse. En France, dans l'un des pays les plus riches du monde, […] la société entière étouffe de la crise du capitalisme. Les grandes familles de la bourgeoisie, qui dirigent l'économie, continuent de s'enrichir au détriment de la collectivité, avec la complicité des gouvernements successifs. La seule manière de voir les choses changer, ce serait que la population elle-même s'attaque à la toute puissance des grands patrons […]. Cela nécessite une révolution, car il n'y aura qu'ainsi que ce système économique aberrant pourra enfin laisser place à une autre société. Ce combat, la jeunesse doit le faire sien pour changer le monde ! »
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede Nico37 » 11 Fév 2014, 12:52

Lutte Ouvrière dévoile ses têtes de liste 10/02

La semaine dernière, le parti avait annoncé sa participation au scrutin avec des listes dans six arrondissements de Lyon et plusieurs communes de l'agglomération.

"Contrairement à 2008, nous ne nous présenterons sur aucune liste d'union de gauche, car la situation politique, avec l'élection de Hollande en 2012, a complètement changé. C'est donc pour exprimer le plus clairement une opposition ouvrière au gouvernement, que Lutte Ouvrière présentera des listes aux élections municipales, ainsi qu'aux européennes, et pour ne pas laisser l'opposition à la droite et à l'extrême-droite", avait expliqué Lutte Ouvrière dans un communiqué.

Les têtes de liste du parti ont désormais des noms et des visages :

1er arrondissement de Lyon : Jean-Noël Dudukdjian (électricien) et Edith Roche (technicienne de laboratoire)
4e arrondissement de Lyon : Arlette Couzon (technicienne de laboratoire) et Paul Genette (enseignant)
5e arrondissement de Lyon : Alain Terno (enseignant en lycée professionnel) et Cécile Maisonnette (enseignante)
7e arrondissement de Lyon : Olivier Minoux (ouvrier dans la chimie) et Dolores Goutailler (technicienne administrative)
8e arrondissement de Lyon : Marie-Christine Pernin (technicienne de laboratoire) et Georges Mestres (technicien retraité)
9e arrondissement de Lyon : Anne-Marie Chambon (enseignante retraitée) et Pierre Brun (employé de la poste)

Vaulx-en-Velin : Marie-Andrée Marsteau (Médecin de Santé publique et conseillère municipale sortante) et Thomas Spreux (instituteur)
Vénissieux : Marie-Christine Seemann (enseignante en lycée professionnel et conseillère municipale sortante) et Jean-Pierre Tardy (ouvrier retraité)
Saint-Fons : Christian Prada (enseignant et conseiller municipal sortant) et Christine Estéro (enseignante et conseillère municipale sortante)
Oullins : Jean-Luc Renault (facteur retraité et conseiller municipal sortant) et Cécile Faurite (employée SNCF)
Villeurbanne : Philippe Bruneau (ouvrier métallurgiste) et Calire Lainez (secrétaire administrative)
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede Nico37 » 15 Fév 2014, 02:10

Grenoble: il y aura (aussi) une liste Lutte ouvrière 08/02

Le casting est encore loin d’être complet. Parce que des candidats n’iront peut-être pas jusqu’au bout ? Oui (exemple : Gilles Dumolard) mais aussi parce que d’autres entrent dans la danse. Ainsi, on a appris que Lutte ouvrière allait présenter une liste aux municipales à Grenoble, liste qui sera conduite par Catherine Brun. « Depuis deux ans, Hollande et le gouvernement socialiste multiplient les cadeaux au patronat et sont complices de celui-ci face aux licenciements massifs qui frappent le monde du travail. Contre ces attaques brutales et un patronat arrogant qui mène une véritable guerre de classe, il faut que s’exprime une opposition ouvrière. Ces élections seront donc l’occasion pour les travailleurs d’exprimer leur colère de la façon la plus consciente possible en faisant un geste politique sans ambiguïté. Il est tout aussi vital en effet de ne pas laisser le terrain de la contestation à la droite et à l’extrême droite, ces ennemis mortels des travailleurs, qui tentent d’apparaître aujourd’hui comme les seuls à vouloir s’opposer au gouvernement », dit Lutte ouvrière.
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